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L'usine Tesla de Shanghai capable de produire des robots humanoïdes, selon son président en Chine
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L'usine Tesla de Shanghai capable de produire des robots humanoïdes, selon son président en Chine

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Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, a déclaré lors d'un briefing médias ce mardi que la Gigafactory de Shanghai, la plus grande base de production du constructeur américain, pourrait constituer une "clé en or" pour la fabrication en masse de robots humanoïdes. Wang n'a pas annoncé de calendrier précis ni de volume de déploiement, mais il a explicitement lié la capacité manufacturière exceptionnelle du site, qui produit actuellement plus de 450 000 véhicules par an, à l'ambition d'Elon Musk de commercialiser l'Optimus à grande échelle. Aucun chiffre de production cible pour le robot n'a été communiqué lors de cet événement.

Cette déclaration signale une évolution stratégique notable : Tesla envisage de faire de sa chaîne automobile existante un vecteur d'industrialisation robotique, ce qui réduirait structurellement les coûts de montée en cadence. Pour les décideurs industriels, cela suggère que le vrai différenciateur dans la course humanoïde ne sera pas uniquement la performance du modèle d'IA, mais la maîtrise du scale-up manufacturier, un domaine où Tesla dispose d'un avantage reconnu. Il reste cependant à distinguer cette déclaration d'intention d'un engagement de production ferme.

Tesla teste actuellement des unités Optimus Gen 2 en interne dans plusieurs de ses usines, sans déploiement commercial confirmé à ce jour. Sur le marché, les concurrents directs incluent Figure AI (Figure 02), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), et le chinois Unitree. La Gigafactory de Shanghai, implantée en Chine, donnerait également à Tesla un accès privilégié à la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques, dominée par des fournisseurs asiatiques, ce qui constitue un levier logistique non négligeable pour atteindre les objectifs de coût évoqués par Musk.

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Tesla affirme avoir multiplié par dix sa cadence de production du robot humanoïde Optimus par rapport au deuxième trimestre 2026, et vise environ 1 000 unités par semaine d'ici la fin de l'année si la tendance se maintient. L'entreprise reconnaît toutefois que la production physique n'est plus le principal obstacle : ce sont les capacités cognitives d'Optimus qui limitent son utilité réelle. Le robot exécute correctement les tâches pour lesquelles il a été spécifiquement entraîné, mais se montre imprévisible face à des situations inédites, et l'apprentissage d'une tâche même simple peut prendre plusieurs jours. Tesla a constitué une bibliothèque de comportements élémentaires (saisir, soulever, marcher, poser, manipuler) destinée à être combinée par son "cerveau IA" en actions nouvelles, en s'appuyant sur plus de 500 000 heures de données d'entraînement, collectées notamment via des combinaisons de capture de mouvement et des opérateurs humains équipés de caméras. Côté matériel, la main d'Optimus, composée de plus de 100 pièces distinctes, reste un point faible : son assemblage est long et coûteux, et les capteurs tactiles manquent de durabilité. Tesla travaille sur un gant de capteurs remplaçable pour éviter de changer la main entière à chaque panne. Ce constat inverse le narratif dominant sur les humanoïdes industriels : la difficulté n'est plus de fabriquer des robots en série, mais de les rendre réellement autonomes et fiables sur la durée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est clair : un robot capable d'exécuter une tâche une fois n'a pas de valeur commerciale s'il ne peut pas la répéter des milliers, voire des millions de fois sans panne ni supervision. Cet aveu de Tesla, qui a longtemps mis en avant ses démonstrations d'Optimus en environnement contrôlé, confirme les doutes exprimés par une partie du secteur sur l'écart entre les vidéos promotionnelles et la réalité opérationnelle des modèles VLA (vision-language-action) déployés en usine. Il rappelle aussi que la généralisation, soit la capacité d'un robot à transposer un comportement appris à des variations mineures de son environnement, reste un problème non résolu à l'échelle industrielle, malgré les investissements massifs dans les données d'entraînement. Optimus a été présenté par Elon Musk comme un projet appelé à devenir, à terme, le principal moteur de valorisation de Tesla, davantage que ses véhicules électriques. L'entreprise a progressivement ajusté ses ambitions de calendrier au fil des versions successives du robot, tout en accélérant la montée en cadence de son usine. Elle évolue dans un secteur où la concurrence s'intensifie, entre acteurs américains spécialisés comme Figure AI ou Agility Robotics, groupes chinois tels qu'Unitree, et fournisseurs de modèles fondation pour la robotique comme NVIDIA ou Physical Intelligence, tous engagés dans la même course pour prouver qu'un robot humanoïde peut exécuter des tâches variées sans reprogrammation dédiée. La prochaine étape pour Tesla consistera à démontrer que sa bibliothèque de comportements et ses gants de capteurs remplaçables réduisent concrètement le temps d'apprentissage de nouvelles tâches et améliorent la fiabilité mécanique, avant d'envisager un déploiement à grande échelle chez des clients industriels.

HumanoïdesOpinion
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Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes
2IEEE Spectrum Robotics 

Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes

Figure atteint désormais une cadence de production de 55 robots humanoïdes par semaine, selon une annonce publiée fin avril 2026. Ces unités sont, selon la startup américaine, destinées aux équipes internes de R&D, à la collecte de données, au développement de tâches domestiques de bout en bout et à des "cas d'usage commerciaux en développement", une formulation qui interroge sur la destination réelle de cette production alors que les déploiements commerciaux restent à maturité. En parallèle, 1X Technologies a officiellement ouvert la NEO Factory à Hayward, en Californie : une usine de 58 000 pieds carrés (environ 5 400 m²) employant plus de 200 personnes, avec une chaîne entièrement intégrée couvrant moteurs, batteries, transmissions, capteurs, structures et assemblage final. Les premières unités NEO sortent déjà des lignes de production, avec des livraisons grand public annoncées pour 2026. Sur le plan technique, Agility Robotics a publié des tests d'équilibre dynamique sur une seule jambe pour son robot Digit, et une équipe de recherche a présenté HTD (Humanoid Transformer with Touch Dreaming), un système de manipulation humanoïde combinant téleopération VR, apprentissage par renforcement pour le bas du corps et capteurs tactiles distribués. La montée en cadence simultanée de Figure et 1X marque un glissement du secteur humanoïde vers la production industrielle, mais chaque annonce appelle une lecture critique. Produire 55 unités par semaine sans contrats commerciaux confirmés suggère soit une stratégie de collecte de données à grande échelle, ressource clé pour l'entraînement des politiques VLA (Vision-Language-Action), soit une anticipation agressive de la demande avant une prochaine levée de fonds. L'intégration verticale revendiquée par 1X, inspirée du modèle Tesla, offre une flexibilité d'itération et réduit la dépendance aux fournisseurs, mais mobilise des capitaux considérables. Les travaux d'Agility sur l'équilibre dynamique illustrent par ailleurs que le gap sim-to-real reste un verrou technique central : la moindre divergence entre modèle simulé et robot réel peut provoquer une instabilité en conditions réelles, limitant directement la fiabilité en milieu industriel. Figure, fondée en 2022 par Brett Adcock, a levé plus de 750 millions de dollars avec BMW, Microsoft et Amazon comme partenaires, et opère un pilote chez BMW Manufacturing en Caroline du Sud depuis 2024, bien que les vidéos publiées restent en conditions contrôlées. 1X, société norvégienne soutenue par OpenAI et Tiger Global, se positionne sur le marché résidentiel face à Tesla Optimus (déployé progressivement dans les usines Tesla), aux robots Agility Digit (opérés chez Amazon) et aux fabricants chinois comme Unitree (G1, H1) qui exercent une pression tarifaire croissante. Aucun acteur européen, ni Wandercraft, ni Enchanted Tools, ni Pollen Robotics, n'annonce de production à ce volume pour l'instant. Les prochains trimestres détermineront si ces cadences correspondent à des commandes fermes ou à une stratégie de positionnement avant financement.

UELa montée en cadence de Figure et 1X exerce une pression concurrentielle sur les acteurs européens (Wandercraft, Enchanted Tools, Pollen Robotics), qui n'annoncent pas de volumes de production comparables à ce stade.

HumanoïdesActu
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Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027
3Interesting Engineering 

Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027

La startup canadienne Mirsee Robotics, basée à Cambridge en Ontario, développe la troisième génération de son robot humanoïde, le MH3, destiné à automatiser les tâches industrielles physiquement exigeantes ou dangereuses. Monté sur une base mobile à roues, l'engin peut soulever jusqu'à 30 kilogrammes par bras, fonctionner jusqu'à 10 heures sur une seule charge et dispose de 31 degrés de liberté pour des mouvements de bras et de mains proches de ceux d'un humain. Huit prototypes ont déjà été construits et sont actuellement en phase de test et de validation. Mirsee vise une production de masse à partir de 2027, avec l'objectif de fabriquer plusieurs milliers d'unités sur les trois années suivantes. Particularité notable, le MH3 peut être téléopéré à distance jusqu'à 1500 kilomètres via un casque de réalité virtuelle et des gants à capture de mouvement, le casque retransmettant un flux vidéo 3D en direct des caméras embarquées pendant que les gants reproduisent les gestes de l'opérateur en temps réel. Cette capacité de téléopération distingue l'approche de Mirsee de celle d'acteurs plus autonomes comme Figure ou Tesla avec Optimus, en misant sur l'humain dans la boucle pour des interventions en environnements difficiles d'accès, comme des stations de traitement de l'eau. Pour un secteur confronté à la pénurie de main-d'œuvre et à des impératifs de sécurité, ce positionnement pragmatique, télé-opération plutôt que pari total sur l'autonomie via des modèles VLA, peut séduire des industriels prudents face aux promesses encore incertaines des humanoïdes pleinement autonomes. L'annonce de "milliers d'unités" d'ici 2027 reste toutefois à relativiser: avec seulement huit prototypes en test à ce stade, l'écart entre l'ambition commerciale affichée et la réalité de la production industrielle demeure important. Le MH3 s'appuie sur plusieurs technologies propriétaires développées en interne, dont le Hadron Vision System, un système de vision stéréo embarqué basé sur des processeurs NVIDIA Jetson, et la plateforme de mobilité AMP à roues Mecanum, capable de mouvements holonomes et de charges dépassant 300 kilogrammes. Mirsee a également collaboré avec l'université de Stanford sur des robots chirurgicaux compatibles IRM, entièrement fabriqués en plastique. Sur un marché où la concurrence s'intensifie, avec notamment l'Isaac 1 de l'américain Weave Robotics visant les tâches domestiques, Mirsee mise sur une intégration verticale poussée et un usage industriel ciblé pour se différencier avant d'atteindre l'échelle commerciale annoncée.

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Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent
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Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent

Figure AI revendique avoir franchi un seuil critique dans la fabrication en série de son robot humanoïde Figure 02, après des années de prototypes soigneusement mis en scène. La société californienne affirme produire des centaines d'unités de manière fiable et répétable, une étape que peu d'acteurs humanoïdes ont atteinte. Déployé dans l'usine BMW de Spartanburg (Caroline du Sud) depuis 2024, le Figure 02 effectue des tâches de manutention en environnement industriel réel, aux côtés d'opérateurs humains, et la cadence de production annoncée marque un tournant net par rapport aux démonstrations contrôlées qui ont longtemps dominé le secteur. Cette montée en cadence répond à la question centrale du secteur : la transition de la démonstration au déploiement industriel à grande échelle. Si Figure confirme ses chiffres, cela valide un modèle économique difficile à atteindre, celui d'un humanoïde viable non plus comme exploit isolé, mais comme produit industriel reproductible. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est un signal concret que la fenêtre de déploiement s'ouvre, même si les métriques précises de cadence restent à vérifier indépendamment des communications de la société. Fondée en 2022 par Brett Adcock, Figure AI a levé 675 millions de dollars en février 2024, avec Microsoft, OpenAI, NVIDIA et Intel comme investisseurs. Le partenariat BMW reste le déploiement de référence du secteur. La concurrence est dense : Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics et Apptronik avancent sur leurs propres feuilles de route, tandis que Figure préparerait l'élargissement de ses contrats industriels au-delà de son partenaire automobile.

UEBMW étant l'adopteur industriel de référence et acteur européen central, une montée en cadence confirmée de Figure AI pourrait accélérer les décisions de déploiement pilote dans les usines automobiles européennes à horizon 2026-2027.

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