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Nvidia, Unitree et Sharpa s'associent pour concevoir un robot humanoïde capable d'effectuer un travail réel
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Nvidia, Unitree et Sharpa s'associent pour concevoir un robot humanoïde capable d'effectuer un travail réel

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Nvidia, Unitree Robotics et Sharpa ont dévoilé H2+, un design de référence pour robot humanoïde destiné à accélérer le développement industriel à l'échelle mondiale. L'annonce a été faite par Jensen Huang, PDG de Nvidia. H2+ intègre la chaîne complète de développement robotique : collecte de données, entraînement de politiques de contrôle (policy training) et déploiement en conditions réelles. Unitree Robotics, spécialiste chinois des robots humanoïdes à bas coût (G1, H1), apporte l'architecture mécanique, tandis que Sharpa, fabricant singapourien de mains robotiques, contribue la préhension dextère. Nvidia fournit la couche logicielle et matérielle, vraisemblablement via Isaac Sim, OSMO et le modèle de fondation GR00T N2.

L'intérêt d'un design de référence commun est de réduire le temps de mise en marché pour les intégrateurs en évitant la redondance dans la phase de prototypage. En unifiant la stack sim-to-real sous un seul écosystème Nvidia, H2+ vise à fermer le gap entre démonstrations en laboratoire et déploiements opérationnels, un obstacle persistant dans la commercialisation des humanoïdes. C'est aussi un signal que Nvidia consolide son rôle d'infrastructure centrale dans la course aux humanoïdes, face à des constructeurs comme Boston Dynamics, Figure ou Agility Robotics qui développent leurs propres pipelines propriétaires.

La collaboration reflète une tendance de fond : les grandes plateformes technologiques cherchent à s'imposer comme couche commune là où les fabricants de hardware se fragmentent. Nvidia avait déjà lancé GR00T N2 début 2025 pour standardiser l'entraînement des humanoïdes. Unitree, dont le G1 est commercialisé autour de 16 000 dollars, mise sur le volume et l'accessibilité. Les suites concrètes de H2+, pilotes industriels, disponibilité du SDK, partenaires intégrateurs, n'ont pas encore été précisées dans les informations disponibles.

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Unitree Robotics présente un robot humanoïde à roues et jambes capable de patiner et d'effectuer des figures acrobatiques
1Pandaily 

Unitree Robotics présente un robot humanoïde à roues et jambes capable de patiner et d'effectuer des figures acrobatiques

Le 23 avril 2026, Unitree Robotics a diffusé une vidéo présentant les capacités de son robot humanoïde hybride à roues et jambes, la plateforme G1-D. Les séquences montrent l'engin enchaîner patinage sur glace, roller, rotations à 360 degrés, pirouettes sur un appui et saltos avant, en alternant de manière autonome entre modes roues et bipède selon les exigences du terrain. L'entreprise positionne cette architecture comme un vecteur de polyvalence pour les robots à usage général, adaptables à des environnements variés sans changement de plateforme matérielle. Aucune métrique technique indépendante (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle opérationnel) n'accompagne la publication : il s'agit d'une vidéo promotionnelle dont les conditions précises de tournage restent inconnues. Le contrôle multimodal illustré représente un défi technique réel : la transition fluide entre locomotion roues et locomotion pédestre exige des politiques de contrôle capables de gérer des dynamiques radicalement différentes, généralement entraînées par apprentissage par renforcement. Pour les intégrateurs industriels, la question centrale est celle de la polyvalence opérationnelle : une architecture hybride permet-elle de couvrir plusieurs cas d'usage (logistique en entrepôt et manutention debout) sur un seul déploiement matériel, ou ajoute-t-elle de la complexité sans avantage net ? La réponse reste ouverte tant qu'aucun pilote industriel documenté ne valide les performances hors conditions contrôlées. Unitree Robotics, fondée en 2016 à Hangzhou, s'est imposée avec le Go1, le B2 et l'humanoïde H1 comme l'un des fabricants de robots les plus prolifiques du marché semi-industriel. La plateforme G1-D intègre une solution complète de collecte de données et d'entraînement de modèles pour accélérer l'optimisation des algorithmes de locomotion. Sur le segment humanoïde, la concurrence directe de Figure, Boston Dynamics et Agility Robotics reste sur des architectures entièrement bipèdes, ce qui fait de l'hybridation roues-jambes un pari différenciant mais encore non validé en production. En France et en Europe, aucun acteur ne travaille sur cette architecture spécifique à échelle industrielle, laissant le terrain largement ouvert à l'offre asiatique.

UEAucun acteur européen ne développe d'architecture hybride roues-jambes à échelle industrielle, laissant un segment potentiel de marché ouvert à l'offre asiatique si la plateforme G1-D se valide hors conditions contrôlées.

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Le robot humanoïde de NVIDIA embarque 2 070 téraflops de puissance « cérébrale » pour apprendre dans le monde réel
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde de NVIDIA embarque 2 070 téraflops de puissance « cérébrale » pour apprendre dans le monde réel

NVIDIA a dévoilé le 1er juin 2026, au GTC Taipei, l'Isaac GR00T Reference Humanoid Robot, un design de référence humanoïde open source associant le corps du Unitree H2 (1,80 m, 68 kg, 31 degrés de liberté) aux mains tactiles cinq doigts Sharpa Wave (44 DOF supplémentaires), soit 75 DOF au total. L'intelligence embarquée repose sur le module Jetson AGX Thor T5000, équipé d'un GPU Blackwell délivrant 2 070 téraflops en précision FP4, d'un CPU Arm 14 cœurs et de 128 Go de mémoire unifiée pour le traitement sensoriel en temps réel. Le robot supporte 120 N.m de couple aux bras, 360 N.m aux jambes et une charge utile de 15 kg, avec perception stéréo en tête, caméras montées aux poignets et centrale inertielle. La pile logicielle Isaac GR00T couvre tout le cycle de développement: Isaac Teleop pour la collecte de démonstrations humaines, Isaac Sim et Isaac Lab pour la simulation et l'entraînement, Isaac ROS pour le déploiement sur robot physique. Quatre institutions ont déjà rejoint l'initiative: Ai2, l'ETH Zurich, le Stanford Robotics Center et le laboratoire Advanced Robotics and Controls de l'UC San Diego. La compatibilité avec l'Unitree G1, très répandu en recherche, est également confirmée. La fragmentation du développement humanoïde constitue aujourd'hui l'un des freins majeurs à la recherche: hardware, environnements de simulation, modèles de fondation et middleware proviennent de sources hétérogènes, multipliant les frictions d'intégration. En proposant une pile unifiée et documentée, NVIDIA cherche à compresser le délai entre une nouvelle politique de contrôle et son test sur robot physique. Les 2 070 téraflops FP4 embarqués ne visent pas uniquement l'inférence: la puissance disponible cible l'apprentissage par renforcement en ligne et la collecte de données en situation réelle, deux leviers critiques pour combler le sim-to-real gap qui limite encore la majorité des VLA (Vision-Language-Action models). Steve Cousins, directeur exécutif du Stanford Robotics Center, a résumé la logique: "La robotique avance plus vite quand les chercheurs peuvent construire sur des plateformes ouvertes, partager du code et tester sur de vraies machines." NVIDIA avait posé les premières briques d'Isaac GR00T au GTC 2024 avec des modèles de fondation pour l'imitation et le transfert sim-to-real; l'annonce de Taipei franchit une étape différente avec un design de référence hardware-software complet. NVIDIA ne fabrique pas de robots mais joue explicitement la carte du fournisseur de plateforme, fournissant calcul, modèles et outils à l'ensemble de l'écosystème humanoïde: Figure (02), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics (Atlas Electric), et les acteurs européens comme Wandercraft ou Enchanted Tools, qui pourraient bénéficier de cette pile ouverte pour accélérer leur R&D. Le risque principal de cette stratégie est que les grands constructeurs, Tesla et Figure en tête, développent des piles entièrement propriétaires, réduisant la surface d'adoption. Les prochaines étapes documentées se limitent aux déploiements dans les quatre institutions partenaires, sans calendrier de commercialisation industrielle annoncé à ce stade.

UEL'ETH Zurich est l'un des quatre partenaires fondateurs de l'initiative, et la plateforme ouverte pourrait permettre à Wandercraft et Enchanted Tools d'accélérer leur R&D humanoïde sans repartir de zéro sur la pile logicielle.

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RLWRLD et Nvidia lancent DexBench pour standardiser la dextérité des robots humanoïdes
3Robotics & Automation News 

RLWRLD et Nvidia lancent DexBench pour standardiser la dextérité des robots humanoïdes

RLWRLD, une startup spécialisée en IA physique, a annoncé en partenariat avec Nvidia le lancement de DexBench, un benchmark universel destiné à standardiser l'évaluation des capacités de dextérité des robots humanoïdes. L'initiative repose sur trois axes : DexBench en tant que référentiel d'évaluation commun, un standard de données pour l'entraînement à la manipulation dextre, et une intégration native aux frameworks open-source Nvidia Isaac Lab et Isaac Lab-Arena. Aucune date de disponibilité publique ni métriques de performance n'ont été communiquées à ce stade -- il s'agit d'une annonce de feuille de route, pas d'un produit shipped. L'absence de standard commun pour mesurer la dextérité est l'un des obstacles majeurs à la comparaison objective entre systèmes humanoïdes. Sans référentiel partagé, chaque constructeur publie ses propres métriques dans des conditions contrôlées, ce qui rend les comparaisons entre Figure 03, Optimus, Unitree ou 1X quasi impossibles pour les intégrateurs industriels. DexBench vise à combler ce vide en établissant des protocoles reproductibles, ce qui pourrait accélérer la qualification de robots pour des tâches d'assemblage ou de picking en milieu non structuré. RLWRLD s'inscrit dans un écosystème naissant autour des fondations de simulation Nvidia, qui positionne Isaac Lab comme infrastructure commune pour le sim-to-real dans la robotique humanoïde. Des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics ou Boston Dynamics s'appuient également sur des pipelines de simulation propriétaires. Le choix de standardiser via un framework open Nvidia plutôt qu'un consortium neutre (comme ROS 2 ou IEEE) est un pari sur l'adoption par l'écosystème Jetson/Omniverse -- une dynamique à surveiller face aux initiatives concurrentes en Europe.

UELa standardisation de l'évaluation de la dextérité pourrait indirectement bénéficier aux intégrateurs industriels européens, mais aucun acteur FR/EU n'est impliqué et l'initiative demeure au stade de feuille de route sans métriques ni date de disponibilité.

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Les robots humanoïdes Figure AI atteignent un jalon de 24h/7 de travail continu en conditions réelles
4Interesting Engineering 

Les robots humanoïdes Figure AI atteignent un jalon de 24h/7 de travail continu en conditions réelles

Trois robots humanoïdes de Figure AI ont dépassé 24 heures de fonctionnement autonome continu le 14 mai 2026, sur une tâche de tri de colis dans un entrepôt dont la localisation exacte n'a pas été précisée. L'opération, initialement prévue comme un test de 8 heures, a été prolongée sans interruption après une première journée sans incident signalé. Brett Adcock, fondateur et PDG de la startup californienne, a diffusé l'opération en direct sur internet, où les internautes ont surnommé les trois machines "Bob", "Frank" et "Gary". Les robots, pilotés par le système embarqué Helix-02, ont trié plus de 28 000 colis pendant l'opération, à raison d'environ 3 secondes par colis, soit la parité annoncée avec un opérateur humain. La tâche consiste à détecter les codes-barres par caméra, saisir les paquets et les déposer face vers le bas sur des tapis roulants, sans aucune télé-opération. Helix-02 est décrit comme un réseau de neurones unifié intégrant vision, toucher, proprioception et contrôle du corps entier, fonctionnant entièrement en embarqué. Figure AI affirme également que si un robot se retrouve hors de sa distribution d'entraînement, Helix-02 déclenche une réinitialisation autonome, et que les machines peuvent quitter la zone de travail d'elles-mêmes en cas de problème matériel, pendant qu'un congénère prend le relais. Ce résultat constitue une réponse directe au reproche chronique du secteur : le "demo-to-reality gap", l'écart entre démonstrations de quelques minutes en conditions maîtrisées et déploiements industriels réels. Une opération de 24 heures sur une tâche répétitive à cadence humaine dépasse ce que la majorité des concurrents a rendu public à ce jour, et change structurellement l'argumentaire commercial : un intégrateur ou un COO logistique peut commencer à modéliser un ROI sur des shifts complets plutôt que sur des pilotes vitrines. L'architecture à modèle unique de Helix-02, qui fusionne déplacement, manipulation et coordination dans un seul réseau, s'inscrit dans la tendance VLA (Vision-Language-Action) et contraste avec les approches modulaires classiques de la robotique industrielle. Il convient néanmoins de noter que les métriques présentées sont autodéclarées par Figure AI, dans un environnement filmé et contrôlé par l'entreprise ; la diversité réelle des colis, les conditions ambiantes et le taux d'échec détaillé restent insuffisamment documentés pour une validation rigoureuse. Figure AI a été fondée en 2022 à Sunnyvale et avait précédemment testé ses humanoïdes sur les lignes de BMW en Caroline du Sud, une référence industrielle qui lui a apporté visibilité et crédibilité. La startup se positionne sur le même segment que Tesla avec Optimus Gen 3, Agility Robotics (filiale d'Amazon) avec Digit, et Apptronik avec Apollo, tous en lice pour les marchés de la logistique entrepôt et de l'assemblage industriel. L'annonce intervient dans un contexte de course à la preuve opérationnelle, avant les premiers déploiements commerciaux à l'échelle, dont Figure AI n'a pas encore communiqué de dates ni de volumes précis. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools avec Mirokaï ou Wandercraft progressent sur des segments adjacents, mais aucun n'a publié de métriques d'endurance comparables à ce stade.

UELe jalon de 24h de Figure AI fixe un nouveau benchmark opérationnel que les acteurs européens comme Enchanted Tools et Wandercraft n'ont pas encore atteint, renforçant la pression concurrentielle sur l'écosystème humanoïde européen.

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