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Xiaoyu Robotics lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC
Chine/AsiePandaily 

Xiaoyu Robotics lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC

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Xiaoyu Robotics, startup chinoise spécialisée dans l'IA incarnée industrielle (embodied AI), a bouclé un tour de table Series B+ de plusieurs centaines de millions de yuans, selon le média spécialisé IPO Early. Le tour est co-piloté par cinq investisseurs industriels : Xiaomi, Didi, BAIC Investment (bras financier du constructeur automobile BAIC), Fosun Venture et CCDC (filiale de China Construction Bank). Le co-fondateur de Xiaomi, Lei Wanqiang, y participe pour la quatrième fois consécutive, signal fort de confiance institutionnelle dans la trajectoire de la société. Les fonds sont destinés à accélérer le déploiement de la startup dans l'ensemble des scénarios industriels et à financer son architecture robotique dite "un cerveau, plusieurs formes" : un seul cerveau général capable de piloter différents types de robots physiques, avec un objectif affiché de 100 000 unités livrées par an.

Ce chiffre de 100 000 unités est présenté par la société comme le seuil d'entrée dans la phase décisive de la course à l'embodied AI industrielle. Il s'agit d'une ambition déclarée, sans contrats ni calendrier précis communiqués publiquement. Ce qui est plus structurellement significatif est la composition du tour : réunir simultanément un géant tech grand public (Xiaomi), un opérateur de mobilité (Didi), un OEM automobile (BAIC), un conglomérat industrialo-financier (Fosun) et une banque d'État (CCB) est rare dans l'écosystème robotique. Cela positionne Xiaoyu Robotics moins comme un fournisseur sectoriel que comme une plateforme transversale, ce qui est une proposition structurellement différente pour les intégrateurs et les décideurs B2B : l'ambition n'est pas un robot, c'est un OS robotique industriel.

Fondée pour opérer dans des environnements industriels variés, Xiaoyu Robotics s'inscrit dans une vague de levées massives sur le segment embodied AI en Chine en 2024-2025, aux côtés d'Unitree, Agibot (ex-Zhiyuan) et Fourier Intelligence. Face à eux, les acteurs occidentaux comme Figure AI avec son Figure 03, Physical Intelligence et son modèle pi-0, ou Agility Robotics déployé chez Amazon, avancent également sur la commercialisation industrielle. L'architecture "un cerveau, plusieurs formes" vise à différencier la startup par la généralité du modèle plutôt que par un form factor unique, une approche proche des VLA (Vision-Language-Action models) appliqués à l'échelle. Les prochaines étapes, notamment les pilotes industriels et la feuille de route vers les 100 000 unités, n'ont pas encore été détaillées publiquement.

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Xiaoyubot lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC
1Pandaily 

Xiaoyubot lève un nouveau tour de table, soutenu par Xiaomi, Didi et BAIC

Xiaoyubot, startup chinoise spécialisée dans l'IA embodied industrielle, a bouclé un tour de financement de série B+ de plusieurs centaines de millions de yuans (montant exact non précisé), selon le média financier IPOZaozhidao. Ce tour est co-mené par cinq investisseurs industriels : Xiaomi, Didi, BAIC Investment (bras financier du constructeur automobile BAIC), Fosun Venture et la China Construction Bank Development (CCDC). Lei Wanqiang, co-fondateur de Xiaomi, y participe pour la quatrième fois consécutive, signe d'une conviction institutionnelle durable. Les fonds levés seront affectés à l'accélération du déploiement de Xiaoyubot sur l'ensemble des scénarios industriels couverts par l'IA embodied, terme désignant les systèmes d'IA capables d'agir physiquement dans un environnement réel via un corps robotique. L'ambition déclarée de Xiaoyubot est d'atteindre un rythme de livraison de 100 000 unités par an, seuil qu'elle présente elle-même comme le ticket d'entrée pour la phase finale de la course aux robots incarnés. La société développe une architecture baptisée "un cerveau, plusieurs formes" (one brain, multiple forms), conçue pour piloter différentes morphologies robotiques depuis un même système cognitif général, avec l'objectif de mutualiser les coûts de développement logiciel tout en couvrant un spectre large de cas d'usage industriels. La composition du tour est elle-même un signal stratégique : réunir des acteurs de l'internet (Xiaomi, Didi), de l'automobile (BAIC), de la finance privée (Fosun) et de la finance d'État (CCB) sous un même cap est rare et suggère un positionnement de plateforme nationale plutôt qu'une verticale sectorielle étroite. Fondée avec pour mission de déployer des robots IA dans des scénarios industriels variés, Xiaoyubot s'inscrit dans un écosystème chinois de la robotique en pleine effervescence, aux côtés de Unitree Robotics, Fourier Intelligence ou encore UBTECH. Ce tour intervient alors que plusieurs acteurs chinois cherchent à atteindre une échelle de production industrielle avant leurs concurrents occidentaux tels que Boston Dynamics, Figure AI ou 1X Technologies. L'objectif des 100 000 unités annuelles reste une cible annoncée, sans calendrier précis ni preuve de commandes fermes publiés à ce stade.

UELa constitution d'un consortium industrie-finance-État autour de Xiaoyubot accélère la course chinoise aux 100 000 unités annuelles et intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de la robotique industrielle, sans impact direct immédiat sur la France ou l'UE.

Chine/AsieActu
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Xiaomi présente Xiaomi-Robotics-U0 pour l'IA incarnée et la génération de robots
2TechNode 

Xiaomi présente Xiaomi-Robotics-U0 pour l'IA incarnée et la génération de robots

Xiaomi a dévoilé mercredi Xiaomi-Robotics-U0, un modèle de fondation multimodal autorégressif de 38 milliards de paramètres conçu pour l'IA incarnée (embodied AI). L'entreprise affirme que ce modèle unifie quatre capacités au sein d'un même framework : la génération de scènes pour robots, le transfert de comportements robotiques, la génération de vidéos d'interaction robot-environnement, et la génération et l'édition d'images à usage général. Concrètement, le système peut créer des environnements exploitables par des robots à partir de simples prompts textuels, adapter des trajectoires robotiques existantes à de nouvelles scènes tout en préservant le mouvement d'origine, produire des vidéos d'interaction à partir d'instructions de tâches, et exploiter des connaissances visuelles à l'échelle d'internet pour des applications d'IA incarnée. L'annonce a été rapportée par TechNode. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond du secteur robotique : l'utilisation de modèles génératifs pour produire des données d'entraînement synthétiques et combler l'écart entre simulation et réalité, un problème central pour les acteurs du VLA (vision-language-action) comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Si la promesse de générer des environnements et trajectoires synthétiques à la demande tient ses promesses, elle pourrait réduire le coût de collecte de données réelles, un goulot d'étranglement majeur pour l'entraînement des robots humanoïdes et bras manipulateurs. Toutefois, à ce stade, il s'agit d'une annonce de capacités techniques, sans démonstration publique détaillée ni benchmark comparatif, ni précision sur un déploiement matériel réel. Xiaomi investit depuis plusieurs années dans la robotique, avec son robot quadrupède CyberDog et des incursions dans les véhicules autonomes et l'IA embarquée. Ce modèle de 38 milliards de paramètres le positionne face aux laboratoires spécialisés en IA incarnée tels que Physical Intelligence, Figure AI ou Nvidia, ainsi que face aux géants chinois de la tech comme Baidu ou Alibaba, également actifs sur les modèles fondation pour la robotique. Aucune date de disponibilité, de partenariat industriel ou de déploiement pilote n'a été précisée à ce stade.

Chine/AsieActu
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RoboParty dévoile RP1, un nouveau robot humanoïde pour la recherche open source en robotique
3Interesting Engineering 

RoboParty dévoile RP1, un nouveau robot humanoïde pour la recherche open source en robotique

La société chinoise RoboParty a dévoilé RP1, un robot humanoïde bipède présenté comme une plateforme open source « full-stack » destinée à la recherche en robotique, à l'enseignement et au développement d'IA embarquée. Le robot a fait ses débuts publics le 28 septembre lors de l'IROS 2026 (IEEE/RSJ International Conference on Intelligent Robots and Systems), à travers une démonstration interactive baptisée « Kick Me » : les visiteurs pouvaient pousser ou frapper le robot, qui ajustait sa posture pour retrouver l'équilibre au lieu de rejouer des mouvements préprogrammés. La démonstration repose sur PartyOS, la plateforme de R&D ouverte de RoboParty, qui intègre le framework UFO (« A General Unsupervised Reinforcement Learning Framework for Humanoid Control »). Ce dernier entraîne par apprentissage par renforcement non supervisé des politiques de mouvement bas niveau pour les transitions entre compétences, la récupération après perturbation et le relevé après chute. RP1 atteint un couple articulaire crête de 160 Nm et s'appuie sur les modules d'actionneurs maison Romomo, une structure mécanique et un système de contrôle temps réel. L'entreprise ne communique, dans ce qui a été présenté, ni nombre de DOF, ni masse, ni payload, ni prix, ni calendrier de commercialisation. Pour les laboratoires et les intégrateurs, l'enjeu tient moins à la performance brute qu'à l'accès. Une plateforme humanoïde dont le matériel, le contrôle bas niveau, les environnements de simulation, les SDK et les outils d'entraînement seraient réellement ouverts offrirait une base reproductible, là où la plupart des humanoïdes de recherche restent fermés ou n'ouvrent qu'une couche logicielle. La démonstration de robustesse aux poussées illustre aussi l'avancée des politiques de locomotion apprises en simulation puis transférées au robot réel, un sujet où le fossé entre démo et usage réel reste à documenter. Il faut toutefois rester prudent : une démonstration publique de quelques minutes, sans protocole de test, force de poussée mesurée ni taux de réussite, ne prouve pas une fiabilité sur la durée. Surtout, l'ouverture annoncée est progressive : RoboParty indique qu'elle « ouvrira progressivement » ses systèmes de contrôle, ses simulateurs, ses SDK et ses outils d'entraînement. À ce stade, le caractère « full-stack » relève donc d'une feuille de route plutôt que d'un fait livré. RP1 prolonge le projet RPO (ROBOTO ORIGIN), initiative humanoïde open source lancée en janvier 2026, qui a recueilli plus de 2 500 étoiles sur GitHub. RPO a posé la base bipède, Romomo a apporté les actionneurs propriétaires et RP Hand a étendu l'ensemble à la manipulation dextre et à l'interaction homme-robot. PartyOS doit désormais couvrir la locomotion, la perception, la manipulation corps entier et l'intelligence autonome. RoboParty affirme que sa communauté de développeurs dépasse 5 000 personnes, avec une équipe issue notamment de Tsinghua, de Peking University et du Harbin Institute of Technology. Son fondateur, Yi Huang, revendique l'open source intégral comme « direction technique » depuis RPO et veut faire de RP1 une « fondation ouverte » que chacun peut modifier et entraîner. L'entreprise se positionne ainsi face aux plateformes de recherche plus fermées et aux acteurs commerciaux qui privilégient leurs propres piles propriétaires. Les prochains jalons à surveiller sont la publication effective des schémas mécaniques, des actionneurs et du code de contrôle, ainsi que la disponibilité et le prix du robot.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Sous-traitée de la robotique en peau électronique fondée par un professeur de l'université de Soochow lève des fonds en amorçage
4Pandaily 

Sous-traitée de la robotique en peau électronique fondée par un professeur de l'université de Soochow lève des fonds en amorçage

Perception Era Technology, startup chinoise fondée par un professeur de l'Université de Soochow, a bouclé un tour de financement d'amorçage de plusieurs dizaines de millions de yuans, mené par Songhe Capital. La société, créée en décembre 2025, se positionne comme fournisseur d'infrastructure tactile pour robots, combinant peau électronique multimodale propriétaire, capteurs matériels et algorithmes d'IA pour livrer des systèmes tactiles complets. Son produit phare est une peau électronique bionique multimodale et élastique qui, contrairement aux capteurs rigides classiques, épouse les surfaces courbes des bras, doigts et articulations robotiques, une seule feuille pouvant couvrir l'intégralité d'un corps de robot. Le matériau biomimétique revendique plus de 400 % d'élasticité et a passé plus d'un million de cycles de test de fiabilité, des chiffres qui visent à démontrer sa robustesse pour un usage industriel réel plutôt qu'une simple démonstration en laboratoire. Le montant exact de la levée reste flou, une imprécision fréquente dans les annonces d'amorçage chinoises. Ce pari illustre un déplacement d'attention dans la robotique humanoïde : après des années centrées sur la vision par ordinateur et les modèles vision-langage-action type Pi-0 ou GR00T N2, le secteur identifie désormais le toucher comme le prochain verrou technique pour atteindre une dextérité proche de l'humain. Sans perception tactile fine (pression, texture, température, glissement), les robots peinent à manipuler des objets non structurés en usine, en entrepôt ou en environnement médical, ce qui limite leur déploiement au-delà de tâches répétitives préprogrammées. La capacité de transfert d'apprentissage intégrée par la startup, permettant au robot de généraliser sa reconnaissance tactile à des objets inconnus mais physiquement proches d'objets déjà appris, s'inscrit dans cette logique : faire passer les systèmes tactiles d'une collecte de données passive à une prise de décision active. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de brique technologique conditionne la viabilité économique des robots généralistes promis par les grands acteurs du secteur. Cette levée s'inscrit dans une vague plus large d'investissements chinois dans la détection tactile robotique, un segment longtemps resté en retrait par rapport à la vision par ordinateur mais désormais jugé stratégique face à la course mondiale aux robots humanoïdes, portée notamment par Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Physical Intelligence. Perception Era ne détaille pour l'instant aucun partenariat industriel concret ni calendrier de déploiement commercial, la société n'ayant que sept mois d'existence. Reste à voir si l'entreprise parviendra à transformer ses performances de laboratoire, l'élasticité et le nombre de cycles de test annoncés, en déploiements réels chez des fabricants de robots ou des intégrateurs, une étape où beaucoup de startups de capteurs tactiles ont historiquement buté sur les coûts de production à l'échelle et l'intégration logicielle avec les piles de contrôle existantes.

Chine/AsieActu
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