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Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos
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Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos

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Un robot humanoïde coréen exécute une danse K-POP virale apprise en regardant des vidéos
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ROBOTIS, fabricant coréen de composants et plateformes robotiques, a publié début juin 2026 une démonstration de son humanoïde AI Sapiens reproduisant le "CORTIS REDRED Challenge", une chorégraphie K-POP virale, à partir d'une unique vidéo captée sur smartphone. La chaîne de traitement repose sur quatre étapes enchaînées : capture de mouvement vidéo, retargeting cinématique vers la morphologie du robot, entraînement par apprentissage par renforcement en simulation, puis transfert Sim2Real vers le matériel physique. Aucun système de motion capture professionnel (OptiTrack, Vicon) n'a été utilisé. AI Sapiens mesure 1,3 mètre pour 34 kilogrammes, dispose de 23 degrés de liberté assurés par 23 actionneurs DYNAMIXEL-Q quasi-direct-drive (14 QM-060 et 9 QM-080), et embarque un NVIDIA Jetson Orin NX 16 Go offrant jusqu'à 100 TOPS de puissance de calcul. L'alimentation est assurée par une batterie 46,8 V, 9 000 mAh. ROBOTIS prévoit de publier l'intégralité du pipeline en open-source, incluant les fichiers CAD, le code source, les assets de simulation et les tutoriels.

Ce qui mérite attention, ce n'est pas la danse en elle-même -- les vidéos de robots qui dansent sont devenues un genre communicationnel à part entière -- mais la suppression du goulot d'étranglement de la collecte de données de mouvement. Jusqu'ici, entraîner un humanoïde sur des mouvements complexes requérait des studios de capture équipés et des techniciens spécialisés, coûts prohibitifs pour les équipes de recherche et les PME industrielles. Substituer cela à une vidéo smartphone abaisse drastiquement la barrière d'entrée pour la production de comportements moteurs variés. La démonstration valide aussi partiellement le pipeline Sim2Real comme suffisamment robuste pour des mouvements dynamiques à corps entier -- un point que beaucoup d'équipes considéraient encore fragile hors de contextes très contraints. Reste que la vidéo présente un mouvement expressif non critique : il faudra des preuves comparables sur des tâches à charge utile ou à contact riche pour juger de la généralisation réelle de la méthode.

ROBOTIS est une entreprise coréenne historiquement centrée sur les actionneurs Dynamixel, composants de référence dans la robotique académique mondiale depuis les années 2000. AI Sapiens constitue sa montée en gamme vers les plateformes humanoides complètes, en compétition directe avec des systèmes comme Unitree H1/G1 (Chine), Agility Robotics Digit (USA) ou Sanctuary AI Phoenix (Canada), tous également positionnés sur l'open-source partiel ou la recherche collaborative. Dans le paysage européen, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï, France) ou Wandercraft (exosquelette, Paris) restent sur des segments plus spécialisés. La publication open-source annoncée par ROBOTIS est un pari sur l'effet de communauté : si le pipeline se diffuse dans les labos universitaires, ROBOTIS consolide son écosystème Dynamixel comme standard de facto pour la prochaine génération d'humanoides de recherche. Aucune date de release précise n'a été communiquée à ce stade.

Impact France/UE

Les laboratoires de recherche européens utilisant des actionneurs Dynamixel (standard académique mondial) pourront potentiellement bénéficier de la publication open-source du pipeline vidéo-vers-mouvement, réduisant le coût d'entrée pour l'entraînement de comportements moteurs complexes sans équipement de capture de mouvement professionnel.

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Le robot humanoïde Tinnie devient apprenti dans un projet de rénovation, une première mondiale
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Le robot humanoïde Tinnie devient apprenti dans un projet de rénovation, une première mondiale

Un robot humanoide d'Unitree Robotics, baptisé "Tinnie", s'apprête à intégrer un chantier de rénovation résidentielle en Australie dans le cadre d'un projet intitulé "The Farmhouse". La propriété couvre 8,3 acres à Mulgoa, à quelques minutes du nouvel aéroport international de l'ouest de Sydney. Le site présente un indice BAL 29 (Bushfire Attack Level), correspondant à une exposition élevée aux attaques par braises et chaleur rayonnante, et héberge une faune reptilienne ajoutant une contrainte de sécurité supplémentaire. L'initiative est portée par Cherie Barber, animatrice de télévision surnommée "la Reine de la Rénovation" en Australie, et son partenaire Matt Hume, qui ont coordonné le projet avec Unitree Robotics pendant six mois, incluant un déplacement en Chine pour observer le robot en action. Le nom "Tinnie" est un double clin d'oeil à l'Homme de Fer-blanc du Magicien d'Oz et au slang australien désignant une bière en canette. La mission du robot ne comprend aucune tâche physique: il accueillera les équipes sur site, conduira les inductions de sécurité, consultera les codes du bâtiment, vérifiera les spécifications produits et conseillera sur les décisions de conception. Le projet sera documenté dans une série télévisée nationale australienne et en épisodes bimensuels sur la chaîne YouTube de Cherie Barber. Ce déploiement se distingue nettement des démonstrations industrielles récentes d'humanoïdes: Tinnie ne manipule ni outils ni matériaux, et son rôle reste strictement informationnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B du secteur du bâtiment, la question légitime est de savoir si la forme humanoïde apporte une valeur ajoutée réelle par rapport à une tablette ou un assistant vocal embarqué sur chantier. La communication officielle ne cite aucune métrique de performance: pas de taux d'adoption par les ouvriers, pas de réduction du temps de cycle, aucun indicateur de productivité mesurable. La revendication de "première mondiale" mérite donc d'être tempérée: il s'agit davantage d'une expérience sociale médiatisée que d'un pilote industriel formalisé. Ce qui reste potentiellement instructif pour le secteur, c'est l'exposition du robot à un environnement de chantier actif soumis à des contraintes réglementaires et environnementales réelles, loin des conditions contrôlées de laboratoire. Unitree Robotics est un fabricant chinois positionné sur le segment accessible des robots humanoïdes et quadrupèdes, dont le H1 et le G1 sont commercialisés bien en dessous des tarifs pratiqués par Figure AI ou Boston Dynamics. L'entreprise cherche à multiplier les déploiements visibles à l'international pour crédibiliser ses plateformes face à une concurrence qui progresse sur des cas d'usage plus opérationnels: Boston Dynamics déploie Spot en inspection de chantier, Built Robotics opère des engins autonomes en génie civil, et en Europe, Enchanted Tools (France) développe des approches robotiques collaboratives en environnement de travail mixte. Le projet "The Farmhouse" intègre également un volet de vie autonome, avec serre maraîchère, verger, ruches et poulailler, ce qui renforce l'impression d'une opération de contenu lifestyle plutôt que d'une validation technologique rigoureuse. Les prochaines étapes annoncées se limitent à la production audiovisuelle, sans timeline de déploiement à plus grande échelle ni partenariats industriels communiqués.

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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise
2Interesting Engineering 

Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise

Genesis AI a présenté Eno, son premier robot à usage général, en juin 2026. La machine abandonne la forme humanoïde bipède au profit d'une base à roues surmontée d'une colonne télescopique ajustable en hauteur, capable de se replier en configuration compacte lors des phases d'inactivité. Ses mains robotiques reproduisent la morphologie et la fonction de mains humaines, afin de permettre l'utilisation d'outils standards dans des espaces déjà conçus pour des opérateurs humains. Son système de contrôle est GENE, le modèle de fondation robotique développé en interne, présenté comme capable de gérer la planification de tâches longues, l'adaptation au contexte et la mémorisation entre opérations. Un écran embarqué optionnel affiche en temps réel le raisonnement et les intentions du robot. Les premiers déploiements clients sont annoncés avant fin 2026, en fabrication, logistique et laboratoires, avec une extension ultérieure à l'hôtellerie, à la santé puis au grand public. Genesis AI a levé 105 millions de dollars en financement de démarrage, avec Eric Schmidt, ancien PDG de Google, parmi ses investisseurs déclarés. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède représente un compromis délibéré : on sacrifie la polyvalence locomotrice pour la fiabilité mécanique dans des environnements industriels à sols plats et structurés, là où l'essentiel des déploiements initiaux est ciblé. Les mains humanoïdes répondent à un problème de compatibilité concret, puisque les postes de travail et les outils industriels sont dimensionnés pour des mains humaines. Sur le plan logiciel, GENE s'inscrit dans la catégorie des VLA (Vision-Language-Action models) avec l'ambition de piloter des tâches longues en autonomie, ce que le secteur cherche précisément à démontrer à grande échelle depuis deux ans avec des résultats encore inégaux. L'affichage du raisonnement en temps réel est une réponse directe aux exigences d'acceptabilité et de sécurité en environnement mixte humain-robot. Il faut cependant souligner qu'aucun chiffre de performance validé indépendamment n'accompagne l'annonce : payload, temps de cycle et taux de fiabilité sur lignes réelles restent inconnus. Eno est à ce stade une annonce, pas un produit en production. Genesis AI entre dans une course déjà bien engagée. Figure AI déploie ses robots Figure 02 sur les lignes de montage de BMW en Caroline du Nord ; Tesla vise la production de masse d'Optimus pour 2026 ; Agility Robotics teste Digit dans les entrepôts d'Amazon ; Physical Intelligence développe Pi-0 comme modèle de fondation généraliste ; NVIDIA fournit GR00T N2 et l'infrastructure de simulation Isaac Lab à l'ensemble de l'écosystème. Genesis AI se positionne avec une approche de co-conception : hardware, software et IA développés ensemble depuis l'origine plutôt qu'intégrés séquentiellement, argument central du discours de Zhou Xian, co-fondateur et PDG. Avec 105 millions de dollars de seed et un investisseur aussi visible qu'Eric Schmidt, la société dispose des ressources pour tenir ses délais. Les déploiements pilotes annoncés avant fin 2026 constitueront le premier test réel de cette promesse d'intégration systémique.

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Le robot humanoïde de NVIDIA embarque 2 070 téraflops de puissance « cérébrale » pour apprendre dans le monde réel
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Le robot humanoïde de NVIDIA embarque 2 070 téraflops de puissance « cérébrale » pour apprendre dans le monde réel

NVIDIA a dévoilé le 1er juin 2026, au GTC Taipei, l'Isaac GR00T Reference Humanoid Robot, un design de référence humanoïde open source associant le corps du Unitree H2 (1,80 m, 68 kg, 31 degrés de liberté) aux mains tactiles cinq doigts Sharpa Wave (44 DOF supplémentaires), soit 75 DOF au total. L'intelligence embarquée repose sur le module Jetson AGX Thor T5000, équipé d'un GPU Blackwell délivrant 2 070 téraflops en précision FP4, d'un CPU Arm 14 cœurs et de 128 Go de mémoire unifiée pour le traitement sensoriel en temps réel. Le robot supporte 120 N.m de couple aux bras, 360 N.m aux jambes et une charge utile de 15 kg, avec perception stéréo en tête, caméras montées aux poignets et centrale inertielle. La pile logicielle Isaac GR00T couvre tout le cycle de développement: Isaac Teleop pour la collecte de démonstrations humaines, Isaac Sim et Isaac Lab pour la simulation et l'entraînement, Isaac ROS pour le déploiement sur robot physique. Quatre institutions ont déjà rejoint l'initiative: Ai2, l'ETH Zurich, le Stanford Robotics Center et le laboratoire Advanced Robotics and Controls de l'UC San Diego. La compatibilité avec l'Unitree G1, très répandu en recherche, est également confirmée. La fragmentation du développement humanoïde constitue aujourd'hui l'un des freins majeurs à la recherche: hardware, environnements de simulation, modèles de fondation et middleware proviennent de sources hétérogènes, multipliant les frictions d'intégration. En proposant une pile unifiée et documentée, NVIDIA cherche à compresser le délai entre une nouvelle politique de contrôle et son test sur robot physique. Les 2 070 téraflops FP4 embarqués ne visent pas uniquement l'inférence: la puissance disponible cible l'apprentissage par renforcement en ligne et la collecte de données en situation réelle, deux leviers critiques pour combler le sim-to-real gap qui limite encore la majorité des VLA (Vision-Language-Action models). Steve Cousins, directeur exécutif du Stanford Robotics Center, a résumé la logique: "La robotique avance plus vite quand les chercheurs peuvent construire sur des plateformes ouvertes, partager du code et tester sur de vraies machines." NVIDIA avait posé les premières briques d'Isaac GR00T au GTC 2024 avec des modèles de fondation pour l'imitation et le transfert sim-to-real; l'annonce de Taipei franchit une étape différente avec un design de référence hardware-software complet. NVIDIA ne fabrique pas de robots mais joue explicitement la carte du fournisseur de plateforme, fournissant calcul, modèles et outils à l'ensemble de l'écosystème humanoïde: Figure (02), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics (Atlas Electric), et les acteurs européens comme Wandercraft ou Enchanted Tools, qui pourraient bénéficier de cette pile ouverte pour accélérer leur R&D. Le risque principal de cette stratégie est que les grands constructeurs, Tesla et Figure en tête, développent des piles entièrement propriétaires, réduisant la surface d'adoption. Les prochaines étapes documentées se limitent aux déploiements dans les quatre institutions partenaires, sans calendrier de commercialisation industrielle annoncé à ce stade.

UEL'ETH Zurich est l'un des quatre partenaires fondateurs de l'initiative, et la plateforme ouverte pourrait permettre à Wandercraft et Enchanted Tools d'accélérer leur R&D humanoïde sans repartir de zéro sur la pile logicielle.

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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes
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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes

Lors du Robotics Summit & Expo 2026, tenu à Boston au Thomas B. Menino Convention & Exhibition Center devant quelque 3 900 participants, un panel de haut niveau a fait le point sur l'état réel du développement des robots humanoïdes. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics, y a révélé que l'entreprise a engagé le déploiement de l'ordre de 25 000 humanoïdes Atlas dans des usines, avec un objectif de capacité de production portée à 30 000 unités par an d'ici 2028. Boston Dynamics a conduit une première démonstration en conditions réelles en usine en 2025, architecture entièrement pilotée par les données, puis a présenté Atlas au CES de janvier 2026 pendant une semaine complète. Pour 2026, la société prévoit un retour en usine pour une démonstration plus complète, de bout en bout, connectant le robot au système d'information de l'usine et gérant les exceptions opérationnelles. Du côté d'Agility, dont la marque commerciale s'est récemment stabilisée sous le nom Agility (ex-Agility Robotics), les déploiements du robot Digit avancent avec Amazon, GXO, Schaeffler, Toyota et Mercado Libre, marquant une sortie effective de la phase pilote. Ce que ce panel signale clairement pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est que le vrai verrou n'est plus mécanique ni même algorithmique, mais stratégique. Rodriguez a posé le problème avec précision : sauf pour de rares applications à très grand volume et très stable, presque tous les postes de travail sont des cas uniques. Le défi du passage à l'échelle repose sur trois axes simultanés, hardware, modèles de comportement, et stratégie d'intégration, et l'échec sur l'un suffit à rendre le déploiement économiquement non viable. La décision de Boston Dynamics de commencer par la logistique en manufacturing, un environnement qui exige de la généralité sans imposer encore les contraintes de timing et de sécurité de la ligne d'assemblage, illustre une approche pragmatique et graduée. Ces chiffres de déploiement engagés, 25 000 unités, sont une donnée de marché rare dans un secteur habitué aux annonces sans livraisons. Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, a traversé une longue période de recherche pure avant de commercialiser Atlas dans sa version électrique présentée en 2024, succédant aux plateformes hydrauliques historiques. Le marché des humanoïdes reste en pleine effervescence : Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 sur sa propre ligne de production, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2, et des acteurs émergents comme 1X Technologies ou Apptronik positionnent tous leurs solutions sur des créneaux différents, de l'assemblage léger à la manutention lourde. Côté Europe, Enchanted Tools (France) et Wandercraft restent focalisés sur des niches spécifiques, assistance et rééducation, sans viser encore le marché industriel général. Les prochaines étapes à surveiller : la publication par ASTM International (représenté dans le panel par Aaron Prather) de standards de sécurité pour la cohabitation humains-humanoïdes, et les résultats concrets des déploiements Agility/Amazon, dont les métriques opérationnelles restent pour l'instant non publiques.

UELes entreprises françaises (Enchanted Tools, Wandercraft) restent cantonnées aux niches assistance/rééducation sans feuille de route vers l'industriel général, creusant un écart stratégique avec les déploiements à grande échelle désormais en cours en Amérique du Nord.

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