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RoboCup2026 : la ligue humanoïde, jour 2
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RoboCup2026 : la ligue humanoïde, jour 2

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Résumé IASource uniqueImpact UE

La deuxième journée de la RoboCup 2026 s'est achevée sur une nouvelle série de matchs dans la ligue de football humanoïde, avec 17 pays représentés cette année, de la Colombie a la Malaisie en passant par l'Allemagne et l'Australie. La Chine reste le pays le plus présent avec 15 équipes reparties sur les trois divisions (petite, moyenne et grande taille). La journée de la veille a connu le premier carton rouge de la compétition: un robot, déjà averti de deux cartons jaunes pour des tacles dangereux, a été exclu du terrain pour des raisons de sécurité. Cote gabarits, le robot ALICE 4 de l'équipe HERoEHS (Coree du Sud) est le plus lourd et le plus grand du plateau, avec 48 kg pour 1,60 m, devant le Z4 bipède de BigHeroX (37 kg). Plusieurs équipes alignent le Unitree G1, plateforme de 35 kg devenue une base commune. A l'oppose, le robot Chape de l'équipe brésilienne ITAndroids est le plus léger et le plus petit du tournoi, avec seulement 3,8 kg pour 53 cm.

Ces chiffres illustrent la maturité grandissante du football humanoïde comme banc d'essai pour la robotique bipède: coexistence de plateformes commerciales standardisées comme le Unitree G1 et de robots conçus sur mesure, allant du quasi-jouet a des machines proches de la taille humaine. L'apparition d'un carton rouge pour tacle dangereux souligne aussi que les organisateurs traitent désormais la sécurité physique entre robots comme un enjeu de règle sportive a part entière, signe que les comportements dynamiques et les contacts deviennent suffisamment réalistes pour poser un risque concret. Pour les équipes de recherche et les intégrateurs qui suivent ces compétitions comme indicateur de l'état de l'art en locomotion et en prise de décision autonome, la densité du plateau (17 pays, dominance chinoise) confirme aussi l'internationalisation rapide du secteur.

Avec les tours de qualification presque termines, les compétitions se resserrent. En petite division, CAU Mountain&Sea (China Agricultural University) reste seule invaincue après quatre matchs, 12 points, un seul but concède, devant Hamburg Bit-Bots et GeoHBots. En division moyenne, B-Human domine avec quatre victoires et une différence de buts de +35, suivie par un groupe de quatre équipes a neuf points: HTWK Robots, Rhoban, whIRLwind Amsterdam et THMOS. En grande division, Tsinghua Hephaestus reste la seule équipe parfaite avec neuf points, devant PCMS-HRG et Robo-Erectus. Douze équipes par division se qualifieront pour les phases finales, dont les quarts de finale se disputeront des le lendemain soir.

Impact France/UE

L'équipe française Rhoban figure parmi les équipes de tête de la division moyenne, aux cotes d'équipes allemandes et néerlandaises, illustrant la vitalité de la recherche européenne en robotique bipède lors de cette compétition internationale.

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RoboCup2026, ligue humanoïde : jour 1

RoboCup 2026 a débuté à Incheon, en Corée du Sud, avec des compétitions par ligue qui se poursuivront jusqu'au 5 juillet. Nouveauté cette année : les ligues de football robotique se concentrent désormais principalement sur les robots humanoïdes, répartis en trois catégories selon leur taille. La division small league compte 18 équipes, la division middle 16 équipes, et la division large league en réunit 22. Les deux premiers jours sont consacrés à une phase de qualification en système suisse, qui déterminera les équipes qualifiées pour les phases finales à élimination directe. À l'issue de la première journée, les divisions small et middle ont chacune disputé deux matchs, tandis que la large league était encore à mi-parcours de son deuxième tour. En tête de la division small avec six points sur six : GeoHBots, CAU Mountain&Sea et Hamburg Bit-Bots. Côté middle division, trois équipes affichent également un sans-faute : B-Human, RoboRoos et HTWK Robots. La journée a également été marquée par la cérémonie d'ouverture. Ce recentrage de RoboCup sur les humanoïdes illustre un mouvement de fond dans la recherche robotique : le bipède devient la plateforme de référence pour tester locomotion dynamique, perception et coordination multi-agents en environnement non structuré, plutôt qu'un simple axe parmi d'autres. Contrairement aux démonstrations commerciales de robots humanoïdes industriels, cette compétition met à l'épreuve des systèmes académiques en conditions réelles et non scriptées, sans montage vidéo sélectif : chaque match est un test public reproductible des capacités d'équilibre, de vision et de prise de décision en temps réel, avec un historique de résultats vérifiable au fil du tournoi. RoboCup a été fondée en 1997 avec l'objectif affiché de voir une équipe de robots humanoïdes battre les champions du monde humains de football d'ici 2050. Le tournoi rassemble traditionnellement des équipes universitaires de nombreux pays, à l'image de B-Human (Brême, Allemagne) ou HTWK Robots (Leipzig), habituées du haut du classement. La compétition se poursuit avec la fin de la phase de qualification les prochains jours, avant l'enchaînement des phases à élimination directe jusqu'à la clôture le 5 juillet, avec des retransmissions en direct disponibles pour chaque terrain.

UEDes équipes universitaires allemandes (B-Human de Breme et HTWK Robots de Leipzig) figurent parmi les leaders de la compétition, illustrant la solidité de la recherche académique européenne en robotique humanoïde.

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#RoboCup2026 : phases finales de la ligue humanoïde
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Le tournoi RoboCup 2026 s'est achevé ce week-end à Incheon, en Corée du Sud, avec la conclusion des phases de ligue dans les trois catégories de robots humanoïdes: small, middle et large. Chez les small, l'équipe chinoise Invic (Université de Wuhan) l'emporte devant Hamburg Bit-Bots (Universität Hamburg, Allemagne) et GeoHBots (China University of Geosciences). En middle, B-Human, projet conjoint de l'Universität Bremen et du DFKI allemand, prend la première place devant HTWK Robots (Leipzig University of Applied Sciences) et Rhoban, équipe française de l'Université de Bordeaux, qui avait auparavant éliminé HTWK en demi-finale avant de s'incliner en finale face à B-Human. Chez les large, le podium est entièrement chinois avec Tsinghua Hephaestus (Université Tsinghua) en tête, suivi de CAU Mountain&Sea (China Agricultural University) et Water (Beijing Information Science & Technology University). Cinq prix transversaux ont aussi été décernés: meilleur humanoïde personnalisé pour HERoEHS avec son ALICE 4th version, meilleur logiciel pour B-Human et son Game Controller, prix de la recherche ouverte pour Ruhrbot Devils et sa plateforme caméra IA d'analyse de jeu embarquée, meilleure innovation pour Bahia Robotics Team, et meilleur arbitrage pour Anastasia Prisacaru de Berlin United. Au-delà du classement, RoboCup reste avant tout un banc d'essai académique pour la locomotion bipède, la perception embarquée et la coordination multi-agents en conditions réelles, loin des vidéos soigneusement montées des démonstrateurs commerciaux type Figure ou Optimus. La performance des équipes universitaires allemandes et chinoises confirme la répartition habituelle des forces dans la recherche en robotique humanoïde, tandis que la percée de Rhoban jusqu'en demi-finale de la catégorie middle constitue une des rares vitrines françaises dans une discipline dominée par l'Asie de l'Est et l'Allemagne. Ces compétitions servent historiquement de laboratoire dont les algorithmes de marche, de vision et de stratégie collective irriguent ensuite la recherche académique plus large en robotique. Fondée en 1997 avec l'ambition affichée de produire une équipe de robots capable de battre les champions du monde humains de football d'ici 2050, RoboCup organise ses catégories humanoïdes selon la taille des robots, chacune imposant des contraintes matérielles et logicielles différentes. L'édition d'Incheon ne s'arrête pas aux terrains de jeu: un symposium scientifique se tient dans la foulée, réunissant chercheurs et praticiens du monde entier pour présenter les avancées en robotique et intelligence artificielle, avant la prochaine édition du tournoi.

UEL'équipe française Rhoban (Université de Bordeaux) atteint la demi-finale de la catégorie middle, une des rares vitrines françaises dans une discipline de recherche en robotique humanoïde dominée par l'Asie de l'Est et l'Allemagne.

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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026
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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026

Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées. L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées. Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

UEInfineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

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Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie
4IEEE Spectrum Robotics 

Vendredi vidéo : un robot humanoïde italien prend vie

Le rendez-vous hebdomadaire Video Friday d'IEEE Spectrum met en avant plusieurs annonces robotiques de la semaine. La startup italienne Generative Bionics dévoile GENE.01, un humanoïde développé en seulement six mois, capable de marcher, percevoir son environnement et interagir grâce à une peau multimodale intégrale détectant le toucher, la proximité, la force et la température. De son côté, Generalist présente GEN-1, un modèle fondationnel pour la robotique conçu pour piloter une large variété d'effecteurs terminaux, des mains à cinq doigts aux outils spécialisés, avec l'ambition de transférer un "sens physique universel" vers de nouvelles configurations de préhension. Un laboratoire de l'AIR Lab a par ailleurs validé en vol une aile volante pliable fabriquée en carton ondulé, assemblée en moins de 15 minutes à partir de trois plaques découpées au laser. Flexion, en partenariat avec Niantic Spatial et NVIDIA, a développé un pipeline permettant de scanner un site de déploiement réel avec du matériel grand public, de le reconstruire en Gaussian splatting photoréaliste, puis d'entraîner des politiques par apprentissage par renforcement massivement parallélisé, transférées ensuite sans réentraînement (zero-shot) sur le robot physique. LimX Dynamics, PNDbotics et EngineAI ont également publié des démonstrations de leurs plateformes humanoïdes, tandis que Wing a communiqué sur son service de livraison par drone pour le South West London Pathology, opérationnel depuis février 2026, acheminant des échantillons médicaux urgents pour le NHS jusqu'à 85 % plus vite que le transport routier. Cette accumulation d'annonces illustre une dynamique importante pour le secteur : la course aux humanoïdes ne se limite plus aux acteurs américains et chinois établis, avec l'émergence rapide d'équipes comme Generative Bionics capables de livrer une plateforme fonctionnelle en six mois. Le pari de Generalist sur un modèle vision-langage-action (VLA) générique, capable de généraliser à travers différents effecteurs, s'inscrit dans le débat central du secteur sur la capacité réelle des modèles fondationnels à passer à l'échelle au-delà des démonstrations contrôlées. La combinaison Gaussian splatting et RL massivement parallèle proposée par Flexion répond directement au problème du sim-to-real, en réduisant le coût de création d'environnements d'entraînement réalistes à partir de sites réels. Ces avancées restent toutefois à nuancer : plusieurs vidéos de la semaine, notamment celle d'un robot manipulant des cônes de glace pour la société Sharpa, sont explicitement présentées comme des productions conceptuelles ne représentant pas le fonctionnement réel en magasin, un rappel que la frontière entre démonstration marketing et déploiement opérationnel reste souvent floue dans la communication du secteur. Ces développements s'inscrivent dans la trajectoire plus large de maturation de la robotique physique amorcée ces dernières années, portée par les progrès des modèles de fondation robotiques (à l'image de Pi-0 ou GR00T) et par la baisse du coût des capteurs et systèmes de perception. Le déploiement du service de drones de Wing pour le NHS marque une étape concrète de passage à l'usage réel dans le secteur médical, au-delà des humanoïdes. Les prochaines échéances du calendrier robotique, dont le Summer School on Multi-Robot Systems fin juillet à Prague, la conférence Actuate en août à San Francisco et IROS 2026 fin septembre à Pittsburgh, devraient permettre de mesurer si ces annonces se traduisent par des déploiements pilotes documentés ou restent au stade de démonstrations vidéo.

UEL'émergence de la startup italienne Generative Bionics, capable de livrer un humanoïde fonctionnel en six mois, illustre une dynamique d'innovation robotique naissante en Europe face aux acteurs americains et chinois etablis.

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