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Ency Software et Stäubli Robotics signent un accord mondial pour « simplifier la programmation des robots
IndustrielRobotics & Automation News 

Ency Software et Stäubli Robotics signent un accord mondial pour « simplifier la programmation des robots

2 sources couvrent ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASources croisées · 2Impact UE
Egalement couvert par :The Robot Report ↗

Ency Software et Stäubli Robotics ont annoncé un accord de collaboration mondial destiné à rendre la programmation des robots industriels "plus intuitive, plus rapide et plus accessible". Le partenariat associe les robots industriels haute performance de Stäubli, fabricant suisse connu pour ses bras SCARA et ses robots six axes, à Ency Robot, la solution logicielle CAD/CAM d'Ency Software dédiée à la programmation hors ligne, la simulation et la génération automatique de trajectoires. Le communiqué original ne précise ni montant, ni durée contractuelle, ni date de mise en œuvre concrète : à ce stade, il s'agit d'une annonce de partenariat commercial et technique, sans chiffres de déploiement, de gain de temps de cycle ou de sites pilotes identifiés.

Cette annonce touche un point de friction bien identifié dans l'automatisation industrielle : la programmation manuelle des robots reste coûteuse en temps d'ingénieur et freine l'adoption de la robotique chez les intégrateurs traitant de petites séries ou des lignes reconfigurables. Une programmation hors ligne pilotée depuis un modèle CAO permet en théorie de générer des trajectoires sans immobiliser la cellule robotisée physique, réduisant les arrêts de production. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre surtout une tendance de fond : les fabricants de robots misent de plus en plus sur des partenariats avec des éditeurs logiciels tiers plutôt que sur des suites propriétaires fermées, au risque toutefois de renforcer la dépendance à des écosystèmes logiciels externes.

Stäubli Robotics, division du groupe industriel suisse Stäubli International, est un acteur historique de la robotique industrielle présent dans l'électronique, l'agroalimentaire et l'automobile. Ency Software évolue sur le marché plus étroit de la programmation robotique hors ligne (OLP), où coexistent des outils propriétaires comme RobotStudio d'ABB ou Process Simulate de Siemens, et des solutions tierces telles que RoboDK. L'accord annoncé ne mentionne aucun calendrier de déploiement ni projet pilote concret ; ses effets réels sur le terrain, chez des intégrateurs ou des usines clientes, restent donc à documenter dans les prochains mois.

Impact France/UE

Le partenariat renforce l'offre logicielle de programmation hors ligne accessible aux intégrateurs robotique européens via Stäubli, acteur suisse historiquement implante dans l'industrie européenne, mais sans site pilote ni chiffres de déploiement annonces a ce stade.

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ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle
1Robotics Business Review 

ANYbotics lance Shift pour simplifier la gestion des flottes de robots et passer les inspections à l'échelle

ANYbotics, l'entreprise zurichoise fondée en 2016 et connue pour son quadrupède ANYmal, a lancé Shift, une plateforme cloud destinée à piloter des flottes de robots d'inspection et à convertir leurs relevés en actions de maintenance. Elle s'organise en quatre modules. Shift Fleet centralise la planification, la supervision et le contrôle des missions multi-robots, qu'un système de contrôle distribué (DCS) peut déclencher directement. Shift Insight croise mesures thermiques, acoustiques, visuelles et gaz avec les conditions de fonctionnement (vitesse moteur, charge, température ambiante) pour ne qualifier d'anomalie que ce que le contexte justifie : surchauffe, décharge partielle, fuite, désalignement. Shift Connect transforme les anomalies confirmées en ordres de travail via des connecteurs prêts à l'emploi et des API REST standard, vers des DCS (Yokogawa), des GMAO, des ERP (SAP, IBM Maximo), des plateformes APM (GE Vernova APM) et des couches de jumeau numérique (Cognite, Oracle). Les notifications passent par e-mail et Microsoft Teams, avec SMS et WhatsApp prévus. Shift Maps fournit un jumeau numérique du site, où les cibles d'inspection sont importées par identifiant d'actif. Un moteur, Shift AI, apprend à partir de l'ensemble des modules. Le produit Data Navigator sera migré automatiquement vers Shift lors d'une prochaine mise à jour. Aucun prix ni calendrier de déploiement client n'a été communiqué dans les éléments disponibles. Pour les industriels, l'enjeu se déplace du robot vers la donnée : la valeur d'une inspection autonome dépend moins de la locomotion que de sa capacité à alimenter les outils de maintenance déjà en place. ANYbotics met en avant le chiffre de 1,4 billion de dollars de pertes annuelles dues aux pannes non détectées pour les 500 plus grandes entreprises mondiales, avec une moyenne de 250 000 dollars par heure d'arrêt. Il s'agit d'estimations de l'entreprise, à prendre comme argument commercial et non comme mesure indépendante. L'approche contextuelle de la détection d'anomalies répond à un frein classique de la robotique d'inspection, les fausses alertes qui noient les ingénieurs fiabilité. Son efficacité réelle reste à démontrer : aucun taux de détection, de faux positifs ni retour client chiffré n'accompagne l'annonce. Les promesses d'économies « de plusieurs millions » citées par le PDG Péter Fankhauser relèvent à ce stade de l'affirmation. L'intégration bidirectionnelle, où un seuil process déclenche une nouvelle ronde robotisée, est en revanche un vrai différenciateur si elle fonctionne en production. Ce lancement s'inscrit dans la montée en gamme logicielle des fabricants de robots d'inspection, qui cherchent à s'ancrer dans les systèmes d'information industriels plutôt qu'à vendre uniquement du matériel. ANYbotics, qui cible l'énergie, la production d'électricité, la métallurgie, les mines et la chimie, y est en concurrence frontale avec Boston Dynamics et son Spot, associé à Orbit, ainsi qu'avec d'autres acteurs du quadrupède d'inspection comme Ghost Robotics et Unitree, plus agressif sur le prix mais moins avancé sur l'intégration industrielle. En s'appuyant sur des standards déjà adoptés par les grands comptes, ANYbotics réduit la charge d'intégration pour un premier client, un point que l'entreprise a défendu auprès de The Robot Report par la voix de Jacob Euler-Rolle, responsable produit. La suite dépendra des premiers déploiements multi-sites et de la publication de résultats mesurables sur la réduction des arrêts non planifiés.

UEANYbotics est une entreprise suisse (non-UE) et la plateforme s'intègre à des outils largement utilisés par les industriels européens (SAP, Yokogawa), mais aucun déploiement en France/UE n'est annoncé.

IndustrielActu
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HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics
2Robotics Business Review 

HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics

Huntington Ingalls Industries (HII), premier constructeur naval militaire américain, a annoncé des accords de production pluriannuels et basés sur la performance avec Path Robotics et GrayMatter Robotics, pouvant atteindre 900 millions de dollars sur sept ans. Path Robotics fournit une technologie de soudure robotisée, tandis que GrayMatter développe des systèmes de ponçage robotisés. Les deux entreprises participent au programme HYPR (High-Yield Production Robotics), lancé par HII en avril pour accélérer l'automatisation adaptative dans la fabrication de plateformes navales habitées et non habitées. Le financement reste conditionné à l'atteinte de jalons précis de maturité technologique et industrielle. Eric Chewning, vice-président exécutif des systèmes maritimes et de la stratégie d'entreprise chez HII, a évoqué des investissements générationnels pour développer de nouvelles capacités de construction navale. Les accords se déploient en deux phases : une étape de développement aux normes de la Marine américaine, durant laquelle les techniques de soudure, ponçage, décapage, peinture, assemblage et inspection seront validées et qualifiées, puis une étape de livraison où HII commencera à s'approvisionner via cette nouvelle ligne automatisée. Parmi les technologies concernées figure Rove, qui associe le modèle d'IA physique Obsidian de Path Robotics à un robot quadrupède capable de souder de manière autonome hors des cellules fixes, directement sur de grands ensembles et structures immobiles. Cet accord illustre un mouvement plus large : le passage de la robotique industrielle des cellules fixes et contrôlées vers des systèmes mobiles capables d'opérer dans des environnements de production aussi complexes et variables que les chantiers navals militaires. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, HYPR constitue un test grandeur nature de la promesse de l'IA physique à grande échelle : contrairement à de nombreuses démonstrations robotiques limitées à des environnements contrôlés, ce programme vise une qualification selon les standards stricts de la Marine américaine, avec des jalons de performance vérifiables avant tout versement de fonds. Cela répond directement au scepticisme du secteur sur l'écart entre démonstrations et déploiements réels. Si les technologies tiennent leurs promesses, elles pourraient désengorger une industrie navale américaine chroniquement en sous-capacité, un enjeu stratégique alors que la Marine cherche à accélérer la production de porte-avions, sous-marins, destroyers, navires amphibies, futures frégates et navires de surface sans équipage. HII avait lancé HYPR en avril pour structurer sa collaboration avec des fournisseurs de robotique avancée, avec un cadre de gouvernance commun et des processus de qualification partagés. Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, a présenté cet accord comme une validation puissante de la thèse de sa société selon laquelle l'IA physique peut faire évoluer la capacité de production navale dans l'un des environnements industriels les plus exigeants au monde. L'accord s'inscrit dans la stratégie de sous-traitance distribuée de HII, qui prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail de construction navale en 2026, soit une hausse de 30% par rapport à 2025, en élargissant son réseau de partenaires d'assemblage structurel. Le déploiement démarrera par de petites structures en acier avant de s'étendre à des unités et modules plus complexes, un scénario progressif qui laisse à HII la possibilité d'ajuster son recours à l'automatisation selon les coûts, les délais et la qualité constatés sur le terrain.

IndustrielActu
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Hirebotics lance un cobot résistant aux explosions sans programmation pour la peinture industrielle
3Robotics & Automation News 

Hirebotics lance un cobot résistant aux explosions sans programmation pour la peinture industrielle

Hirebotics, spécialiste américain des solutions de robots collaboratifs pour la fabrication métallique, a annoncé la disponibilité immédiate du Cobot Painter, présenté comme la première solution cobot antidéflagrante (explosion-proof) reposant sur une plateforme sans code. Le produit combine le logiciel Beacon, développé en interne par Hirebotics, avec le bras Fanuc CRX-10iA/L Paint, une variante du CRX-10iA certifiée pour les environnements pulvérulents et inflammables. La cible déclarée est la production haute variété, faibles volumes (high-mix, low-volume) dans les ateliers de peinture industrielle sur métal, un segment traditionnellement laissé entre la peinture manuelle et les lignes automatisées complexes. Aucun chiffre de payload ou de temps de cycle n'a été communiqué dans l'annonce. L'intérêt pour les intégrateurs et les décideurs industriels réside dans la combinaison de deux contraintes rarement résolues simultanément : la certification antidéflagrante, obligatoire dans les cabines de peinture selon les normes ATEX/NEC, et l'absence de programmation traditionnelle. Le no-code Beacon réduit le temps de mise en service et permet aux opérateurs sans expertise robotique de reprogrammer les trajectoires entre deux séries, ce qui est le noeud dur du high-mix. Si la promesse tient à l'usage réel, cela élargit l'accès aux cobots de peinture aux PME industrielles qui ne peuvent pas se permettre un intégrateur dédié. Hirebotics, basé au Tennessee, a construit son modèle commercial autour du robot-as-a-service (RaaS) pour la soudure cobot avant de s'étendre à la peinture. Sur ce segment, les alternatives incluent les solutions de Doosan Robotics, Universal Robots via des intégrateurs tiers, et des systèmes dédiés d'ABB et Graco, tous nécessitant généralement une expertise de programmation ou une intégration sur mesure. Hirebotics se positionne donc sur le prix d'entrée et la simplicité de déploiement plutôt que sur les performances brutes. L'annonce n'indique pas de pilotes clients nommés ni de volumes de déploiement prévus.

UELes ateliers de peinture industrielle en Europe pourraient évaluer cette solution dont la certification antidéflagrante est compatible avec la norme ATEX (EU), mais aucun distributeur ni déploiement européen n'est annoncé.

IndustrielActu
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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots
4Robotics Business Review 

Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots

Intrinsic, filiale d'Alphabet spécialisée en robotique industrielle, a présenté à l'Automate 2026 une cellule robotique modulaire baptisée "Intrinsic Intelligence Cell", reposant sur son système d'exploitation maison IntrinsicOS. La démonstration met en scène un bras FANUC réalisant de l'assemblage électronique sans aucune programmation robot traditionnelle : l'opérateur configure les tâches par glisser-déposer, tandis que la plateforme gère automatiquement la perception, la planification de mouvement et les opérations de préhension et d'insertion de pièces. Intrinsic collabore avec deux intégrateurs CNC, Trinity Automation et MartinSystems, pour embarquer ces capacités dans leurs offres de prochaine génération. La présentation intervient quelques mois avant le lancement d'un pilote industriel d'envergure avec Foxconn, dont la date exacte n'a pas été précisée au-delà de "fin 2025". Par ailleurs, dans le cadre de son "AI for Industry Challenge" co-organisé avec Open Robotics, la société a réuni plus de 5 000 inscrits répartis en 1 600 équipes issues de 115 pays, avec une enveloppe de prix de 180 000 dollars. Le défi cible l'un des problèmes les plus résistants de l'assemblage électronique : la manipulation dextre de câbles et de connecteurs. Huit équipes ont jusqu'ici atteint des scores quasi-parfaits lors de la phase de simulation (Gazebo, MuJoCo de Google DeepMind, NVIDIA Isaac Sim). L'approche d'Intrinsic s'attaque à un verrou structurel du marché : la programmation robot reste aujourd'hui un frein majeur à l'adoption dans les ateliers à production variable ("high mix, low volume"), où reprogrammer un bras pour chaque référence représente un coût prohibitif. En proposant une reconfiguration instantanée des outils et des process via des "skills" basés sur l'IA, la plateforme ouvre potentiellement l'automatisation aux sous-traitants de taille moyenne et aux ateliers d'usinage qui ne disposent pas d'équipes de roboticiens. La composition du challenge est également révélatrice : seulement 14 % des participants viennent du secteur robotique, tandis que 93 % sont développeurs Python et 47 % travaillent en IA/ML. Cela signale un afflux de compétences logicielles vers la robotique industrielle, et valide l'hypothèse selon laquelle les prochaines avancées en manipulation viendront davantage du software que du hardware. Intrinsic a été fondée en 2021 à partir de ressources internes d'Alphabet, absorbant notamment des équipes issues de X Development. La société a mis plusieurs années à structurer sa pile logicielle autour de ROS 2 avant de la commercialiser. Sur ce segment des cellules robotiques modulaires pilotées par IA, elle se positionne face à des acteurs comme Covariant (rachetée par Amazon), Machina Labs ou Viam, ainsi que face aux offres propriétaires des grands intégrateurs (KUKA, ABB, FANUC lui-même). Le pilote Foxconn constituera le premier test à l'échelle réelle d'IntrinsicOS dans un environnement de production de masse, et ses résultats conditionneront probablement la crédibilité commerciale de la plateforme au-delà des démonstrations salon.

UELa démocratisation de la configuration robot par glisser-déposer pourrait réduire le coût d'entrée à l'automatisation pour les PME industrielles européennes en production variable, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé à ce stade.

IndustrielOpinion
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