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Alibaba lance son premier robot incarné via Amap, en débutant par un chien robot
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Alibaba lance son premier robot incarné via Amap, en débutant par un chien robot

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La filiale d'Alibaba Amap (connue aussi sous le nom Gaode, leader chinois de la cartographie et navigation mobile) s'apprête à commercialiser son premier produit robotique : un robot quadrupède. Selon des sources internes citées par le média chinois IThome, il s'agirait du premier robot physique jamais lancé par le groupe Alibaba. L'annonce reste pour l'instant au stade de fuite interne, sans date de sortie ni spécifications techniques publiées, payload, degrés de liberté et prix sont inconnus à ce stade.

Ce mouvement indique qu'Alibaba étend sa stratégie IA au-delà du cloud et des LLM vers l'intelligence incarnée, un pivot observé chez plusieurs géants technologiques asiatiques. L'équipe d'intelligence embodied d'Amap travaillerait également sur des humanoïdes, et aurait constitué ce qu'elle décrit comme le plus grand moteur de données de navigation embodied de l'industrie, une affirmation difficile à vérifier sans audit indépendant. La maîtrise de la navigation longue séquence (long-horizon tasks) est effectivement un verrou technique clé pour les robots opérant en environnement ouvert.

Amap dispose d'un atout structurel rare : une base de données cartographiques et de trajectoires humaines massive, issue de ses centaines de millions d'utilisateurs actifs en Chine, potentiellement exploitable pour entraîner des politiques de navigation robot. Dans un marché quadrupède dominé par Unitree et Boston Dynamics, Alibaba arrive tard mais avec des ressources data considérables. Les concurrents chinois comme Unitree (G1, B2) et DeepRobotics sont déjà en déploiement commercial, ce qui positionne ce lancement davantage comme une entrée stratégique que comme une rupture technologique immédiate.

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Robotera, startup chinoise de robotique humanoïde, a finalisé un tour de financement supérieur à 2 milliards de RMB (environ 280 millions de dollars), mené par SF Group avec la participation de Sequoia China, IDG Capital, CICC Capital, Dongfeng Investment, ICBC Capital et des fonds affiliés à China Unicom. Ce nouveau round porte le total levé à près de 2,5 milliards de RMB (environ 350 millions de dollars) en deux mois, la demande ayant selon la société largement dépassé sa cible initiale. Le portefeuille d'investisseurs comprend désormais Alibaba, Geely, BAIC, Dongfeng, Samsung, Lenovo, Haier, Singtel et Woori Financial Group. Sur le plan opérationnel, Robotera annonce avoir commencé au deuxième trimestre 2026 des livraisons à l'échelle de plusieurs milliers d'unités, avec un taux de croissance revendiqué de 300% (sans base de comparaison publiée). La société déploie ses robots dans plus de dix centres logistiques en Chine du Nord, de l'Est et du Sud, en partenariat avec China Post et SF Group, atteignant dans certains contextes jusqu'à 85% de l'efficacité humaine, en cycle continu 24h/24. Ce financement, bouclé en deux mois, traduit un basculement dans la robotique industrielle chinoise : les grands opérateurs ne regardent plus, ils déploient. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal fort vient de la logistique, secteur à pénurie de main-d'oeuvre documentée et cycles de rentabilisation courts. Si les métriques annoncées restent difficiles à vérifier hors conditions contrôlées, la présence de SF Group simultanément comme investisseur et client opérationnel suggère un ancrage plus substantiel qu'une démonstration. L'affirmation d'un PMF ("product-market fit") qualifié de "premier de l'industrie" dans l'IA incarnée mérite d'être lue prudemment, mais la combinaison livraisons effectives et partenariats industriels diversifiés, couvrant la logistique, l'automobile avec Geely et Renault, et l'électronique grand public avec Haier, Lenovo et Samsung, distingue ce dossier des annonces purement technologiques. Positionnée sur une architecture full-stack intégrant cerveau IA, contrôle de mouvement, systèmes de données, mains dextres et hardware humanoïde, Robotera entre en compétition directe avec Figure AI (déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit chez Amazon) et 1X Technologies côté occidental, ainsi qu'avec Unitree et Fourier Intelligence sur le marché chinois. Sa distinction principale réside dans un ancrage logistique plutôt qu'un focus sur l'assemblage de précision, marché structurellement plus vaste en volume d'unités. La présence de Samsung et Singtel au capital ouvre des scénarios de déploiement au-delà de la Chine, encore non confirmés calendairement. Les indicateurs à surveiller dans les prochains trimestres seront la réduction du coût unitaire à mesure que les volumes augmentent, et la capacité de la société à répliquer ses performances logistiques dans les secteurs automobile et électronique, où les exigences de précision sont sensiblement plus élevées.

UERenault est cité parmi les partenaires automobiles de Robotera, signal indirect pour l'industrie automobile française si ces déploiements s'étendent hors de Chine.

💬 350 millions en deux mois, c'est le chiffre qui accroche. Ce qui compte vraiment, c'est que SF Group est à la fois au capital et client opérationnel : ils déploient ces robots dans leurs propres entrepôts. Difficile d'appeler ça une démo quand c'est le même groupe qui signe le chèque et réceptionne les livraisons.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : Unitree lance le premier robot à conduite optionnelle au monde prêt pour la production
2Interesting Engineering 

Vidéo : Unitree lance le premier robot à conduite optionnelle au monde prêt pour la production

Unitree, le fabricant chinois de robots basé à Hangzhou, a dévoilé le GD01 : un robot mécha de 500 kilogrammes (avec pilote à bord) capable de passer d'une configuration bipède à une configuration quadrupède en quelques secondes. Le véhicule civil piloté accueille son opérateur dans un cockpit fixé sur le torse et atteint environ 1,6 fois la hauteur d'un adulte moyen en mode humanoïde. La vidéo de démonstration d'une minute montre le fondateur Wang Xingxing aux commandes : le GD01 marche en mode bipède, renverse un mur de briques, puis replie ses membres pour adopter une allure quadrupède sur terrain accidenté, sans assistance extérieure. Prix annoncé : 3,9 millions de yuan (573 674 dollars). Aucune fiche technique détaillée n'a été publiée à ce stade, et Unitree a émis un avis de sécurité rappelant les limites expérimentales de la robotique humanoïde. La même semaine, la société lançait un humanoïde haut du corps à 26 900 yuan (4 290 dollars), 31 degrés de liberté, avec bases modulaires fixe et mobile. Le GD01 inaugure une catégorie inédite dans la robotique civile, celle du véhicule mécha habité transformable. Mais c'est surtout le contexte de marché qui frappe : selon Omdia, les fabricants chinois ont pesé près de 90 % des ventes mondiales d'humanoïdes en 2025. Unitree aurait livré plus de 5 500 unités cette année-là, quand Tesla, Figure AI et Agility Robotics tournaient chacun autour de 150 expéditions sur la même période, selon le South China Morning Post. L'écart de prix creuse encore le fossé : le R1 d'Unitree est affiché à environ 6 000 dollars, le modèle AgiBot concurrent à 14 000 dollars, tandis qu'Elon Musk estime l'Optimus entre 20 000 et 30 000 dollars. Cette combinaison volume-prix remet en cause le postulat occidental selon lequel une avance technologique suffirait à justifier une prime de coût durable. Unitree commercialise déjà ses G1, R1 et le robot chien Go2 à l'international via AliExpress, couvrant l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon. En mars, la société a déposé un dossier d'IPO sur le STAR Market de Shanghai, visant une levée de 4,2 milliards de yuan (61 millions de dollars), dont 85 % alloués à la R&D et 2 milliards de yuan (29 millions de dollars) dédiés au développement de modèles robotiques. Ses humanoïdes apparaissent déjà en opérations réelles : Japan Airlines conduit des essais à l'aéroport de Haneda avec des systèmes Unitree et UBTech Robotics. Face à cette montée en puissance, les acteurs occidentaux comme Figure AI (Figure 03), Physical Intelligence (Pi-0) ou Boston Dynamics peinent à afficher des volumes comparables, tandis que le GD01 ouvre un segment véhicule-robot encore sans concurrence directe.

UELes fabricants européens de robots sont directement menacés par la domination chinoise (90 % des ventes mondiales d'humanoïdes en 2025, prix 3-5x inférieurs aux acteurs occidentaux), d'autant qu'Unitree distribue déjà ses robots en Europe via AliExpress.

Chine/AsieOpinion
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SenseTime ouvre un commerce de proximité en IA incarnée avec des robots humanoïdes à Shanghai
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SenseTime ouvre un commerce de proximité en IA incarnée avec des robots humanoïdes à Shanghai

SenseTime, l'un des principaux groupes d'intelligence artificielle en Chine, a inauguré en mai 2026 à Shanghai un point de vente de détail entièrement opéré par des robots humanoïdes. La boutique, baptisée "Shaomai Gou" (烧卖购), est installée dans le site touristique Baoshan Riverside Scenic Area. Le protocole client est simple : scanner un QR code pour passer commande depuis son téléphone, puis recevoir le produit directement des mains du robot. Au-delà de la préparation des commandes, les robots seraient capables d'assurer la sélection des références, la tarification et l'analyse des données de réapprovisionnement des stocks. Le magasin a attiré des files d'attente spontanées lors du week-end du 1er mai. Aucun modèle de robot n'est identifié dans l'annonce officielle, et SenseTime ne publie pas de métriques opérationnelles (temps de cycle, taux de succès des saisies, volume de transactions). Ce déploiement est significatif parce qu'il sort les robots humanoïdes du contexte industriel contrôlé pour les placer face à des consommateurs non formés, dans un environnement ouvert et non structuré. La manipulation de produits variés, la gestion des interactions client et le réassort en rayon constituent des tâches difficiles pour un système robotique généraliste. Cela dit, l'absence de données techniques publiées invite à la prudence : l'initiative ressemble davantage à un déploiement pilote à forte valeur marketing qu'à une preuve de passage à l'échelle industrielle. Ce que cela valide en revanche, c'est l'existence d'une voie commerciale pour l'embodied AI dans les services de proximité à forte fréquentation, un segment jusqu'ici dominé par des kiosques automatisés passifs. SenseTime a bâti sa réputation initiale sur la vision par ordinateur et la reconnaissance faciale avant de pivoter vers l'IA incarnée, combinant vision robotique, compréhension du langage naturel et manipulation physique. En Chine, la société fait face à la concurrence de Unitree Robotics, Fourier Intelligence et UBTECH sur le segment humanoïde ; à l'international, les références du secteur restent Figure AI avec le robot 03, Physical Intelligence avec Pi-0 et Boston Dynamics. La prochaine étape logique pour SenseTime sera d'étendre "Shaomai Gou" à d'autres sites et de publier des données de performance qui permettraient de distinguer la démonstration du déploiement opérationnel réel.

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La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China
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La startup d'IA incarnée X Square Robot lève près de 276 millions de dollars en série B, menée par Xiaomi et Sequoia China

X Square Robot, startup chinoise spécialisée dans l'IA incarnée fondée en décembre 2023, a bouclé un tour de série B de près de 2 milliards de yuans (environ 276 millions de dollars) entre fin mars et début avril 2026, co-mené par le bras d'investissement stratégique de Xiaomi et Sequoia China. Cette levée intervient à peine trois mois après un tour A++ d'un milliard de yuans (138 millions de dollars) annoncé le 12 janvier, dans lequel ByteDance, Sequoia China, le Beijing Information Industry Development Fund et le Shenzhen Capital Group figuraient déjà comme investisseurs principaux. Meituan et Alibaba ont également rejoint le cap table, ce qui fait de X Square Robot la seule entreprise d'IA incarnée en Chine à avoir attiré les trois géants de l'internet chinois simultanément. La société a déjà commercialisé deux plateformes robotiques propriétaires : Quantum-1 et Quantum-2, ce dernier étant un humanoïde à roues à usage général. En moins de six mois d'existence publique, X Square Robot cumule plus de 400 millions de dollars levés, un rythme qui place la startup dans la même trajectoire de capitalisation accélérée que Figure AI ou Physical Intelligence aux États-Unis. La présence conjointe de Xiaomi, acteur hardware avec une chaîne d'approvisionnement robuste, et de ByteDance, maître de la donnée comportementale à grande échelle, suggère une stratégie d'intégration verticale : modèles de fondation incarnés alimentés par des volumes de données massifs, déployés sur du matériel maîtrisé. Le fait que le fonds IA dédié de Shenzhen Capital ait effectué ici son premier investissement signale également un intérêt institutionnel croissant pour la robotique généraliste en Chine. X Square Robot émerge dans un contexte de compétition intense entre Beijing et la Silicon Valley sur les modèles de fondation robotiques : Unitree, Agibot et Galbot d'un côté, Figure, 1X Technologies et Physical Intelligence de l'autre. La différenciation affichée de X Square repose sur des "modèles de fondation d'intelligence incarnée générale" développés en interne, une approche similaire à celle de Pi-0 (Physical Intelligence) ou GR00T N2 (NVIDIA). Les détails techniques des modèles, leurs benchmarks réels et les déploiements clients concrets restent à ce stade non divulgués, les annonces demeurant au stade du positionnement stratégique plutôt que du produit validé en conditions industrielles.

UELa capitalisation accélérée de X Square Robot par Xiaomi, ByteDance et Alibaba simultanément accentue la pression concurrentielle mondiale sur les projets européens de robots humanoïdes et de modèles de fondation incarnés, sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

Chine/AsieOpinion
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