Aller au contenu principal
Un fabricant shanghaïen dévoile un robot humanoïde de 1,2 m à double cerveau et design compact
HumanoïdesInteresting Engineering 

Un fabricant shanghaïen dévoile un robot humanoïde de 1,2 m à double cerveau et design compact

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
Un fabricant shanghaïen dévoile un robot humanoïde de 1,2 m à double cerveau et design compact
▶ Voir sur YouTube

JAKA Robotics, société shanghaïenne fondée en 2015 et jusqu'ici connue pour ses cobots industriels, a dévoilé le Pi, un robot humanoïde compact mesurant 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. La plateforme intègre 27 degrés de liberté grâce à des modules articulaires intégrés de nouvelle génération, annoncés 15 à 27 % plus compacts que la génération précédente. Les genoux développent jusqu'à 120 Nm de couple pour la locomotion, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kilogrammes. L'architecture de contrôle repose sur une plateforme Intel hétérogène à double domaine : un "cerveau" chargé du raisonnement IA, de la perception visuelle, des grands modèles de langage et de la logique applicative, et un "cervelet" dédié au contrôle moteur temps réel via un réseau EtherCAT à latence milliseconde. JAKA présente le Pi comme une plateforme de R&D pour l'intelligence incarnée et l'interaction homme-robot, sans annoncer de déploiement commercial ni de calendrier de production.

La principale valeur technique du Pi réside dans son architecture duale, qui sépare explicitement l'inférence IA du contrôle déterministe -- une approche que l'on retrouve chez plusieurs concurrents mais que JAKA documente ici avec des métriques d'intégration concrètes. Pour un intégrateur ou un décideur industriel, la compacité (42 kg, 1,22 m) et le payload de 3 kg par bras positionnent le Pi sur un segment intermédiaire entre les humanoïdes de taille adulte comme Figure 03 ou Tesla Optimus Gen 3 et les plateformes de table. En revanche, les performances annoncées restent à ce stade des spécifications constructeur: aucune vidéo de tâche en conditions réelles n'a été publiée, et la notion de "polyvalence applicative" n'est étayée par aucun benchmark reproductible ni site pilote identifié.

JAKA s'est construit sur dix ans une gamme cobot industrielle étendue -- séries Zu (3 à 30 kg), Pro (IP68, milieux hostiles), S Series (contrôle en force), AL/A Series (vision intégrée) -- avant d'amorcer un pivot vers l'intelligence incarnée avec ses humanoïdes K1, K1L et K1W. Le Pi s'inscrit dans cette trajectoire de montée en gamme vers des systèmes IA embarqués. Sur le plan concurrentiel, le marché humanoïde compact est déjà occupé par Unitree (G1, 1,27 m, 35 kg), Agility Robotics (Digit), et côté recherche par des plateformes comme le PR2 ou l'Atlas de Boston Dynamics. En Chine, des acteurs comme Fourier Intelligence ou UBTech développent également des humanoïdes à vocation industrielle. La Chine déploie par ailleurs des robots humanoïdes dans la logistique postale, notamment à Guangzhou, signal d'un marché domestique qui commence à absorber ces systèmes. JAKA n'a pas communiqué de prix, ni de partenaires industriels, ni de calendrier pour des pilotes commerciaux du Pi.

À lire aussi

JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services
1Pandaily 

JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services

JAKA Robotics, fabricant shanghaïen de robots collaboratifs industriels basé dans le district de Minhang, a présenté le JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. Le système embarque 27 degrés de liberté, avec des modules articulaires 15 à 27 % plus petits en diamètre que la génération précédente. L'articulation du genou délivre 120 Nm de couple pour assurer une locomotion stable, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kg pour des tâches de manipulation légère. L'encombrement global est contenu à 1 220 x 420 x 220 mm. L'architecture de contrôle, baptisée "fusion brain" par l'entreprise, repose sur la plateforme de calcul hétérogène Intel et sépare deux domaines distincts : un "cerveau" supérieur dédié au raisonnement IA, aux algorithmes de vision et aux modèles de langage, et un "cervelet" gérant le contrôle moteur temps réel via bus EtherCAT à latence milliseconde. Le produit est présenté comme disponible, mais aucun chiffre de déploiement ni de prix public n'a été communiqué lors de ce lancement. La transition d'un spécialiste des cobots industriels vers un humanoïde de service constitue un signal stratégique notable, même si le positionnement retenu, axé sur l'éducation, la recherche universitaire, l'animation d'expositions et l'accompagnement des personnes âgées, reste dans un segment à faible exigence de fiabilité opérationnelle comparé aux applications logistiques ou manufacturières. La séparation architecturale entre couche IA et couche temps réel via EtherCAT est une approche déjà adoptée par d'autres acteurs du secteur pour résoudre la tension entre latence de l'inférence LLM et déterminisme du contrôle moteur, et représente une décision d'ingénierie sensée plutôt qu'une rupture. La valeur du JAKA Pi pour les intégrateurs et les équipes R&D réside davantage dans sa compacité et dans sa plateforme de développement secondaire ouverte que dans des performances mécaniques exceptionnelles, son payload de 3 kg par bras le plaçant dans une catégorie intermédiaire entre les démonstrateurs de laboratoire et les solutions industrielles. JAKA Robotics a officiellement repositionné sa marque en 2025, abandonnant l'étiquette de fabricant de robots collaboratifs pour celle de société de "robotique intelligente généraliste", et a formalisé un partenariat avec l'Université Jiao Tong de Shanghai pour un centre de recherche conjoint sur l'intelligence incarnée et les systèmes de perception avancée. Le marché des humanoïdes compacts pour l'éducation et le service voit coexister des acteurs très différents : Unitree (H1, G1), Agility Robotics (Digit), Boston Dynamics (Atlas), ainsi que des startups chinoises comme Fourier Intelligence ou Agibot, sans oublier Figure et 1X en Occident. À ce stade, le JAKA Pi s'inscrit davantage comme une annonce de positionnement stratégique que comme un produit à déploiement industriel imminent, en l'absence de données de terrain ou de pilotes clients confirmés.

HumanoïdesOpinion
1 source
Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde
2Interesting Engineering 

Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde

Clone Robotics, la start-up américaine qui développe des humanoïdes à muscles artificiels, a publié le 1er octobre 2026 une vidéo intitulée « Teleoperation of the Hand of Torso 3 ». On y voit une main à cinq doigts piloter à distance par un opérateur humain. L'entreprise y annonce aussi le lancement en novembre de Torso 4, un buste bimanuel redessiné pour des tâches stationnaires en entreprise, c'est-à-dire exécutées à poste fixe avec les deux bras. Dans un message complémentaire, Clone précise que la main filmée date d'avril 2026 et constitue la dernière de ses conceptions héritées. Depuis, elle affirme avoir consacré six mois à repenser l'ensemble du système. Aucune donnée chiffrée n'accompagne l'annonce : ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni site de déploiement. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, il y a peu à retenir de ce contenu, et c'est précisément ce qu'il faut en dire. La vidéo ne montre aucune autonomie : c'est de la téléopération, sur du matériel que Clone considère elle-même comme dépassé. Elle ne dit rien des performances de Torso 4. L'annonce ne cite aucune tâche réalisée par la nouvelle plateforme et n'indique pas quel degré d'assistance humaine elle exige. L'ambition d'automatiser le travail bimanuel stationnaire reste donc un objectif produit, pas un résultat démontré. La seule information exploitable est d'ordre stratégique : Clone dit vouloir rendre son matériel plus simple à simuler et à commander tout en conservant des capacités de niveau humain. Cela reconnaît implicitement que l'architecture précédente, difficile à modéliser, freinait l'apprentissage en simulation et le transfert vers le réel. Le choix de Clone reste atypique. La société suit l'anatomie humaine, avec cinq doigts actionnés par des muscles artificiels et des tendons, là où Boston Dynamics a retenu pour les nouvelles mains d'Atlas quatre doigts seulement, afin de limiter coût, encombrement et points de défaillance. Les deux approches divergent sur la forme, mais convergent sur la priorité donnée à la simulabilité et à la contrôlabilité, signe que la dextérité fine se heurte désormais autant à un problème de modélisation qu'à un problème mécanique. Le lancement de novembre servira de test : il faudra y chercher des tâches documentées, la part de fonctionnement autonome, le recours à l'intervention humaine, et surtout des vidéos non sélectionnées. Tant que ces éléments manquent, Torso 4 relève de l'annonce, pas du produit livré ni du déploiement réel.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

HumanoïdesOpinion
1 source
Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
3Interesting Engineering 

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

HumanoïdesOpinion
1 source
Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains
4Interesting Engineering 

Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains

ROBO Global, la société qui gère l'indice ROBO Global Robotics and Automation, a publié un guide destiné à expliquer les technologies nécessaires à la construction d'un robot humanoïde fonctionnel. Le document découpe le robot en trois briques : le "cerveau" (processeurs IA embarqués, caméras, LiDAR, capteurs tactiles), le "corps" (actionneurs rotatifs et linéaires, réducteurs harmoniques à fort couple) et l'"énergie" (batteries, avec un focus sur les batteries à état solide). Le guide ne cite aucun modèle précis ni aucune date de sortie, il reste volontairement générique : les caméras et le LiDAR servent à cartographier l'environnement en trois dimensions, les capteurs tactiles dans les mains permettent d'ajuster la force de préhension entre une casserole lourde et un verre fragile, et les puces IA embarquées font office de système nerveux central pour la perception, la planification de mouvement et l'équilibre en temps réel. L'intérêt de ce document n'est pas une percée technique mais un signal de marché : il confirme que la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes, puces IA, capteurs, actionneurs, engrenages de précision, batteries, est en train de devenir une filière commerciale à part entière, et plus seulement un empilement de prototypes maison développés en interne par chaque fabricant. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela veut dire des composants plus standardisés et potentiellement plus accessibles à court terme. Mais il faut lire ce guide pour ce qu'il est : un contenu pédagogique produit par un fournisseur d'indice boursier centré sur la robotique, donc orienté vers les investisseurs plutôt qu'un compte rendu de déploiement réel. Aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté, de temps de cycle ou de volume ne vient étayer les affirmations, ce qui limite sa valeur informative face à une annonce produit concrète. Ce guide arrive alors que le secteur des humanoïdes multiplie les annonces, entre nouveaux modèles commerciaux et modèles de fondation vision-langage-action censés leur donner de l'autonomie. ROBO Global, dont l'activité consiste à indexer et suivre les valeurs du secteur robotique et automatisation pour les marchés financiers, cherche ici à cadrer le narratif de croissance qu'elle promeut auprès de ses investisseurs. Le document anticipe une demande croissante pour les fournisseurs de composants, en parallèle du déploiement progressif des humanoïdes dans les foyers, les usines, les entrepôts et les services, sans toutefois avancer de calendrier précis ni de pilote industriel nommé.

HumanoïdesTuto
1 source