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Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité
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Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité

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Le 3 juin 2026 à midi (heure de New York), un webinaire gratuit réunit plusieurs acteurs de la logistique robotisée autour de la préhension automatisée de colis et d'unités individuelles (désignée dans l'industrie par "case and each picking"). La table ronde virtuelle rassemble Annie Bowlby, directrice produit et ingénierie chez RightHand Robotics, ancienne responsable produit chez Neurala et cheffe de produit chez Rockwell Automation ; Gina Chung, directrice stratégie chez Locus Robotics, qui revendique plus de 17 000 robots déployés sur plus de 360 sites dans le monde ; et Josh Cloer, directeur général de Nomagic pour l'Amérique du Nord, issu de Mujin et de Mobile Industrial Robots (MiR). Les sujets couverts incluent les avancées en manipulation robotique, le concept de "data flywheel" (boucle de rétroaction de données réelles pour affiner les modèles d'IA guidant la préhension), et la place future de la supervision humaine dans les opérations de fulfillment.

L'automatisation du picking unitaire reste l'un des verrous les plus tenaces de la logistique entrepôt. Jusqu'à récemment, un opérateur humain surpassait les robots en vitesse et en précision pour manipuler des SKUs individuels ou des cartons de formats variés. Mais la pénurie de main-d'oeuvre, le coût croissant du travail, les blessures liées aux gestes répétitifs et la variabilité de productivité humaine ont accéléré l'adoption des solutions robotiques. Le webinaire aborde explicitement le défi des formes, matériaux et poids hétérogènes, principal obstacle à la généralisation de la préhension automatisée au-delà des environnements très normalisés. La notion de "data flywheel" est présentée comme le mécanisme clé permettant d'améliorer la robustesse en conditions réelles plutôt qu'en simulation contrôlée, sujet central du débat sim-to-real qui structure encore largement la recherche en manipulation robotique.

L'émergence de ce segment reflète une consolidation progressive du marché. RightHand Robotics est positionné sur la préhension unitaire en entrepôt depuis plusieurs années, tandis que Locus Robotics, issu de la première vague d'AMR (robots mobiles autonomes), étend ses capacités vers la manipulation à valeur ajoutée. Nomagic, fondé en Europe et désormais en phase d'expansion nord-américaine, mise sur une approche dite de "physical AI" pour différencier ses solutions dans les opérations de fulfillment. Les concurrents directs dans cet espace incluent Covariant (intégré depuis par Amazon), Dexterity et, dans un registre plus industriel, Boston Dynamics. Il convient de noter que ce webinaire est un échange sectoriel et non un lancement produit ou une annonce de déploiement : aucune nouvelle solution ni chiffre de performance inédit ne sont présentés. La session sera disponible en rediffusion après la diffusion en direct du 3 juin.

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Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé
1Interesting Engineering 

Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé

Ouster, spécialiste du lidar basé à San Francisco, et FieldAI, développeur d'IA robotique californien, ont annoncé un partenariat centré sur l'intégration du capteur lidar numérique Rev8 d'Ouster avec la plateforme Field Foundation Models de FieldAI. L'objectif : permettre à des robots généralistes de se déployer sur de nouveaux sites industriels sans cartographie préalable, sans infrastructure dédiée et sans modification de l'environnement. La plateforme FieldAI est conçue comme un "cerveau" universel capable d'opérer sur des types de robots très différents, dans des conditions changeantes : chantiers de construction, mines, sites énergétiques, installations souterraines et zones industrielles sans couverture GPS. Le Rev8 apporte une couche de perception couleur native aux données lidar classiques, combinant ainsi la précision de la mesure de distance par impulsions laser avec une interprétation chromatique de l'environnement. Aucun chiffre de déploiement, de prix ou de volume client n'a été communiqué dans l'annonce, il s'agit à ce stade d'une collaboration technologique déclarée, pas d'un produit expédié. Ce partenariat pointe vers un verrou structurel du secteur : la dépendance des robots industriels aux environnements précartographiés. Les systèmes AMR (autonomous mobile robots) conventionnels exigent typiquement des semaines de mapping, des marquages au sol ou des balises fixes avant de pouvoir opérer. La proposition de FieldAI, entrer sur un site comme un nouvel employé, évaluer l'environnement et commencer à travailler sans connaissance préalable, représente un changement de paradigme si elle se confirme à l'échelle. L'ajout du lidar couleur Rev8 renforce l'interprétabilité des décisions du robot (distinguer un obstacle fixe d'un opérateur en mouvement, identifier des équipements par leur apparence) et améliore la sécurité dans des contextes où caméras seules ou GPS sont insuffisants. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cela se traduit potentiellement par une réduction significative des coûts et délais de mise en service, le principal frein commercial des déploiements robotiques en environnements non structurés. FieldAI s'est construit sur la conviction que les grands modèles de fondation, entraînés à comprendre le monde physique plutôt qu'une tâche spécifique, constituent la brique manquante pour généraliser l'autonomie robotique. Ouster, de son côté, est issu de la vague lidar initiée par Velodyne et ses concurrents ; son passage au lidar numérique (SPAD-based) lui a permis de réduire les coûts et d'augmenter la résolution. Sur le marché des capteurs de perception pour robots industriels, Ouster concurrence Hesai (Chine), Innoviz (Israël) et Luminar (États-Unis), tandis que FieldAI se positionne face à des plateformes d'intelligence robotique comme Boston Dynamics AI Institute, Intrinsic (Google) ou ANYbotics. Aucun acteur européen n'est impliqué dans ce partenariat. Les prochaines étapes annoncées incluent l'intégration du Rev8 dans les déploiements en cours de FieldAI chez ses clients industriels, sans calendrier précis communiqué.

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Le premier robot autonome au monde testé par Hyundai à bord d'un navire en mouvement
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Le premier robot autonome au monde testé par Hyundai à bord d'un navire en mouvement

Le groupe Hyundai Motor Group (HMG) a fait la démonstration réussie de ce qu'il présente comme le premier robot autonome au monde capable de naviguer à bord d'un navire en mouvement. L'essai s'est déroulé à Changwon, en Corée du Sud, à bord du navire polyvalent HYUNDAI DUBAI, dans le cadre d'une démonstration conjointe réunissant Korean Register (KR), HMM, HMM Ocean Service et Goseong Engineering. Le robot testé, MobED (Mobile Eccentric Droid), est une plateforme compacte à quatre roues dévoilée par HMG en décembre 2025, conçue à l'origine pour des usages terrestres. Elle repose sur la technologie propriétaire Drive and Lift (DnL), dont les roues à contrôle indépendant s'ajustent automatiquement pour maintenir une surface de niveau sur rampes, seuils et terrains inégaux. Lors des essais, MobED a exécuté plusieurs tâches dans les cales du navire (conduite en ligne droite et en courbe, déplacement à basse et haute vitesse, apprentissage d'itinéraire, navigation totalement autonome), malgré les vibrations constantes et le mouvement du navire. Dans les passages étroits, les opérateurs ont dû basculer en mode téléopéré faute d'espace suffisant pour l'autonomie complète. Deux versions existent: MobED Basic, téléopéré et destiné aux chercheurs, avec une charge utile de 47 kg, et MobED Pro, doté de LiDAR et de caméras pour une navigation assistée par IA, avec un mode "follow-me", une charge utile de 57 kg et une vitesse de pointe de 10 km/h. Pour l'industrie maritime et les intégrateurs robotiques, cette démonstration illustre un cas d'usage concret et ciblé plutôt qu'une percée générale de la robotique mobile: l'inspection de cales de cargo, la surveillance d'état et le transport de matériel dans des zones potentiellement dangereuses ou toxiques pour les équipages. L'enjeu principal démontré ici n'est pas l'autonomie en tant que telle, mais la robustesse mécanique et logicielle face à un environnement dynamique (vibrations, roulis, sols irréguliers) sans modification de l'infrastructure existante du navire, un critère décisif pour l'adoption par les armateurs. Le recours au mode téléopéré dans les espaces confinés rappelle toutefois que l'autonomie complète reste limitée aux zones dégagées, une nuance que la communication de HMG passe sous silence en parlant de "premier mondial". Il s'agit à ce stade d'un essai de démonstration technologique et non d'un déploiement commercial ou d'une certification opérationnelle. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de HMG de développer des robots polyvalents via son Robotics Lab, MobED ayant été positionné dès son lancement comme une plateforme préparant une future production de masse pour des usages aussi variés que la logistique du dernier kilomètre, l'inspection d'installations, le support de diffusion ou l'affichage publicitaire mobile. L'essai maritime s'appuie sur un partenariat avec des acteurs du secteur naval coréen, dont le classificateur Korean Register et l'armateur HMM, positionnant HMG face à d'autres initiatives de robotique navale et industrielle dans un marché où l'inspection de cargo à distance reste un besoin peu couvert. Aucun calendrier de déploiement commercial ni de pilote élargi n'a été communiqué à ce stade, l'essai restant une preuve de concept technique avant d'éventuelles suites.

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Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes
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Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes

Le marché mondial des robots mobiles autonomes (AMR) repart à la hausse, porté par la hausse des coûts de main-d'œuvre, les pénuries de personnel et le besoin de flexibilité et de rapidité opérationnelles, selon un rapport de The Robot Report et sa publication sœur Design World. Interact Analysis prévoit une croissance de près de 5 milliards de dollars en 2024 à 14 milliards en 2030. ABI Research, de son côté, table sur un marché des robots mobiles élargi passant de 33 milliards de dollars en 2026 à 68,9 milliards en 2030, soit une croissance annuelle composée de 20,2%, les AMR représentant la moitié de ce total. Après un ralentissement post-COVID, le secteur montre des signes de reprise solide. Le rapport distingue deux familles de solutions: les chariots élévateurs automatisés ou semi-automatisés, faciles à intégrer aux flux existants d'entrepôts et d'usines, et les navettes de systèmes de stockage et récupération automatisés (ASRS), plus coûteuses en infrastructure mais offrant une meilleure densité de stockage et une scalabilité supérieure, avec pour exemples les chariots autonomes de Hyster-Yale et les ASRS d'Attabotics. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce constat confirme que la technologie AMR a franchi un cap de maturité: vision par ordinateur, fusion de capteurs et apprentissage automatique ne servent plus seulement à la navigation, mais permettent aussi du picking précis, une collaboration homme-robot plus sûre et une meilleure visibilité opérationnelle. La gestion de flottes assistée par IA facilite désormais l'intégration avec les systèmes d'entreprise existants, un point de friction historique pour les déploiements à grande échelle. Les problèmes d'interopérabilité entre robots de fournisseurs différents subsistent, mais les éditeurs de logiciels d'orchestration et les organismes de normalisation commencent à y répondre. Les AMR ne se limitent plus à l'entrepôt: ils gagnent désormais l'industrie manufacturière et la pharmacie, des secteurs plus exigeants en traçabilité et en fiabilité. Ce regain suit une phase de tassement post-pandémie, durant laquelle les commandes avaient nettement ralenti après le pic du COVID-19. Le paysage concurrentiel reste fragmenté entre spécialistes des chariots autonomes comme Hyster-Yale, fournisseurs de systèmes de stockage automatisés comme Attabotics, et une multitude d'autres constructeurs d'AMR et d'éditeurs de logiciels de fleet management. Le rapport complet est disponible en téléchargement gratuit auprès de The Robot Report. La question de l'IA physique sera par ailleurs au programme de RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre 2026 à Santa Clara, en Californie, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.

UEAucun acteur ni déploiement français ou européen n'est cité, mais la tendance de fond (hausse des coûts de main-d'œuvre, besoin de flexibilité) concerne aussi les entrepôts et usines européens.

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Vention s'associe à FANUC et Universal Robots pour l'automatisation définie par logiciel
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Vention s'associe à FANUC et Universal Robots pour l'automatisation définie par logiciel

Lors du salon Automate 2026 à Chicago, Vention Inc. a annoncé l'extension de son partenariat avec FANUC America et l'optimisation de sa plateforme de jumeau numérique pour les déploiements Universal Robots. La société montréalaise, fondée en 2016, a déployé plus de 25 000 machines dans plus de 4 000 usines à travers le monde et a levé 110 millions de dollars en janvier 2026. Sa plateforme MachineMotion AI et son écosystème MachineLogic élargissent désormais leur compatibilité à plusieurs familles de robots FANUC : les cobots CRX, les robots industriels LR Mate, les séries LR-10iA, M-710iD et M-20iD. Le principe technique central repose sur une planification de trajectoire sans collision générée automatiquement : l'opérateur définit uniquement un point de départ et un point d'arrivée, et le système calcule lui-même le chemin optimal après avoir scanné l'espace de travail en 3D. Cette reconstruction 3D s'appuie sur Foundation Stereo, un modèle open-source de NVIDIA Isaac basé sur l'estimation de profondeur stéréoscopique zero-shot, qui alimente la construction du jumeau numérique en temps réel. Ce positionnement répond à un problème structurel de l'automatisation industrielle : la complexité et la durée du commissionnement. En supprimant la programmation manuelle point par point et en proposant une simulation réaliste avant déploiement physique, Vention réduit le risque d'intégration et accélère la montée en cadence de production. Pour les intégrateurs et les responsables industriels, l'enjeu est concret : déployer une cellule robotique en quelques jours plutôt qu'en plusieurs semaines, sans expertise en code robot propriétaire. L'approche "goal-driven", piloter par objectif plutôt que par trajectoire préprogrammée, facilite aussi les environnements multi-SKU et les changements fréquents de layout, un cas d'usage réel dans les manufactures à forte variabilité. Il reste toutefois à noter que les annonces présentées au salon sont principalement des démonstrations de capacités et d'intégrations partenaires ; les métriques de temps de déploiement avancées par Vention ne sont pas encore accompagnées de données tierces publiées. Vention s'inscrit dans un segment émergent d'éditeurs de plateformes d'automatisation "full-stack" qui cherchent à simplifier l'accès aux robots industriels traditionnels, face à des acteurs comme Covariant, Symbio Robotics ou, dans le segment cobot, Hirebotics avec ses offres clé-en-main sur Universal Robots. Le choix de NVIDIA Isaac Foundation Stereo comme couche de perception indique une convergence accélérée entre les stacks robotiques industriels et les pipelines d'IA générative. Avec 4 000 usines clientes et une levée de fonds récente de 110 millions de dollars, Vention dispose d'une base d'expansion significative pour déployer ces nouvelles capacités à l'échelle. Les prochaines étapes probables incluent l'extension à d'autres familles de robots et le déploiement commercial des fonctionnalités annoncées à Automate, dont les timelines précises n'ont pas été communiquées.

UEL'extension de la plateforme Vention aux cobots Universal Robots (entreprise danoise) peut bénéficier aux intégrateurs et usines européennes cherchant à réduire la complexité de commissionnement sans expertise en programmation robot propriétaire.

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