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Ai2 publie un modèle de robotique ouvert conçu pour l'automatisation réelle par IA
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Ai2 publie un modèle de robotique ouvert conçu pour l'automatisation réelle par IA

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L'Allen Institute for AI (Ai2), centre de recherche indépendant basé à Seattle et fondé par Paul Allen en 2014, a publié cette semaine MolmoAct 2, un modèle de fondation robotique open source conçu pour améliorer l'exécution de tâches physiques en environnement réel. Contrairement aux approches précédentes centrées sur des scénarios de laboratoire hautement contrôlés, MolmoAct 2 cible la généralisation à des environnements non structurés, en s'appuyant sur l'architecture multimodale de Molmo, le modèle vision-langage qu'Ai2 avait rendu public en 2024. Le modèle est diffusé sous licence ouverte, avec poids et code disponibles publiquement.

L'enjeu pour l'industrie est direct : les modèles de fondation robotiques à diffusion ouverte réduisent la barrière d'entrée pour les intégrateurs et les équipes R&D qui ne disposent pas des ressources pour entraîner des politiques de zéro. MolmoAct 2 s'inscrit dans la lignée des travaux sur les VLA (Vision-Language-Action models), une architecture qui couple perception visuelle, compréhension du langage naturel et génération de commandes motrices. L'ouverture du modèle permet des audits indépendants et une adaptation à des morphologies robotiques variées, ce qui est difficile avec des modèles propriétaires comme GR00T N2 de NVIDIA ou π0 de Physical Intelligence.

Ai2 est surtout connu pour ses contributions au NLP (AllenNLP, Semantic Scholar) avant de pivoter vers la robotique incarnée. MolmoAct 2 le place directement en concurrence avec les initiatives open source existantes comme OpenVLA (Berkeley) et les modèles RT-X de Google DeepMind, dans un secteur où Physical Intelligence, Figure AI et 1X Technologies se disputent le leadership sur les déploiements industriels. L'article source étant partiellement tronqué, les métriques de performance (taux de succès, benchmarks sur manipulation) et les éventuels partenariats de déploiement n'ont pas pu être vérifiés.

Impact France/UE

Les équipes R&D et intégrateurs européens peuvent accéder librement aux poids et au code de MolmoAct 2, réduisant la dépendance aux modèles propriétaires américains pour le développement de politiques robotiques.

💬 Le point de vue du dev

C'est le genre de modèle qu'on attend depuis que tout le monde se bat pour faire des démos en labo. L'ouverture des poids, c'est pas juste un geste de générosité, c'est ce qui permet aux équipes R&D d'adapter le truc à leur propre morphologie robotique sans repartir de zéro. Reste à voir si ça tient face à des environnements vraiment non structurés, parce que "généralisation" c'est un mot qu'on lit souvent dans les papiers, moins souvent dans les entrepôts.

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Filtrage de l'information par régularisation variationnelle pour la manipulation robotique
1arXiv cs.RO 

Filtrage de l'information par régularisation variationnelle pour la manipulation robotique

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2601.21926v3) une étude portant sur un défaut structurel des politiques visuomotrices par diffusion appliquées à la manipulation robotique. Ces architectures, fondées sur des représentations visuelles 3D et un décodeur de débruitage, sont aujourd'hui parmi les plus performantes pour apprendre des comportements complexes à un bras robotique. L'équipe identifie un problème précis : dans les architectures U-Net et DiT (Diffusion Transformer), les blocs intermédiaires du décodeur contiennent des features parasites, sans rapport avec la tâche à exécuter. La preuve expérimentale est frappante, masquer aléatoirement les features du backbone U-Net ou sauter des couches intermédiaires du DiT pendant l'inférence, sans aucune modification de l'entraînement, améliore les performances. Pour corriger cela, les auteurs proposent un module baptisé Variational Regularization (VR) : un composant plug-and-play qui impose une distribution gaussienne conditionnée au contexte sur les features bruitées, et applique un régulariseur KL-divergence formant un goulot d'information adaptatif. Les évaluations couvrent trois benchmarks de simulation, RoboTwin2.0, Adroit et MetaWorld, et des tests en conditions réelles. Ce travail remet en cause une hypothèse tacite du domaine : augmenter la capacité du modèle de débruitage améliore mécaniquement les résultats. Les auteurs montrent que c'est faux, et que la redondance dans les features intermédiaires est une source active de dégradation. L'approche VR, combinée aux architectures DP3-UNet et DP3-DiT, établit de nouveaux résultats état de l'art sur l'ensemble des benchmarks testés. Pour les intégrateurs et équipes R&D travaillant sur des politiques d'imitation ou de reinforcement learning pour la manipulation, l'intérêt est double : le module est réutilisable sans réentraînement complet, et le diagnostic (tester le masquage aléatoire à l'inférence) est immédiatement applicable pour auditer ses propres architectures. Ce type de recherche s'inscrit dans la lignée des travaux sur les diffusion policies initiés par Chi et al. (2023) et leur extension 3D (DP3), qui ont rapidement supplanté les approches behavior cloning classiques sur les tâches de manipulation fine. Sur ce terrain, les concurrents directs incluent les politiques basées sur les transformers de vision-action comme ACT (Action Chunking with Transformers) ou les approches Flow Matching comme Pi-0 de Physical Intelligence. La contribution ici n'est pas une nouvelle architecture de bout en bout, mais un correctif ciblé sur un problème de capacité mal calibrée, un angle plus susceptible d'être intégré rapidement dans des pipelines existants que de remplacer l'ensemble de la stack.

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Modèle d'action géométrique pour l'apprentissage de politiques robotiques
2arXiv cs.RO 

Modèle d'action géométrique pour l'apprentissage de politiques robotiques

Des chercheurs ont déposé le 16 juin 2026 sur arXiv (arXiv:2606.17046) le Geometric Action Model (GAM), une politique de manipulation robotique conditionnée par le langage naturel. L'architecture réutilise un modèle fondamental géométrique (GFM) pré-entraîné en le scindant en deux segments : les couches superficielles encodent les observations visuelles, tandis qu'un prédicteur causal inséré à la jonction génère des tokens latents futurs conditionnés sur les instructions textuelles, la proprioception et l'historique d'actions du robot. Les blocs restants du GFM décodent ensuite simultanément la géométrie future de la scène et les actions à exécuter via un backbone unique partagé. Sur une suite de benchmarks en simulation et sur robot réel incluant des tâches de manipulation en contact riche, GAM affiche selon ses auteurs une précision, une robustesse, une vitesse d'inférence et une compacité supérieures aux baselines VLA à large échelle actuellement en référence. Le problème central qu'adresse ce travail est le décalage entre les représentations 2D dominantes dans les VLA (vision-language-action models) et la nature tridimensionnelle des interactions physiques. Des systèmes comme Pi-0 et Pi0.5 (Physical Intelligence), GR00T N2 (NVIDIA) ou les modèles RT-X (Google DeepMind) opèrent principalement sur des espaces latents dérivés d'images 2D, ce qui les handicape pour les tâches de saisie précise, d'assemblage et de dépose sur surfaces contraintes. Ancrer la prédiction d'actions directement dans un espace géométrique 3D, avec une modification minimale du modèle fondamental sous-jacent, constitue le pari architectural de GAM. Si ces résultats résistent à une reproductibilité indépendante, ils valideraient l'hypothèse que des priors géométriques explicites améliorent la généralisation des politiques généralistes face au gap sim-to-real. Cette publication s'inscrit dans une course aux VLA généralistes lancée depuis RT-2 (Google DeepMind, 2023), où la majorité des acteurs industriels, dont Figure (Helix), Agility Robotics, 1X et Physical Intelligence, misent sur des transformers multimodaux sans encodage 3D explicite. En parallèle, plusieurs laboratoires académiques (Berkeley, Stanford, CMU) explorent l'intégration de représentations géométriques comme le Gaussian Splatting dans les politiques robotiques. GAM s'inscrit dans cette seconde tendance avec une proposition architecturale minimaliste. À ce stade, il s'agit d'un preprint arXiv non peer-reviewed, sans déploiement industriel ni partenariat hardware annoncé ; une validation sur des plateformes commerciales standards (UR, Franka) en dehors du laboratoire reste à démontrer.

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OA-WAM : un modèle du monde à adressage par objet pour la manipulation robotique robuste
3arXiv cs.RO 

OA-WAM : un modèle du monde à adressage par objet pour la manipulation robotique robuste

OA-WAM (Object-Addressable World Action Model), soumis sur arXiv en mai 2025 (arXiv:2605.06481), propose une politique vision-langage-action (VLA) qui décompose chaque frame en N+1 "slots" d'état : un slot robot et N slots objets. Chaque slot combine un vecteur d'adresse persistant (identifiant stable de l'objet) et un vecteur de contenu variable décrivant son état courant. Ces représentations sont fusionnées avec des tokens textuels, visuels, proprioceptifs et d'actions dans une séquence causale par blocs, alimentant une tête "monde" (prédiction du frame suivant) et une tête d'action par flow-matching (chunk de 16 actions continues). Le modèle atteint 97,8 % de succès sur le benchmark LIBERO et 79,3 % sur SimplerEnv. Un test de "causal slot-intervention" mesure un cosinus de binding de 0,87 contre un maximum de 0,09 pour les baselines holistes, un écart difficile à ignorer. Le problème central est le "scene entanglement" : quand une politique représente l'évolution du monde comme une image globale ou des tokens vidéo, le décodeur d'action peine à cibler un objet précis dès que la scène varie (distracteurs, occlusions, changements d'éclairage). En séparant explicitement "quel objet" (l'adresse) de "comment il est" (le contenu), et en routant l'attention cross-slot via des clés d'adresse uniquement, l'architecture maintient l'identité des objets sous perturbations contextuelles sans surcoût en tokens. Pour un intégrateur B2B ou un COO industriel, c'est un argument concret vers des politiques robotiques stables face aux variations de ligne de production, sans retraining systématique à chaque changement de contexte. Les WAMs (World Action Models) sont une extension récente des VLA classiques (π0 de Physical Intelligence, OpenVLA, RT-2 de Google DeepMind) qui ajoutent une prédiction de scène en boucle fermée pour contraindre les décisions d'action. OA-WAM s'inscrit dans la lignée des modèles à slots (SAVi, IODINE) transposés au contrôle robot. Il s'agit d'un preprint académique : toutes les évaluations sont conduites en simulation (LIBERO, SimplerEnv), sans validation sur robot physique mentionnée. Aucun déploiement ni partenariat industriel n'est annoncé à ce stade. La prochaine étape logique sera la validation sim-to-real sur manipulateurs réels et l'extension à des tâches de manipulation longue durée.

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MuseVLA : un modèle VLA multimodal adaptatif pour la manipulation robotique
4arXiv cs.RO 

MuseVLA : un modèle VLA multimodal adaptatif pour la manipulation robotique

Des chercheurs présentent ce mois-ci MuseVLA (arXiv:2606.17598, juin 2026), un modèle Vision-Language-Action capable d'intégrer des capteurs non-RGB comme entrées de perception active lors de tâches de manipulation robotique. Sur un robot à main dextre testée en conditions réelles, MuseVLA atteint un taux de succès moyen de 80,6 % sur trois familles de tâches : saisie guidée par la température, recherche d'objet par signal audio, et récupération d'objet dissimulé assistée par radar. L'architecture repose sur un mécanisme en deux temps : le modèle génère d'abord un "sensor token" qui sélectionne dynamiquement la modalité sensorielle pertinente pour la tâche en cours, puis convertit la mesure capteur en une "grounded sensor image", une représentation intermédiaire unifiée fusionnée avec le flux RGB classique avant la génération d'action. Les auteurs introduisent également un pipeline de synthèse de données qui augmente des datasets RGB existants avec des images capteur simulées, contournant ainsi le coût prohibitif de la collecte de données multisensorielles réelles. L'apport principal est architectural plutôt que purement empirique : le découplage entre le traitement capteur spécifique et le backbone VLA permet d'intégrer de nouveaux capteurs sans réentraîner le modèle de base, un principe analogue aux "tool calls" dans les LLM. Cette modularité répond à une limite structurelle des VLA actuels, dont Pi-0 (Physical Intelligence), OpenVLA ou GR00T N2 (NVIDIA), qui opèrent quasi exclusivement sur RGB. La capacité de zéro-shot sur des tâches non vues lors de l'entraînement est notable, même si les conditions expérimentales restent celles d'un laboratoire, sans déploiement industriel rapporté. Les métriques de cycle time ou de robustesse en environnement non contrôlé ne sont pas fournies, ce qui limite l'interprétation du 80,6 % en contexte réel. Le papier s'inscrit dans une effervescence autour des VLA généralistes depuis mi-2024, avec des acteurs comme Physical Intelligence, 1X Technologies, Enchanted Tools côté européen, et les équipes de Google DeepMind ou Carnegie Mellon qui multiplient les approches de fusion multimodale. MuseVLA reste pour l'instant un preprint sans code ni dataset publié, et la question de la généralisation à des capteurs industriels standards (LiDAR, force/torque) n'est pas traitée. Les prochaines étapes naturelles seraient un benchmark comparatif sur des plateformes connues type Franka ou UR, et une validation hors labo pour confirmer la thèse du sim-to-real sur les données capteur synthétiques.

UELes acteurs européens comme Enchanted Tools opèrent dans le même segment VLA généraliste, mais ce preprint n'implique aucune institution ou entreprise française ou européenne.

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