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STMicroelectronics acquiert une participation dans Oversonic Robotics, développeur de robots humanoïdes
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STMicroelectronics acquiert une participation dans Oversonic Robotics, développeur de robots humanoïdes

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Oversonic Robotics, entreprise italienne spécialisée en robotique cognitive, annonce l'entrée à son capital de STMicroelectronics, de la Fondazione ENEA Tech Biomedical et du fonds SpotInvest. L'opération vise à accélérer le développement industriel, technologique et international de la société, créatrice de RoBee, présenté par l'entreprise comme le premier robot humanoïde cognitif certifié conçu pour opérer en environnements complexes. Le montant de l'investissement n'a pas été communiqué, et le communiqué reste flou sur les modalités précises de déploiement industriel prévues.

Cette opération est révélatrice d'un mouvement plus large: les fabricants de semi-conducteurs cherchent désormais une exposition directe à la robotique humanoïde, au-delà des seuls contrats de fourniture de puces et capteurs. Pour STMicroelectronics, entrer au capital d'un fabricant de robot plutôt que de rester simple fournisseur de composants traduit une volonté de s'ancrer plus profondément dans la chaîne de valeur émergente des humanoïdes industriels. Pour les intégrateurs et décideurs B2B européens, ce soutien à un acteur italien constitue aussi un signal: face à la concurrence américaine (Figure AI, Tesla avec Optimus) et chinoise sur ce segment, l'Europe cherche à consolider ses propres champions, aux côtés d'autres initiatives comme le français Wandercraft.

Oversonic Robotics développe RoBee depuis plusieurs années comme plateforme destinée à des tâches industrielles complexes, revendiquant une certification distinguant son robot des simples démonstrateurs. L'arrivée de ces nouveaux actionnaires, combinant un géant des semi-conducteurs, une fondation liée à la recherche biomédicale et un fonds d'investissement, doit permettre à l'entreprise de passer d'un stade de développement à une phase de commercialisation et de déploiements industriels plus larges, sans que le calendrier précis de ces prochaines étapes ait été détaillé pour l'instant.

Impact France/UE

STMicroelectronics, groupe franco-italien avec des sites de production en France, prend une participation directe dans un fabricant européen de robots humanoïdes, renforçant l'écosystème industriel européen face a la concurrence américaine et chinoise.

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Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub
1arXiv cs.RO 

Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub

Des chercheurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT) de Gênes ont publié en mai 2026 sur arXiv une architecture formelle pour humanoïdes collaboratifs, dont ils présentent une implémentation concrète dans le robot ergoCub. L'approche repose sur deux piliers conceptuels empruntés aux neurosciences cognitives : la "shared intelligence" (la capacité à modéliser les intentions et actions d'un partenaire humain) et l'"embodied cognition" (l'idée que corps et cognition co-évoluent en réponse à l'environnement). Concrètement, la morphologie d'ergoCub et ses paramètres de contrôle moteur ont été co-optimisés en prenant comme fonction objectif des métriques ergonomiques humaines, notamment en intégrant des modèles biomécaniques du corps humain directement dans la couche de planification du mouvement. L'abstract ne fournit pas de chiffres de charge utile, de DOF ni de temps de cycle, et aucune ligne de production ni site de déploiement industriel n'est mentionné : il s'agit d'un article de recherche, pas d'une annonce de produit. Le principal apport de ce travail est méthodologique : c'est l'un des rares frameworks à co-optimiser simultanément le hardware et l'intelligence physique d'un humanoïde autour de l'ergonomie humaine, plutôt que de traiter ces deux couches séparément. Pour les intégrateurs industriels et les équipes d'ingénierie, cela ouvre une voie de conception où le robot n'est pas simplement "sécurisé" par des capteurs de force ou des limites de vitesse, mais structurellement conçu pour minimiser la charge musculo-squelettique de l'opérateur lors de tâches de co-manipulation. C'est une réponse directe à l'un des angles morts des humanoïdes commerciaux actuels, qui optimisent surtout la dextérité autonome sans modéliser l'impact biomécanique sur le coéquipier humain. ergoCub est une évolution directe du robot iCub, plateforme de recherche humanoïde phare du programme européen RobotCub lancé par l'IIT dans les années 2000, qui compte aujourd'hui plus de 40 laboratoires utilisateurs dans le monde. Cette filiation place ergoCub dans un écosystème académique robuste, mais loin encore d'une commercialisation. Sur le terrain concurrent, les acteurs en avance sur la collaboration humain-robot incluent Physical Intelligence (pi0), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), et Figure (02), mais aucun ne publie de métriques ergonomiques formalisées de ce type. En Europe, Enchanted Tools (Mirokaï) et Wandercraft (Atalante X) restent les acteurs les plus avancés sur les humanoïdes à vocation assistive et médicale. Les prochaines étapes pour ergoCub passeront vraisemblablement par des validations expérimentales de l'architecture en conditions de co-manipulation réelle, avant tout envisagement de transfert industriel.

UEL'IIT de Gênes (EU) positionne l'Europe comme précurseur sur la co-optimisation hardware/intelligence autour de l'ergonomie humaine pour les humanoïdes collaboratifs, un angle différenciateur absent des architectures des constructeurs américains.

FR/EU ecosystemePaper
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2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace
2Interesting Engineering 

2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace

Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre industrielles, s'associe à Siemens pour intégrer intelligence artificielle, ingénierie numérique et robotique humanoïde dans la production textile. L'entreprise vise un gain d'efficacité d'au moins 30 % face à des délais de production plus courts, une demande consommateur de plus en plus personnalisée et une pression accrue sur les coûts. Dans ce cadre, Jack Technology a commandé 2 000 robots humanoïdes conçus pour la confection, ce qui en ferait l'un des tout premiers déploiements massifs de ce type dans le secteur textile. En parallèle, un essai a été mené sur le site Siemens d'Erlangen, en Allemagne, avec le robot humanoïde à roues HMND 01 de la startup allemande Neura Robotics, propulsé par la pile logicielle d'IA physique de NVIDIA. Pendant deux semaines, le robot a manipulé des caisses de deux formats différents, les plaçant sur un convoyeur avant de les acheminer vers un poste de reprise humaine, à raison de 60 caisses par heure, plus de huit heures par jour, avec un taux de réussite en préhension et positionnement supérieur à 90 %. Siemens associe aussi à cette offensive le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics, utilisé pour l'inspection de sites chimiques et énergétiques dangereux, capable de cartographier des installations en 3D et de détecter fuites de gaz ou surchauffes via capteurs acoustiques et caméras infrarouges, en s'appuyant sur la plateforme de Roboverse Reply. Cette annonce illustre un test grandeur nature de l'écart habituel entre démonstration marketing et réalité opérationnelle: un cycle de deux semaines avec un taux de succès mesuré au dessus de 90 % pèse davantage qu'une vidéo de présentation isolée, même si l'ampleur exacte de la commande de 2 000 unités reste à confirmer dans son calendrier de livraison réel. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt des humanoïdes tient surtout à leur capacité à s'insérer dans des ateliers existants sans réaménagement lourd, contrairement aux robots industriels fixes classiques. Cela renforce l'hypothèse que la manutention répétitive de charges, plutôt que les tâches fines de couture elles-mêmes, sera le premier terrain d'adoption rentable des humanoïdes dans le textile. Le volet quadrupède, lui, consolide le glissement du secteur vers une maintenance prédictive plutôt que réactive sur les sites à risque. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Siemens, qui cherche à fournir l'infrastructure numérique (jumeaux numériques, interfaces robots-automates, gestion de flotte, réseaux industriels) permettant de transformer des robots isolés en composants coordonnés d'une usine connectée. Sur le marché des humanoïdes industriels, Jack Technology et Neura Robotics viennent ainsi se positionner face à des acteurs comme Figure ou Agility Robotics, davantage focalisés sur la logistique et l'entrepôt, tandis qu'ANYbotics affronte la concurrence de Boston Dynamics sur l'inspection quadrupède. Les prochaines étapes attendues concernent le calendrier réel de déploiement des 2 000 unités commandées par Jack Technology et l'extension des pilotes Siemens à d'autres usines du groupe.

UELe pilote mené sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) avec le robot humanoïde allemand HMND 01 de Neura Robotics illustre une adoption industrielle concrète de l'IA physique en Europe, portée par des acteurs européens (Siemens, Neura Robotics), même si aucune entreprise française n'est impliquée à ce stade.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026
3Robotics & Automation News 

Infineon lance un défi dédié aux startups de la robotique humanoïde pour 2026

Infineon Technologies a lancé en 2026 son Startup Challenge annuel en le centrant cette année sur la robotique humanoïde. Le programme, ouvert à des équipes fondatrices et des jeunes entreprises high-tech du monde entier, est conçu pour transformer des concepts technologiques en applications commercialisables. Il s'inscrit dans le cadre du Co-Innovation Program global d'Infineon, un dispositif structuré de co-développement entre le groupe et des startups sélectionnées. L'initiative signale que la couche composants et semi-conducteurs commence à se structurer autour du marché humanoïde émergent. Infineon fournit des briques critiques pour la robotique : microcontrôleurs, capteurs radar et LiDAR, puces de gestion de l'énergie, et circuits de contrôle moteur. Impliquer des startups humanoïdes dès la phase de conception permet à Infineon de s'ancrer tôt dans les architectures matérielles qui deviendront des standards. Pour les porteurs de projets robotiques, l'accès à un partenaire industriel de ce niveau représente un levier d'accélération concret sur la fiabilité des composants et la mise à l'échelle de la production. Il convient cependant de noter que l'annonce reste à ce stade un appel à candidatures sans résultats ni métriques publiées. Infineon, groupe allemand coté au DAX avec un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros en 2024, est l'un des rares acteurs européens disposant d'une surface suffisante pour peser dans la course humanoïde sans construire de robot. Cette posture de fournisseur stratégique de composants le place en concurrent indirect de TI, STMicroelectronics (franco-italien) et des divisions semi-conducteurs de Renesas ou Bosch, qui ciblent eux aussi le marché robotique en pleine expansion.

UEInfineon (Allemagne, DAX, 14 Md€ CA) structure la couche composants européenne pour l'humanoïde et offre aux startups FR/EU un accès direct à un partenaire industriel de rang mondial pour fiabiliser leurs architectures matérielles (MCU, radar, gestion énergie).

FR/EU ecosystemeOpinion
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Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale
4Robotics Business Review 

Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale

Generative Bionics, une entreprise de deep tech spécialisée dans les robots humanoïdes industriels, a dévoilé cette semaine son robot Gene.01 lors de la conférence AMD Advancing AI 2026, marquant ses débuts aux États-Unis. Développé en seulement six mois, Gene.01 combine une peau tactile distribuée sur l'ensemble du corps avec une architecture d'IA que l'entreprise qualifie de "physics-native", conçue pour unifier corps, mécanique et intelligence au sein d'un même système plutôt que de les concevoir séparément. Cette peau tactile détecte le toucher, la température, la proximité et la force, ce qui permet au robot d'anticiper la présence humaine et de réagir avant et pendant un contact physique. Generative Bionics a annoncé un premier cas d'usage industriel via une collaboration avec le chantier naval italien Fincantieri, ciblant des opérations en environnement de construction navale. L'entreprise a aussi choisi d'ouvrir le modèle du robot en open source, en le distribuant sur PyPI, conda-forge et la plateforme officielle de build ROS, permettant une installation via une simple commande pip, conda ou ROS pour l'intégrer aux environnements de simulation ou de robotique existants. Daniele Pucci, PDG de l'entreprise, présente Gene.01 comme une plateforme scalable et personnalisable, et non comme un humanoïde universel. Cette approche répond à un problème concret du secteur: l'apprentissage par démonstration vidéo ne capture pas la force nécessaire pour manipuler un objet, par exemple pour une préhension précise. En intégrant des capteurs de force à l'ensemble du corps, Generative Bionics affirme pouvoir enseigner aux robots non seulement des trajectoires de mouvement mais aussi l'intensité physique requise, un axe que d'autres plateformes VLA comme Pi-0 ou GR00T N2 abordent surtout via la vision. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si cette sensorisation tactile complète permet réellement de dépasser l'écart classique entre démonstration en laboratoire et déploiement en usine, un doute qui reste légitime tant que le partenariat avec Fincantieri n'a pas produit de résultats vérifiables sur le terrain. La stratégie d'ouverture du modèle logiciel, elle, vise à construire un écosystème de développeurs autour du matériel avant même la commercialisation à grande échelle, une tactique différente de celle de Figure ou de Tesla, qui gardent leurs plateformes fermées. Gene.01 est conçu comme la base d'une famille de robots spécialisés par secteur: pour chaque application, Generative Bionics prévoit d'adapter l'IA à la tâche visée, l'apparence extérieure au contexte d'exploitation, et les effecteurs terminaux, mains ou pieds, selon le déploiement. L'objectif affiché est de fabriquer une plateforme unique à grande échelle puis de la décliner commercialement dans plusieurs verticales industrielles, une logique proche de celle poursuivie par Figure avec le Figure 03 ou par Tesla avec Optimus Gen 3. Le marché des humanoïdes industriels reste toutefois dominé par des annonces et des pilotes plus que par des déploiements massifs vérifiés, et la collaboration avec Fincantieri sur les chantiers navals constitue pour l'instant le seul engagement concret cité par l'entreprise, sans calendrier précis de mise en production communiqué à ce stade.

UEGenerative Bionics, entreprise deep tech européenne, annonce un premier cas d'usage industriel via un partenariat avec le chantier naval italien Fincantieri, ce qui constitue un déploiement concret pour l'écosystème robotique européen.

FR/EU ecosystemeActu
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