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Boston Dynamics amène ses robots à pattes à la Coupe du monde de la FIFA
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Boston Dynamics amène ses robots à pattes à la Coupe du monde de la FIFA

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Boston Dynamics amène ses robots à pattes à la Coupe du monde de la FIFA
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Boston Dynamics a présenté lors de la Coupe du monde de la FIFA une démonstration de son humanoïde Atlas exécutant un "Ghost Rabona", un tir de football complexe mêlant feinte et frappe enchaînée, tandis que des robots quadrupèdes Spot assurent des missions de sécurité sur les sites du tournoi. Cette initiative s'inscrit dans la campagne "School of Football" et prolonge un partenariat vieux de 27 ans entre Hyundai Motor, propriétaire de Boston Dynamics depuis 2021, et la FIFA. Alberto Rodriguez, directeur du comportement robotique, et Merry Frayne, directrice produit senior pour Spot, ont détaillé au Robot Report la méthode employée: capture de mouvement (mocap) d'un joueur expérimenté, injection des données dans un moteur de simulation, puis génération d'une politique de contrôle en quelques heures à une journée grâce à l'apprentissage par renforcement (RL). Contrairement à la RoboCup, où d'autres humanoïdes s'affrontent directement, Hyundai laisse ici la compétition sportive aux humains et se concentre sur une vitrine technologique.

L'enjeu dépasse le simple coup marketing. Boston Dynamics explique avoir abandonné, il y a environ un an, son contrôle prédictif basé modèle, pourtant considéré comme la référence mondiale pour l'équilibre humanoïde, au profit du RL appris en simulation. Ce choix technique permet des comportements que la démonstration humaine ne pourrait pas transmettre directement, comme le déplacement d'un réfrigérateur, et les mêmes techniques serviraient déjà à la manipulation mobile en entrepôt, par exemple le transport de cartons. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce signal est significatif: il suggère que l'apprentissage par renforcement en simulation devient la voie privilégiée pour généraliser des comportements dynamiques au delà de ce qui a été démontré, plutôt qu'un exercice isolé de motion capture. Reste que la démonstration filmée pour un événement sportif grand public relève avant tout d'une vitrine soignée, et non d'un déploiement opérationnel comparable aux usages en entrepôt.

Cette communication s'inscrit dans la longue série de démonstrations spectaculaires de Boston Dynamics, danse, parkour, sauts et sauts périlleux, qui ont construit sa réputation avant même l'acquisition par Hyundai en 2021. Elle intervient aussi dans un contexte de concurrence croissante sur les humanoïdes, où d'autres acteurs mettent en avant des compétitions comme la RoboCup plutôt que des vitrines chorégraphiées. Rodriguez évoque déjà des pistes d'amélioration futures, notamment l'ajustement des recettes de simulation pour renforcer la fiabilité des comportements appris, sans toutefois fixer de calendrier précis pour d'éventuels prochains déploiements ou nouvelles démonstrations.

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Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics a fait une apparition remarquée lors de la mi-temps du match des huitièmes de finale entre la Norvège et le Brésil à la Coupe du Monde FIFA 2026, disputé au stade de New York/New Jersey. Sorti du tunnel des joueurs devant un stade comble et une audience télévisée mondiale, le robot a exécuté une chorégraphie recréant plusieurs célébrations de buts emblématiques, dont celles de Harry Kane, Erling Haaland, Matheus Cunha et Son Heung-min. Il a ensuite récupéré le ballon officiel du match et l'a porté jusqu'à l'arbitre pour signaler le début de la seconde période. Il s'agit de la première apparition d'un robot humanoïde lors d'un match de Coupe du Monde FIFA, et surtout de la première démonstration publique de la version de production d'Atlas, dévoilée plus tôt cette année au CES 2026. En amont de l'événement, Hyundai Motor, maison mère de Boston Dynamics, avait diffusé une vidéo montrant Atlas étudiant des séquences de football avant de reproduire des mouvements de joueurs, y compris le contrôle et la passe du ballon lors d'une séance d'entraînement, dans le cadre de sa campagne School of Football. Cette démonstration a une portée qui dépasse le simple coup marketing sportif. Selon Hyundai, l'intégralité de la séquence s'est déroulée en direct pendant un match officiel, ce qui, si les conditions réelles de tournage sont confirmées, prouverait qu'une version de série d'un humanoïde peut opérer de façon fiable dans un environnement bondé, imprévisible et chronométré, tout en exécutant des mouvements coordonnés du corps entier avec précision et stabilité. C'est un signal important pour l'industrie robotique et les décideurs B2B: la frontière entre démonstration contrôlée en laboratoire et déploiement en conditions réelles reste le principal point de friction du secteur humanoïde, et Boston Dynamics cherche ici à démontrer que ce fossé se réduit. Il faut toutefois noter la prudence habituelle qui s'impose face à ce type de communication d'entreprise très maîtrisée: la marge d'erreur tolérée dans une chorégraphie sportive de mi-temps n'est pas comparable aux exigences de fiabilité d'une ligne de production industrielle, même si Hyundai établit explicitement ce parallèle. L'architecture technique repose sur trois briques mises en avant par Boston Dynamics: le retargeting, qui traduit des mouvements humains de football en trajectoires adaptées à la morphologie du robot, l'apprentissage par renforcement, entraîné sur des millions d'heures de simulation GPU en faisant varier poids des objets, force de préhension, friction du sol et positionnement, et le contrôle corps entier (whole-body control), qui assure l'équilibre et la fluidité du mouvement grâce à la proprioception, soit la perception interne de la position, de l'équilibre et des forces appliquées. Les comportements validés en simulation sont ensuite transférés au robot physique, une approche classique de sim-to-real dans la robotique humanoïde actuelle. Cette performance s'inscrit dans la campagne plus large de Hyundai baptisée Next Starts Now, qui mêle football, robotique et intelligence artificielle, et prolonge la série School of Football lancée en amont du tournoi. Elle intervient alors que la concurrence sur le segment humanoïde s'intensifie, avec des acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics qui multiplient également les démonstrations publiques pour asseoir la crédibilité commerciale de leurs plateformes.

HumanoïdesActu
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Video Friday : une Coupe du Monde pour robots
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Pour la première fois, deux équipes complètes de robots humanoïdes se sont affrontées dans un match de football à 11 contre 11 sur du matériel réel, lors de RoboCup 2026 à Incheon, en Corée du Sud, une avancée que les organisateurs présentent comme une étape vers un objectif à long terme de la robotique : battre une équipe humaine championne du monde d'ici 2050. Toujours à Incheon, l'équipe néerlandaise Tech United a affronté IRIS en ligue « mid-size ». Dans un autre registre, des ingénieurs du MIT et de l'EPFL à Lausanne ont présenté un robot capable de nager sous l'eau puis de jaillir hors de l'eau pour poursuivre son vol, en s'inspirant de la mécanique des oiseaux plongeurs, dans l'optique de développer une nouvelle classe de drones aériens-aquatiques. La startup 1X a dévolié pour sa plateforme humanoïde NEO une main à 25 degrés de liberté entièrement actionnés, à commande par tendons, dotée d'un retour tactile riche et présentée comme apte à la manipulation fine et à l'usage d'outils de précision, une annonce à prendre avec prudence tant qu'aucune démonstration indépendante n'a été montrée. Boston Dynamics a fait intervenir son robot Atlas devant 80 000 spectateurs au stade NYNJ, lors du match Brésil-Norvège, pour livrer le ballon du coup d'envoi de la seconde mi-temps. Agility Robotics a de son côté mis en scène Digit à la tenue d'un barbecue pour la fête nationale américaine, argument marketing autour du contrôle de force précis de son bras. Enfin, le laboratoire Generalist a annoncé GEN-1, un modèle d'apprentissage robotique affichant un taux de réussite moyen de 99 % contre 64 % pour les modèles précédents sur des tâches physiques simples, une exécution dite trois fois plus rapide, et un entraînement ne nécessitant qu'une heure de données robotiques par tâche. Ces annonces illustrent la bascule en cours dans le secteur, où le spectacle événementiel (Atlas au coup d'envoi, Digit au grill) coexiste avec des progrès techniques plus substantiels sur la manipulation fine et l'apprentissage généraliste. Le chiffre avancé par Generalist, s'il se confirme sur des tâches diversifiées et hors laboratoire, toucherait directement la question du sim-to-real et de la donnée nécessaire au déploiement commercial des VLA, un point de friction majeur pour les intégrateurs industriels. La main à 25 DoF de 1X s'inscrit dans la course à la dextérité, condition jugée indispensable pour sortir les humanoïdes des tâches de manutention basique vers des usages en logistique fine ou en assemblage. Cette semaine s'inscrit dans une accélération plus large du secteur en 2026, entre compétitions sportives comme vitrines technologiques (RoboCup, dont l'ambition affichée reste un horizon 2050) et rivalité entre acteurs américains (Boston Dynamics, Agility, 1X, Figure, Generalist) sur le terrain de l'humanoïde généraliste. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette sélection, un signe de la concentration actuelle de l'innovation humanoïde aux États-Unis et en Asie. Les prochains rendez-vous à suivre incluent IROS 2026 à Pittsburgh fin septembre et le Humanoids Summit de Séoul, où ces annonces devraient être confrontées à des démonstrations en conditions réelles.

HumanoïdesActu
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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler
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Boston Dynamics : son robot humanoïde change ses batteries en moins de trois minutes pour continuer à travailler

Boston Dynamics a doté la version industrielle de son robot humanoïde Atlas, filiale du groupe coréen Hyundai, d'un système de remplacement autonome de batterie: le robot détecte lui-même une batterie déchargée, rejoint une station dédiée, effectue l'échange et reprend sa tâche en moins de trois minutes, selon les spécifications communiquées par l'entreprise. Atlas offre environ quatre heures d'autonomie en usage courant et près de deux heures lors de tâches de levage lourd, contre environ 90 minutes pour une recharge classique. Le robot mesure environ 1,88 mètre pour 90 kg, porte en charge soutenue jusqu'à 30 kg et peut soulever brièvement jusqu'à 50 kg. Il embarque un système tactile dans les mains et une couverture caméra à 360 degrés. Cette annonce fait suite à une présentation récente détaillant comment Atlas a appris à manipuler des charges lourdes par apprentissage par renforcement et simulation à grande échelle, acquérant en quelques semaines des capacités de levage, de transport et d'équilibrage adaptatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels qui envisagent le déploiement d'humanoïdes en usine, l'autonomie énergétique reste l'un des principaux freins à une exploitation continue en plusieurs équipes. En réduisant l'immobilisation liée à la batterie de 90 minutes à moins de trois, Boston Dynamics cible directement ce goulot d'étranglement plutôt que la seule démonstration de dextérité. L'entreprise met aussi en avant un transfert simulation-vers-robot réel en environ une heure, ce qui suggérerait une réduction notable de l'écart sim-to-real qui a longtemps limité le passage de compétences apprises virtuellement au monde physique. Ces chiffres restent toutefois ceux communiqués par le fabricant, sans validation indépendante ni confirmation publique de déploiements clients à grande échelle: il s'agit pour l'instant d'une capacité produit annoncée, pas d'un usage industriel documenté sur site. Cette évolution s'inscrit dans la trajectoire d'Atlas, passé en 2024 d'un robot hydraulique de démonstration à une plateforme entièrement électrique pensée pour la manutention industrielle. L'architecture a été volontairement simplifiée: deux types d'actionneurs seulement pour tout le corps, une conception symétrique des bras et des jambes, et des articulations sans câbles traversants permettant une rotation continue et réduisant l'usure, autant de choix qui facilitent la modélisation et l'entraînement en simulation. Lors de tests, le robot est parvenu à déplacer un réfrigérateur de plus de 45 kg après un entraînement effectué avec des charges nettement plus légères, et des mouvements dynamiques comme des coups de pied, des appuis renversés ou des backflips sont utilisés pour muscler son équilibre et sa récupération. Boston Dynamics évolue dans un marché de l'humanoïde industriel de plus en plus disputé, face à Figure AI et son Figure 03, Tesla et Optimus, ou encore les plateformes logicielles Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de Nvidia, qui misent elles aussi sur l'apprentissage par simulation massive. Aucune date de déploiement client ni volume de production n'a pour l'instant été précisé pour cette fonction de changement de batterie autonome.

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Boston Dynamics discute l'art derrière l'interaction homme-robot
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Boston Dynamics discute l'art derrière l'interaction homme-robot

Boston Dynamics organise cette semaine un webinaire gratuit intitulé « The Art Behind Human-Robot Interaction », consacré à l'interaction homme-robot (HMI) dans un contexte où les humanoïdes quittent les laboratoires pour les environnements industriels et commerciaux. La session, prévue le mercredi 22 juillet 2026 à 11h00 (heure de l'Est), est animée par Mario Bollini, directeur de l'interaction homme-robot chez Boston Dynamics, et Leland Hepler, designer UI et ancien animateur chez Disney et dans le jeu vidéo. Les intervenants doivent aborder quatre axes concrets : la communication d'intention via des signaux anticipatoires et des comportements de « réflexion » visible, la sécurité de l'humanoïde Atlas en version électrique conçu pour travailler sans cage de protection aux côtés d'humains, l'apport des grands modèles de langage (LLM) qui font passer les robots de scripts rigides à des interactions plus naturelles, et le choix de conserver une forme mécanique assumée plutôt que d'imiter l'humain pour éviter la vallée de l'étrange. Atlas fait partie des rares humanoïdes actuellement en essais commerciaux. Ce positionnement est significatif pour l'industrie robotique : Boston Dynamics affirme explicitement que la confiance et la sécurité dans la cohabitation homme-robot ne reposent pas sur un mimétisme humain poussé, mais sur la prévisibilité des comportements du robot. C'est un message qui s'adresse directement aux intégrateurs et décideurs B2B évaluant le déploiement d'humanoïdes en usine ou en entrepôt, où l'acceptabilité par les opérateurs humains conditionne autant l'adoption que les performances techniques. L'intégration de LLM pour sortir des scripts pré-programmés illustre aussi une tendance plus large du secteur, où l'IA générative vient compléter les architectures de contrôle robotique classiques, un sujet à suivre avec prudence tant les démonstrations en environnement contrôlé ne garantissent pas toujours une robustesse équivalente en conditions réelles de production. Ce webinaire s'inscrit dans la trajectoire de Bollini, ancien du MIT et l'une des premières recrues commerciales de Boston Dynamics, qui a piloté la mise à l'échelle du quadrupède Spot à plusieurs milliers d'unités déployées avant de diriger le programme Atlas jusqu'à son lancement en version production-grade au CES. Hepler, chez Boston Dynamics depuis 2018 après avoir dirigé l'expérience utilisateur chez Rethink Robotics, apporte une expertise d'animation de personnages issue de quatorze ans chez Disney, sur des films comme Le Roi Lion et Chicken Little. Boston Dynamics ne précise pas de calendrier de déploiement commercial élargi pour Atlas au-delà des essais en cours, mais la mise en avant de l'interaction homme-robot comme discipline à part entière signale que la course aux humanoïdes, longtemps focalisée sur la mobilité et la manipulation, se déplace désormais aussi vers l'expérience utilisateur et l'acceptabilité sociale.

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