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Rider-Bot établit un record mondial : premier robot à vélo à réaliser un salto avant sans assistance
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Rider-Bot établit un record mondial : premier robot à vélo à réaliser un salto avant sans assistance

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Rider-Bot établit un record mondial : premier robot à vélo à réaliser un salto avant sans assistance
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Le laboratoire JSK Robotics de l'Université de Tokyo a présenté Rider-Bot, un robot cycliste autonome qui aurait réalisé le premier salto avant non assisté au monde pour ce type de machine. La démonstration a eu lieu sur surface plane, sans rampe, câble ni support extérieur : le robot a accéléré, décollé, effectué une rotation avant complète de 360 degrés et atterri en position verticale, de manière entièrement autonome. Le système embarque des gyroscopes, des boucles de rétroaction en temps réel et des algorithmes d'apprentissage automatique. Le projet est piloté par le Dr Yuta Sato, chercheur principal. À noter : aucune spécification technique détaillée (nombre de degrés de liberté, charge utile, taux de réussite sur séries de tentatives) n'a été publiée, ce qui situe cette annonce davantage comme une démonstration de faisabilité que comme un résultat reproductible et documenté dans la littérature scientifique.

Sur le plan technique, la performance illustre la capacité d'un système de contrôle embarqué à anticiper et compenser les transferts de momentum pendant une manoeuvre acrobatique extrême, problème classique de la locomotion dynamique sur plateformes à équilibre instable. L'intérêt pour les intégrateurs et décideurs industriels réside moins dans le salto lui-même que dans ce qu'il révèle sur la maturité des boucles de contrôle temps réel embarquées. Si les algorithmes développés pour Rider-Bot se généralisent, ils pourraient informer la conception de robots de livraison autonomes, de véhicules navigant sur terrain accidenté, ou de machines d'intervention en environnements dégradés où la stabilité ne peut être garantie a priori. Le fossé entre démonstration contrôlée en laboratoire et déploiement en conditions réelles reste néanmoins non documenté à ce stade.

Le laboratoire JSK, actif depuis plusieurs décennies à l'Université de Tokyo dans la recherche en humanoïdes et locomotion dynamique, s'inscrit dans un écosystème japonais dense sur ces thématiques, aux côtés d'AIST (série HRP) et de Honda (ASIMO). Dans le paysage concurrentiel, la démonstration répond indirectement aux exploits acrobatiques de Boston Dynamics, dont le robot Atlas enchaîne saltos arrière et séquences de parkour depuis 2017, et aux travaux sur la locomotion robuste d'ETH Zurich avec ANYmal, mais sur une plateforme cycliste encore peu explorée par les grands acteurs. L'équipe annonce comme prochaines étapes des tests en extérieur et en environnements à obstacles, ainsi qu'un travail d'amélioration de la consistance des réceptions. Aucune collaboration industrielle ni timeline de commercialisation n'a été communiquée.

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Robots humanoïdes réussissent un jeu complet de corde à sauter longue sans aide humaine
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Robots humanoïdes réussissent un jeu complet de corde à sauter longue sans aide humaine

Des chercheurs de l'Universite de Nanjing ont développe un système baptise Marope qui permet a des robots humanoïdes de jouer ensemble a la corde a sauter longue, sans intervention humaine : deux robots font tourner une corde partagée pendant qu'un troisième saute en rythme. Les résultats figurent dans un preprint accompagne de vidéos publiées sur une page projet dédiée. L'approche compte trois étages : une politique décentralisée, apprise par renforcement multi-agent, coordonne le mouvement de la corde entre les deux tourneurs ; une politique d'ordonnancement ajuste ensuite ces commandes en temps réel pour synchroniser la rotation avec le rythme du sauteur et éviter les collisions ; le robot sauteur a lui été entraine sur plusieurs styles de saut pour généraliser a différents partenaires. En simulation, Marope réduit les erreurs de suivi de la corde et le glissement des pieds face a des approches de référence, dont une version a agent unique pilotant les deux tourneurs. L'équipe a déployé le système sur des robots Unitree G1 réels, coordonnant avec succès des rotations humanoïde-humanoïde et humanoïde-humain, ainsi que des sauts mêlant participants humains et robotiques. L'équipe présente ce travail comme une première : la coordination réussie de plusieurs robots humanoïdes sur une tache physique partagée aussi précise. Contrairement aux précédents projets de sport robotique (tennis de table, danse, course a pied), généralement portes par un seul robot agissant seul ou réagissant a un objet extérieur, la corde a sauter longue impose une véritable coopération entre deux agents qui manipulent un objet souple et imprévisible tout en gardant leur équilibre, et qui doivent en plus se synchroniser avec un troisième agent au rythme variable. Pour les chercheurs et intégrateurs en robotique, la démonstration illustre les progrès de l'apprentissage par renforcement multi-agent sur des taches ou plusieurs robots partagent le contrôle d'un objet physique instable, un scenario pertinent au-delà du jeu pour la manipulation collaborative en environnement industriel. Il s'agit néanmoins d'une preuve de concept de laboratoire, pas d'un produit commercial ni d'un déploiement en conditions réelles. Le système tourne sur la plateforme humanoïde Unitree G1, du fabricant chinois Unitree Robotics, déjà largement utilisée comme banc d'essai par les laboratoires de recherche en robotique. Les chercheurs reconnaissent plusieurs limites : le cadre est conçu spécifiquement pour la corde a sauter longue et ne se généralisé pas automatiquement a d'autres taches coopératives entre humanoïdes ; le système actuel ne gère qu'un seul sauteur a la fois, et des formats plus complexes comme le double dutch restent non résolus. Surtout, l'ensemble repose sur un système de capture de mouvement externe pour suivre la corde et les participants, un dispositif qu'il faudrait remplacer par des capteurs embarques avant d'envisager une coordination réaliste entre humanoïdes et humains au quotidien, une piste que l'équipe présente comme un axe de travail futur.

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2Interesting Engineering 

Micro-robots à propulsion sonore : ils avancent sans moteur ni batterie

Des ingénieurs du laboratoire MICROBS de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, ont mis au point une méthode transformant de simples ondes sonores en poussée directionnelle exploitable, sans moteur, batterie, électronique ni engrenage. La technique repose sur la résonance de Helmholtz, le phénomène qui produit le son grave obtenu en soufflant sur le goulot d'une bouteille : le son excite l'air piégé dans une cavité et crée un déséquilibre de flux générateur de propulsion. Contrairement aux méthodes de lévitation acoustique antérieures, qui utilisent le son pour déplacer des objets externes, l'équipe a conçu des résonateurs imprimés en 3D, sphériques ou en cloche, qui se propulsent eux-mêmes en expulsant des jets d'air concentrés à haute vitesse. Deux prototypes valident le concept : des mini-bateaux à l'échelle centimétrique, dirigés par activation sélective de cavités avec des fréquences audibles, et des micro-voleurs à l'échelle microscopique, propulsés par ultrasons. Une micro-fusée de 150 microgrammes a démontré une portance verticale directe, tandis qu'une autre variante a fait tourner de minuscules pales jusqu'à 13 000 tours par minute pour un vol de type hélicoptère. Les travaux, dirigés par Selman Sakar, chef du laboratoire, et Junsun Hwang, doctorant et premier auteur, sont publiés dans Science Advances. En supprimant toute source d'énergie embarquée, l'approche change les contraintes de conception en robotique miniature : les batteries alourdissent les dispositifs, les moteurs s'usent mécaniquement, et l'électronique devient peu fiable une fois réduite à l'échelle microscopique. Des cavités acoustiques passives, imprimables en plastique standard, polymère souple ou verre, contournent ces trois limites à la fois, ce qui intéresse les concepteurs de microrobots pour la médecine, la surveillance environnementale ou l'exploration spatiale, domaines où le poids et la fiabilité embarquée sont critiques. L'absence de circuit électrique élimine aussi tout risque d'étincelle ou de fuite toxique, un atout pour l'inspection de canalisations industrielles ou de zones à risque. La démonstration reste néanmoins à un stade de preuve de concept en laboratoire : la poussée générée demeure faible, et aucun calendrier de transfert industriel n'est communiqué. Sa valeur réelle se mesurera à la capacité future de ces résonateurs à embarquer une charge utile ou un contrôle fin de trajectoire, au-delà des essais actuels. Ces travaux s'inscrivent dans les recherches du MICROBS Lab sur la microrobotique bio-inspirée et les matériaux actifs, un domaine où d'autres laboratoires explorent des alternatives aux moteurs électromagnétiques classiques, via des actionneurs piézoélectriques ou des matériaux à mémoire de forme. L'équipe suisse revendique une différence méthodologique par rapport aux systèmes de lévitation acoustique existants, en concevant une matière robotique passive plutôt qu'en pilotant des objets externes par le son. Les auteurs visent désormais l'intégration de plusieurs cavités accordées dans des matériaux souples, avec pour horizon des micro-robots alimentés uniquement par le son pour des usages médicaux, environnementaux et spatiaux. Aucun partenaire industriel ni date de démonstration hors laboratoire n'est mentionné, ce qui situe ces travaux du côté de la recherche fondamentale plutôt que d'un produit prêt à être déployé.

UERecherche fondamentale menee en Suisse (EPFL), sans partenaire industriel francais ou europeen ni calendrier de deploiement annonce a ce stade.

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Assistance sans interruption : un benchmark et un cadre basé sur les LLM pour l'aide humain-robot non intrusive
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Assistance sans interruption : un benchmark et un cadre basé sur les LLM pour l'aide humain-robot non intrusive

Une équipe de chercheurs a publié en mai 2026 sur arXiv (arXiv:2605.01368) un cadre formel et un benchmark dédié à l'assistance robotique non intrusive, qu'ils nomment NIABench. Le problème étudié est précis : comment un robot peut-il soutenir un humain en train d'exécuter une séquence d'actions complexes, sans jamais l'interrompre ni attendre une commande explicite ? Les chercheurs proposent également une architecture hybride combinant un grand modèle de langage (LLM) et un modèle de scoring à deux étages : une première couche de récupération sémantique réduit l'espace des actions candidates, puis un module de ranking évalue les paires (étape humaine, action robot) pour arbitrer sur le moment et la nature de l'intervention. Les expériences sont conduites sur NIABench et validées sur des scénarios réels, avec des métriques inédites adaptées à ce paradigme. Ce travail est significatif parce qu'il déplace le curseur de la robotique collaborative vers un mode opératoire radicalement différent : le plan humain devient le processus principal, et le robot se positionne en assistant discret plutôt qu'en agent concurrent. Pour les intégrateurs de robots de service ou de cobots industriels, cela ouvre une voie concrète vers des déploiements où le robot n'exige ni formation de l'opérateur, ni protocole de communication explicite. La formalisation du problème joint, décider simultanément du quand et du quoi, est également un apport méthodologique, car la littérature HRI traitait jusqu'ici ces deux dimensions séparément. La présence d'un benchmark public avec métriques standardisées facilite la comparaison future entre approches. Ce travail s'inscrit dans un courant de recherche HRI qui cherche à dépasser les modèles maître-esclave ou les systèmes à déclenchement explicite. Des approches concurrentes, notamment dans les travaux sur les VLA (Vision-Language-Action models) de DeepMind ou Stanford, adressent la réactivité contextuelle mais sans formaliser explicitement la contrainte de non-intrusion. NIABench pourrait devenir un point de référence pour évaluer ces modèles sur cette dimension précise. Les prochaines étapes naturelles incluent le transfert vers des plateformes embarquées et des tests en environnements industriels réels, bien qu'aucun partenariat ou calendrier de déploiement ne soit mentionné dans cette publication.

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Les robots apprennent à se relever après des chutes dans les escaliers grâce à un système de stabilisation intelligent
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Les robots apprennent à se relever après des chutes dans les escaliers grâce à un système de stabilisation intelligent

Des chercheurs du ROAR Laboratory (Robotics and Automation Research) de l'Université de Technologie et de Design de Singapour (SUTD) ont publié une étude sur la mitigation des chutes de robots en escalier, présentant un système basé sur l'apprentissage par renforcement couplé à un bras mécanique à trois degrés de liberté (3 DOF). Le dispositif est monté à l'arrière d'une plateforme mobile à chenilles et intervient activement pendant la chute, au lieu de se limiter à la prévention. Entraîné entièrement en simulation sur cinq modes de chute répertoriés (chute arrière droite, pivotements latéraux, effondrements de côté), le contrôleur atteint un taux de succès moyen de 69,4 % pour stopper et stabiliser le robot, contre 38,6 % pour une méthode de contrôle codée à la main. Lorsqu'il réussit, le système stabilise la plateforme en 4,25 secondes en moyenne, bien en deçà du seuil interne fixé à 10 secondes. Testé sur des robots 10 % plus grands ou plus petits et sur des escaliers aux dimensions variables, le meilleur contrôleur atteint 87 % de succès sur une plateforme plus grande. Le résultat le plus significatif n'est pas le taux de succès en lui-même mais le changement de paradigme qu'il représente : le secteur s'est longtemps concentré sur la prévention des chutes via la planification de trajectoire et la détection d'obstacles, en présupposant que le risque résiduel était marginal. Une étude de terrain sur plusieurs années citée par l'équipe indique pourtant que les robots conçus pour les escaliers tombent au moins 35 fois plus souvent sur ce type de surface qu'en terrain plat. Le professeur Mohan Rajesh Elara, directeur du ROAR Lab, formule l'enjeu en termes d'adoption industrielle : tant que les opérateurs ne disposent pas d'une réponse crédible au risque résiduel, ces plateformes resteront perçues comme une source de responsabilité plutôt que comme un outil. Le fait que le contrôleur généralise à des géométries non vues pendant l'entraînement est également notable pour les intégrateurs : il suggère qu'un seul modèle pourrait couvrir une flotte hétérogène sans réentraînement par plateforme. Le système n'est pas prêt pour un déploiement commercial : les chercheurs reconnaissent explicitement qu'il ne satisfait pas la norme de sécurité fonctionnelle IEC 61508, qui impose des niveaux d'intégrité stricts pour les systèmes embarqués en environnement humain. Les prochaines étapes portent sur l'amélioration de la fiabilité, l'ajout de sécurités mécaniques redondantes et la validation expérimentale hors simulation. Dans le paysage concurrentiel, Boston Dynamics (Spot, Atlas), Agility Robotics (Digit) et les acteurs humanoïdes (Figure AI, 1X, Unitree) investissent massivement dans la stabilité dynamique, mais peu publient des données quantifiées sur la récupération post-chute. Ce travail de la SUTD se positionne davantage comme recherche fondamentale que comme annonce produit, mais il fournit une baseline méthodologique utile pour comparer les approches à venir.

UEAucun acteur européen impliqué, mais la référence explicite à la norme IEC 61508 (certification fonctionnelle européenne) positionne ce travail comme une étape préliminaire obligatoire avant tout déploiement commercial en UE de robots mobiles en environnement humain.

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