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Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques
IndustrielRobotics & Automation News 

Robotiq lance une plateforme IA pour automatiser l'intégration des cellules robotiques

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Robotiq, fabricant québécois d'effecteurs pour robots collaboratifs, a annoncé le lancement d'IQ, une plateforme d'intelligence artificielle conçue pour automatiser l'intégration de cellules robotiques industrielles. IQ ingère les données non structurées des projets d'automatisation, spécifications client, contraintes d'atelier, historiques de projets, pour coordonner les workflows d'ingénierie et générer des designs de cellules validés. L'objectif affiché est de réduire la dépendance aux experts intégrateurs humains, dont la rareté constitue l'un des principaux goulots d'étranglement du secteur. Les métriques de gain de temps ou de réduction de coût restent pour l'instant non communiquées publiquement.

L'intégration d'une cellule robotique demeure aujourd'hui un processus largement artisanal, chronophage et peu reproductible d'un site à l'autre. En automatisant la capture des exigences et la génération de designs à partir de données historiques réelles, IQ cible directement le fossé entre phase de conception et déploiement effectif. Pour les intégrateurs partenaires de Robotiq, le bénéfice potentiel est concret : scaler les opérations sans recruter proportionnellement d'ingénieurs seniors, dans un marché où les profils spécialisés se raréfient.

Fondée en 2008 à Lévis (Québec), Robotiq s'est imposée comme fournisseur de référence d'accessoires pour cobots, pinces adaptatives, capteurs force/couple, principalement sur les plateformes Universal Robots et Fanuc. IQ marque un pivot vers la couche logicielle de gestion de projets, terrain où la société entre en concurrence indirecte avec Vention, qui opère déjà une plateforme cloud de conception et déploiement de cellules, ou encore Wandelbots côté programmation. Les modalités d'accès pour les partenaires intégrateurs et les timelines de déploiement à grande échelle n'ont pas encore été précisées.

Impact France/UE

La plateforme IQ entre en concurrence directe avec Wandelbots (Allemagne) sur la programmation et gestion de cellules cobots ; les intégrateurs européens sur Universal Robots et Fanuc devront évaluer cette offre face aux solutions européennes existantes.

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ANYbotics lance Shift, une plateforme pour gérer des flottes de robots autonomes et les inspections industrielles
1Robotics & Automation News 

ANYbotics lance Shift, une plateforme pour gérer des flottes de robots autonomes et les inspections industrielles

ANYbotics, entreprise suisse issue de l'ETH Zurich, a lancé Shift, une plateforme logicielle qui pilote des flottes de robots d'inspection autonomes et relie les données collectées aux systèmes de maintenance et aux outils d'entreprise. Elle regroupe la cartographie des sites, la gestion de flotte, les données d'inspection et les workflows de maintenance. Un industriel peut ainsi exploiter plusieurs robots et organiser leurs constats autour de ses processus existants. Le communiqué ne donne ni tarification, ni nombre de sites équipés, ni indicateur de performance chiffré. Il s'agit donc d'une annonce de produit logiciel, sans preuve publique d'un déploiement à grande échelle. L'enjeu dépasse le robot lui-même. Dans l'inspection industrielle, la valeur se déplace de la machine vers la donnée exploitable. Un quadrupède qui produit des relevés sans alimenter la GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) reste un pilote isolé. En intégrant les constats aux outils de maintenance, ANYbotics s'attaque au passage du projet pilote au déploiement multi-sites, un point souvent bloquant pour les directions d'exploitation. Les intégrateurs y trouvent une couche d'interface plus standardisée, même si la profondeur réelle des connecteurs reste à vérifier. ANYbotics est surtout connue pour ANYmal, son robot quadrupède conçu pour les environnements industriels sévères, comme l'énergie ou la pétrochimie. L'entreprise vise désormais la couche logicielle, terrain où Boston Dynamics propose déjà Orbit pour Spot, et où des éditeurs indépendants comme l'allemand Energy Robotics se positionnent. La suite dépendra des intégrations annoncées avec les systèmes de maintenance et des premiers retours clients, qui permettront de mesurer l'écart entre l'annonce et l'usage réel.

UEANYbotics étant suisse et visant les sites industriels européens, cette plateforme pourrait faciliter le passage des pilotes d'inspection robotisée au déploiement multi-sites chez les industriels et intégrateurs européens.

IndustrielActu
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Universal Robots lance sa septième génération de plateforme robotique à l'IMTS
2Robotics Business Review 

Universal Robots lance sa septième génération de plateforme robotique à l'IMTS

Universal Robots (UR), filiale de Teradyne, a présenté au salon IMTS sa septième génération de plateforme robotique, Gen 7, articulée autour d'un nouveau système d'exploitation PolyScope X, d'un boîtier de contrôle CB7 repensé, d'un pendant d'apprentissage et d'une bride d'outil inédits. Le CB7, proposé en version autonome et en version compacte pour armoire d'automatisation, offrirait selon UR 40% de puissance de calcul supplémentaire dans un volume 30% plus compact, tout en restant compatible avec les bras e-Series et UR Series existants. Le fabricant danois, basé à Odense, lance aussi trois bras plus imposants que ses modèles précédents: l'UR10g-1750, l'UR17g-1300 et l'UR18g-950, nommés d'après leur charge utile en kilogrammes et leur portée en millimètres. La nouvelle bride de série g, destinée à faciliter le câblage des caméras et capteurs pour l'IA temps réel, a été démontrée avec un effecteur Intrapal du fabricant allemand Weiss Robotics. Cette mise à jour traduit l'ambition affichée par Teradyne Robotics Group de devenir une plateforme de déploiement pour l'IA physique en usine, au-delà du simple bras robotique. Pour les intégrateurs, l'apport concret tient à la communication multi-réseaux native du contrôleur vers automates, IHM, systèmes MES et vision, qui réduit le besoin de commutateurs externes et répond à une demande croissante des équipes IT de contrôler les flux de données sur le réseau industriel. Les gains chiffrés de 40% et 30% restent des chiffres communiqués par UR, sans mesure indépendante publiée. Teradyne, maison mère du groupe, a enregistré cinq trimestres consécutifs de croissance qu'elle attribue en partie à l'IA, ce qui explique l'ampleur de l'investissement consenti sur cette septième génération plutôt qu'une simple mise à jour incrémentale. UR capitalise depuis toujours sur sa réputation de facilité de programmation et de déploiement face à des concurrents comme Fanuc, ABB, Kuka ou Techman Robot sur le marché des cobots à force et puissance limitées, un argument que Will Healy, directeur marketing produit et industrie chez UR, réaffirme comme différenciateur à l'heure de l'IA embarquée. Le choix de démontrer la bride de série g avec un effecteur du partenaire allemand Weiss Robotics souligne la stratégie d'écosystème de UR pour l'intégration de capteurs et d'outils tiers. Le lancement à l'IMTS marque la disponibilité commerciale immédiate du CB7 et des nouveaux bras dans leurs deux versions annoncées, mais UR n'a communiqué ni calendrier de déploiements clients ni volumes de commandes à ce stade.

UEUniversal Robots (Danemark) et son partenaire Weiss Robotics (Allemagne) illustrent le poids industriel de la robotique européenne, avec un nouveau contrôleur et de nouveaux bras cobots disponibles immédiatement pour les intégrateurs européens.

IndustrielActu
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Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée
3Robotics & Automation News 

Fanuc automatise l'une des tâches les plus difficiles de la fabrication de meubles grâce à une cellule robotisée

Un fabricant canadien de meubles a automatisé le garnissage de sièges de chaises, l'une des tâches les plus difficiles à mécaniser dans l'industrie de l'ameublement, grâce à une cellule robotisée conçue par Dvolu, intégrateur agréé Fanuc. Le coeur du système est un robot industriel Fanuc M-710iC, un bras 6 axes de la gamme moyenne charge de Fanuc (payload typique : 12 à 70 kg selon variante), capable d'exécuter en séquence plusieurs opérations jusqu'ici réservées à des opérateurs qualifiés : étirement du tissu, agrafage, découpe des surplus et palettisation des sièges finis. L'automatisation du garnissage représente un défi technique significatif : les matériaux souples (tissu, mousse, cuir) sont difficiles à saisir et à positionner de manière reproductible, ce qui explique que ce secteur soit resté largement manuel. Le fait qu'une cellule commerciale opérationnelle ait été déployée chez un fabricant de série suggère que les approches de manipulation de matériaux déformables progressent au-delà du stade laboratoire, même si l'article ne fournit pas de métriques de cadence ou de taux de défaut permettant d'évaluer objectivement la performance réelle. Fanuc domine le marché mondial des robots industriels avec plus de 900 000 unités installées, et son réseau d'intégrateurs certifiés joue un rôle clé dans la pénétration de secteurs non traditionnels. Dvolu, basé au Canada, se positionne sur ce créneau de l'industrie manufacturière légère. Dans un contexte où les pénuries de main-d'oeuvre qualifiée pèsent sur les fabricants de meubles nord-américains, ce type de cellule clé en main pourrait accélérer l'adoption robotique dans un secteur historiquement sous-automatisé.

IndustrielActu
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GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique
4Robotics Business Review 

GE Vernova acquiert Robotech Automation pour développer son intégration robotique

GE Vernova, géant de l'énergie issu du démantèlement de General Electric en 2024 et dont le siège est à Cambridge (Massachusetts), a annoncé hier la signature d'un accord d'acquisition de Robotech Automation, intégrateur spécialisé basé à Longueuil, au Québec, près de Montréal. La société cible emploie environ 35 personnes et est cofondée par Carl Thibault et Francis Bourbonnais. Les deux entreprises collaboraient déjà sur des projets actifs au sein de la chaîne d'approvisionnement de GE Vernova, notamment dans ses usines de Schenectady (New York) et Charleroi (Pennsylvanie). L'opération, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, devrait être finalisée début du troisième trimestre 2026. Les équipes de Robotech seront intégrées à l'Advanced Research Center (ARC) de GE Vernova, avec pour mission de déployer des systèmes robotiques à travers l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement du groupe, sur les axes sécurité, qualité, délai et coût. Cette acquisition illustre une tendance structurelle dans l'industrie lourde : les grands donneurs d'ordre cessent de sous-traiter l'intégration robotique pour l'internaliser. En absorbant un intégrateur de 35 personnes plutôt qu'en signant un simple contrat de services, GE Vernova sécurise une compétence rare, celle de la conception propriétaire et du déploiement terrain à grande échelle, dans un contexte où la disponibilité d'ingénieurs expérimentés en automatisation industrielle est un goulot d'étranglement réel. Le PDG Scott Strazik a explicitement mentionné l'objectif de bâtir une "capacité de déploiement robotique de classe mondiale" en interne, signal clair que le groupe n'entend plus dépendre de partenaires extérieurs pour ses programmes d'automatisation. Pour les intégrateurs indépendants du secteur énergétique, ce mouvement pose une question directe sur leur positionnement face à des grands comptes qui deviennent progressivement leurs propres concurrents en intégration. GE Vernova opère dans les segments production d'énergie, électrification et éolien depuis sa scission de General Electric en 2024, avec environ 85 000 employés dans une centaine de pays. Au Canada, sa présence remonte à plus de 130 ans, avec plus de 2 400 employés répartis sur six sites, dont le projet de premier petit réacteur modulaire (SMR) du monde occidental développé avec Ontario Power Generation à Toronto. En janvier 2026, le groupe avait annoncé un investissement de près de 600 millions de dollars dans ses usines américaines sur deux ans, avec la création de plus de 1 500 emplois. L'acquisition de Robotech s'inscrit dans cette dynamique d'expansion industrielle et illustre l'émergence de l'écosystème québécois de robotique comme vivier d'acquisition pour les industriels nord-américains. La prochaine étape sera de vérifier si le déploiement dans les usines existantes donne lieu à des résultats mesurables publiés, les annonces de ce type restant souvent sans métriques de suivi.

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