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Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement
HumanoïdesRobotics Business Review 

Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement

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Apptronik a dévoile hier Apollo 2, la nouvelle version de son robot humanoïde, en même temps que l'ouverture de Robot Park, son centre phare de collecte de données et d'entrainement a Austin, au Texas. Apollo 2 se décline en deux configurations modulaires: une version bipède pour se déplacer dans des espaces conçus pour des humains, et une version a base roulante offrant stabilité et efficacité dans des environnements a fort débit. La base roulante a été conçue pour respecter les normes de sécurité existantes des robots mobiles industriels, ce qui facilite son intégration dans des opérations clients déjà en place. Dans le cadre de son partenariat de recherche avec Google DeepMind, les données collectées par Apollo 2 alimentent aussi Gemini Robotics, les modèles de fondation pour la robotique de DeepMind. Apptronik affirme qu'Apollo repose sur près d'une décennie de développement et quinze robots précédents, dont Valkyrie de la NASA. Issue du Human Centered Robotics Lab de l'Universite du Texas a Austin, l'entreprise compte environ 300 employés et a levé 520 millions de dollars plus tôt cette année, portant son capital total a près d'un milliard de dollars.

Cette annonce illustre un repositionnement plus large de l'industrie humanoïde: passer de la démonstration ponctuelle a l'exploitation réelle et répétée sur le terrain. Jeff Cardenas, cofondateur et PDG d'Apptronik, résume l'ambition en opposant explicitement les années de démos spectaculaires a un objectif de fiabilité quotidienne au travail, une façon de reconnaitre implicitement l'écart persistant entre les vidéos promotionnelles du secteur et les déploiements effectifs. La logique mise en avant, une boucle d'apprentissage continue ou le robot travaille, collecte des données et s'améliore a chaque cycle, correspond a un pari répandu chez les acteurs de la robotique généraliste (dans la lignée de Pi-0 ou GR00T N2): la mise a l'échelle des données réelles, plutôt que la seule simulation, serait la voie vers des modèles VLA véritablement robustes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le choix d'une architecture modulaire bipède/roulante répond a une demande concrète: pouvoir déployer une même intelligence robotique sous une forme déjà conforme aux normes de sécurité existantes, sans attendre la maturation complète de la locomotion bipède.

Le contexte de cette annonce s'inscrit dans une accumulation de Robot Parks chez des clients et partenaires dans le monde, Austin devenant le site vitrine du dispositif. Apollo 2 sert depuis plus d'un an de cheval de bataille pour cette collecte de données, et Apptronik présente explicitement tout ce qui en est tire comme la base du développement d'Apollo 3, son futur produit commercial. Barry Phillips, directeur commercial d'Apptronik, insiste sur le fait que la conception modulaire répond a une demande client pour une automatisation adaptable, un positionnement qui distingue Apptronik d'acteurs concentres sur une seule morphologie, comme Figure avec son humanoïde bipède pur ou Boston Dynamics avec Atlas. Face a des concurrents comme Tesla (Optimus), Figure ou Agility Robotics, Apptronik mise sur ce continuum recherche-collecte-produit avec Google DeepMind comme axe de différenciation, sans toutefois préciser de calendrier ferme pour des pilotes clients élargis ni pour la disponibilité commerciale d'Apollo 3.

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Google DeepMind dévoile Gemini Robotics 2, alors qu'un humanoïde d'Apptronik démontre une IA corps entier
1Robotics & Automation News 

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Google DeepMind a dévoilé Gemini Robotics 2, une nouvelle suite de modèles d'IA destinée à donner aux robots humanoïdes une autonomie accrue grâce à un contrôle du corps entier, une dextérité avancée et une capacité de collaboration entre plusieurs robots. La démonstration s'appuie sur Apollo 2, l'humanoïde d'Apptronik, désormais capable d'exécuter des mouvements autonomes du corps entier : marche, accroupissement, flexion, et d'autres actions coordonnées qui combinent équilibre dynamique et manipulation fine, sans scripts préprogrammés pour chaque geste. Cette annonce marque une étape notable dans la course aux robots humanoïdes généralistes : elle déplace le curseur au-delà de la simple manipulation d'un bras robotique isolé vers un contrôle unifié de l'ensemble du corps piloté par un même modèle d'IA. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un signal que les modèles vision-langage-action (VLA) commencent à passer à l'échelle sur des plateformes physiques complètes, un point encore contesté dans le secteur où beaucoup de démonstrations restent téléopérées ou limitées à des tâches très encadrées. Reste à vérifier, comme souvent avec ce type d'annonce, si les séquences montrées reflètent un comportement fiable et répétable ou des prises sélectionnées. Ce lancement s'inscrit dans la continuité de Gemini Robotics, la première famille de modèles robotiques de Google DeepMind, et prolonge le partenariat entre le laboratoire et Apptronik, déjà engagé sur le développement d'Apollo. Il intervient alors que la concurrence s'intensifie, avec Figure et son modèle Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore 1X et son robot Neo, chacun cherchant à démontrer une autonomie et une polyvalence suffisantes pour un déploiement industriel réel plutôt qu'une simple vitrine technologique.

HumanoïdesActu
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Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde
2Interesting Engineering 

Vidéo : une entreprise américaine dévoile une main humanoïde à cinq doigts avant le lancement de son nouveau robot humanoïde

Clone Robotics, la start-up américaine qui développe des humanoïdes à muscles artificiels, a publié le 1er octobre 2026 une vidéo intitulée « Teleoperation of the Hand of Torso 3 ». On y voit une main à cinq doigts piloter à distance par un opérateur humain. L'entreprise y annonce aussi le lancement en novembre de Torso 4, un buste bimanuel redessiné pour des tâches stationnaires en entreprise, c'est-à-dire exécutées à poste fixe avec les deux bras. Dans un message complémentaire, Clone précise que la main filmée date d'avril 2026 et constitue la dernière de ses conceptions héritées. Depuis, elle affirme avoir consacré six mois à repenser l'ensemble du système. Aucune donnée chiffrée n'accompagne l'annonce : ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni site de déploiement. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, il y a peu à retenir de ce contenu, et c'est précisément ce qu'il faut en dire. La vidéo ne montre aucune autonomie : c'est de la téléopération, sur du matériel que Clone considère elle-même comme dépassé. Elle ne dit rien des performances de Torso 4. L'annonce ne cite aucune tâche réalisée par la nouvelle plateforme et n'indique pas quel degré d'assistance humaine elle exige. L'ambition d'automatiser le travail bimanuel stationnaire reste donc un objectif produit, pas un résultat démontré. La seule information exploitable est d'ordre stratégique : Clone dit vouloir rendre son matériel plus simple à simuler et à commander tout en conservant des capacités de niveau humain. Cela reconnaît implicitement que l'architecture précédente, difficile à modéliser, freinait l'apprentissage en simulation et le transfert vers le réel. Le choix de Clone reste atypique. La société suit l'anatomie humaine, avec cinq doigts actionnés par des muscles artificiels et des tendons, là où Boston Dynamics a retenu pour les nouvelles mains d'Atlas quatre doigts seulement, afin de limiter coût, encombrement et points de défaillance. Les deux approches divergent sur la forme, mais convergent sur la priorité donnée à la simulabilité et à la contrôlabilité, signe que la dextérité fine se heurte désormais autant à un problème de modélisation qu'à un problème mécanique. Le lancement de novembre servira de test : il faudra y chercher des tâches documentées, la part de fonctionnement autonome, le recours à l'intervention humaine, et surtout des vidéos non sélectionnées. Tant que ces éléments manquent, Torso 4 relève de l'annonce, pas du produit livré ni du déploiement réel.

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Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde
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Découplage de l'intention et de la trajectoire : un cadre de déduction représentationnelle pour les modèles d'action du monde

Optimus Gen 3 démontre 22 degrés de liberté par main et un temps de cycle de 12 secondes pour le tri de colis chez un partenaire logistique de Fremont, en Californie, selon une démonstration diffusée par Tesla le 8 août 2026. Le robot a manipulé des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes en enchaînant préhension, transport et dépose sur convoyeur pendant une session filmée sans coupure annoncée de 40 minutes. Tesla indique un déploiement pilote de 25 unités sur ce site d'ici fin 2026, avec une extension prévue à trois usines Tesla supplémentaires (Austin, Fremont assemblage, Shanghai) au premier trimestre 2027. Le modèle de contrôle sous-jacent, baptisé en interne FSD-Bot v2, s'appuie sur l'architecture VLA (vision-language-action) déjà utilisée pour la conduite autonome, entraînée sur des données de téléopération collectées depuis janvier 2026. Aucun prix commercial n'a été communiqué, Tesla réservant pour l'instant le robot à un usage interne. Cette annonce intervient alors que le secteur cherche des preuves de déploiement réel plutôt que des démonstrations scénarisées, un point sensible pour Tesla après plusieurs vidéos Optimus critiquées pour téléopération dissimulée. Un cycle de 12 secondes en environnement logistique reste correct mais loin des standards des bras industriels dédiés ou des AMR de tri, et la vidéo étant sélectionnée par le constructeur, la robustesse hors conditions contrôlées demeure à vérifier. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal important est moins la performance brute que la tentative de bascule d'un stade démo vers un pilote à volume mesurable, sur un site tiers et non plus seulement en usine Tesla. Optimus a été dévoilé en 2021 et a connu plusieurs itérations, Gen 2 fin 2023 puis Gen 3 annoncé en 2026 avec des mains à actionnement amélioré. Tesla affronte une concurrence directe de Figure AI, dont le Figure 03 est déjà en pilote chez BMW et Amazon, ainsi que d'Agility Robotics avec Digit, tandis qu'un écosystème de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia ou Pi-0 de Physical Intelligence équipe des humanoïdes tiers. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans ce déploiement. Tesla n'a pas précisé de calendrier de commercialisation externe ni de tarif, la prochaine étape annoncée étant l'extension multi-sites prévue début 2027.

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Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas
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Boston Dynamics ouvre un centre d'application Metaplant pour entraîner ses robots humanoïdes Atlas

Boston Dynamics a ouvert le 21 septembre 2026 son Robotics Metaplant Application Center (RMAC), un centre d'entraînement installé au sein du Metaplant America de Hyundai Motor Group, près de Savannah, en Géorgie. L'objectif affiché est d'intégrer les humanoïdes Atlas directement dans les opérations de fabrication automobile de Hyundai, maison mère de Boston Dynamics. Selon Zack Jackowski, chief product and technology officer de l'entreprise, les robots y apprennent via trois canaux de données combinés : la téléopération, l'apprentissage par renforcement en simulation, et des dispositifs Universal Manipulation Interface (UMI). Les tâches ciblées concernent la logistique et le séquençage de pièces automobiles avant leur assemblage, ce qui implique une manipulation dextre poussée : prise sur des surfaces complexes, respect de zones de préhension pour des éléments cosmétiques ou fragiles, manipulation bimanuelle de pièces volumineuses ou mal équilibrées, extraction d'emballages complexes et insertion dans des casiers à haute densité pour le transport vers la ligne. Boston Dynamics prévoit d'étendre les capacités d'Atlas à l'assemblage de composants d'ici 2030, avec à terme des tâches répétitives et physiquement exigeantes comme le levage de charges lourdes. Ce lancement marque une bascule par rapport aux essais précédents, décrits par Jackowski comme des déploiements ponctuels et limités dans le temps, menés à petite échelle avec une forte implication de l'équipe d'ingénierie pour tester la faisabilité opérationnelle. Le RMAC, lui, se veut une installation permanente qui reproduit un environnement industriel réel (pièces, fixations, postes de travail réels) pour générer en continu des données d'entraînement de qualité, avec l'appui de pilotes qualifiés : Boston Dynamics le qualifie de "Robot Behavior Factory". Pour le secteur, ce signal est notable car il illustre le passage de la démonstration humanoïde en environnement contrôlé vers un test de robustesse en usine réelle, un terrain où les hypothèses de conception se heurtent souvent à la réalité des contraintes industrielles. Jackowski affirme que les hypothèses de conception de la version de production d'Atlas se sont révélées globalement justes, ce qui est une donnée à prendre avec prudence puisqu'elle provient de l'entreprise elle-même et n'a pas encore été validée par un déploiement à grande échelle ou des tiers indépendants. L'enjeu réel porte autant sur les robots que sur l'adaptation des fixations et emballages pour les rendre compatibles avec la manipulation humanoïde, un point rarement mis en avant dans les annonces du secteur. Cette initiative s'inscrit dans la relation capitalistique entre Boston Dynamics et Hyundai Motor Group, qui a racheté l'entreprise en 2021, et prolonge des pilotes antérieurs menés dans les usines du groupe. Elle positionne Atlas face aux autres humanoïdes en cours de déploiement industriel, comme Figure 03 chez Figure AI, Optimus chez Tesla, ou les plateformes s'appuyant sur des modèles VLA tels que Pi-0 (Physical Intelligence), GR00T N2 (Nvidia) ou Helix (Figure AI). Boston Dynamics doit encore prouver sa capacité à tenir le calendrier annoncé, avec une extension vers l'assemblage de composants visée pour 2030. En marge de cette annonce, Brendan Schulman, vice-président des affaires publiques chez Boston Dynamics, doit participer à une table ronde sur la relocalisation industrielle par la robotique lors de RoboBusiness 2026, prévu les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie.

HumanoïdesActu
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