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Le robot humanoïde Pemba vise le sommet de l'Everest après une ascension historique à 6 191 m
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Le robot humanoïde Pemba vise le sommet de l'Everest après une ascension historique à 6 191 m

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Le 5 juin 2026, un robot humanoïde Unitree G1 baptisé Pemba a atteint une altitude de 6 193 mètres (20 312 pieds) sur le mont Chimborazo en Équateur, dans le cadre d'une expédition menée par Geologic Dome et sponsorisée par Eastworlds Labs, l'initiative robotique d'intelligence artificielle de Virtuals Protocol. Le robot pèse 35 kg et se compacte à 690 mm, ce qui a permis à l'équipe de le démonter et de le transporter entre les camps avant de le réassembler à chaque étape. Pour résister aux conditions extrêmes du Chimborazo, températures descendant à -15 °C et rafales atteignant 90 km/h, Pemba a été équipé de vestes thermiques sur mesure, d'enceintes grillagées et de pieds composites. Son système d'autonomie a été entraîné dans NVIDIA Isaac Sim à 1 620 fois la vitesse réelle, avec un taux de transfert sim-to-réel de 85 % sur terrain accidenté déclaré par Eastworlds Labs. Les communications étaient assurées par un réseau maillé propriétaire entre les camps, avec une connexion satellite affichant une latence de 25 ms, sous le seuil de 50 ms requis pour la télé-opération en direct via le logiciel Reflex. Cette mission sur le Chimborazo est présentée comme un test préliminaire avant une expédition planifiée sur l'Everest à l'automne 2026, avec une collaboration documentaire confirmée avec l'équipe de production derrière le documentaire Netflix "14 Peaks: Nothing Is Impossible".

Ces résultats, présentés dans un communiqué de presse soigneusement mis en scène, méritent d'être lus avec prudence : le taux de transfert sim-to-réel de 85 % reste un chiffre auto-déclaré, sans peer review ni protocole de test publié. Cela dit, parvenir à faire fonctionner un humanoïde en autonomie partielle à plus de 6 000 mètres d'altitude, dans des conditions de froid et de vent sévères, constitue un test de robustesse matérielle et logicielle non trivial. L'enjeu industriel réel dépasse la performance sportive : il s'agit de valider que des plateformes humanoïdes de taille commerciale (le G1 est vendu autour de 16 000 dollars) peuvent être déployées dans des environnements non structurés et extrêmes, sans infrastructure dédiée. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B opérant dans des secteurs comme l'énergie en zone isolée, la surveillance environnementale ou l'intervention d'urgence, c'est une preuve de concept pertinente, même partielle.

Geologic Dome est une organisation de conservation qui construit des infrastructures autonomes pour les zones protégées : relais de communication, monitoring écologique par IA, plateformes robotiques indépendantes en énergie. L'expédition Chimborazo s'inscrit dans un programme plus large incluant trois sites d'expérimentation : forêt équatoriale en République démocratique du Congo, forêts de nuages en Équateur et le gradient altitudinal complet de l'Himalaya au Népal. Le Unitree G1 utilisé pour l'Everest sera donné à la communauté sherpa locale, une décision de positionnement symbolique autant que logistique. Aucun concurrent direct n'est explicitement cité dans cette expédition, mais le choix du G1 plutôt que de plateformes comme le Boston Dynamics Spot ou l'Atlas illustre la montée en maturité des humanoïdes bon marché face aux quadrupèdes établis pour les missions de terrain. La prochaine étape attendue est la confirmation de la date et du parcours de l'expédition Everest, ainsi que la publication de données techniques sur les performances autonomes en conditions réelles.

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Un robot humanoïde gravit un volcan de 6 200 m, l'équipe vise ensuite l'Everest
1Interesting Engineering 

Un robot humanoïde gravit un volcan de 6 200 m, l'équipe vise ensuite l'Everest

Un robot humanoïde Unitree G1 modifié, baptisé "Pemba", a atteint le sommet du Chimborazo en Équateur le 7 juin 2026, soit 6 200 mètres d'altitude. L'expédition, conduite par l'ingénieur Pablo Berlanga Boemare et son entreprise Geologic Dome, s'est déroulée sur 16 heures. Pemba est une première étape d'un programme baptisé "Triple Crown" qui vise à terme l'ascension de l'Everest. À noter : le robot n'a pas grimpé en autonomie totale. Il a marché de manière indépendante sur les sections présentant une inclinaison inférieure à 30 degrés, mais a été porté par les membres de l'expédition sur les passages plus techniques. Les modifications matérielles incluent des systèmes de gestion thermique sur mesure et des équipements de ventilation intégrés aux vêtements protecteurs du robot, s'appuyant sur des tests antérieurs conduits dans la région chinoise d'Altay à des températures descendant jusqu'à -47,4°C. Ce projet répond à une question que les benchmarks en laboratoire ne peuvent pas trancher : un humanoïde peut-il opérer de manière utile dans des environnements extrêmes, là où les capteurs fixes sont coûteux à déployer et où les conditions mettent en danger les opérateurs humains ? Berlanga Boemare, ancien collaborateur du WWF dans le bassin du Congo et en Amazonie, articule le cas d'usage autour de la surveillance environnementale mobile : remplacer ou compléter des réseaux de caméras stationnaires par des plateformes autonomes capables de patrouiller de grandes surfaces, équipées de caméras, capteurs et connectivité satellite (Starlink est mentionné). Pour les décideurs B2B et les intégrateurs industriels, l'intérêt est ailleurs : il s'agit d'un premier jeu de données réel sur la résilience des batteries, la cinématique articulaire et le comportement thermique de l'électronique embarquée au-delà de 6 000 mètres, dans des conditions que les simulations ne modélisent pas fidèlement. Unitree Robotics, fabricant chinois du G1, s'est imposé ces deux dernières années comme un acteur de référence sur le segment des humanoïdes accessibles, face à Boston Dynamics, Figure AI et Agility Robotics qui ciblent davantage le marché industriel avec des machines nettement plus coûteuses. Geologic Dome ne s'inscrit pas dans cette course à la productivité d'entrepôt, mais ouvre un segment distinct : la robotique d'exploration et de surveillance environnementale en terrain hostile. La prochaine étape annoncée est l'Everest, en partenariat avec l'opérateur népalais Fourteen Peaks Expedition, avec un programme de test prévu entre le camp de base et le Camp IV (environ 8 000 mètres), couvrant performance des batteries, stress articulaire et collecte de données environnementales. Le projet bute cependant sur un obstacle réglementaire concret : le Népal ne dispose pas encore de cadre légal encadrant les expéditions robotiques sur l'Everest, et les autorités auraient demandé de nouvelles régulations avant toute autorisation.

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Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes
2Robotics Business Review 

Sommet en robotique : un panel fait le point sur la conception des robots humanoïdes

Lors du Robotics Summit & Expo 2026, tenu à Boston au Thomas B. Menino Convention & Exhibition Center devant quelque 3 900 participants, un panel de haut niveau a fait le point sur l'état réel du développement des robots humanoïdes. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robot pour Atlas chez Boston Dynamics, y a révélé que l'entreprise a engagé le déploiement de l'ordre de 25 000 humanoïdes Atlas dans des usines, avec un objectif de capacité de production portée à 30 000 unités par an d'ici 2028. Boston Dynamics a conduit une première démonstration en conditions réelles en usine en 2025, architecture entièrement pilotée par les données, puis a présenté Atlas au CES de janvier 2026 pendant une semaine complète. Pour 2026, la société prévoit un retour en usine pour une démonstration plus complète, de bout en bout, connectant le robot au système d'information de l'usine et gérant les exceptions opérationnelles. Du côté d'Agility, dont la marque commerciale s'est récemment stabilisée sous le nom Agility (ex-Agility Robotics), les déploiements du robot Digit avancent avec Amazon, GXO, Schaeffler, Toyota et Mercado Libre, marquant une sortie effective de la phase pilote. Ce que ce panel signale clairement pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est que le vrai verrou n'est plus mécanique ni même algorithmique, mais stratégique. Rodriguez a posé le problème avec précision : sauf pour de rares applications à très grand volume et très stable, presque tous les postes de travail sont des cas uniques. Le défi du passage à l'échelle repose sur trois axes simultanés, hardware, modèles de comportement, et stratégie d'intégration, et l'échec sur l'un suffit à rendre le déploiement économiquement non viable. La décision de Boston Dynamics de commencer par la logistique en manufacturing, un environnement qui exige de la généralité sans imposer encore les contraintes de timing et de sécurité de la ligne d'assemblage, illustre une approche pragmatique et graduée. Ces chiffres de déploiement engagés, 25 000 unités, sont une donnée de marché rare dans un secteur habitué aux annonces sans livraisons. Boston Dynamics, filiale de Hyundai depuis 2021, a traversé une longue période de recherche pure avant de commercialiser Atlas dans sa version électrique présentée en 2024, succédant aux plateformes hydrauliques historiques. Le marché des humanoïdes reste en pleine effervescence : Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus Gen 3 sur sa propre ligne de production, Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T N2, et des acteurs émergents comme 1X Technologies ou Apptronik positionnent tous leurs solutions sur des créneaux différents, de l'assemblage léger à la manutention lourde. Côté Europe, Enchanted Tools (France) et Wandercraft restent focalisés sur des niches spécifiques, assistance et rééducation, sans viser encore le marché industriel général. Les prochaines étapes à surveiller : la publication par ASTM International (représenté dans le panel par Aaron Prather) de standards de sécurité pour la cohabitation humains-humanoïdes, et les résultats concrets des déploiements Agility/Amazon, dont les métriques opérationnelles restent pour l'instant non publiques.

UELes entreprises françaises (Enchanted Tools, Wandercraft) restent cantonnées aux niches assistance/rééducation sans feuille de route vers l'industriel général, creusant un écart stratégique avec les déploiements à grande échelle désormais en cours en Amérique du Nord.

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Le secret des robots humanoïdes victorieux en marathon
3IEEE Spectrum Robotics 

Le secret des robots humanoïdes victorieux en marathon

Le 19 avril 2026, le robot humanoïde Honor Lightning a complété un semi-marathon en 50 minutes et 26 secondes, battant le record mondial humain de 7 minutes et le meilleur temps robotique enregistré en 2025 de près de deux heures. Cette performance a été réalisée à une vitesse moyenne de 7 m/s, avec une consommation énergétique totale estimée à environ 400 W pour les membres inférieurs. L'élément distinctif du Lightning n'est ni une architecture de contrôle radicalement nouvelle ni une puissance moteur exceptionnelle : c'est un système de refroidissement liquide intégré directement dans chacun des quatre moteurs d'entraînement des membres inférieurs. Selon Honor, ces circuits liquides pénètrent les moteurs comme des capillaires, avec un débit d'échange thermique supérieur à 4 litres par minute et un circuit indépendant par moteur. Les actionneurs de hanche et de genou affichent un diamètre extérieur d'environ 110 à 150 mm, avec un rapport de réduction estimé à 45:1, optimisé pour la vitesse de course cible. La contrainte que cette architecture résout est strictement thermique. Faire courir un humanoïde de gabarit humain à 7 m/s génère inévitablement environ 150 W de chaleur dissipée au niveau du genou, quelle que soit l'efficacité du reste du système, et ce flux ne peut pas être évacué par convection naturelle de manière continue sur la durée d'un semi-marathon. C'est précisément ce verrou qu'illustre la performance d'Unitree lors de la même épreuve : le constructeur chinois, plus établi commercialement, a dû recourir à un sac à dos de glace pour tenter de terminer la course sans surchauffe. Apptronik avait exploré le refroidissement liquide sur plusieurs prototypes, mais ne l'intègre pas à son humanoïde principal Apollo. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, ce résultat signale que l'endurance à haute cadence sera conditionnée moins par la puissance de calcul ou l'IA embarquée que par la gestion thermique des actionneurs, un critère rarement mis en avant dans les fiches produit des fabricants. Honor, fabricant de smartphones reconverti à la robotique humanoïde, reste discret sur la feuille de route commerciale du Lightning : aucun pilote industriel ni calendrier de mise sur le marché n'a été communiqué, et les spécifications moteur détaillées ne sont pas publiées. Cette course du 19 avril positionne néanmoins le Lightning directement face aux acteurs chinois Unitree et Agibot, ainsi qu'aux plateformes occidentales comme Figure (Figure 03), Boston Dynamics (Atlas) et Agility Robotics (Digit). Dans un secteur où l'écart entre démonstration contrôlée et déploiement réel reste souvent considérable, la nature ouverte et chronométrée de l'épreuve -- un vrai semi-marathon public, pas un parcours en laboratoire -- donne à ce résultat un caractère de benchmark difficile à relativiser. La prochaine étape logique pour Honor serait de publier les données thermiques détaillées et d'annoncer des collaborations industrielles pour valider le Lightning en conditions de production réelle, seul terrain qui transforme un record sportif en argument commercial.

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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise
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Eno, le robot humanoïde qui vise à devenir la machine polyvalente de chaque entreprise

Genesis AI a présenté Eno, son premier robot à usage général, en juin 2026. La machine abandonne la forme humanoïde bipède au profit d'une base à roues surmontée d'une colonne télescopique ajustable en hauteur, capable de se replier en configuration compacte lors des phases d'inactivité. Ses mains robotiques reproduisent la morphologie et la fonction de mains humaines, afin de permettre l'utilisation d'outils standards dans des espaces déjà conçus pour des opérateurs humains. Son système de contrôle est GENE, le modèle de fondation robotique développé en interne, présenté comme capable de gérer la planification de tâches longues, l'adaptation au contexte et la mémorisation entre opérations. Un écran embarqué optionnel affiche en temps réel le raisonnement et les intentions du robot. Les premiers déploiements clients sont annoncés avant fin 2026, en fabrication, logistique et laboratoires, avec une extension ultérieure à l'hôtellerie, à la santé puis au grand public. Genesis AI a levé 105 millions de dollars en financement de démarrage, avec Eric Schmidt, ancien PDG de Google, parmi ses investisseurs déclarés. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède représente un compromis délibéré : on sacrifie la polyvalence locomotrice pour la fiabilité mécanique dans des environnements industriels à sols plats et structurés, là où l'essentiel des déploiements initiaux est ciblé. Les mains humanoïdes répondent à un problème de compatibilité concret, puisque les postes de travail et les outils industriels sont dimensionnés pour des mains humaines. Sur le plan logiciel, GENE s'inscrit dans la catégorie des VLA (Vision-Language-Action models) avec l'ambition de piloter des tâches longues en autonomie, ce que le secteur cherche précisément à démontrer à grande échelle depuis deux ans avec des résultats encore inégaux. L'affichage du raisonnement en temps réel est une réponse directe aux exigences d'acceptabilité et de sécurité en environnement mixte humain-robot. Il faut cependant souligner qu'aucun chiffre de performance validé indépendamment n'accompagne l'annonce : payload, temps de cycle et taux de fiabilité sur lignes réelles restent inconnus. Eno est à ce stade une annonce, pas un produit en production. Genesis AI entre dans une course déjà bien engagée. Figure AI déploie ses robots Figure 02 sur les lignes de montage de BMW en Caroline du Nord ; Tesla vise la production de masse d'Optimus pour 2026 ; Agility Robotics teste Digit dans les entrepôts d'Amazon ; Physical Intelligence développe Pi-0 comme modèle de fondation généraliste ; NVIDIA fournit GR00T N2 et l'infrastructure de simulation Isaac Lab à l'ensemble de l'écosystème. Genesis AI se positionne avec une approche de co-conception : hardware, software et IA développés ensemble depuis l'origine plutôt qu'intégrés séquentiellement, argument central du discours de Zhou Xian, co-fondateur et PDG. Avec 105 millions de dollars de seed et un investisseur aussi visible qu'Eric Schmidt, la société dispose des ressources pour tenir ses délais. Les déploiements pilotes annoncés avant fin 2026 constitueront le premier test réel de cette promesse d'intégration systémique.

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