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ABB Robotics lance OmniVance, une cellule autonome de finition de surface
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ABB Robotics lance OmniVance, une cellule autonome de finition de surface

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Résumé IASource uniqueImpact UE

ABB Robotics a lancé fin avril 2026 l'OmniVance Collaborative Surface Finishing Cell, sa première cellule entièrement automatisée dédiée au ponçage et au polissage industriel. La solution, développée par le groupe suisse basé à Zurich, repose sur le cobot GoFa d'ABB et se présente comme une offre clé en main, livrée avec tous les composants de sécurité nécessaires, certifiée CE, et opérationnelle sans ingénierie supplémentaire. L'interface de programmation, disponible sur tablette, intègre des fonctions d'enregistrement de trajectoires 3D par guidage manuel (lead-through), de création de chemins 2D prédéfinis, et d'édition intuitive via des blocs Wizard Easy Programming. ABB affirme que ces outils permettent de réduire le temps de programmation jusqu'à 90%, une estimation à prendre avec précaution faute de contexte méthodologique précis. La cellule intègre également une préparation à l'extraction de poussières pour maintenir la qualité de finition et la santé des opérateurs.

L'enjeu adressé est réel : le finissage de surface reste l'une des étapes les plus difficiles à automatiser à grande échelle, exposant les opérateurs à des contraintes physiques importantes et à des environnements poussiéreux. Deloitte et le Manufacturing Institute estiment que 1,9 million de postes dans la fabrication américaine seront non pourvus d'ici 2033, un signal fort de la pénurie structurelle de main-d'oeuvre qualifiée. En ciblant les PME sans expertise robotique interne, ABB tente de combler un angle mort du marché : les solutions sur mesure sont trop complexes et coûteuses pour ces acteurs, tandis que les kits d'entrée de gamme manquent de capacité et d'évolutivité. La proposition plug-and-play, sans programmation personnalisée requise, abaisse concrètement le seuil d'adoption. La réduction des TMS (troubles musculo-squelettiques) et la libération des opérateurs vers des tâches à plus forte valeur ajoutée constituent des arguments B2B solides face aux acheteurs industriels.

ABB figure parmi les quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels, aux côtés de KUKA, Fanuc et Yaskawa. Sa division robotique emploie environ 7 000 personnes, avec un siège américain et une usine à Auburn Hills, dans le Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de cette division à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui repositionne ABB Robotics dans un écosystème orienté IA et humanoides, porté par SoftBank via ses participations dans Boston Dynamics et d'autres acteurs. Parallèlement, ABB a lancé en avril 2026 la gamme PoWa, six cobots à limitation de force et de puissance couvrant des charges utiles de 7 à 30 kg et atteignant jusqu'à 5,8 m/s, renforçant son portefeuille collaboratif avant la finalisation probable du rachat. L'OmniVance s'inscrit dans cette dynamique de montée en gamme applicative avant la transition de propriété.

Impact France/UE

En tant qu'entreprise suisse certifiant CE l'OmniVance, ABB cible directement les PME industrielles européennes sans expertise robotique interne, abaissant concrètement le seuil d'adoption de l'automatisation du finissage de surface sur le marché européen.

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Le robot humanoïde AEON s'attaque aux opérations en usine dans une offensive d'autonomie réelle
1Interesting Engineering 

Le robot humanoïde AEON s'attaque aux opérations en usine dans une offensive d'autonomie réelle

La division Robotics d'Hexagon AB, basée à Zurich, et l'entreprise autrichienne Fill Maschinenbau ont annoncé un partenariat pour déployer le robot humanoïde AEON dans les ateliers de Fill à Gurten, en Autriche. Ce pilote cible des tâches de conduite de machines (machine tending), d'inspection et de support opérationnel dans des environnements de production à haute mixité. Point notable : AEON n'est pas un robot bipède, mais adopte une locomotion sur roues complétée par des bras de manipulation, une fusion de capteurs multimodale et une intelligence embarquée sur puce NVIDIA Jetson Orin. Présenté en juin 2025, il avait effectué son premier déploiement industriel en décembre 2025 à l'usine BMW Group de Leipzig, unique référence terrain disponible à ce jour. Ce partenariat met en avant une approche simulation-first que les intégrateurs suivent de près. Hexagon revendique une réduction des cycles d'entraînement de plusieurs mois à quelques semaines grâce à NVIDIA Isaac Sim et Isaac Lab, qui permettent d'acquérir navigation, locomotion et manipulation en environnement virtuel avant tout déploiement réel. Le robot utilise également NVIDIA Isaac GR00T et les outils Mimic pour apprendre à partir de démonstrations humaines et générer des données de mouvement synthétiques. Si ces gains se confirment en production, ils apporteraient une réponse partielle au problème du sim-to-real gap, considéré comme l'un des principaux obstacles à l'industrialisation des humanoïdes. Prudence néanmoins : les deux déploiements cités restent à des stades pilotes, sans métriques publiées sur des cycles de production continus. Hexagon AB est un groupe suédois spécialisé en métrologie et intelligence industrielle, dont la division Robotics à Zurich s'est positionnée sur le segment humanoïde après des acteurs comme Figure AI (accord BMW signé dès 2024 pour le Figure 02), Boston Dynamics ou Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon). Les données spatiales collectées par AEON sont remontées vers Hexagon Reality Cloud Studio via HxDR et intégrées à NVIDIA Omniverse pour générer des jumeaux numériques industriels en temps réel, un positionnement qui ancre l'offre davantage dans l'écosystème PLM et métrologie d'Hexagon que dans la robotique mobile pure. Les prochaines étapes incluent une migration vers la puce NVIDIA IGX Thor pour renforcer les garanties de sécurité collaborative. En Europe, cette initiative rejoint les travaux de Wandercraft sur l'humanoïde de réhabilitation médicale et ceux d'Enchanted Tools sur des plateformes à usage hospitalier, signe d'un écosystème continental qui monte progressivement en maturité industrielle.

UELe partenariat entre Hexagon AB (Suède/Zurich) et Fill Maschinenbau (Autriche) pour déployer AEON en usine illustre la montée en maturité industrielle de l'écosystème européen des robots humanoïdes, aux côtés de Wandercraft et Enchanted Tools.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026
2The Robot Report 

Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026

Teradyne Robotics, la division robotique du fabricant américain d'équipements de test Teradyne, a enregistré 91 millions de dollars de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026, contre 69 millions au T1 2025 et 89 millions au T4 2025. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif de croissance séquentielle, fait notable car le Q1 est historiquement le trimestre le plus faible du cycle annuel. La division regroupe Universal Robots (cobots à bras articulé) et Mobile Industrial Robots (robots mobiles autonomes AMR). Greg Smith, PDG de Teradyne, a précisé lors de la présentation des résultats que les ventes sont tirées par trois segments : l'e-commerce, la fabrication électronique et les semi-conducteurs, y compris les data centers IA. Les revenus liés à l'IA représentent désormais environ 15 % des ventes trimestrielles. Teradyne a par ailleurs annoncé un partenariat avec la startup Generalist pour une démonstration de cellule d'assemblage physico-IA lors du NVIDIA GTC, et évoque sans les nommer des expéditions croissantes vers un "grand client e-commerce" qui pourrait correspondre au déploiement du robot Vulcan d'Amazon, lequel intègre un cobot UR. Cette reprise est significative dans un contexte où Teradyne avait connu deux vagues de licenciements en 2025 : 10 % des effectifs en janvier, puis 14 % supplémentaires en novembre, après un déclin de revenus de 326 millions de dollars en 2022 à 293 millions en 2024. Le retour à la croissance, particulièrement marqué sur l'IA industrielle, suggère que le pari sur l'intégration cobots-IA dans les environnements de production haute densité commence à se traduire en commandes fermes plutôt qu'en démonstrations. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret est la progression des ventes dans les data centers : Universal Robots se positionne explicitement dans la chaîne "wafer-to-AI", du test de puces à l'assemblage physique des infrastructures IA, un débouché nouveau et potentiellement structurant pour les cobots légers. Universal Robots, créé au Danemark en 2005 et racheté par Teradyne en 2015 pour 285 millions de dollars, s'est imposé comme la référence des cobots collaboratifs avec plus de 100 000 unités déployées. Mais la pression concurrentielle s'intensifie, notamment de la part de fabricants chinois à bas coût. En Q1 2026, Teradyne a engagé une procédure judiciaire contre Elite Robots, acteur chinois de robots à limitation de force, accusé de copier le logiciel propriétaire d'Universal Robots. Au salon Hannover Messe en avril 2026, le tribunal régional de Hambourg a prononcé une injonction préliminaire interdisant à la filiale allemande d'Elite Robots de commercialiser les produits litigieux en Allemagne. Teradyne a prévenu qu'elle poursuivrait également les distributeurs et partenaires d'Elite Robots qui continueraient à proposer le logiciel incriminé, signalant une stratégie de protection IP agressive sur le marché européen.

UEL'injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg contre la filiale allemande d'Elite Robots protège Universal Robots (fondée au Danemark, EU) sur le marché européen des cobots et expose directement les distributeurs et intégrateurs européens utilisant des robots chinois à limitation de force à un risque juridique.

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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026
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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026

Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées. L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées. Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

UEInfineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

FR/EU ecosystemeOpinion
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Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA
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Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA

Comau, spécialiste italien de l'automatisation industrielle rattaché au groupe Stellantis, et Aptiv, entreprise technologique américaine issue de la scission de Delphi en 2017, ont signé un accord-cadre pour co-développer des systèmes d'automatisation industrielle intelligents. Les trois axes retenus sont la robotique avancée, les systèmes autonomes et l'intégration de l'IA dans les processus de production. Il s'agit à ce stade d'un protocole d'intention : aucun produit, aucun délai ni montant d'investissement n'a été communiqué. La complémentarité des deux acteurs justifie le rapprochement. Comau apporte son expertise en intégration robotique et en ingénierie de lignes de production, Aptiv ses capacités en architecture électronique embarquée et en logiciels pour systèmes autonomes, développées dans l'univers du véhicule connecté. Pour les intégrateurs industriels, cette convergence hardware-software reflète une tendance structurelle : les plateformes d'automatisation évoluent vers une adaptation autonome en environnement non structuré, réduisant la dépendance à la reprogrammation manuelle. Les deux entreprises s'inscrivent dans un secteur sous pression concurrentielle forte. FANUC, ABB Robotics et KUKA, filiale du groupe chinois Midea depuis 2017, investissent eux aussi dans l'IA appliquée à la robotique industrielle. Comau cherche à diversifier ses débouchés au-delà de l'assemblage automobile, tandis qu'Aptiv accélère sa transition des composants électroniques vers les couches logicielles. L'accord reste prudemment formulé, sans pilote client identifié ni roadmap précise, signe d'une collaboration encore en phase exploratoire.

UEComau (filiale Stellantis, groupe franco-italien) renforce sa position compétitive face à ABB et KUKA sur le marché européen de l'automatisation, mais l'accord reste un protocole d'intention sans pilote ni livrable identifié.

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