Aller au contenu principal
Stardust Intelligence lève plus d'un milliard de yuans en série B, sa valorisation dépasse 10 milliards
Chine/Asie36Kr2sem

Stardust Intelligence lève plus d'un milliard de yuans en série B, sa valorisation dépasse 10 milliards

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Astribot (星尘智能), startup shenzhenoise spécialisée dans les humanoïdes à transmission par câble, a bouclé une série B représentant plus d'un milliard de yuans (environ 125 millions d'euros) en trois tours sur trois mois. Sa valorisation dépasse désormais 10 milliards de yuans, la hissant au rang de licorne shenzhenoise de l'embodied intelligence. Le tour réunit des fonds régionaux (Liangxi Tech Innovation Fund géré par Bohua Capital, Yangzhou Longtou Xinli), l'industriel ThinkTech (中科创达), GUOKE Investment, et confirme le réinvestissement d'actionnaires historiques liés à Tencent, Alibaba et ByteDance. Sur le plan commercial, Astribot signe une commande de l'ordre du millier d'unités avec ThinkTech pour des applications industrielles et de services, avec expansion à l'export, ainsi que la co-construction d'un centre d'application de 100 millions de yuans avec la zone de développement économique de Jiangdu pour l'hôtellerie et le tourisme culturel. La gamme T1, lancée à 89 900 yuans (environ 11 500 euros), exécute des tâches en séquence continue : cuisson, service en bar, tri de pièces automobiles, manipulation chimique. Des livraisons à l'échelle du millier d'unités ont démarré fin 2025.

Ce qui distingue Astribot sur le plan technique, c'est son choix de la transmission tendineuse par câble (rope-driven), imitant la biomécanique musculaire humaine : moteurs déportés, câbles tractant les articulations, avec un couplage rigide-souple qui préserve la rigidité opérationnelle tout en absorbant les chocs. L'entreprise revendique être la première au monde à avoir industrialisé cette approche en production de masse pour des humanoïdes IA. Pour les intégrateurs, cela signifie un meilleur rapport charge utile/masse, moins de backlash mécanique, et des données de force proprioceptives de haute qualité transmises fidèlement au modèle, un avantage critique pour l'apprentissage de la physique réelle. L'intelligence embarquée repose sur DuoCore, une architecture bicéphale rapide/lente inspirée du double système cognitif humain, structurellement convergente avec l'architecture Helix de Figure dévoilée quasi simultanément, ce qui constitue une validation indépendante de cette direction. Le système rapide gère la compliance articulaire et l'évitement d'obstacles en temps réel ; le système lent planifie les tâches longues et coordonne les deux bras. Le modèle de fondation VLA maison, Lumo, entraîné par pré-entraînement puis alignement sur robot physique, affiche une généralisation à des objets inconnus et des environnements non vus. DuoCore est déjà déployé en conditions réelles dans la distribution au détail dans six villes chinoises, ce qui constitue un déploiement opérationnel, pas une démonstration en laboratoire.

Astribot a été fondée en 2022 par Lai Jie, qui cumule 17 ans d'expérience en IA et robotique : il a été le premier employé et architecte du laboratoire de robotique de Tencent, puis directeur de l'équipe robot Xiaodu chez Baidu. Sa philosophie "Design for AI" consiste à concevoir d'abord un corps adapté à l'apprentissage par un grand modèle, puis à y adjoindre l'algorithme, structurant ainsi toute l'architecture produit. L'entreprise s'inscrit dans un secteur très concurrentiel face à Unitree (G1, H1), Figure (02, Helix), Boston Dynamics (Atlas électrique), Agility Robotics (Digit), et côté chinois, Fourier Intelligence et Galbot. Sa différenciation repose sur la transmission câblée et une stratégie de données axée sur l'efficacité plutôt que le volume brut. Les prochaines étapes annoncées incluent l'internationalisation des commandes ThinkTech et l'intégration de capacités de modèle du monde (world model) dans les futures versions de Lumo.

Impact France/UE

La montée en puissance d'Astribot renforce la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'humanoïde (Wandercraft, Enchanted Tools) ; l'internationalisation annoncée des commandes ThinkTech pourrait atteindre l'Europe, mais aucun déploiement ou partenariat européen n'est confirmé à ce stade.

À lire aussi

Astribot atteint la valorisation d'un milliard de dollars après la clôture rapide de sa série B
1Pandaily 

Astribot atteint la valorisation d'un milliard de dollars après la clôture rapide de sa série B

Astribot, startup d'IA incarnée basée à Shenzhen, vient d'atteindre le statut de licorne en bouclant une série B qui porte sa valorisation au-delà de 10 milliards de RMB (environ 1,4 milliard de dollars). La société a enchaîné trois tours de financement consécutifs en l'espace de trois mois, levant au total plus d'un milliard de RMB. Le 27 mai 2026, elle a dévoilé son nouveau robot humanoïde T1 : 1,55 mètre de hauteur, 66 kilogrammes, 23 degrés de liberté et un payload de 5 kilogrammes par bras. L'architecture repose sur un actionnement par câbles, à la différence des solutions à engrenages ou hydrauliques des concurrents, ce qui procure des mouvements plus fluides et des marges de sécurité plus élevées pour une cohabitation avec des opérateurs humains. Fin 2025, Astribot annonçait des livraisons à l'échelle de plusieurs milliers d'unités, un chiffre à interpréter avec prudence puisqu'aucune donnée vérifiable de production n'a été communiquée. Le tour de table mêle des récurrents comme Ant Group à de nouveaux entrants : Thundersoft, spécialiste des systèmes embarqués pour cockpits automobiles, et Kede Education, ainsi que plusieurs fonds régionaux. Ce financement intervient alors que la plupart des acteurs du marché des humanoïdes restent en phase de prototype ou de pilote limité. La revendication d'Astribot d'être le seul fabricant en série mondiale de robots à câbles relève du discours marketing, mais l'existence de livraisons plurimilliers dès fin 2025 constitue un signal industriel tangible dans un secteur où le fossé entre démonstration et déploiement réel reste la principale ligne de fracture. Le partenariat avec Thundersoft cible l'intégration dans des cockpits automobiles intelligents, ouvrant un débouché B2B au-delà des seuls environnements manufacturiers. Côté fondation technique, le modèle Lumo joue le rôle de VLA (vision-language-action model), couplé à un OS robotique propriétaire : une pile verticalement intégrée qui, si elle tient ses promesses de sim-to-real, pourrait réduire les délais de déploiement chez les intégrateurs industriels. Astribot a été fondée en décembre 2022 par Lai Jie, vétéran de dix-sept ans en robotique, premier employé du laboratoire RoboticsX de Tencent (où il a conçu le robot à roues-jambes Ollie) et ancien responsable de l'équipe Xiaodu Robot chez Baidu. La montée en valorisation en moins de trois ans reflète à la fois la maturité de la chaîne d'approvisionnement robotique chinoise et un appétit investisseur en forte accélération pour l'IA incarnée. Sur le marché mondial, Astribot se retrouve en compétition directe avec Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0) et NVIDIA (GR00T N2), ainsi qu'avec des acteurs chinois comme Unitree et Fourier Intelligence. Les prochaines étapes annoncées comprennent l'ouverture d'un centre d'IA incarnée à Yangzhou en partenariat avec les autorités municipales, et des programmes de formation professionnelle pour alimenter l'écosystème en techniciens spécialisés.

Chine/AsieOpinion
1 source
Xingyuanzhi Robot lève 1 milliard de yuans en 10 mois pour son IA physique intégrée
2Pandaily 

Xingyuanzhi Robot lève 1 milliard de yuans en 10 mois pour son IA physique intégrée

Fondée en septembre 2025 à Pékin et incubée par la Beijing Academy of Artificial Intelligence (BAAI), Xingyuanzhi Robot a levé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) en moins de dix mois, dont la dernière tranche bouclée début juin 2026. L'entreprise compte une cinquantaine d'employés dont plus de 90 % en R&D, et a déjà généré plus de 10 millions de yuans de chiffre d'affaires en 2025 en livrant plusieurs centaines d'unités de sa plateforme T5, un contrôleur de domaine haute performance couplé à des modèles d'IA embarquée capables d'inférence en temps réel sur edge, sans dépendance au cloud. Son CEO, Liu Dong, ancien directeur général de la conduite autonome chez JD.com, est épaulé par le co-fondateur Mu Yadong, professeur à l'Université de Pékin et chercheur au BAAI spécialisé en IA incarnée. Parmi les clients déjà acquis figurent AgiBot, l'un des principaux développeurs chinois de robots humanoïdes, ainsi que Beijing Yizhuang Robot, avec qui un partenariat stratégique représente un carnet de commandes annoncé à plus de 500 millions de yuans sur trois ans. Sur le segment des équipements industriels, Xingyuanzhi développe avec EP Equipment, fabricant de chariots élévateurs électriques, des solutions de chargement et déchargement autonomes basées sur son système RoboBrain Pro. Le modèle économique de Xingyuanzhi est délibérément "brain-only" : l'entreprise ne fabrique aucun châssis ni actionneur, et se positionne exclusivement comme fournisseur de la couche intelligence pour des intégrateurs et fabricants tiers. Ce positionnement est directement calqué sur la stratégie de Huawei dans le véhicule électrique, où le groupe fournit la plateforme logicielle et les systèmes ADAS sans produire de voitures. Pour les industriels et intégrateurs robotiques, ce modèle signifie une possible convergence vers un middleware standardisé de l'IA incarnée en Chine, réduisant le coût et la complexité d'intégration de la perception et du contrôle dans des robots hétérogènes. La capacité à déployer de l'inférence sur edge sans infrastructure cloud est un argument opérationnel concret dans des environnements d'entrepôts ou de lignes de production à connectivité contrainte. Reste à noter que les métriques commerciales annoncées, notamment le carnet de commandes Yizhuang Robot et les volumes T5 livrés, proviennent de communications de la startup elle-même et n'ont pas été vérifiées indépendamment. Dans le contexte de la course chinoise aux robots humanoïdes et à l'IA physique, Xingyuanzhi arrive dans un écosystème déjà dense : Unitree, AgiBot, LimX Dynamics et Agilex côté hardware, tandis que des plateformes logicielles comme Zhiyuan Robotics et des laboratoires universitaires cherchent également à occuper la couche middleware. L'angle BAAI donne à Xingyuanzhi une crédibilité académique forte et un accès aux réseaux de financement publics pékinois. La levée d'un milliard de yuans en dix mois traduit l'appétit des investisseurs chinois pour la thèse de l'IA incarnée comme secteur stratégique, dans un contexte de politiques industrielles nationales orientées vers l'autonomisation robotique des usines et entrepôts. Les prochaines étapes probables incluent le passage à l'échelle de la plateforme T5, l'extension aux marchés de la logistique et de la fabrication, et potentiellement une consolidation via des partenariats avec des équipementiers plus larges.

Chine/AsieOpinion
1 source
DEEP Robotics dépose une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market, visant une valorisation d'environ 3,5 milliards de dollars
3Pandaily 

DEEP Robotics dépose une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market, visant une valorisation d'environ 3,5 milliards de dollars

DEEP Robotics a déposé le 18 mai 2026 une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai, acceptée par la bourse de Shanghai le même jour. La société prévoit de lever environ 2,503 milliards de yuans (soit approximativement 345 millions de dollars), avec CITIC Securities comme sponsor exclusif. La valorisation post-introduction est attendue autour de 3,5 milliards de dollars. Fondée sur des technologies issues des laboratoires de l'Université du Zhejiang à Hangzhou, DEEP Robotics s'est imposée comme l'un des principaux fabricants chinois de robots quadrupèdes hautes performances. Ses plateformes sont déployées dans trois grands segments : l'inspection industrielle intelligente, la recherche et la vérification expérimentale, ainsi que les opérations de secours d'urgence. Elle devient ainsi la troisième entreprise des "Sept Dragons de Hangzhou" à initier une démarche d'IPO, après Unitree Robotics et Qunhe Tech. Cette introduction en bourse signale la maturité commerciale croissante du segment des robots à pattes en Chine, longtemps perçu comme un marché de niche réservé à la recherche académique. Le fait que DEEP Robotics accède aux marchés de capitaux publics indique que les industriels et les investisseurs institutionnels reconnaissent désormais un potentiel de déploiement à grande échelle dans l'inspection, la sécurité publique et l'intervention en environnements difficiles. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela valide la viabilité économique des robots quadrupèdes comme alternative aux drones ou aux AMR dans des terrains non structurés. La levée de fonds vise explicitement à renforcer les capacités de R&D et à industrialiser la production. DEEP Robotics s'inscrit dans un écosystème robotique concentré autour de Hangzhou, où plusieurs start-ups issues du Zhejiang ont émergé ces dernières années avec un soutien public fort. Le concurrent direct Unitree Robotics, également issu de cet écosystème, a attiré l'attention mondiale avec ses robots Go et H1 et prépare lui aussi une cotation. À l'international, DEEP Robotics affronte Boston Dynamics (Spot), Ghost Robotics et Anybotics sur le créneau de l'inspection industrielle. Les fonds levés devraient financer l'itération de ses plateformes quadrupèdes propriétaires et de ses algorithmes de contrôle, avec une ambition explicite d'adresser la demande mondiale croissante en solutions robotiques industrielles.

UEL'IPO de DEEP Robotics renforce la compétitivité financière des fabricants chinois de robots quadrupèdes, accentuant la pression concurrentielle sur les acteurs européens du segment inspection (ANYbotics, Boston Dynamics EMEA), sans impact réglementaire ou commercial direct sur la France.

Chine/AsieActu
1 source
Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête
4Pandaily 

Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête

Lumos Robotics (鹿明机器人), startup d'IA incarnée fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua, a bouclé deux tours de financement successifs (A1 et A2) pour un total d'environ 1 milliard de RMB (soit ~140 millions de dollars), avec la filiale chinoise de Mitsubishi Electric comme chef de file sur les deux opérations. Le tour A1 a été co-mené par la filiale spécialisée en manufacturing intelligent de Mitsubishi Electric, ainsi que par les investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong ; le tour A2 a réuni en sus Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société, dirigée par le CEO Yu Chao, commercialise deux plateformes distinctes : le robot humanoïde pleine taille LUS et le robot MOS, un bras manipulateur monté sur base roulante lourde. Des laboratoires communs avec Mitsubishi Electric ont été établis à Suzhou et Shanghai, où le MOS est déjà opérationnel pour l'inspection visuelle par IA sur des lignes de production d'automates programmables (PLC). La participation répétée de Mitsubishi Electric, acteur industriel de premier rang et non un fonds de capital-risque généraliste, aux deux tours signale un intérêt stratégique concret. Pour les intégrateurs B2B, cela valide l'architecture technique de Lumos : le moteur propriétaire Nexcore combine des modèles du monde (world models) avec un entraînement conjoint VLA (Vision-Language-Action), une optimisation de l'attention visuelle dédiée à l'industrie, et un réseau d'experts de type MoE pour le contrôle de mouvement haute précision. Le déploiement annoncé du MOS sur des lignes PLC réelles constitue un signal de robustesse terrain, même si aucun volume de déploiement, taux de défaut ni temps de cycle n'est communiqué, ce qui rend toute évaluation objective des performances impossible à ce stade. Lumos Robotics s'inscrit dans une vague de startups chinoises d'IA incarnée issues des grandes universités, en concurrence directe avec Unitree, Fourier Intelligence et LimX Dynamics sur le marché domestique, et avec Figure AI, 1X Technologies ou Agility Robotics à l'international. Sa singularité réside dans un positionnement dual humanoïde/bras mobile combiné à un partenariat industriel ancré chez un équipementier japonais établi. Les prochaines étapes restent floues : ni timeline de série B, ni objectifs de production en volume, ni métriques de performance terrain n'ont été publiés. Le déploiement en inspection PLC à Suzhou et Shanghai représente pour l'instant un pilote industriel validé plutôt qu'un passage à l'échelle commerciale.

Chine/AsieOpinion
1 source