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Jike Technology lève 50 millions de dollars en Série B+ et devient le premier vendeur mondial d'exosquelettes grand public
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Jike Technology lève 50 millions de dollars en Série B+ et devient le premier vendeur mondial d'exosquelettes grand public

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La société shanghaïenne Jike Technology a annoncé le 18 mai une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de CNY) lors d'un tour de table Series B+. Le capital sera affecté au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale de la marque. Fondée en 2021, Jike s'est imposée sur la scène mondiale dès 2023 avec un lancement Kickstarter ayant généré plus d'un million de dollars, catapultant l'entreprise au rang de Best Seller. Elle revendique depuis la première place en volume de ventes dans la catégorie exosquelettes sur JD.com, Amazon US et Amazon Europe, se positionnant comme le leader mondial des exosquelettes grand public par unités vendues.

L'enjeu dépasse la seule performance commerciale : la plateforme X Series représente un glissement architectural significatif, abandonnant la modélisation de mouvement par règles prédéfinies au profit d'un contrôle moteur end-to-end. Ce système intègre dans une boucle fermée unique la perception, la reconnaissance, la prédiction et la planification comportementale, une approche analogue aux VLA (Vision-Language-Action models) qui s'imposent dans la robotique humanoïde. Pour les intégrateurs B2B et les décideurs industriels, cela signifie des dispositifs capables de s'adapter en temps réel aux variations de terrain et de posture, réduisant la charge physique des opérateurs en logistique et fabrication. Chaque session d'utilisation génère en outre des données biomécaniques propriétaires, un actif stratégique susceptible d'alimenter des modèles d'intelligence embarquée différenciants à moyen terme.

Historiquement, le marché des exosquelettes grand public a émergé de niches médicales (réhabilitation) et militaro-industrielles, dominées par des acteurs comme Ekso Bionics ou Sarcos. Jike parie sur une troisième voie : la mobilité du quotidien, la randonnée et l'assistance aux personnes âgées, un segment encore peu disputé à l'échelle mondiale. La convergence robotique-IA en Chine, portée par des investissements massifs en R&D et une chaîne d'approvisionnement mature, lui confère un avantage structurel de coût et de vélocité produit. Les fonds levés financeront la commercialisation de la série X, dont les spécifications techniques restent non publiées, ainsi que l'accélération sur les marchés occidentaux où Jike détient déjà les premières positions e-commerce.

Impact France/UE

Jike revendique déjà la première position en volume sur Amazon Europe ; la levée Series B+ et la X Series pourraient accélérer leur part de marché sur le segment des exosquelettes grand public et logistiques en Europe, au détriment d'acteurs établis comme Exoskeleton+ ou d'éventuels acteurs EU émergents.

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Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde
1Pandaily 

Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde

Hypershell, startup shanghaïenne fondée en 2021, a annoncé le 18 mai 2026 une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de yuans) en série B+. Les fonds seront alloués au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale. L'entreprise revendique la première place mondiale des exosquelettes grand public par volume de ventes, le leadership de la catégorie sur JD.com en chiffre d'affaires et en parts de marché, ainsi que la position numéro un sur Amazon US et Amazon Europe. La catégorie, longtemps cantonnée à la rééducation médicale et aux applications militaires, s'est étendue à la mobilité quotidienne, la randonnée et le maintien de l'autonomie des personnes âgées. La X Series représente un changement architectural notable: elle abandonne la modélisation du mouvement par règles explicites pour un contrôle moteur de bout en bout intégrant perception, reconnaissance, prédiction et planification comportementale dans une boucle fermée unique. Cette approche emprunte aux architectures de type VLA (Vision-Language-Action) qui ont démontré leur efficacité dans la robotique humanoïde, et suggère que les exosquelettes grand public peuvent bénéficier des mêmes méthodes d'intelligence incarnée. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela ouvre des cas d'usage concrets: réduction des troubles musculo-squelettiques en logistique et en manufacture, accompagnement de la mobilité des séniors, et support à la marche prolongée sur terrain difficile, sans paramétrage manuel au profil utilisateur. Hypershell s'est révélée en 2023 via une campagne Kickstarter dépassant le million de dollars, validant la demande grand public avant d'attaquer les plateformes retail. L'entreprise dispose d'un avantage structurel potentiel: chaque utilisation quotidienne génère des données biomécaniques propriétaires qui pourraient alimenter des modèles d'IA incarnée à moyen terme, sur le modèle de ce que les fabricants de robots quadrupèdes font avec leurs flottes terrain. Les concurrents directs dans le segment médical et industriel, comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock, se positionnent principalement sur la prescription et la rééducation, laissant le marché grand public et professionnel relativement ouvert. La prochaine étape annoncée est le déploiement commercial de la X Series à l'international, sans calendrier précis communiqué pour l'instant.

UEHypershell revendique la première position sur Amazon Europe, signalant une présence commerciale directe sur le marché européen des exosquelettes grand public et une pression concurrentielle sur les acteurs établis comme Ottobock.

ExosquelettesOpinion
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Miser sur l'augmentation humaine : les exosquelettes légers vont-ils se démocratiser ?
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Miser sur l'augmentation humaine : les exosquelettes légers vont-ils se démocratiser ?

Hypershell, startup chinoise spécialisée dans les exosquelettes légers pour les membres inférieurs, cherche à créer une nouvelle catégorie de produits à la frontière entre le wearable grand public et la robotique. Ses systèmes combinent moteurs et capteurs embarqués pour assister la marche et la montée en côte, réduisant la fatigue musculaire et améliorant l'efficacité locomotrice. La gamme X est commercialisée entre 899 et 1 999 dollars selon la configuration, un positionnement milieu-haut de gamme qui reflète les contraintes de coût actuelles des composants (moteurs, batteries, matériaux structuraux). La cible initiale est délibérément étroite : randonneurs longue distance, sportifs d'extérieur et premiers adoptants ouverts aux technologies émergentes, avec une ambition d'expansion vers l'Amérique du Nord et l'Europe, marchés jugés plus réceptifs aux wearables innovants. Hypershell a bouclé plusieurs tours de financement early stage auprès d'investisseurs issus du hardware et de l'électronique grand public, qui voient dans l'entreprise un point d'entrée vers des applications robotiques à l'échelle consumériste. Ce positionnement "consumer-first" est stratégiquement cohérent : en évitant délibérément les secteurs médicaux et de réhabilitation, Hypershell contourne les cycles réglementaires longs (certification FDA, marquage CE dispositifs médicaux) et peut itérer rapidement sur les retours terrain. C'est un pari sur la validation produit-marché avant la réglementation, à l'opposé des approches adoptées par la plupart des acteurs établis. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la question reste ouverte : si Hypershell parvient à maîtriser ses coûts à l'échelle, ce type d'exosquelette léger pourrait trouver des débouchés en logistique, en assistance posturale ou en augmentation de l'opérateur en environnement semi-structuré. Les analyses plus prudentes pointent toutefois le trilemme non résolu entre autonomie de batterie, poids porté et prix : aucun acteur n'a encore trouvé l'équilibre permettant une adoption de masse. Le marché des exosquelettes reste largement non prouvé à grande échelle. Côté compétiteurs, on distingue les acteurs industriels historiques comme SuitX (intégré depuis chez Ottobock) ou Sarcos, les plateformes médicales comme Cyberdyne avec son système HAL, Wandercraft en France avec son exosquelette de rééducation Atalante, et les nouvelles entrées consuméristes comme l'américain Seismic. La transition du laboratoire vers le marché s'accélère grâce aux progrès en algorithmique de contrôle, matériaux composites et densité énergétique des batteries, mais le consensus sectoriel reste que ces dispositifs s'imposeront d'abord comme outils spécialisés pour des usages précis, avant de devenir des produits du quotidien. Les deux défis prioritaires d'Hypershell restent la compression des coûts de fabrication sans dégradation des performances, et l'identification de scénarios d'usage à fort potentiel de scalabilité via l'itération produit continue.

UEWandercraft (France) est cité comme concurrent direct dans la réhabilitation, et l'Europe est identifiée comme marché cible prioritaire par Hypershell, ce qui pourrait intensifier la concurrence dans le segment des exosquelettes grand public et industriel européen.

ExosquelettesOpinion
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Conception et contrôle d'un actionneur commutable à câble, à double mode couple/tension, pour exosquelettes
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Conception et contrôle d'un actionneur commutable à câble, à double mode couple/tension, pour exosquelettes

Un preprint publié le 22 septembre 2026 sur arXiv (2609.23487) décrit le CDSA (Cable-Driven Switchable Actuator), un actionneur à câble capable de basculer rapidement entre un mode couple articulaire et un mode tension linéaire pour l'assistance d'exosquelettes, toute l'électronique de capteurs et d'actionnement restant centralisée dans l'unité motrice proximale plutôt que répartie sur le membre. Le dispositif associe un mécanisme à poulie mobile couplée (CMPM), qui amplifie la tension à l'effecteur distal, et un mécanisme à cliquet bidirectionnel entraîné par câble (CDRM), qui gère le changement de mode et le réglage de la précharge, tandis que des capteurs proximaux multi-sources couplés à un modèle de fusion piloté par les données estiment les forces distales sans capteur embarqué sur le membre. Une commande de force adaptative à double mode, fondée sur l'apprentissage itératif (ILC), pilote l'ensemble. Sur banc d'essai, les rendements de transmission atteignent 92,4 ± 2,0% en mode couple et 96,5 ± 3,3% en mode tension, avec un ratio d'amplification de tension de 2,77 ± 0,10 ; le suivi de trajectoires simulant la marche au genou et de profils de tension courte course affiche des erreurs quadratiques moyennes de respectivement 4,52 ± 0,51% et 3,15 ± 0,19% de la valeur crête non contrôlée, et des essais avec un sujet humain assis valident la génération de force contrôlable dans les deux modes. Pour l'industrie des exosquelettes, ce travail cible une limitation structurelle connue : la plupart des architectures actuelles n'offrent qu'une seule modalité de sortie mécanique, soit un couple articulaire, soit une traction linéaire, ce qui impose des dispositifs dédiés selon le scénario de rééducation ou d'entraînement visé. Un actionneur unique capable de couvrir les deux usages simplifierait la conception de plateformes polyvalentes pour la rééducation du genou ou d'autres articulations et réduirait le nombre de références à industrialiser. Reporter toute la détection sur l'unité proximale, sans capteur distal, allège aussi le câblage porté par l'utilisateur, un point de friction classique des exosquelettes actifs, tout en conservant une estimation de force jugée fiable par fusion de données. Les résultats restent toutefois issus d'essais sur banc et d'une validation limitée à un seul sujet assis, loin des conditions d'usage clinique réel. Le travail s'inscrit dans une recherche plus large sur les actionneurs à câble pour exosquelettes, où les architectures publiées se répartissaient jusqu'ici entre systèmes à couple pur, orientés assistance articulaire, et systèmes à traction pure, orientés rééducation par étirement musculaire. Aucun acteur industriel, français ou étranger, n'est cité dans ce preprint, qui reste à ce stade une contribution académique non encore validée par les pairs, sans partenaire commercial ni calendrier de transfert technologique annoncé ; les auteurs et leur institution ne sont pas précisés dans le résumé arXiv disponible.

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SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente
4arXiv cs.RO 

SoFiE : un exosquelette de doigt souple pour la préhension intelligente

Des chercheurs ont présenté SoFiE, un exosquelette doux et modulaire pour l'index, conçu pour assister la flexion du doigt lors de tâches de préhension chez des personnes ayant une fonction manuelle réduite. Le système repose sur des matériaux flexibles imprimés en 3D, ce qui lui confère un profil compact et léger. L'actionnement est assuré par un mécanisme à tendons entraîné par un moteur DC miniature, tandis que l'extension passive est gérée par un ressort conducteur élastique, baptisé StretchSense. Ce composant joue un double rôle : il assure le retour en extension tout en faisant office de capteur proprioceptif, sa résistance électrique variant en fonction de la déformation. Une seconde modalité sensorielle, MagSense, est introduite : une paire aimant-magnétomètre intégrée dans la pulpe souple du doigt permet d'estimer à la fois la force de contact et la compliance des objets saisis. L'ensemble est entièrement sans fil, piloté par un microcontrôleur embarqué, et complété par un retour encodeur moteur pour l'estimation de l'état du système. L'intérêt principal de SoFiE réside dans la combinaison de deux types de sensing en un dispositif portable et non-filaire : la proprioception via StretchSense et la perception tactile via MagSense. Cette dualité permet au système de distinguer des matériaux de rigidité différente et de générer des signatures sensorielles distinctes selon le type de prise, ce qui constitue une base sérieuse pour des stratégies de contrôle adaptatif et sécurisé. Pour les intégrateurs en robotique d'assistance, c'est une architecture prometteuse : la modularité de la conception laisse entrevoir une extension à d'autres doigts sans refonte complète du système. Le domaine des exosquelettes de main souples est actif dans plusieurs laboratoires universitaires à l'échelle mondiale, avec des acteurs comme Roam Robotics, Bioservo Technologies ou encore des projets issus du MIT et de l'ETH Zurich sur des dispositifs comparables. SoFiE reste pour l'instant un démonstrateur de faisabilité, publié en preprint sur arXiv (2606.00397), sans partenaire industriel ni timeline de commercialisation annoncée. Les prochaines étapes attendues seraient une validation clinique sur des profils patients (AVC, lésions médullaires), ainsi qu'une extension du système à plusieurs doigts pour couvrir des prises complexes au-delà du pincement index-pouce.

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