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Dexmal lance MaaS incarné et DexOS, résolvant le passage à l'échelle des modèles en conditions réelles
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Dexmal lance MaaS incarné et DexOS, résolvant le passage à l'échelle des modèles en conditions réelles

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Dexmal, anciennement connue sous le nom de Yuanli Lingji, a dévoilé lors de sa première conférence développeurs Action une suite complète de produits d'IA incarnée destinée à répondre au problème structurel de la mise à l'échelle des modèles fondationnels sur du matériel robotique hétérogène. Au centre de l'annonce, le modèle DM0.5 voit ses paramètres doubler pour atteindre 4 milliards, entraîné sur 150 000 heures de données dont 50 000 heures issues de robots réels avec annotation 3D au millimètre près des points clés de la main, complétées par 100 000 heures d'enregistrements d'opérations humaines à la première personne. Trois choix d'architecture distinguent ce modèle : une mémoire native supportant jusqu'à 60 secondes de contexte via une couche d'abstraction intégrée au pré-entraînement, un système de raisonnement à deux niveaux qui sépare la planification des tâches de la génération de mouvement avec un entraînement contrefactuel censé garantir une réelle compréhension des instructions, et un alignement des actions par programmation dynamique contrainte pour normaliser des trajectoires exécutées à des vitesses différentes. Autour de ce modèle, Dexmal lance DexOS, présenté comme l'équivalent d'un système d'exploitation standardisé pour la robotique avec un protocole ouvert baptisé ECP, permettant aux développeurs d'intégrer leur modèle une seule fois puis de le déployer sur plusieurs plateformes matérielles. La plateforme DexDev regroupe DFOL 2.0, un système d'apprentissage par renforcement basé sur un modèle du monde (DW0.5) qui réduirait de 60% le volume de données d'entraînement robotique réel nécessaire et de 40% les coûts associés, ainsi qu'un service MaaS d'inférence facturé à l'usage. Dexmal revendique une latence d'inférence de 50 millisecondes et la possibilité d'effectuer du post-entraînement sur une simple carte grand public RTX 4090. Deux nouvelles plateformes matérielles, Apex pour l'industrie et Ferrata pour la logistique, viennent s'ajouter au bras double existant Mint.

L'enjeu réel derrière cette annonce est le problème dit du N fois M : sans couche de standardisation, chaque modèle doit être réadapté à chaque configuration matérielle, ce qui freine toute diffusion à l'échelle. En misant sur un écosystème ouvert de développeurs plutôt que sur une intégration verticale fermée à la manière de Tesla ou Figure, Dexmal cherche à devenir la couche logicielle commune du secteur plutôt qu'un fournisseur de robots parmi d'autres. Le fondateur Tang Wenbin a d'ailleurs posé le vrai critère de réussite : que les développeurs choisissent DM0.5 plutôt que les alternatives open source, un test que les modèles précédents de l'entreprise n'avaient pas franchi selon lui. La promesse de réduction des données réelles nécessaires grâce à la simulation dans un modèle du monde touche directement au fossé sim-to-real qui limite encore le déploiement des VLA en conditions réelles, mais ces gains restent pour l'instant des chiffres communiqués par l'entreprise, sans validation indépendante.

Le rebranding depuis Yuanli Lingji s'inscrit dans la vague d'entreprises chinoises d'IA incarnée cherchant à se positionner face aux acteurs américains comme Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T N2) ou Figure (Helix), ainsi qu'aux humanoïdes concurrents tels qu'Optimus. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce. La suite dépendra de l'adoption réelle du protocole ECP par des développeurs tiers et de déploiements pilotes concrets sur les nouvelles plateformes Apex et Ferrata, dont aucun calendrier précis n'a été communiqué.

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Dexmal veut booster la productivité de l'IA incarnée avec le modèle DM0.5, DexOS et une stratégie MaaS en trois étapes
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Dexmal veut booster la productivité de l'IA incarnée avec le modèle DM0.5, DexOS et une stratégie MaaS en trois étapes

Dexmal, entreprise chinoise spécialisée en IA incarnée, a dévoilé une gamme complète de produits robotiques articulée autour du modèle fondation DM0.5, du robot universel Apex et de trois plateformes de support : le système d'exploitation DexOS, la plateforme de services MaaS et le framework d'apprentissage par renforcement DFOL 2.0. La stratégie suit un modèle en trois étages : d'abord un modèle fondation généraliste, puis des outils pour développeurs (post-entraînement, MaaS, OS), enfin des solutions sectorielles complètes. DM0.5 compte 4 milliards de paramètres entraînés sur 150 000 heures de données multi-sources, soit quatre fois plus de données et deux fois plus de paramètres que DM0, son prédécesseur. Il affiche une latence d'inférence de 50 ms, une efficacité d'inférence améliorée de 25 %, et un taux de réussite de 42 % sur le benchmark RoboChallenge Table30 V2, où il se classe premier avec un score total de 60,1. Sur l'évaluation LIBERO, il atteint 99,1 % de performance globale. Par rapport à DM0, la réussite en navigation zero-shot progresse de 31 %, en few-shot de 45 %, et après fine-tuning de 20 %, pour un coût de fine-tuning réduit de 60 %, permettant un déploiement de niveau expert sur une seule carte RTX 4090 grand public en 18 heures. Le robot Apex propose des effecteurs terminaux interchangeables en moins de 60 secondes, une perception à 360 degrés via double LiDAR, une charge utile de 3 kg par bras, une précision millimétrique et un remplacement de batterie à chaud en 30 secondes, avec un MTBF ciblé au-delà de 1 000 heures. Cette annonce illustre la tentative de Dexmal de combler l'écart, souvent négligé par les démonstrations spectaculaires, entre la capacité d'un modèle et son déploiement industriel réel. DexOS, présenté comme le premier système d'exploitation générique pour l'IA incarnée, découple les modèles du matériel afin que les intégrateurs puissent piloter des robots de marques différentes avec quelques lignes de Python, une approche qui rappelle la logique d'abstraction matérielle déjà tentée par d'autres acteurs de la robotique humanoïde. DFOL 2.0, qui s'appuie sur le modèle du monde DW0.5 comme simulateur haute fidélité, réduirait de 60 % les besoins en données réelles et de 40 % le coût global d'entraînement, un argument central pour les intégrateurs cherchant à limiter le temps de collecte de données sur robot physique. Les chiffres avancés, notamment le classement sur RoboChallenge et les gains de généralisation, restent des métriques internes à confirmer par des tests indépendants. Dexmal s'inscrit dans un écosystème chinois de l'IA incarnée en pleine consolidation, en partenariat avec des fabricants de corps robotiques comme Tiangong, Huaqin et Shihe, ainsi qu'avec les fondeurs de puces Pingtouge (Alibaba), Moore Threads et Cambricon. Le PDG Tang Wenbin a présenté ce lancement comme le franchissement du "dernier kilomètre" séparant les lois d'échelle des modèles d'une productivité réelle, un positionnement qui fait écho aux ambitions affichées par des concurrents comme Physical Intelligence avec Pi-0, ou NVIDIA avec GR00T N2, dans la course à des modèles vision-langage-action généralistes et déployables à grande échelle.

IA physiqueActu
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Rapport technique Qwen-RobotManip : l'alignement permet le passage à l'échelle des modèles fondation pour la manipulation robotique
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Rapport technique Qwen-RobotManip : l'alignement permet le passage à l'échelle des modèles fondation pour la manipulation robotique

L'équipe Qwen d'Alibaba a publié le 22 juin 2026 un rapport technique décrivant Qwen-RobotManip, un modèle fondation Vision-Langage-Action (VLA) conçu pour la manipulation robotique généraliste. Construit sur l'architecture Qwen-VL, le modèle introduit un cadre d'alignement unifié couvrant trois dimensions : la représentation sensorielle, le mouvement, et le comportement. Son corpus d'entraînement atteint environ 38 100 heures de données, constitué exclusivement de jeux de données open source et de vidéos en vue subjective des mains humaines, sans aucune collecte propriétaire. Un pipeline de synthèse convertit ces démonstrations égocentrées en trajectoires robot compatibles avec 15 plateformes matérielles différentes, dont AgileX ALOHA, Franka, UR et ARX. Évalué sur six benchmarks out-of-distribution (RoboCasa365, LIBERO-Plus, EBench, RoboTwin-Clean2Rand, RoboTwin-IF, RoboTwin-XE), Qwen-RobotManip surpasse les modèles précédents sur l'ensemble des configurations et remporte la première place du RoboChallenge avec une amélioration relative de 20 % par rapport à l'état de l'art antérieur. Ce résultat est significatif parce qu'il répond directement à une question centrale du secteur : peut-on appliquer aux données de manipulation robotique la même recette de scaling qui a propulsé les grands modèles de langage ? Jusqu'ici, la réponse restait négative, en raison de l'hétérogénéité structurelle des données de manipulation (formats, espaces d'action, embodiments incompatibles), qui rendait l'entraînement multi-sources incohérent plutôt que synergique. Qwen-RobotManip avance que l'alignement préalable des données résout ce problème, permettant l'absorption à grande échelle sans dégradation. Les capacités émergentes documentées (suivi d'instructions zero-shot, récupération d'erreurs réactive, transfert cross-embodiment) constituent, si elles se confirment en conditions industrielles réelles, un changement de paradigme pour les intégrateurs : moins de fine-tuning spécifique par robot, généralisation à de nouvelles tâches sans redéploiement complet du pipeline. Il convient toutefois de noter que les résultats reposent sur des benchmarks académiques et des validations en laboratoire réel ; aucun déploiement industriel n'est encore documenté, et l'écart sim-to-real reste une inconnue à l'échelle. Qwen-RobotManip s'inscrit dans une course serrée autour des VLA pour la manipulation, où Physical Intelligence (pi0 et pi0.5), Google DeepMind (RT-2, pi-0), et Hugging Face (LeRobot) occupent déjà des positions fortes. Le modèle de Qwen se distingue en revendiquant la performance la plus élevée sur les benchmarks OOD publiés à ce jour, et surtout en n'utilisant aucune donnée propriétaire, ce qui ouvre théoriquement la voie à une adoption plus large. La publication est un preprint arXiv (arXiv:2506.17846v1), pas encore soumis à peer review, et aucune date de disponibilité du modèle ni annonce de pilote industriel n'accompagne ce rapport. Les prochaines étapes probables incluent une intégration dans l'écosystème Hugging Face ou ModelScope et des évaluations indépendantes en conditions réelles.

💬 L'obstacle au scaling en robotique, c'était pas le manque de données, c'était leur incohérence structurelle. Qwen le prouve ici : aligner avant de scaler, et les benchmarks OOD s'envolent de 20%. Bon, c'est encore du labo et je ne vois aucun déploiement industriel documenté, mais avec zéro donnée propriétaire dans le corpus, les intégrateurs sur Franka ou UR ont une vraie porte d'entrée.

IA physiqueOpinion
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Xiaomi-Robotics-1 : passage à l'échelle des modèles vision-langage-action avec plus de 100 000 heures de trajectoires réelles
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Xiaomi-Robotics-1 : passage à l'échelle des modèles vision-langage-action avec plus de 100 000 heures de trajectoires réelles

Xiaomi a dévoilé Xiaomi-Robotics-1, un modèle vision-langage-action (VLA) fondation entraîné sur plus de 100 000 heures de trajectoires de manipulation collectées en conditions réelles via des dispositifs UMI (Universal Manipulation Interface). L'entraînement se déroule en deux temps : une phase de pré-entraînement qui dote le modèle de capacités générales de génération d'actions, appuyée sur un pipeline d'auto-annotation générant des descriptions en langage naturel des transitions d'état de la scène, puis une phase de post-entraînement qui aligne ces capacités sur des instructions impératives et sur des embodiments robotiques spécifiques. Sur les benchmarks de simulation, le modèle établit un nouvel état de l'art avec 57,6% de taux de réussite sur RoboCasa365 (contre 46,6% précédemment) et un score moyen de 20,07 sur RoboDojo (contre 13,07 pour le meilleur résultat antérieur). Xiaomi annonce la publication future du code et des poids du modèle. L'intérêt principal tient au comportement de scaling observé : les performances progressent de façon cohérente avec la taille des données et du modèle en pré-entraînement, et ce gain se transfère directement au post-entraînement, avec de meilleures performances hors distribution sur robot réel. C'est un signal notable pour l'industrie, qui cherche à valider l'hypothèse que les modèles VLA généralistes, entraînés à grande échelle sur données réelles plutôt que simulées, peuvent servir de politique de base robuste, adaptable à des tâches dextres complexes avec peu de données de fine-tuning. Pour les intégrateurs et décideurs robotique, cela renforce la piste des foundation models comme alternative viable aux pipelines spécialisés tâche par tâche. Ce travail s'inscrit dans une compétition intense entre grands acteurs sur les modèles VLA fondation, aux côtés de Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia ou Helix de Figure. L'usage de dispositifs UMI, portables et peu coûteux pour collecter des données de manipulation sans robot physique, s'inscrit dans une tendance à contourner le goulot d'étranglement de la téléopération classique. Reste à voir si la publication effective du code et des checkpoints, promise mais non encore livrée, confirmera la reproductibilité des résultats annoncés.

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Apprentissage d'une politique visuelle par simulation pour l'insertion de cheville dans des trous inconnus en conditions réelles
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Apprentissage d'une politique visuelle par simulation pour l'insertion de cheville dans des trous inconnus en conditions réelles

Des chercheurs proposent sur arXiv (2205.04297) un système d'insertion visuelle peg-in-hole capable de s'adapter à des formes de trous inconnues au déploiement, après entraînement exclusivement en simulation. L'architecture combine trois modules en cascade : un réseau de segmentation (SN), un réseau de capteur virtuel (VSN) qui estime la pose de la pièce cible, et un réseau de contrôle (CN) qui pilote l'insertion. Le VSN et le CN sont entraînés une seule fois en simulation sur un ensemble de formes génériques ; seul le SN est affiné lors du passage au monde réel, via quelques centaines d'échantillons collectés en moins d'une minute de démonstration humaine. Appliqué à la recharge automatique de véhicule électrique, le système atteint un taux de réussite de 10/10 en 2 à 3 secondes, validé en configurations eye-to-hand et eye-in-hand. Le principal apport est de réduire drastiquement le coût du transfert sim-to-real pour des tâches de manipulation de précision. Les approches classiques exigent soit une large collecte de données réelles, soit une modélisation CAO de chaque référence cible, deux contraintes rédhibitoires sur les lignes d'assemblage à forte variabilité de références. En découplant la perception de la politique générique, les auteurs montrent qu'il suffit d'adapter un seul module léger par nouvelle forme, ce qui ouvre la voie à des systèmes vision-pour-assemblage déployables sans ingénierie lourde par référence. Le résultat sur la recharge EV reste à nuancer : 10 essais constituent un échantillon statistiquement limité, et les conditions de test (tolérance mécanique, variabilité d'éclairage) ne sont pas précisées. La tâche peg-in-hole est un benchmark classique de la robotique d'assemblage, longtemps dominé par le contrôle en force et la modélisation géométrique. Ce travail s'inscrit dans la vague des politiques visuelles généralisables entraînées en sim, portée notamment par les approches VLA de Physical Intelligence (Pi-0) et les travaux de meta-learning de Chelsea Finn. L'application à la recharge de véhicule électrique est stratégiquement opportune : plusieurs constructeurs européens cherchent à automatiser cette opération sans infrastructure dédiée côté borne. Les suites naturelles attendues sont une validation sur un spectre plus large de tolérances dimensionnelles, des conditions d'éclairage industriel variées, et une comparaison formelle avec les méthodes hybrides force-vision existantes.

UELa méthode de transfert sim-to-real modulaire pourrait intéresser les constructeurs automobiles européens qui cherchent à automatiser la recharge de véhicules électriques sans infrastructure dédiée côté borne.

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