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Robot-chien dans le navigateur
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Robot-chien dans le navigateur

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Un simulateur de chien robot tourne dans le navigateur, sans installation ni matériel. Hackaday présente cet outil basé sur Bittle, le robot quadrupède open source de Petoi vendu sous le nom OpenCat, doté de 9 degrés de liberté : un servomoteur dans la tête et huit répartis sur les quatre pattes. L'ensemble du code s'exécute dans un IDE web gratuit, et l'utilisateur peut piloter le robot virtuel via des boutons à l'écran ou des commandes série documentées, comme "ksit" pour faire asseoir le chien. La logique principale se trouve dans deux fichiers, read_serial, placé de façon surprenante dans src/moduleManager.h, et reaction, dans src/reaction.h. Un clic sur "compile" charge et exécute le code modifié directement dans le robot simulé, permettant de tester des séquences de mouvements, par exemple un enchaînement assis, debout, salto arrière et salto avant répété toutes les 1000 itérations de boucle, sans risquer d'endommager de vrais servomoteurs en cas de chute de bureau. Le sponsor de l'article commercialise le robot en kit ou assemblé, mais la base logicielle étant ouverte, il reste possible de construire sa propre version.

Cet outil ne constitue pas un produit commercial ni un déploiement industriel, mais il illustre une tendance utile pour les makers et les développeurs de robotique amateur : tester du code de comportement sur un jumeau virtuel avant tout contact avec le matériel physique, une pratique de simulation-avant-exécution déjà standard chez les plateformes humanoïdes haut de gamme mais rarement accessible sur des quadrupèdes open source à petit budget. Cela réduit le risque de casse de servomoteurs pendant le développement et abaisse la barrière d'entrée pour expérimenter sans acheter de matériel au préalable. L'article souligne aussi le positionnement d'OpenCat entre les jouets bon marché, peu capables, et les plateformes robotiques sérieuses, dont le prix reste élevé : Bittle occupe un créneau intermédiaire, hackable et documenté, mais qui nécessite tout de même un investissement réel pour exploiter pleinement le matériel.

OpenCat, déjà couvert par Hackaday par le passé, repose sur un firmware ouvert et des servomoteurs standards, ce qui le distingue de plateformes fermées comme celles de Boston Dynamics ou Unitree, où le code de contrôle n'est pas modifiable par l'utilisateur. Le robot peut aussi être étendu avec des capteurs additionnels montés au niveau de la gueule, ou voir sa tête remplacée par un bras si des servomoteurs suffisamment puissants sont installés. Aucun calendrier de déploiement commercial n'est mentionné : il s'agit d'un outil de développement destiné aux propriétaires actuels ou futurs du robot, pensé pour prototyper des comportements avant tout achat ou assemblage physique.

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Robots humanoïdes et interaction homme-robot dans les architectures d'IA générative via l'Agent-Client Protocol
1arXiv cs.RO 

Robots humanoïdes et interaction homme-robot dans les architectures d'IA générative via l'Agent-Client Protocol

Des chercheurs ont publié le 17 juillet 2026 sur arXiv (référence 2607.14919v1) une architecture combinant deux protocoles de communication pour les robots pilotés par des agents génératifs. Le papier propose d'adopter l'Agent-Client Protocol (ACP), un standard conçu à l'origine pour les agents de codage en ingénierie logicielle, comme contrat de communication unifié pour la couche d'interaction homme-robot (HRI), en le combinant au Model Context Protocol (MCP) déjà utilisé pour relier les agents à leurs capacités d'exécution. Le résultat est une architecture en trois couches totalement découplées : interaction humaine, orchestration délibérative et exécution physique. Les auteurs ont testé ce montage sur un robot mobile physique, en connectant trois interfaces utilisateur hétérogènes au même système robotique, et ont validé des flux de travail humain dans la boucle en temps réel avec un surcoût de latence jugé négligeable. Cette architecture s'attaque à un problème concret pour les intégrateurs : alors que la liaison agent-exécution converge vers une standardisation via MCP, la couche supérieure d'interaction homme-robot reste fragmentée par des interfaces propriétaires ad hoc, ce qui complique la collaboration en temps réel (observabilité, autorisation explicite, interruption immédiate de tâche). En rendant cette couche interchangeable, l'approche permettrait de connecter n'importe quelle interface cliente à un système robotique sans développement spécifique, et de remplacer la plateforme robotique sous-jacente sans casser les intégrations existantes côté client. Pour des décideurs B2B qui déploient des flottes hétérogènes ou évaluent plusieurs fournisseurs, cela réduirait le coût de verrouillage technique lié aux interfaces propriétaires, à condition que l'adoption dépasse ce prototype académique. Le travail s'inscrit dans la dynamique amorcée par Anthropic avec MCP, devenu en un peu plus d'un an une quasi-norme de facto pour connecter les LLM à des outils et données externes, y compris en robotique. L'ACP, lui, provient de l'écosystème des agents de codage logiciel, où il sert déjà à standardiser les échanges entre un agent et son client d'interface. Ce papier reste une démonstration de recherche, validée sur un seul robot mobile en laboratoire, et non un produit ou un déploiement industriel : reste à voir si des fabricants de robots ou des éditeurs d'orchestration agentique reprendront ce protocole, face aux interfaces propriétaires déjà déployées chez les grands acteurs de la robotique humanoïde et mobile.

InfrastructureActu
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NVIDIA Halos for Robotics : la sécurité des robots industriels entre dans une nouvelle ère
2Robot Magazine FR 

NVIDIA Halos for Robotics : la sécurité des robots industriels entre dans une nouvelle ère

NVIDIA a présenté Halos for Robotics au salon Automate 2026 à Chicago, le positionnant comme le premier système de sécurité intégré conçu spécifiquement pour les robots pilotés par intelligence artificielle physique. L'annonce intervient dans un contexte de transformation accélérée de la robotique industrielle : les robots mobiles autonomes (AMR) transportent des composants entre ateliers, les cobots assistent les techniciens au quotidien, et les premiers robots humanoïdes commerciaux (Figure 03, Tesla Optimus, Agility Digit) commencent à réaliser des tâches de préparation de commandes et de manutention en environnement réel. Le marché mondial de la robotique industrielle est estimé à plus de 80 milliards de dollars d'ici la fin de la décennie selon plusieurs cabinets d'analyse, une projection conditionnée à la résolution du principal verrou restant : la sécurité en environnement partagé homme-machine. Il convient de préciser que Halos est pour l'instant une annonce de plateforme, pas un produit certifié en déploiement production. L'enjeu industriel est structurant. Pendant des décennies, la sécurité robotique reposait sur la séparation physique : cellules fermées, barrières optiques, arrêts d'urgence. Ce paradigme est incompatible avec la nouvelle génération de robots collaboratifs, qui doivent détecter un opérateur traversant leur trajectoire, anticiper ses mouvements et adapter leur comportement en quelques millisecondes. Les certifications en vigueur (ISO 10218, TS 15066 pour les applications cobots) ont été conçues pour des architectures déterministes, pas pour des systèmes piloté par des réseaux de neurones dont le comportement est probabiliste. Pour les intégrateurs et les COO industriels, l'absence d'un cadre de sécurité standardisé pour les robots IA constitue aujourd'hui le principal frein au déploiement à grande échelle, avant même les questions de performance ou de ROI. Une plateforme unifiée capable de couvrir détection, anticipation et certification normative réduirait significativement la charge d'ingénierie sécurité portée par chaque constructeur. NVIDIA construit cette initiative sur sa stack robotique existante, centrée sur les plateformes Isaac et Jetson, déjà adoptées par plusieurs constructeurs de robots humanoïdes et AMR. Le mouvement s'inscrit dans une stratégie plus large : après avoir dominé l'infrastructure d'entraînement des modèles IA, NVIDIA cherche à s'imposer comme couche système incontournable du déploiement robotique, face à des acteurs sécurité établis comme Pilz, SICK et Omron, qui maîtrisent la certification normative mais n'ont pas d'offre native pour les architectures VLA (vision-language-action). Les prochaines étapes annoncées concernent des pilotes avec des constructeurs de robots partenaires ; aucune date de certification ni de déploiement production n'a été communiquée à ce stade.

UELes intégrateurs européens utilisant Isaac et Jetson pourraient bénéficier d'un cadre de sécurité unifié pour robots IA, réduisant la charge de certification normative (ISO 10218, TS 15066) pour les déploiements cobots et AMR, mais uniquement si la plateforme obtient les certifications requises.

InfrastructureOpinion
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EtherCAT pour le contrôle des articulations de robots : les explications de GigaDevice
3Pandaily 

EtherCAT pour le contrôle des articulations de robots : les explications de GigaDevice

GigaDevice a organisé un webinaire intitulé "Secure Robotics in Motion" pour exposer la direction prise par les systèmes de contrôle robotique modernes, avec un focus sur EtherCAT, le protocole de communication temps réel déterministe qui s'impose dans la synchronisation des articulations multi-axes. Une main dextre de robot humanoïde intègre typiquement 10 à 20 degrés de liberté (DOF), chacun adossé à un moteur, une suite de capteurs, un algorithme de contrôle et un lien de communication devant délivrer les données à la microseconde près. EtherCAT répond à ce défi via une architecture maître-esclave où chaque nœud traite les données à la volée, atteignant des temps de cycle de 20 à 250 microsecondes avec une gigue inférieure à 1 microseconde. Les horloges distribuées garantissent une référence temporelle commune à tous les axes, évitant les désynchronisations qui rendraient tout mouvement coordonné impossible. Pour adresser ce marché directement, GigaDevice a présenté sa série GD32H75E : un microcontrôleur Cortex-M7 cadencé jusqu'à 600 MHz, avec DSP, FPU double précision et MPU, intégrant un contrôleur esclave EtherCAT plus deux PHYs sur un même die. Le chip embarque également une unité mathématique trigonométrique (TMU), des filtres FIR/IIR, un filtre numérique haute performance (HPDF), une sortie de division de fréquence d'encodeur (EDOUT), et un ensemble de fonctions sécurité : AES, SHA, HMAC, EFUSE, TRNG et démarrage sécurisé. L'intégration du contrôleur EtherCAT directement dans le MCU réduit le nombre de composants externes, simplifie le routage des cartes et abaisse la consommation système, ce qui représente un avantage mesurable pour les intégrateurs qui conçoivent des articulations compactes. Plus structurellement, la présence de fonctions de sécurité matérielles signale un changement dans la perception du marché : les robots ne sont plus des systèmes isolés mais des noeuds réseau exposés dans des usines, entrepôts et environnements domestiques. Le fait qu'un fournisseur de microcontrôleurs grand public comme GigaDevice propose désormais un SoC dédié à ce cas d'usage indique que la demande en volume commence à justifier du silicium spécialisé, au-delà des solutions FPGA ou des stacks logiciels ajoutés sur des MCUs génériques. GigaDevice, fondé en 2005 à Pékin et coté à Shanghai, s'est imposé sur le marché des microcontrôleurs GD32 en concurrence directe avec STMicroelectronics, NXP, Renesas et Texas Instruments. EtherCAT a été développé par Beckhoff Automation dans les années 2000 et reste géré par l'ETG (EtherCAT Technology Group), qui compte aujourd'hui plus de 7 500 membres. Dans l'espace des contrôleurs EtherCAT dédiés, GigaDevice se positionne face à Hilscher, Microchip (LAN9252) et Beckhoff lui-même. Le webinaire ne s'accompagne pas d'annonces de déploiements clients ni de volumes de production, ce qui en fait davantage une communication de positionnement produit qu'un retour terrain. La prochaine étape observable sera la présence de la série GD32H75E dans des kits d'articulations humanoïdes ou des drives de servomoteurs commerciaux.

UELa montée en puissance de GigaDevice sur le segment des MCUs robotiques représente une pression concurrentielle directe sur STMicroelectronics, acteur franco-italien explicitement cité comme concurrent direct dans ce marché des microcontrôleurs industriels.

InfrastructureActu
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Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale
4Interesting Engineering 

Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale

L'université Rice et la NASA ont dévoilé lors de la conférence ICRA 2026 à Vienne le premier simulateur open source au monde dédié à la robotique intravéhiculaire, baptisé iMETRO Dynamic Simulation. Développé conjointement par une équipe de Rice et du Johnson Space Center, l'outil reproduit sous forme de jumeau numérique haute fidélité l'installation physique iMETRO de la NASA, avec ses maquettes grandeur nature d'intérieurs de vaisseaux spatiaux et d'habitats lunaires. Le cœur du simulateur repose sur un modèle détaillé de manipulateur robotique à huit degrés de liberté (8-DOF), représentatif des plateformes utilisées pour les opérations spatiales. La plateforme s'appuie sur ROS 2 et sur le moteur physique MuJoCo, permettant d'utiliser les mêmes modèles de robots dans les deux environnements sans modification majeure, et intègre un outil de conversion facilitant le passage du logiciel de la simulation vers le robot réel. Lors d'une démonstration, l'équipe a développé une application robotique entièrement en simulation puis l'a déployée sur l'installation physique iMETRO en moins d'une journée. Cette ouverture change la donne pour un secteur de la recherche spatiale historiquement bridé par l'absence d'environnements de simulation publics capables de reproduire fidèlement les contraintes de manipulation en microgravité et dans des espaces confinés. Jusqu'ici, l'essentiel des développements reposait sur des outils propriétaires ou un accès restreint aux installations d'essai de la NASA, ce qui limitait la collaboration entre laboratoires et ralentissait l'innovation. En rendant ce jumeau numérique accessible gratuitement, Rice et la NASA permettent à des équipes de recherche du monde entier de concevoir, tester et valider des logiciels robotiques sans avoir besoin d'un accès physique au Johnson Space Center. Le transfert simulation-vers-réel effectué en moins de 24 heures constitue une validation concrète de la fidélité du jumeau numérique, un point souvent contesté dans les annonces de ce type, et illustre un raccourcissement réel des cycles de développement plutôt qu'une simple promesse marketing. Les robots manipulateurs visés doivent prendre en charge des tâches de logistique et de maintenance à bord des vaisseaux et futurs habitats lunaires, comme le transport de fournitures, le déplacement de cargaisons ou le rangement d'équipements, afin de réduire la charge de travail des astronautes lors des missions longue durée vers la Lune et au-delà. La maintenance et la logistique routinières occupent en effet une part importante du temps d'équipage, et leur automatisation partielle libérerait du temps pour la recherche scientifique. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de développement d'architectures modulaires permettant de tester rapidement de nouveaux logiciels et configurations matérielles dans des maquettes de vaisseaux reconfigurables, sans dépendre des créneaux d'accès limités aux infrastructures physiques de la NASA.

UECe simulateur open source pourrait profiter aux laboratoires de recherche européens en robotique spatiale, mais aucun acteur français ou européen n'est implique dans son développement.

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