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Linkerbot lève un tour B+ pour passer à l'échelle la production de mains dextériques
Chine/AsiePandaily 

Linkerbot lève un tour B+ pour passer à l'échelle la production de mains dextériques

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Linkerbot, fabricant chinois de mains dextères fondé en 2020 à Pékin, a bouclé un tour de financement Serie B+ d'un montant non divulgué, avec la participation du Zhongguancun Science City Fund, de BOC Asset Management, de Fosun Capital et de plusieurs actionnaires existants. Ce nouveau tour intervient moins de deux mois après une Serie B de 1,5 milliard de yuans (environ 210 millions de dollars) annoncée en février 2026. La société commercialise la gamme Linker Hand, qui couvre trois architectures mécaniques : actionnement par liaisons rigides, par tendons, et par entraînement direct (direct-drive). Ces mains haute-DOF (degrés de liberté) s'adressent aux laboratoires de recherche, aux intégrateurs de robots humanoïdes, à l'automatisation industrielle et à la robotique de performance. L'entreprise déclare une capacité de production mensuelle dépassant 4 000 unités, et revendique plus de 80 % du marché mondial, chiffre à prendre avec prudence en l'absence d'audit indépendant.

Le rythme du financement est significatif : deux tours majeurs en moins de soixante jours signalent une pression concurrentielle intense sur la chaîne d'approvisionnement en actionneurs pour robots humanoïdes. Les intégrateurs qui construisent des plateformes comme Figure 03, Optimus ou les robots de 1X cherchent des fournisseurs capables de livrer en volume, et non de simples démonstrateurs de laboratoire. Si Linkerbot atteint son objectif de 10 000 unités mensuelles, elle deviendrait l'un des rares fabricants mondiaux de mains dextères à opérer à l'échelle industrielle, ce qui représente un levier potentiel de commoditisation pour ce composant longtemps considéré comme le goulot d'étranglement de la manipulation fine.

Créée en 2020 dans l'écosystème technologique de Zhongguancun (Pékin), Linkerbot s'est positionnée en amont de la chaîne de valeur robotique, pari risqué mais stratégique à mesure que la demande en humanoïdes s'accélère. Côté concurrents, Shadow Robot (Royaume-Uni) et Wonik Robotics (Corée du Sud) ciblent des segments similaires, mais restent sur des volumes bien inférieurs. En Europe, aucun acteur comparable n'existe à ce stade en termes de capacité de série. Les fonds levés serviront à construire des lignes de production intelligentes et à passer le cap des 10 000 unités mensuelles ; aucun site de déploiement client ni date de livraison précise n'a été communiqué à ce stade.

Impact France/UE

L'absence d'équivalent européen à l'échelle industrielle pour les mains dextères expose les intégrateurs de robots humanoïdes européens à une dépendance structurelle vis-à-vis des fournisseurs chinois, Shadow Robot (UK) restant très en deçà des volumes annoncés par Linkerbot.

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Le secteur chinois des mains robotiques dextres a vu émerger un premier cercle net de quatre acteurs, désormais considérés comme son nouveau top 4 : Yinshi Robotics, Lingxin, LinJieDian et BrainCo. Yinshi, fondée il y a près de dix ans, s'est imposée comme référence en fiabilité industrielle grâce à sa R&D interne sur les micro-vérins électriques à servomoteur ; elle est la première entreprise chinoise à avoir livré des mains à cinq doigts à l'échelle de dix mille unités. En 2025, ses ventes à l'international ont pesé 20 % de son chiffre d'affaires, avec plus de 2 000 clients incluant des fabricants de robots humanoïdes, des industriels, des laboratoires de recherche et le secteur médical. Son architecture à liaisons mécaniques revendique un million de cycles de préhension en charge et équipe notamment les humanoïdes Apollo et Adam, avec une validation publique lors d'une diffusion du Gala du Nouvel An chinois. Lingxin développe une plateforme généraliste à haut degré de liberté, LinJieDian associe matériel et algorithmes pour des solutions clé en main, et BrainCo se concentre sur l'intégration bionique homme-machine. Selon le cabinet IT Juzi, les levées de fonds du secteur ont atteint 16,877 milliards de yuans en 2025, déjà dépassés par les plus de 25 milliards de yuans levés sur le seul premier semestre 2026 ; plus de 20 000 mains ont été livrées en 2025, pour un marché attendu à 70 200 unités en 2026. Ce classement acte un changement de grille de lecture pour toute la filière : les spécifications sur le papier pèsent désormais moins que la capacité à livrer en série de façon stable, à créer une valeur d'usage vérifiable et à couvrir une gamme complète de produits. Pour les intégrateurs et les fabricants de robots humanoïdes, cinq critères deviennent structurants pour choisir un fournisseur : le châssis de production de masse, la durabilité en déploiement réel, la couverture de plusieurs architectures techniques (liaisons, tendons/câbles, entraînement direct), l'universalité selon la taille et la charge du robot, et une gamme continue du bas au haut degré de liberté. Le secteur bascule donc de la démonstration convaincante vers une commercialisation industrielle vérifiable, ce qui va peser sur les choix d'approvisionnement des donneurs d'ordre. Reste que des métriques comme le million de cycles annoncé ou l'exposition médiatique lors d'un show télévisé gagneraient à être confirmées par des tiers indépendants plutôt que prises telles quelles. Cette consolidation intervient alors que le financement du secteur chinois des mains dextres s'accélère fortement, porté par la demande des fabricants de robots humanoïdes en quête de fournisseurs de composants critiques capables de tenir la cadence industrielle. La coexistence de plusieurs architectures rivales chez les quatre leaders, liaisons mécaniques, tendons, entraînement direct, traduit une volonté de couvrir des scénarios variés, de l'industrie lourde à la manipulation de précision en recherche, tout en limitant le risque qu'une seule technologie ne devienne obsolète. Aucun calendrier de déploiement précis n'est communiqué au-delà des volumes attendus, mais le triplement annoncé des expéditions entre 2025 et 2026 laisse présager une concurrence accrue entre ces quatre acteurs, à mesure que le marché chinois des mains dextres passe du stade de la démonstration à celui d'une industrie de capacités globales.

Chine/AsieOpinion
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Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques
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Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques

Linkhou, fabricant chinois de composants pour la robotique avancée, a annoncé fin avril 2026 la clôture d'un tour de financement Series B+, d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans (soit plusieurs dizaines de millions de dollars), mené par le China Internet Investment Fund avec la participation de plusieurs investisseurs historiques. Fondée en 2015 à Suzhou par Dong Hao, ancien de Bozhon Precision, la société produit des briques matérielles critiques pour la robotique incarnée : modules de vision, châssis mobiles et bras robotiques humanoïdes. Linkhou revendique avoir soutenu des déploiements de robots incarnés à l'échelle de 10 000 unités, un seuil rarement atteint dans le secteur. Son outil industriel comprend deux bases de production à Suzhou et Jiaxing, dont un site principal ayant mobilisé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) d'investissement total, dimensionné pour produire annuellement 850 000 modules de vision, 450 000 unités de contrôle du mouvement et 80 000 robots complets. Les fonds levés seront alloués à la R&D, à l'extension des capacités de production et au développement international. Ce financement illustre un pivot stratégique dans la course humanoïde chinoise : plutôt que de financer un nouveau constructeur de robots complets, le marché capitalise sur les équipementiers de niveau 2, ceux qui fournissent les sous-systèmes sensoriels et mécaniques à l'ensemble de l'écosystème. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est un signal que la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques à haute cadence commence à se structurer en Chine, réduisant la dépendance aux importations japonaises ou européennes pour les actionneurs et capteurs. L'affirmation d'un déploiement à 10 000 unités mérite toutefois d'être nuancée : le communiqué ne précise ni les clients, ni les environnements de déploiement, ni si ce chiffre correspond à des unités en opération réelle ou livrées sur stock. Linkhou s'inscrit dans une vague de spécialistes de composants embarqués qui émergent en Chine aux côtés des constructeurs humanoïdes comme Unitree, Agibot ou UBTECH. Son positionnement en fournisseur multi-client de modules de vision et de contrôle du mouvement le place en concurrence indirecte avec des acteurs comme Hikrobot pour la vision industrielle et Leaderdrive pour les actionneurs. Le soutien du China Internet Investment Fund, fonds d'État rattaché à la Cyberspace Administration of China, donne à ce tour une dimension stratégique au-delà du pur rendement financier, dans un contexte où Pékin pousse activement à l'industrialisation de la robotique incarnée comme axe de compétitivité nationale. Les prochaines étapes annoncées incluent une expansion sur les marchés internationaux, sans précision de calendrier ni de géographies cibles.

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Chine/AsieOpinion
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Yimu Tech lève plus d'un milliard de RMB pour la détection tactile robotique et la production
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Yimu Tech lève plus d'un milliard de RMB pour la détection tactile robotique et la production

La start-up chinoise Yimu Tech, spécialisée dans les capteurs tactiles pour les systèmes d'intelligence incarnée, a bouclé un tour de table Série E de plus d'1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars), portant sa valorisation au-delà de 10 milliards de yuans (près d'1,4 milliard de dollars). L'opération a été menée conjointement par plusieurs fonds en yuans, des fonds en dollars et des investisseurs industriels, sans que leurs noms soient précisés. Yimu Tech développe l'ensemble de la chaîne de détection tactile pour robots : matériaux sensoriels, puces dédiées, algorithmes de traitement et modèles associés. Les fonds levés serviront à la R&D ainsi qu'à industrialiser la production et honorer les commandes en carnet sur ses lignes de fabrication. L'information a été rapportée par le média chinois 36Kr, sans détail sur les clients ou volumes concernés. Cette levée illustre l'appétit croissant des investisseurs chinois pour les briques technologiques de l'intelligence incarnée, au-delà des seuls robots humanoïdes. Le toucher reste l'un des verrous majeurs de la manipulation fine : sans retour tactile fiable, les modèles VLA (vision-language-action) peinent à saisir des objets fragiles, déformables ou mal positionnés, un problème récurrent lors des démonstrations de robots humanoïdes. Une levée de cette taille, associée à des investisseurs industriels, suggère que Yimu Tech honore déjà des commandes concrètes plutôt que de miser sur un pari purement technologique, ce qui la distinguerait des nombreuses démos qui ne débouchent jamais sur une production réelle. Le marché des capteurs tactiles pour la robotique reste jeune et fragmenté, avec des acteurs comme Contactile en Australie ou Tacterion en Allemagne, ainsi que des solutions de peau artificielle développées en interne par des fabricants de robots humanoïdes. En Chine, Yimu Tech s'inscrit dans une vague d'investissements massifs dans la chaîne de valeur de la robotique incarnée, alimentée par la concurrence sino-américaine sur les mains robotiques et la manipulation dextre. Les prochaines étapes annoncées concernent la montée en cadence industrielle des lignes de production, sans calendrier précis communiqué pour de nouveaux partenariats ou déploiements clients.

Chine/AsieActu
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2

Xynova, startup chinoise spécialisée dans la manipulation dextre, a bouclé un tour de série A de plusieurs centaines de millions de yuans, co-piloté par le fonds corporate de Li Auto, CITIC Securities Capital et CITIC Securities Investment, avec la participation du Yangtze River Delta Digital Culture Group, du Yuanjia Fund, et la continuité d'investisseurs historiques dont le fonds corporate de Xiaomi, Caifu Capital et Dianji Fund. Fondée fin 2024, la société accumule ainsi près d'un milliard de yuans de financement total (environ 125 millions d'euros), ce qui la positionne parmi les premiers acteurs du segment des mains dextres en Chine. Son produit phare, la main dextre Flex2, est conçue pour des tâches de manipulation à haut nombre de degrés de liberté, mais l'entreprise n'a publié aucune métrique technique précise (DOF, payload, temps de cycle) dans ce communiqué, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances. La composition du tour est aussi significative que son montant. L'entrée de constructeurs automobiles comme Li Auto et Xiaomi indique que les mains dextres sont désormais perçues comme un composant critique pour le déploiement de robots embodied AI, tant dans la fabrication industrielle fine que dans les robots de service domestique. La présence de grandes banques d'investissement en position de lead signal une transition : le segment sort de la phase early-risk et entre dans la cible d'allocation des institutionnels mainstream. Enfin, la participation de capitaux publics régionaux de la zone du Delta du Yangtze traduit une volonté gouvernementale de faire de la main dextre un nœud stratégique de la supply chain robotique, en capitalisant sur les clusters manufacturiers locaux. Xynova se positionne comme fournisseur full-stack de capacités de manipulation dextre, intégrant hardware (la main), architecture d'exécution (coordination bras-main), et algorithmes de contrôle moteur de bas niveau (ce que l'entreprise nomme "contrôle cérébelleux"), formant une boucle fermée perception-contrôle-décision. Son CEO, Xia Yuxuan, double diplômé en physique et informatique, a une trajectoire atypique mêlant recherche académique et capital-risque en hardtech et robotique. Sur un marché des mains dextres de plus en plus encombré, Xynova est en compétition directe avec des acteurs comme Inspire Robots, DexHand ou les équipes en interne chez Figure et Agility Robotics côté occidental, et plusieurs startups chinoises non-divulguées. Les prochaines étapes annoncées par la société portent sur l'accélération du développement produit et de la capacité de fabrication, sans calendrier précis communiqué.

Chine/AsieOpinion
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