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Robots de soudage collaboratifs : le cheval noir qui redessine l'automatisation du soudage en Chine
Chine/AsiePandaily 

Robots de soudage collaboratifs : le cheval noir qui redessine l'automatisation du soudage en Chine

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Résumé IASource uniqueImpact UE

En six ans, les robots de soudage collaboratifs ont opéré une percée notable en Chine, passant du stade expérimental en 2020 à une solution d'automatisation largement déployée en 2026. Ces cobots se distinguent par leur aptitude à fonctionner aux côtés des opérateurs sans barrières de sécurité physiques, combinée à une planification de trajectoire adaptative qui réduit les temps de programmation par rapport aux robots industriels classiques. L'adoption a été tirée par la hausse structurelle des coûts salariaux et par une demande accrue en qualité de soudure dans les secteurs automobile, naval et des équipements lourds. Plusieurs acteurs domestiques chinois auraient atteint le premier rang technologique, concurrençant directement les marques internationales sur prix et performance. Des analystes sectoriels projettent une part de marché supérieure à 30 % dans le segment mid-market de la soudure d'ici deux ans, à mesure que les prix unitaires continuent de baisser, bien qu'aucune source indépendante ne soit citée à l'appui de cette projection.

L'enjeu principal est de combler le déficit structurel de soudeurs qualifiés tout en automatisant des tâches longtemps réservées à la dextérité humaine. La rupture technique clé réside dans des algorithmes de contrôle propriétaires permettant une adaptation rapide à de nouvelles géométries de pièces, ce qui réduit les cycles de déploiement sur ligne. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela se traduit par un argument d'amortissement raccourci. Les métriques de cycle time avancées par les constructeurs restent cependant à valider sur données terrain indépendantes, les communications disponibles reposant essentiellement sur des démonstrations contrôlées plutôt que sur des rapports de production réelle.

Ce mouvement s'inscrit dans la montée en gamme globale de la robotique chinoise, portée par des acteurs comme JAKA Robotics, Aubo Robotics ou Elite Robots qui réduisent progressivement l'écart avec les références occidentales FANUC, KUKA et ABB. Le soudage collaboratif représente aujourd'hui l'un des cas d'usage les plus matures pour les bras cobots en environnement industriel réel, avec des déploiements documentés dans la construction navale et l'automobile. Les prochaines étapes probables incluent l'intégration de vision 3D pour l'adaptation en temps réel aux variations géométriques des pièces et l'extension vers les marchés émergents d'Asie du Sud-Est, où les pressions sur les coûts de main-d'oeuvre créent des conditions similaires à celles qui ont catalysé l'adoption en Chine.

Impact France/UE

Impact indirect sur les équipementiers européens (ABB, KUKA) dont les parts de marché mid-market soudage sont directement menacées par la montée en gamme des cobots chinois JAKA, Aubo et Elite Robots, sans déploiement documenté en Europe à ce stade.

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Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle
1Interesting Engineering 

Chine : Pudu dévoile un robot semi-humanoïde apprenant pour transformer l'automatisation industrielle

Pudu Robotics, entreprise fondée à Shenzhen spécialisée jusqu'ici dans les robots de service (livraison en restaurant, nettoyage), a présenté une version actualisée de son D7, robot semi-humanoïde industriel initialement dévoilé en 2024. La plateforme associe un châssis omnidirectionnel, deux bras manipulateurs et un torse anthropomorphe, le tout piloté par PuduFM 1.0, un modèle de fondation propriétaire entraîné sur des données opérationnelles réelles. Le D7 prend en charge des charges utiles jusqu'à 14 kg et peut atteindre des hauteurs de 2 mètres, ce qui lui permet d'interagir avec des systèmes de stockage en hauteur. Il est équipé de capteurs tactiles offrant une précision de contrôle de force au millimètre, d'un double LiDAR avant-arrière pour la navigation en environnement dynamique, et d'un système de remplacement autonome des batteries permettant une opération 24 h/24 sans intervention humaine. Les applications visées incluent la manutention, le picking en étagères, le réapprovisionnement de stocks et le transport interne en entrepôt ou en usine. Ce qui distingue la proposition de Pudu des AMR (autonomous mobile robots) classiques, c'est l'ambition d'un apprentissage continu en production : l'architecture collecte des données opérationnelles en boucle fermée, les transmet à faible latence et réentraîne le modèle sur les tâches réellement effectuées. Si ce mécanisme fonctionne à l'échelle, cela représente un changement notable pour les intégrateurs industriels qui gèrent aujourd'hui des flottes de robots aux capacités figées après déploiement. La plateforme PuduAgent, annoncée comme prochaine étape, viserait la coordination multi-robots sur des flux de travail complexes. Il convient toutefois de nuancer : la présentation repose sur des affirmations du fabricant, sans données tierces sur les taux d'apprentissage effectifs ni sur la performance en conditions de production réelle. La distinction entre ce qui est opérationnel aujourd'hui et ce qui reste en développement n'est pas clairement établie dans les communications officielles. Pudu s'est construit une base industrielle avec ses robots de livraison déployés dans des milliers de restaurants en Chine et à l'international, ce qui lui confère une expérience opérationnelle terrain que n'ont pas tous ses concurrents dans le segment humanoïde. Sur ce marché, le D7 se positionne face à des acteurs comme Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), Figure (Figure 02), 1X Technologies ou Fourier Intelligence, tous engagés dans la même course au robot humanoïde pour la logistique. Côté modèles de fondation pour la manipulation (VLA), la concurrence inclut Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et les équipes de recherche de DeepMind. Aucun déploiement client ni pilote industriel n'a été annoncé à ce stade pour la version actualisée du D7, ce qui place cette présentation davantage dans la catégorie annonce produit que déploiement réel.

Chine/AsieOpinion
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Robots collègues chinois en plein essor : voici les cobots dopés à l'IA
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Robots collègues chinois en plein essor : voici les cobots dopés à l'IA

Le géant technologique chinois multiplie les déploiements de cobots, ces robots collaboratifs conçus pour travailler aux côtés d'employés humains sur les lignes de production. Contrairement aux robots humanoïdes et aux "usines noires" entièrement automatisées qui ont capté l'attention médiatique, cette catégorie d'automatisation progresse discrètement grâce aux avancées en apprentissage automatique et en intelligence artificielle. Les derniers modèles se distinguent par une programmation ne nécessitant plus aucune compétence en code : ils répondent désormais à des commandes vocales en langage naturel, à des gestes de l'opérateur, et peuvent apprendre une tâche par simple démonstration physique (méthode dite du "drag-to-teach"), où l'humain guide manuellement le bras robotique pour lui enseigner un mouvement. Cette évolution marque un tournant pour l'industrie manufacturière chinoise et, plus largement, pour le secteur de la robotique collaborative mondiale. En abaissant drastiquement la barrière technique à l'installation et à la reconfiguration des cobots, les fabricants chinois rendent ces machines accessibles à des PME industrielles qui n'auraient pas les moyens d'employer des ingénieurs en robotique dédiés. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce signal est important : il suggère que l'automatisation collaborative, longtemps freinée par la complexité de programmation, pourrait connaître une diffusion beaucoup plus rapide que les humanoïdes autonomes, dont le déploiement reste largement au stade pilote. Cette montée en puissance s'inscrit dans la stratégie industrielle chinoise de robotisation massive, portée par des acteurs nationaux cherchant à répondre à la fois à la hausse des coûts de main-d'œuvre et aux ambitions de leadership technologique de Pékin. Les cobots chinois entrent ainsi en concurrence directe avec des fabricants occidentaux établis comme Universal Robots ou ABB, historiquement dominants sur ce segment. La trajectoire annoncée table sur une intégration croissante de l'IA générative et de l'apprentissage par renforcement pour rendre ces robots encore plus autonomes dans l'adaptation à de nouvelles tâches, sans toutefois atteindre le niveau de polyvalence visé par les humanoïdes de nouvelle génération.

UELes fabricants européens Universal Robots et ABB, historiquement dominants sur le segment des cobots, font face a une concurrence accrue des fabricants chinois qui simplifient radicalement la programmation de ces robots.

Chine/AsieOpinion
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Des robots-chiens dans l'espace ? La Chine veut bâtir sa station lunaire de 2035 avec des robots quadrupèdes
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Des robots-chiens dans l'espace ? La Chine veut bâtir sa station lunaire de 2035 avec des robots quadrupèdes

La Chine prévoit d'intégrer des robots quadrupèdes à sa future Station de recherche lunaire internationale (ILRS), dont l'achèvement est prévu pour 2035, avant l'extension vers un complexe orbital plus vaste à l'horizon 2045. L'idée est détaillée dans une étude publiée dans la revue Chinese Space Science and Technology et relayée par le South China Morning Post : des robots en forme de chien patrouilleraient les installations, assisteraient les astronautes dans leurs travaux scientifiques et joueraient un rôle de soutien psychologique face à l'isolement de la vie lunaire. Le scénario évoqué par les auteurs prévoit trois machines épaulant trois astronautes sur des tâches distinctes, l'exploration du terrain, la collecte d'échantillons de roches et des opérations de précision, en plus de tâches de maintenance comme l'extraction de glace d'eau, l'exploitation de minerais, la construction à partir de matériaux locaux, la régulation de l'air et de la température ou l'entretien de cultures. Dès août 2026, la Chine doit lancer une mission dédiée à l'extraction de glace d'eau au pôle sud lunaire, étape jugée nécessaire pour soutenir une présence humaine durable sur place. Ce projet reste à ce stade une proposition de recherche et non un produit déployé : aucun prototype de robot quadrupède spatial n'a été présenté, et les auteurs eux-mêmes soulignent qu'il faudra bâtir de nouveaux systèmes de communication et de navigation avant toute mise en œuvre réelle. L'intérêt pour l'industrie robotique tient surtout au défi technique évoqué en creux, celui de faire fonctionner des systèmes d'IA embarqués dans un environnement où les données d'entraînement terrestres n'ont aucune valeur, un problème d'apprentissage inédit pour des machines autonomes. Cette ambition s'inscrit dans une tendance plus large où les robots à pattes, déjà utilisés dans des contextes sensibles comme la base spatiale de Cape Cod où des unités semi-autonomes assurent des rondes depuis 2023, gagnent du terrain face aux rovers à roues pour les terrains accidentés et les environnements extrêmes. Le programme lunaire chinois s'appuie sur les acquis des missions Chang'e et sur le partenariat ILRS noué avec la Russie et d'autres pays partenaires, dans une course où les Etats-Unis avancent de leur côté avec le programme Artemis. L'annonce d'un rôle central pour des robots quadrupèdes dans l'établissement d'une présence humaine durable sur la Lune ne constitue pour l'instant qu'une orientation de recherche, dont la matérialisation dépendra des essais technologiques menés d'ici 2035, à commencer par la mission d'extraction de glace prévue ce mois d'août 2026.

Chine/AsiePaper
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Chine : les robots Agibot atteignent 99 % de réussite lors d'une démonstration en usine de six jours
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Chine : les robots Agibot atteignent 99 % de réussite lors d'une démonstration en usine de six jours

AGIBOT, fabricant chinois de robots humanoïdes, a organisé fin juin 2026 un livestream mondial de six jours depuis l'usine Longcheer Technology de Nanchang, en Chine, pour démontrer la viabilité industrielle de ses robots G2 sur une ligne de production active. Les G2 sont des manipulateurs mobiles sur roues avec un torse humanoïde, conçus pour la manutention, l'inspection qualité et l'assistance en ligne de fabrication. Pendant 64 heures d'opération cumulées, les robots ont exécuté 64 828 tâches réparties sur plus de quatre flux de fabrication différents, avec un taux de réussite annoncé de 99,99 %. Ils ont contribué à la production de 17 625 unités de tablettes en conditions réelles, aux côtés d'opérateurs humains et d'équipements industriels en fonctionnement. Simultanément, AGIBOT a annoncé la livraison de son 15 000e robot à Longcheer, soulignant une montée en cadence remarquable : il a fallu environ un an pour passer de 1 000 à 5 000 unités, puis seulement trois mois pour aller de 5 000 à 10 000, soit une vitesse de production multipliée par quatre. Le demo-to-reality gap reste l'obstacle central du secteur humanoïde, et AGIBOT a structuré son exercice précisément pour répondre à cette critique. Un livestream continu de six jours sur une ligne de production commerciale non préparée est méthodologiquement plus contraignant qu'une démonstration en laboratoire ou une vidéo sélectionnée. Cela dit, un taux de succès de 99,99 % sans indication du nombre d'interventions humaines, du périmètre exact des tâches ou de la nature des "failures" non comptabilisées mérite prudence. Si les chiffres se confirment à l'audit, ils représentent un signal fort pour les intégrateurs industriels : le sim-to-real et la robustesse en environnement bruité commencent à être résolus à une échelle suffisante pour envisager des déploiements pilotes à coût acceptable. La position déclarée d'AGIBOT dans les expéditions mondiales d'humanoïdes, à 39 % de part de marché selon ses propres chiffres, illustre l'avance de l'écosystème chinois dans la commercialisation de masse, bien avant que des acteurs occidentaux comme Figure AI, Agility Robotics ou 1X n'aient franchi les mêmes seuils de volume. Fondée à Shanghai, AGIBOT a accéléré son développement dans le sillage du boom des VLA (Vision-Language-Action models) et de l'intérêt industriel post-2023 pour l'embodied AI. Son G2 concurrence directement le Figure 03 (Figure AI, ayant réalisé un run autonome de 200 heures en mai 2026 avec 250 000 colis traités) et l'Optimus Gen 3 de Tesla, ainsi que les robots Unitree et Fourier Intelligence côté chinois. Sur le segment européen, les acteurs comme Enchanted Tools ou Wandercraft restent positionnés sur des niches spécialisées (service, médical) sans viser encore la production industrielle de masse. La prochaine étape pour AGIBOT sera de convertir ces démonstrations en contrats de déploiement multi-sites et de publier des données indépendantes validant ses métriques de fiabilité.

UEAucun impact direct sur la France/UE, mais la démonstration révèle un écart compétitif croissant : avec 15 000 robots livrés et 39 % de parts de marché revendiquées, l'écosystème chinois distance les acteurs européens (Enchanted Tools, Wandercraft) qui restent cantonnés à des niches spécialisées sans viser la production industrielle de masse.

Chine/AsieOpinion
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