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Video Friday : ce robot court dans les escaliers sans tomber
HumanoïdesIEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : ce robot court dans les escaliers sans tomber

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La sélection vidéo hebdomadaire d'IEEE Spectrum de début juin 2026 réunit plusieurs démonstrations robotiques aux profils contrastés. DEEP Robotics publie une vidéo d'un humanoïde récupérant son équilibre sur un escalier dans une séquence que les éditeurs du magazine jugent eux-mêmes impressionnante, tout en soulignant l'incertitude sur sa reproductibilité. La startup Generative Bionics annonce que GENE01, sa première plateforme humanoïde, est passée de la conception au lancement en production en série en seulement trois mois, avec deux configurations interchangeables de membres inférieurs et une couche baptisée "Physical AI" couvrant le contrôle moteur et la modélisation monde-action, sans qu'aucune métrique de charge utile, de degrés de liberté ni de temps de cycle n'accompagne l'annonce. IHMC Robotics présente Alex, son premier humanoïde entièrement développé en interne, qui a effectué ses premiers pas en extérieur sans attache lors d'une démonstration dans le Maryland. Flexiv Robotics dévoile le MICO, un système bimanuel compact sur la plateforme Enlight, orienté collaboration en espace de travail industriel partagé. À l'occasion de l'ICRA 2026, des chercheurs publient CCRobot-S dans IEEE Transactions on Robotics : une équipe de robots grimpeurs câbles reconfigurables capables d'inspecter et d'entretenir en opération parallèle les haubans de ponts à grande portée. Boston Dynamics contribue avec deux vidéos, l'une sur des pieds interchangeables pour Atlas, l'autre montrant le robot apprendre à jouer au football.

La revendication la plus saillante de cette sélection est le délai de trois mois de Generative Bionics entre conception et production en série. Si elle se confirme, elle signalerait une compression radicale des cycles de développement matériel dans la robotique humanoïde, un secteur qui exige habituellement plusieurs années d'itération. L'absence de spécifications techniques rend l'évaluation indépendante impossible à ce stade : l'annonce ressemble davantage à une opération de visibilité qu'à une divulgation produit. Les essais en extérieur d'IHMC avec Alex sont une contribution plus modeste mais techniquement crédible : sortir du laboratoire vers un environnement non structuré reste l'un des tests les plus rigoureux de la robustesse locomotrice, et l'un des plus rares à être documentés publiquement, adressant directement le demo-to-reality gap qui frappe de nombreuses démonstrations du secteur. CCRobot-S illustre une autre dynamique, celle des applications robotiques collaboratives à vocation industrielle précise, portées par des contraintes de sécurité et de régulation réelles dans le domaine des infrastructures.

Le paysage concurrentiel des humanoïdes reste dense. Figure AI a livré le Figure 03, Tesla teste l'Optimus Gen 3 en production, le modèle VLA pi0 de Physical Intelligence structure plusieurs pilotes commerciaux, et le Digit d'Agility Robotics est déployé dans des entrepôts Amazon. L'Atlas de Boston Dynamics, malgré ses qualités mécaniques, n'a pas encore établi de trajectoire commerciale clairement définie, et les vidéos football semblent davantage viser la notoriété grand public que l'intégration industrielle. IHMC Robotics, laboratoire affilié à Florida International University, a historiquement alimenté l'écosystème en infrastructures et en talents plutôt qu'en produits commerciaux directs. Generative Bionics est un nom nouveau dans le secteur et mérite un suivi si de prochaines publications techniques viennent étayer la revendication des trois mois. Aucun acteur européen n'apparaît directement dans cette sélection, bien qu'Enchanted Tools, Wandercraft et Pollen Robotics restent actifs sur leurs segments respectifs.

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Video Friday : une Coupe du Monde pour robots
1IEEE Spectrum Robotics 

Video Friday : une Coupe du Monde pour robots

Pour la première fois, deux équipes complètes de robots humanoïdes se sont affrontées dans un match de football à 11 contre 11 sur du matériel réel, lors de RoboCup 2026 à Incheon, en Corée du Sud, une avancée que les organisateurs présentent comme une étape vers un objectif à long terme de la robotique : battre une équipe humaine championne du monde d'ici 2050. Toujours à Incheon, l'équipe néerlandaise Tech United a affronté IRIS en ligue « mid-size ». Dans un autre registre, des ingénieurs du MIT et de l'EPFL à Lausanne ont présenté un robot capable de nager sous l'eau puis de jaillir hors de l'eau pour poursuivre son vol, en s'inspirant de la mécanique des oiseaux plongeurs, dans l'optique de développer une nouvelle classe de drones aériens-aquatiques. La startup 1X a dévolié pour sa plateforme humanoïde NEO une main à 25 degrés de liberté entièrement actionnés, à commande par tendons, dotée d'un retour tactile riche et présentée comme apte à la manipulation fine et à l'usage d'outils de précision, une annonce à prendre avec prudence tant qu'aucune démonstration indépendante n'a été montrée. Boston Dynamics a fait intervenir son robot Atlas devant 80 000 spectateurs au stade NYNJ, lors du match Brésil-Norvège, pour livrer le ballon du coup d'envoi de la seconde mi-temps. Agility Robotics a de son côté mis en scène Digit à la tenue d'un barbecue pour la fête nationale américaine, argument marketing autour du contrôle de force précis de son bras. Enfin, le laboratoire Generalist a annoncé GEN-1, un modèle d'apprentissage robotique affichant un taux de réussite moyen de 99 % contre 64 % pour les modèles précédents sur des tâches physiques simples, une exécution dite trois fois plus rapide, et un entraînement ne nécessitant qu'une heure de données robotiques par tâche. Ces annonces illustrent la bascule en cours dans le secteur, où le spectacle événementiel (Atlas au coup d'envoi, Digit au grill) coexiste avec des progrès techniques plus substantiels sur la manipulation fine et l'apprentissage généraliste. Le chiffre avancé par Generalist, s'il se confirme sur des tâches diversifiées et hors laboratoire, toucherait directement la question du sim-to-real et de la donnée nécessaire au déploiement commercial des VLA, un point de friction majeur pour les intégrateurs industriels. La main à 25 DoF de 1X s'inscrit dans la course à la dextérité, condition jugée indispensable pour sortir les humanoïdes des tâches de manutention basique vers des usages en logistique fine ou en assemblage. Cette semaine s'inscrit dans une accélération plus large du secteur en 2026, entre compétitions sportives comme vitrines technologiques (RoboCup, dont l'ambition affichée reste un horizon 2050) et rivalité entre acteurs américains (Boston Dynamics, Agility, 1X, Figure, Generalist) sur le terrain de l'humanoïde généraliste. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette sélection, un signe de la concentration actuelle de l'innovation humanoïde aux États-Unis et en Asie. Les prochains rendez-vous à suivre incluent IROS 2026 à Pittsburgh fin septembre et le Humanoids Summit de Séoul, où ces annonces devraient être confrontées à des démonstrations en conditions réelles.

HumanoïdesActu
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Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY
2Robotics Business Review 

Holiday Robotics lève 105 millions de dollars pour son humanoïde à roues FRIDAY

Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

HumanoïdesOpinion
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Hyundai présente les compétences footballistiques du robot humanoïde Atlas dans une série sur le thème de la Coupe du Monde
3Interesting Engineering 

Hyundai présente les compétences footballistiques du robot humanoïde Atlas dans une série sur le thème de la Coupe du Monde

A l'approche du Mondial FIFA 2026, Hyundai Motor a lancé "School of Football", une campagne publicitaire mondiale mettant en scène Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics. Développée sous le label marketing "Next Starts Now", la série de films narratifs suit Atlas dans un apprentissage progressif du football : travail de pied, passes, tirs. Le clou de la démonstration est le "Ghost Rabona", un tir en croix de jambes dont la complexité biomécanique exige un équilibre dynamique dans des positions asymétriques, une coordination multi-membres, une adaptation en temps réel au transfert de poids et un contrôle moteur fin sous contraintes physiques. Hyundai insiste sur un point : toutes les séquences ont été tournées sans recours à la CGI, avec la version électrique de nouvelle génération d'Atlas. Pour exécuter le Ghost Rabona, le robot analyse des données de motion capture humaine, les injecte dans un environnement de simulation physique, puis affine ses performances par apprentissage par renforcement (essais-erreurs itératifs jusqu'à stabilisation). La campagne ne publie aucune spécification technique nouvelle, ni payload, ni degré de liberté (DOF), ni temps de cycle, ni tarif. Il s'agit avant tout d'une opération de communication grand public, et il faut la lire comme telle. Ce qui reste pertinent pour un intégrateur ou un ingénieur : l'absence de CGI constitue une preuve partielle de robustesse mécanique et de contrôle en monde réel, et le choix du football comme terrain de démonstration est délibérément difficile, car le sport impose des contacts, des déséquilibres et une variabilité de surface que les démos en laboratoire évitent. La capacité démontrée à enchaîner apprentissage par simulation et exécution physique sans retouche numérique confirme que la chaîne sim-to-real fonctionne sur des mouvements non triviaux, même si le contexte de prise de vue reste contrôlé et sélectif. Boston Dynamics a été acquis par Hyundai en 2021 pour environ 880 millions de dollars, et la version électrique d'Atlas a été présentée en avril 2024, remplaçant le modèle hydraulique. La stratégie de Hyundai consiste à utiliser la notoriété du Mondial pour ancrer Atlas dans l'imaginaire collectif avant toute mise en marché industrielle concrète, un positionnement qui tranche avec celui des concurrents directs : Figure (en cours de déploiement chez BMW avec le modèle Figure 02), Tesla (Optimus Gen 2 testé en usine à Fremont), Agility Robotics (Digit en production chez Amazon), et Unitree (G1 et H1 déjà disponibles à la vente). Aucun déploiement commercial d'Atlas n'a été annoncé à ce stade. Hyundai prévoit de diffuser des contenus making-of dans les semaines à venir, focalisés sur le pipeline de développement et d'entraînement du robot.

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Les robots humanoïdes de Figure atteignent 200 heures de travail et 250 000 colis traités sans défaillance
4Interesting Engineering 

Les robots humanoïdes de Figure atteignent 200 heures de travail et 250 000 colis traités sans défaillance

Figure AI, startup californienne valorisée 39 milliards de dollars, a mené à son terme un test d'endurance de 200 heures consécutives avec trois de ses robots humanoïdes Figure 03, pilotés par son système d'IA Helix-02. Lancée le 14 mai 2026 depuis le siège de Sunnyvale en Californie, l'opération a permis de trier 249 560 colis sur des tapis roulants, sans défaillance matérielle majeure constatée sur aucune des trois unités, baptisées Bob, Jim et Rose par les spectateurs du livestream. Le test avait été initié en réponse à un défi de 8 heures formulé par le Dr Scott Walter, vétéran de l'automatisation industrielle, avant d'être prolongé sans limite préétablie. Les robots utilisaient des caméras embarquées et un raisonnement IA pour détecter les codes-barres, saisir les colis et les déposer face code-barres vers le bas sur les convoyeurs. La cadence atteinte approche les trois secondes par colis, soit la parité estimée avec un opérateur humain. La rotation de flotte était entièrement autonome : lorsque la batterie d'un robot (autonomie d'environ quatre heures) atteignait un seuil critique, une unité de relève prenait automatiquement sa place pendant que le robot déchargé rejoignait une station de recharge sans fil intégrée à la plante de ses pieds. Des erreurs de manipulation ont néanmoins été observées, colis tombés ou mal orientés, que Figure AI distingue explicitement des pannes système. Ce test de 200 heures constitue un signal concret pour les intégrateurs et les décideurs industriels : une flotte d'humanoïdes peut enchaîner plusieurs jours d'opération continue sans intervention humaine corrective, à condition de disposer d'un système de rotation et de remplacement automatisé. La capacité d'auto-éviction est particulièrement notable : si un robot détecte une anomalie matérielle ou logicielle, il navigue de façon autonome vers une zone de service pendant qu'un autre prend le relais sans interruption du flux. Helix-02 est décrit par Figure AI comme un réseau de neurones unifié intégrant vision, toucher, proprioception et contrôle du corps entier dans un seul modèle, à l'opposé des architectures modulaires classiques qui séparent locomotion et manipulation. Ce choix d'architecture VLA (Vision-Language-Action) montre des résultats à l'échelle des 200 heures, mais le test s'est déroulé dans les locaux contrôlés de Figure AI et non chez un client en production, ce qui atténue la portée des conclusions. Figure AI avait déjà conduit des validations en environnement industriel réel, notamment dans les usines BMW de Caroline du Sud. La société concourt directement face à Tesla (Optimus), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon) et Apptronik (Apollo, partenaire de NASA et Mercedes-Benz), tous engagés dans la commercialisation d'humanoïdes pour la logistique et la production manufacturière. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) et Wandercraft restent positionnés sur des segments différents, retail hospitalier et rééducation médicale, loin des volumes logistiques visés par les acteurs américains. La prochaine étape structurante pour Figure AI sera de reproduire ces métriques hors de ses propres installations, dans des environnements clients réels, seul véritable test du passage de la démonstration au déploiement industriel.

UELa démonstration amplifie l'écart technologique entre les acteurs américains et les acteurs européens sur le segment logistique humanoïde, sans impact opérationnel direct sur la France ou l'UE à court terme.

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