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NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA
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NVIDIA et Doosan Group s'associent pour développer l'IA physique et les infrastructures d'usines IA

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NVIDIA et le conglomérat sud-coréen Doosan Group ont annoncé en juin 2026 un élargissement de leur collaboration couvrant quatre entités du groupe : Doosan Robotics, Doosan Bobcat, Doosan Enerbility et Doosan Corporation Electro-Materials BG. Côté robotique, Doosan Robotics intègre la pile physique AI de NVIDIA, dont Isaac Sim et Isaac Lab pour la simulation, les modèles de fondation Cosmos pour la génération de monde physique, le moteur de physique open source Newton, et le SoC embarqué Jetson Thor. L'objectif est de faire évoluer leur plateforme "Agentic Robot OS" -- présentée comme une couche logicielle unifiant perception, raisonnement, simulation, apprentissage et inférence on-device -- pour des tâches industrielles concrètes comme la dépalettisation et le ponçage, ainsi que pour de nouveaux facteurs de forme incluant des bras doubles et des plateformes humanoïdes. Doosan Bobcat, spécialisé dans les engins compacts (construction, agriculture, manutention), entend de son côté exploiter les mêmes technologies pour développer des world models spécialisés. Enfin, Doosan Enerbility explore l'alimentation des AI factories NVIDIA via turbines à gaz, vapeur, réacteurs modulaires de petite taille (SMR) et piles à combustible hydrogène, pendant que Doosan Electro-Materials fournit des copper clad laminates (CCL) haute performance pour les PCB des accélérateurs et serveurs IA compatibles NVIDIA MGX.

Il faut lire cette annonce pour ce qu'elle est : un accord de collaboration, pas un déploiement. Aucun chiffre de production, de cycle time, ni de volume shipment n'est communiqué. Cela dit, la structure de l'accord est stratégiquement cohérente. Doosan couvre plusieurs couches de la chaîne de valeur de l'infrastructure IA simultanément : hardware embarqué (Jetson Thor sur cobots), logiciel de simulation (Isaac Lab), matériaux de base pour data centers (CCL), et production d'énergie pour alimenter ces mêmes data centers. Pour les intégrateurs industriels, le signal le plus concret est le passage revendiqué de Doosan Robotics d'un fournisseur de bras articulés vers une entreprise "AI-first full-stack" -- une ambition que partagent Universal Robots, Fanuc et Yaskawa, mais que peu ont encore matérialisée à l'échelle. L'intégration sim-to-real via Cosmos et Newton suggère une volonté de réduire le demo-to-reality gap qui plombe encore de nombreuses démonstrations de manipulation complexe.

Doosan Group, fondé en Corée du Sud en 1896 et désormais actif dans l'énergie, l'industrie lourde et la robotique, a acquis Bobcat en 2007 et structuré Doosan Robotics en unité autonome cotée en 2023. Sur le terrain de la robotique collaborative, ses concurrents directs incluent Universal Robots (acquis par Teradyne), FANUC, ABB et Techman Robot, tous en train d'intégrer des couches IA similaires. Sur le segment humanoïde, auquel Doosan fait désormais référence explicitement, la concurrence est plus intense encore : Figure (qui déploie chez BMW), Agility Robotics (Amazon), 1X, Apptronik et Tesla Optimus avancent tous sur des timelines industrielles. NVIDIA, de son côté, capitalise sur cette annonce pour consolider son positionnement de "système d'exploitation de la robotique physique", après des accords similaires avec Boston Dynamics, Foxconn et Intrinsic (Alphabet). Les prochaines étapes mentionnées restent vagues : des cas d'usage de référence sont "en cours de développement", sans date ni client annoncés.

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NVIDIA et LG Group bâtissent une usine d'IA pour développer l'IA physique, la mobilité et l'infrastructure IA
1NVIDIA Blog Robotics 

NVIDIA et LG Group bâtissent une usine d'IA pour développer l'IA physique, la mobilité et l'infrastructure IA

NVIDIA et LG Group ont annoncé la construction d'une infrastructure conjointe qualifiée d'"AI factory", destinée à accélérer les activités du conglomérat coréen dans quatre domaines: la robotique, la conduite autonome, les technologies de centres de données et les services cloud GPU. L'infrastructure couvrira l'intégralité du cycle, de l'entraînement à la simulation et au déploiement, en reliant génération de données, simulation robotique et jumeaux numériques dans un workflow unifié. Du côté robotique, LG Electronics intègre les frameworks NVIDIA Isaac Sim et Isaac Lab dans le développement de CLoiD, son robot domestique conçu pour les tâches d'intérieur, et explore l'adoption du modèle de fondation GR00T, un VLA (vision-language-action model) destiné à lui conférer un raisonnement de type humanoïde. LG Electronics développe également une data factory d'IA physique pour fournir des données d'entraînement aux entreprises coréennes et mondiales, en s'appuyant sur NVIDIA Cosmos pour la génération de données synthétiques. LG Innotek prépare des solutions de capteurs optiques optimisées pour les environnements GPU NVIDIA, tandis que LG CNS intègre Isaac, Cosmos et GR00T dans sa plateforme industrielle PhysicalWorks pour accélérer l'automatisation logistique et manufacturière. Sur le volet infrastructure, les deux groupes approfondissent leur collaboration autour du refroidissement des AI factories, incluant des unités de distribution de refroidissement (CDU), des plaques froides et un design modulaire préfabriqué, le tout aligné sur la plateforme NVIDIA DSX. Ce partenariat illustre la verticalisation des stacks d'IA physique, du modèle de fondation jusqu'au déploiement industriel. LG apporte des données de fabrication issues de sites mondiaux, une expertise optique via Innotek et des capacités d'intégration SI via CNS, là où NVIDIA fournit la couche logicielle et les accélérateurs. L'annonce de la data factory mérite une attention particulière: LG se positionne comme fournisseur de données d'entraînement pour l'industrie robotique, une ressource devenue critique face au défi du sim-to-real. Il convient cependant de souligner que CLoiD et l'intégration GR00T restent au stade de l'exploration déclarée, non d'un produit expédié, et qu'aucune métrique de déploiement industriel ni de volumétrie de production n'est communiquée. Ce rapprochement s'inscrit dans la stratégie NVIDIA d'expansion de l'écosystème Isaac et GR00T auprès des industriels asiatiques, après des partenariats similaires avec Foxconn et Hyundai. LG entre ainsi en compétition directe avec Samsung et SK dans la course des conglomérats coréens à intégrer l'IA physique dans leur portefeuille. Dans le segment des robots de service, CLoiD sera en concurrence indirecte avec Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X NEO et Sanctuary AI Phoenix, tous en déploiements pilotes chez des industriels. Côté infrastructure AI factory, Dell, HPE et Lenovo sont également partenaires certifiés NVIDIA DSX, ce qui relativise toute exclusivité de l'accord. Aucune date de livraison ni volume de déploiement n'est précisé dans l'annonce: il s'agit pour l'instant d'un cadre de coopération stratégique, pas d'un contrat de déploiement signé.

Chine/AsieOpinion
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FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots
2Robotics Business Review 

FANUC s'associe à Google pour développer l'IA physique dans ses robots

FANUC Corp. a annoncé cette semaine un partenariat stratégique avec Google visant à accélérer le déploiement de l'IA physique dans ses robots industriels. L'initiative s'appuie sur les technologies d'intelligence artificielle de Google, notamment les grands modèles de langage (LLM), pour doter les robots FANUC de capacités de perception environnementale, de prise de décision autonome et d'exécution adaptative. Mike Cicco, président et CEO de FANUC America, a résumé l'enjeu sans détour : "Les fabricants ne se demandent plus s'ils doivent utiliser l'IA, mais comment l'appliquer là où ça compte le plus, soit sur le sol de l'usine." Depuis la présentation de son système d'IA physique à l'IREX de Tokyo en décembre 2025, FANUC affirme avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications liées à l'IA physique, une donnée qui distingue ce partenariat d'une simple annonce commerciale. La gamme concernée s'étend des petits bras avec une charge utile de 3 kg jusqu'aux robots industriels lourds supportant 2 300 kg, ainsi que la série collaborative CRX. Sur le plan technique, la compatibilité de FANUC avec le standard ROS (Robot Operating System) via des pilotes open-source constitue le socle de l'intégration. La société prend en charge le langage Python pour le développement IA, des interfaces de communication haute vitesse pour le contrôle externe, et des passerelles vers les automates programmables (PLC), ce qui facilite l'insertion dans des lignes de production existantes sans refonte d'architecture. En parallèle, FANUC annonce un resserrement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, un signal fort vers le sim-to-real, l'un des verrous techniques majeurs de la robotique adaptative. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce positionnement signifie que les outils IA grand public deviennent directement utilisables sur des cellules robotisées certifiées production, ce qui réduit significativement la distance entre prototype et déploiement réel. FANUC, fondée au Japon et dont la filiale américaine est basée à Rochester Hills, Michigan, est l'un des leaders mondiaux du contrôle numérique (CNC) et de la robotique industrielle, avec des implantations sur tout le continent américain. Google s'implique dans la robotique principalement via Intrinsic, son unité dédiée à l'IA robotique et l'un des contributeurs majeurs à l'écosystème ROS. Ce partenariat positionne les deux acteurs dans une course qui s'intensifie entre les fournisseurs de robots industriels traditionnels (ABB, KUKA, Yaskawa) et les nouveaux entrants humanoïdes comme Figure ou Agility Robotics, qui misent eux aussi sur des LLM pour la flexibilité d'exécution. FANUC, fort de 1 000 unités déjà expédiées, cherche à démontrer que l'IA physique n'est plus un sujet de R&D mais une réalité commerciale intégrable à grande échelle. Les prochaines démonstrations sont attendues au Robotics Summit & Expo de Boston dans les prochains jours.

UEPression concurrentielle directe sur ABB et KUKA face à un déploiement LLM-robotique industrielle désormais à échelle commerciale chez FANUC (1 000 unités expédiées), accélérant la course à l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne.

IndustrielOpinion
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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération
3Interesting Engineering 

Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération

Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025. Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête. FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

UELes concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

IndustrielOpinion
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FANUC et NVIDIA développent des robots au comportement identique en simulation et en réalité
4Interesting Engineering 

FANUC et NVIDIA développent des robots au comportement identique en simulation et en réalité

FANUC, le géant japonais de la robotique industrielle, et NVIDIA ont annoncé en mai 2026 une extension significative de leur partenariat visant à éliminer l'écart entre simulation et déploiement réel en usine. L'intégration technique combine NVIDIA Isaac Sim avec le logiciel de simulation propriétaire de FANUC, ROBOGUIDE, pour créer des jumeaux numériques où les robots virtuels reproduisent exactement les mêmes trajectoires et temps de cycle que leurs homologues physiques, en s'appuyant sur des algorithmes de contrôle identiques. Deux modes de fonctionnement sont proposés : dans le premier, Isaac Sim orchestre l'environnement virtuel tandis que ROBOGUIDE synchronise les comportements en arrière-plan, avec support des pupitres de programmation physiques et virtuels. Dans le second, ROBOGUIDE prend la main pendant que le moteur physique PhysX de NVIDIA gère la simulation, notamment pour des tâches comme le bin picking, où le robot doit identifier et saisir des pièces empilées en vrac. En parallèle, FANUC a présenté un système bi-bras composé de deux robots collaboratifs CRX capables de plier des T-shirts en temps réel, entraînés par imitation learning via le modèle de fondation robotique Isaac GR00T N de NVIDIA. La plateforme Jetson Thor équipe désormais le robot d'évitement humain de FANUC, avec une puissance de calcul multipliée par 7,5 par rapport à l'ancienne génération Jetson AGX Orin. L'enjeu industriel est direct : le problème du sim-to-real gap coûte des semaines de recalibration sur site à chaque nouveau déploiement. Si FANUC et NVIDIA tiennent leur promesse d'une fidélité totale entre simulation et réalité, les intégrateurs pourraient valider des cellules complètes en virtuel avant même d'avoir commandé les équipements physiques, compressant drastiquement les timelines de mise en production. La démonstration du pliage de textile est également notable : les objets déformables restent l'un des angles morts historiques de la robotique industrielle, et un système capable de gérer le linge en temps réel avec retour visuel ouvre des perspectives concrètes pour la logistique e-commerce et le textile. Le chiffre de 7,5x de gain en calcul sur Jetson Thor est cohérent avec les besoins croissants des pipelines vision-action (VLA) embarqués. Il convient toutefois de noter que les démonstrations présentées, notamment le pliage de T-shirts, restent des prototypes de laboratoire : aucun déploiement en production à grande échelle n'est annoncé à ce stade. FANUC avait une première fois montré cette intégration Isaac Sim / ROBOGUIDE à l'International Robot Exhibition de Tokyo fin 2024, mais la version actuelle approfondit substantiellement la communication entre les deux systèmes. FANUC, avec plus de 700 000 robots installés dans le monde, est l'un des rares acteurs à pouvoir valider ce type d'approche à l'échelle industrielle réelle plutôt qu'en conditions de laboratoire. Sur le terrain concurrentiel, cette initiative s'inscrit dans une course directe avec ABB et son partenariat Isaac Sim, ainsi qu'avec KUKA et Universal Robots qui développent leurs propres pipelines de simulation physique. NVIDIA, de son côté, consolide Isaac comme couche d'abstraction standard pour la simulation robotique industrielle, une position stratégique face à des alternatives open-source comme Gazebo ou MuJoCo. Les technologies seront présentées en conditions réelles lors de l'Open House FANUC prévu en mai 2026, premier test public de la robustesse de l'intégration hors cadre contrôlé.

UELes industriels européens équipés de robots FANUC bénéficieraient d'une réduction significative des délais de mise en production, tandis qu'ABB et KUKA, concurrents européens directs, sont contraints d'accélérer leurs propres pipelines de simulation physique pour ne pas se laisser distancer sur ce segment.

IndustrielActu
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