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Un hôpital de Milan déploie un robot humanoïde de 1,20 m pour assister les services et transmettre les données patients
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Un hôpital de Milan déploie un robot humanoïde de 1,20 m pour assister les services et transmettre les données patients

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Résumé IASource uniqueImpact UE

L'hôpital IRCCS Maugeri de Milan a lancé un déploiement opérationnel en conditions réelles d'un robot humanoïde de service baptisé Alter-Ego, actuellement en phase pilote dans un service dédié aux patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA). La plateforme mesure 1,2 mètre de hauteur et se déplace sur une base bi-roues. Elle a été conçue conjointement par l'Institut Italien de Technologie (IIT) et l'Université de Pise. Alter-Ego assure des missions de support logistique répétitives : accueil des nouveaux arrivants, guidage dans les couloirs, livraison de provisions au chevet des patients. En parallèle, le robot relaie des métriques patient en temps réel vers les postes infirmiers. Le système fonctionne selon deux modes : un mode téléprésence, dans lequel un médecin à distance pilote la machine via un casque immersif et un joystick pour effectuer des visites de suivi, et un mode autonome où le robot opère sans supervision humaine directe.

Ce déploiement est notable parce qu'il s'effectue dans un environnement clinique actif, avec des patients à vulnérabilité élevée, et non en contexte contrôlé de laboratoire. Le retour terrain des premiers mois est positif : les patients SLA, initialement susceptibles de réagir négativement à une présence mécanique, ont bien accepté le robot, en partie grâce à des sourcils expressifs conçus pour générer une dynamique d'interaction non menaçante. Sur le plan technique, la décision d'exclure toute composante rigide industrielle au profit de bras à rigidité variable (modules compliants fonctionnant comme des muscles artificiels) et de mains SoftHand inspirées de la robotique souple représente un choix d'architecture orienté cohabitation humaine. Ces mains peuvent saisir des objets délicats, actionner des poignées de portes et transmettre des objets directement aux patients sans risque de blessure par impact. Ce cas valide concrètement l'hypothèse que des robots à morphologie souple peuvent opérer sans cage de sécurité dans des espaces cliniques non restructurés.

L'IIT travaille sur Alter-Ego depuis plusieurs années, dans le cadre d'une recherche plus large sur la téléprésence incarnée et la robotique souple humanoïde. Ce déploiement à Maugeri constitue le premier test en milieu hospitalier européen à cette échelle. En termes de positionnement concurrentiel, Alter-Ego se distingue des plateformes industrielles comme Optimus de Tesla ou Figure 03 par sa focalisation explicite sur la sécurité de contact et l'interaction à longue durée avec des patients fragiles, plutôt que sur la manipulation de charges lourdes ou la cadence industrielle. Aucun déploiement commercial n'a été annoncé à ce stade : il s'agit d'un pilote de validation académico-clinique. Les prochaines étapes probables incluent l'extension à d'autres services hospitaliers et l'affinement des protocoles d'autonomie, avant toute discussion sur une industrialisation avec des partenaires médicaux ou des intégrateurs de systèmes de santé.

Impact France/UE

L'IIT et l'Université de Pise réalisent le premier déploiement hospitalier européen d'un humanoïde à robotique souple en conditions réelles, validant une architecture de cohabitation humaine directement transposable aux établissements de santé de l'UE.

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AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots
1Interesting Engineering 

AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots

Hexagon Robotics et l'équipementier allemand Schaeffler, spécialiste des roulements et des technologies de mouvement, ont annoncé le mois dernier l'entrée du robot humanoïde AEON dans le Humanoid Gym, un centre d'entraînement industriel installé en Allemagne. Cette étape s'inscrit dans un partenariat stratégique entre les deux groupes visant à déployer au moins 1 000 unités AEON dans l'industrie au cours des prochaines années. Le site fonctionne selon un modèle en trois phases, entraînement, validation puis déploiement, appliqué à chaque nouvelle capacité avant que le robot ne soit autorisé à l'exercer en conditions réelles de production. Aucune des deux entreprises n'a communiqué de calendrier pour les déploiements individuels, ni précisé quelles tâches manufacturières AEON apprendra en premier. Aucun robot de la flotte annoncée n'est actuellement en service : l'arrivée dans le Humanoid Gym marque le début de la préparation industrielle, pas son aboutissement. Cette annonce illustre un écart récurrent dans le secteur des humanoïdes entre les objectifs de déploiement à grande échelle affichés par les fabricants et la réalité opérationnelle, où l'essentiel du travail reste concentré sur l'acquisition et la validation de capacités de base avant toute mise en production. L'absence de calendrier ou de tâches définies pour les 1 000 unités promises rappelle que cette annonce relève encore de la feuille de route stratégique plutôt que d'un produit déployé. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs qui évaluent l'adoption de robots humanoïdes, le cas Schaeffler met en avant une dimension souvent sous-estimée : l'entreprise cliente doit elle-même bâtir une expertise interne en pilotage, en formation et en intégration des robots, en parallèle du développement des capacités du robot lui-même. La réussite d'un déploiement à grande échelle dépend donc autant de la maturité organisationnelle du site industriel que des progrès techniques de la machine. Le partenariat entre Hexagon Robotics et Schaeffler a été noué pour accélérer l'adoption de l'automatisation de nouvelle génération dans le secteur manufacturier ; l'entrée d'AEON dans le Humanoid Gym constitue l'étape suivante de cette collaboration, après les phases antérieures de développement du robot. Schaeffler y apporte sa connaissance des lignes de production automobile et industrielle, tandis que Hexagon Robotics fournit la plateforme robotique et ses capacités logicielles. Ce type de centre d'entraînement dédié rappelle les démarches d'autres acteurs du secteur humanoïde, comme Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus, ou les fournisseurs de modèles vision-langage-action tels que Pi-0 ou GR00T N2, qui cherchent tous à valider leurs robots sur des tâches industrielles concrètes avant une commercialisation élargie. Aucune date de première mise en service n'a été communiquée ; les deux partenaires indiquent seulement que le travail mené dans ce centre doit servir de fondation aux étapes suivantes, qui verront AEON passer progressivement du développement de capacités à une exploitation industrielle effective.

UELe partenariat associe l'allemand Schaeffler et Hexagon Robotics (groupe suédois) pour déployer jusqu'a 1000 robots AEON dans l'industrie manufacturière européenne, avec un centre d'entrainement installe en Allemagne.

FR/EU ecosystemeOpinion
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2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace
2Interesting Engineering 

2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace

Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre industrielles, s'associe à Siemens pour intégrer intelligence artificielle, ingénierie numérique et robotique humanoïde dans la production textile. L'entreprise vise un gain d'efficacité d'au moins 30 % face à des délais de production plus courts, une demande consommateur de plus en plus personnalisée et une pression accrue sur les coûts. Dans ce cadre, Jack Technology a commandé 2 000 robots humanoïdes conçus pour la confection, ce qui en ferait l'un des tout premiers déploiements massifs de ce type dans le secteur textile. En parallèle, un essai a été mené sur le site Siemens d'Erlangen, en Allemagne, avec le robot humanoïde à roues HMND 01 de la startup allemande Neura Robotics, propulsé par la pile logicielle d'IA physique de NVIDIA. Pendant deux semaines, le robot a manipulé des caisses de deux formats différents, les plaçant sur un convoyeur avant de les acheminer vers un poste de reprise humaine, à raison de 60 caisses par heure, plus de huit heures par jour, avec un taux de réussite en préhension et positionnement supérieur à 90 %. Siemens associe aussi à cette offensive le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics, utilisé pour l'inspection de sites chimiques et énergétiques dangereux, capable de cartographier des installations en 3D et de détecter fuites de gaz ou surchauffes via capteurs acoustiques et caméras infrarouges, en s'appuyant sur la plateforme de Roboverse Reply. Cette annonce illustre un test grandeur nature de l'écart habituel entre démonstration marketing et réalité opérationnelle: un cycle de deux semaines avec un taux de succès mesuré au dessus de 90 % pèse davantage qu'une vidéo de présentation isolée, même si l'ampleur exacte de la commande de 2 000 unités reste à confirmer dans son calendrier de livraison réel. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt des humanoïdes tient surtout à leur capacité à s'insérer dans des ateliers existants sans réaménagement lourd, contrairement aux robots industriels fixes classiques. Cela renforce l'hypothèse que la manutention répétitive de charges, plutôt que les tâches fines de couture elles-mêmes, sera le premier terrain d'adoption rentable des humanoïdes dans le textile. Le volet quadrupède, lui, consolide le glissement du secteur vers une maintenance prédictive plutôt que réactive sur les sites à risque. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Siemens, qui cherche à fournir l'infrastructure numérique (jumeaux numériques, interfaces robots-automates, gestion de flotte, réseaux industriels) permettant de transformer des robots isolés en composants coordonnés d'une usine connectée. Sur le marché des humanoïdes industriels, Jack Technology et Neura Robotics viennent ainsi se positionner face à des acteurs comme Figure ou Agility Robotics, davantage focalisés sur la logistique et l'entrepôt, tandis qu'ANYbotics affronte la concurrence de Boston Dynamics sur l'inspection quadrupède. Les prochaines étapes attendues concernent le calendrier réel de déploiement des 2 000 unités commandées par Jack Technology et l'extension des pilotes Siemens à d'autres usines du groupe.

UELe pilote mené sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) avec le robot humanoïde allemand HMND 01 de Neura Robotics illustre une adoption industrielle concrète de l'IA physique en Europe, portée par des acteurs européens (Siemens, Neura Robotics), même si aucune entreprise française n'est impliquée à ce stade.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub
3arXiv cs.RO 

Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub

Des chercheurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT) de Gênes ont publié en mai 2026 sur arXiv une architecture formelle pour humanoïdes collaboratifs, dont ils présentent une implémentation concrète dans le robot ergoCub. L'approche repose sur deux piliers conceptuels empruntés aux neurosciences cognitives : la "shared intelligence" (la capacité à modéliser les intentions et actions d'un partenaire humain) et l'"embodied cognition" (l'idée que corps et cognition co-évoluent en réponse à l'environnement). Concrètement, la morphologie d'ergoCub et ses paramètres de contrôle moteur ont été co-optimisés en prenant comme fonction objectif des métriques ergonomiques humaines, notamment en intégrant des modèles biomécaniques du corps humain directement dans la couche de planification du mouvement. L'abstract ne fournit pas de chiffres de charge utile, de DOF ni de temps de cycle, et aucune ligne de production ni site de déploiement industriel n'est mentionné : il s'agit d'un article de recherche, pas d'une annonce de produit. Le principal apport de ce travail est méthodologique : c'est l'un des rares frameworks à co-optimiser simultanément le hardware et l'intelligence physique d'un humanoïde autour de l'ergonomie humaine, plutôt que de traiter ces deux couches séparément. Pour les intégrateurs industriels et les équipes d'ingénierie, cela ouvre une voie de conception où le robot n'est pas simplement "sécurisé" par des capteurs de force ou des limites de vitesse, mais structurellement conçu pour minimiser la charge musculo-squelettique de l'opérateur lors de tâches de co-manipulation. C'est une réponse directe à l'un des angles morts des humanoïdes commerciaux actuels, qui optimisent surtout la dextérité autonome sans modéliser l'impact biomécanique sur le coéquipier humain. ergoCub est une évolution directe du robot iCub, plateforme de recherche humanoïde phare du programme européen RobotCub lancé par l'IIT dans les années 2000, qui compte aujourd'hui plus de 40 laboratoires utilisateurs dans le monde. Cette filiation place ergoCub dans un écosystème académique robuste, mais loin encore d'une commercialisation. Sur le terrain concurrent, les acteurs en avance sur la collaboration humain-robot incluent Physical Intelligence (pi0), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), et Figure (02), mais aucun ne publie de métriques ergonomiques formalisées de ce type. En Europe, Enchanted Tools (Mirokaï) et Wandercraft (Atalante X) restent les acteurs les plus avancés sur les humanoïdes à vocation assistive et médicale. Les prochaines étapes pour ergoCub passeront vraisemblablement par des validations expérimentales de l'architecture en conditions de co-manipulation réelle, avant tout envisagement de transfert industriel.

UEL'IIT de Gênes (EU) positionne l'Europe comme précurseur sur la co-optimisation hardware/intelligence autour de l'ergonomie humaine pour les humanoïdes collaboratifs, un angle différenciateur absent des architectures des constructeurs américains.

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Découvrez Flourish One, le robot humanoïde à base de Raspberry Pi conçu pour les parents débordés
4Robotics Business Review 

Découvrez Flourish One, le robot humanoïde à base de Raspberry Pi conçu pour les parents débordés

Flourish, startup basée entre San Francisco et Paris, ouvre les ventes de Flourish One, un robot domestique à base mobile à roues et deux bras, facturé 3 555 dollars. Le fondateur Antoine Marcel affirme qu'un utilisateur peut lui apprendre une nouvelle tâche en moins de 30 minutes avec un simple smartphone. La première série compte 50 unités, assemblées à la main par une équipe réduite, et la livraison est visée avant Noël, sans date ferme. La plateforme repose sur six roues pour la stabilité. Chaque bras porte 1,5 kg, et le pilotage s'appuie sur un petit lidar placé près du sol pour la détection d'obstacles. Chaque pince à deux doigts est équipée d'une caméra au poignet, et l'autonomie annoncée atteint 12 heures d'utilisation des bras. Pour contenir le coût de la nomenclature, le calcul embarqué est confié à un Raspberry Pi. Les modèles de compétences sont entraînés sur des GPU dans le cloud, qui assurent aussi l'inférence des comportements de haut niveau. Une connexion réseau est donc nécessaire, sauf si l'utilisateur fait tourner ces charges sur son propre ordinateur. Le robot n'est pas étanche, ne fera ni vaisselle ni toilettage du chien, et sa dextérité reste limitée au rangement, aux poubelles et à l'essuyage d'une table. L'intérêt tient au pari inverse de celui de la plupart des acteurs du secteur. Là où les startups de humanoïdes et de manipulateurs mobiles visent des usines ou des entrepôts, environnements structurés riches en données, Flourish vise le foyer, où agencements, routines et standards de propreté varient d'une maison à l'autre. Marcel rejette l'idée d'attendre un modèle généraliste : il propose d'affiner un modèle par tâche et par domicile, à partir des mouvements capturés par le téléphone du propriétaire. Cette approche pose une hypothèse testable, celle d'une adaptation légère et locale qui contournerait le problème de la généralisation. Le choix d'un Raspberry Pi plutôt que d'un GPU embarqué illustre l'arbitrage économique : selon Marcel, un GPU NVIDIA doublerait le prix du robot. Le revers est la dépendance au cloud, avec sa latence et les questions de confidentialité dans un intérieur privé. Il faut aussi rester prudent : aucune métrique de fiabilité, de taux de réussite ou de temps de cycle n'est publiée, et l'affirmation des « 30 minutes » n'a pas encore été vérifiée sur des foyers réels. Il s'agit d'ouvertures de précommande et d'un lot pionnier, pas d'un déploiement à l'échelle. Flourish a été fondée en janvier 2026 et arrive donc sur le marché en moins de 12 mois, un rythme rare pour un robot avec manipulation. Marcel dit avoir tout automatisé sur son ordinateur, mais constaté que les corvées domestiques restaient entières, d'où le choix du foyer. La société, à cheval sur la France et la Californie, contribue à la visibilité de l'écosystème européen dans la robotique domestique. Elle se place face à des acteurs bien plus financés, comme 1X avec Neo ou Figure avec ses humanoïdes, qui visent aussi le domicile sur des architectures plus ambitieuses et à des prix supérieurs. Son positionnement repose sur un tarif bas, une charge utile modeste et un apprentissage personnalisé. La suite dépendra de la livraison effective des 50 unités, de la qualité des retours de ces premiers foyers et de la capacité de l'équipe à industrialiser sans faire exploser les coûts.

UEUne startup à cheval entre Paris et San Francisco lance un robot domestique à 3 555 dollars, ce qui renforce la visibilité de l'écosystème français en robotique domestique.

FR/EU ecosystemeActu
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