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Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis
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Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis

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Monumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam et spécialisée dans la robotique et les logiciels de construction, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 32 millions de dollars en Series B, menée par Khosla Ventures avec la participation de Hummingbird, Plural et d'autres investisseurs. Le co-fondateur et PDG Salar al Khafaji a précisé au Robot Report que ces fonds serviront à recruter des ingénieurs hardware et software, à lancer l'entreprise aux Etats-Unis dès cette année, à augmenter le nombre de robots déployés en Europe, et à élargir les tâches de construction couvertes au-delà de la pose de briques. Les robots électriques et autonomes de Monumental utilisent capteurs, vision par ordinateur et bras grutiers pour poser briques et mortier avec une précision millimétrique, le tout piloté par Atrium, la plateforme logicielle propriétaire de l'entreprise. Ils peuvent aussi manipuler des outils additionnels, comme l'insertion de tirants muraux ou le jointoiement. A ce jour, les robots de Monumental ont construit les murs de plus de 100 logements aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, ainsi que ceux d'une école, d'un centre communautaire, d'un hôtel et de murs de canaux.

Le modèle économique de Monumental, qui facture des murs finis plutôt que la location de robots, transfère le risque financier et technique vers l'entreprise elle-même plutôt que vers les entrepreneurs du bâtiment, ce qui facilite l'adoption sans investissement en capital de leur part. Cette approche répond directement à une pénurie de main-d'oeuvre massive aux Etats-Unis, où il manque chaque mois entre 200 000 et 400 000 ouvriers du bâtiment, et où 2,2 millions de travailleurs supplémentaires seraient nécessaires d'ici trois ans pour répondre à la demande de logements. Pour les décideurs du secteur, cette levée confirme qu'un modèle de robotique de construction en subcontracting, avec des humains toujours présents pour la supervision, la maintenance et les interventions imprévues, peut passer du stade pilote à un déploiement commercial réel sur plus de 100 chantiers, loin des simples démonstrations.

L'expansion américaine constitue toutefois un défi différent de l'Europe: le marché y est plus fragmenté, avec des codes du bâtiment, des structures de main-d'oeuvre et des pratiques de construction qui varient d'un Etat à l'autre. Al Khafaji affirme que l'approche logicielle de Monumental, déjà éprouvée face à la diversité des pratiques européennes, permettra d'adapter les déploiements aux méthodes locales. Les investisseurs, selon l'entreprise, ont été convaincus avant tout par ces résultats opérationnels concrets plutôt que par la seule promesse technologique, la Series A ayant servi à valider que le concept fonctionnait réellement sur le terrain.

Impact France/UE

Monumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam, démontre la viabilité commerciale d'un modèle de robotique de construction en subcontracting déjà déployé sur plus de 100 chantiers aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, avant son expansion vers les Etats-Unis.

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Gravis Robotics lève 200 millions de dollars pour la construction autonome
1Robotics Business Review 

Gravis Robotics lève 200 millions de dollars pour la construction autonome

Gravis Robotics, société basée à Zurich et fondée en 2022 en essaimage de l'ETH Zurich, a annoncé que SoftBank investit 200 millions de dollars dans son tour de série A, ce qui constituerait selon l'entreprise la plus importante levée de fonds jamais réalisée dans la robotique de construction. La société est dirigée par Ryan Luke Johns (CEO) et Dominic Jud (CTO). Son produit, le Gravis Rack, est un kit de rétrofit qui ajoute autonomie et logiciel embarqué à des engins de chantier existants, notamment des pelleteuses. Il a déjà été installé sur des machines Caterpillar, Case, Develon, John Deere, JCB, Hitachi, Sumitomo, Yanmar et Volvo. Gravis affirme combler l'écart entre simulation et réalité grâce à des modèles entraînés sur des données synthétiques représentant des milliards de mètres cubes de matériaux virtuels, de l'argile molle aux sols rocheux, combinés à la télémétrie machine (vibrations moteur, résistance hydraulique) pour réagir en quelques microsecondes aux forces souterraines. L'entreprise ne communique en revanche aucun chiffre de déploiement réel : ni nombre de machines en service, ni client nommé, ni temps de cycle mesuré, ni prix du kit. Ce financement, présenté comme le plus important jamais recensé dans le secteur, confirme que les investisseurs considèrent désormais les chantiers de construction comme une nouvelle frontière de l'IA physique, après les véhicules autonomes et les robots humanoïdes. La différence structurelle avec la conduite autonome classique, qui navigue dans un environnement globalement fixe, tient à ce que le terrassement modifie activement le terrain : c'est ce défi de monde dynamique que Gravis cible en priorité. Avec environ deux tiers de la demande mondiale d'engins lourds situés hors des trois plus grands fabricants, l'entreprise mise sur une approche agnostique au matériel plutôt que sur un écosystème fermé propre à une marque, un choix censé séduire des entrepreneurs attachés à leurs flottes existantes et à leurs relations régionales avec les concessionnaires. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de réduire la dépendance à une main-d'oeuvre d'opérateurs qualifiés rares, tout en accélérant des chantiers stratégiques : logements, modernisation des réseaux électriques, centres de données pour l'IA, projets de relocalisation industrielle et de défense aux Etats-Unis. L'annonce reste néanmoins d'ordre financier et stratégique, pas une preuve chiffrée de déploiement à grande échelle sur des chantiers commerciaux. Cet intérêt s'inscrit dans un contexte de retard chronique d'automatisation dans la construction, alors que la demande grimpe pour la réparation d'infrastructures, la construction de centres de données liés à l'IA, et les projets de relocalisation industrielle et de défense aux Etats-Unis. Gravis présente sa stratégie comme distincte de celle des spécialistes de la conduite autonome ou des robots humanoïdes : son modèle du monde généraliste, construit à partir des caractéristiques de plusieurs marques d'engins plutôt que par imitation d'un opérateur unique, permettrait selon l'entreprise au même logiciel de piloter une mini-pelle comme une machine cinq fois plus grosse sans reprogrammation dédiée. Les dirigeants présentent ce tour de table comme une étape vers un déploiement généralisé du Gravis Rack sur les grands chantiers et un recrutement accru d'ingénieurs, mais sans calendrier de pilotes ni jalons intermédiaires précis. Le succès de ce pari dépendra de la capacité de Gravis à démontrer, au-delà du laboratoire et de la simulation, une précision comparable à celle d'un opérateur expérimenté sur des chantiers réels et non scriptés.

UECette levée record conforte la Suisse et l'ETH Zurich comme pôle europeen de robotique deep-tech, meme si le deploiement commercial vise surtout le marche americain.

FR/EU ecosystemeActu
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Les robots IA de GFT Technologies passent de l'inspection à l'action pour les constructeurs automobiles
2Robotics Business Review 

Les robots IA de GFT Technologies passent de l'inspection à l'action pour les constructeurs automobiles

GFT Technologies SE, éditeur allemand de transformation digitale basé à Stuttgart, a annoncé le lancement d'une solution robotique intégrant l'IA directement dans l'action physique sur les lignes d'assemblage automobile. Là où la quasi-totalité des systèmes d'inspection visuelle existants se contentent de signaler une anomalie à un opérateur humain, GFT déploie désormais trois bras robotiques distincts capables, en séquence, de détecter et de retirer physiquement les pièces défectueuses sans intervention humaine. Le premier robot embarque une caméra fixée directement sur son préhenseur pour vérifier en temps réel le positionnement, les défauts visuels, ainsi que la lisibilité des étiquettes et numéros de série sur des pièces comme des pare-chocs, portières ou conduites. La solution est développée en partenariat stratégique avec Google Cloud dans le cadre d'un programme Industry 4.0, et s'appuie sur du matériel fourni notamment par NEURA Robotics. L'entreprise, qui emploie plus de 12 000 experts dans plus de 20 pays, cite Ford Motor Co. parmi ses clients en transformation des systèmes de production. L'enjeu est économique autant que technique. Un rappel de véhicule peut coûter plus de 500 dollars par unité à corriger, représentant des dizaines de millions de dollars pour un constructeur. Le principal blocage jusqu'ici n'était pas la détection, mais le délai entre l'alerte et la correction, incompatible avec la cadence d'une ligne moderne. GFT positionne sa solution comme une réponse directe à ce "gap insight-to-action". Sur le plan technique, la plateforme fusionne des données hétérogènes en temps réel : images de caméras d'inspection, vitesse de convoyeurs, signaux RFID de traçabilité des pièces. Brandon Speweik, responsable manufacturing chez GFT, note que les modèles actuels nécessitent désormais quelques centaines d'images pour l'entraînement, contre plusieurs milliers auparavant, ce qui réduit significativement le coût et le délai de personnalisation pour chaque constructeur. GFT Technologies revendique 35 ans d'expérience dans l'intégration pour l'industrie, avec une présence historique dans la banque, l'assurance et la manufacture. La solution robotique est présentée comme une extension naturelle de travaux antérieurs avec Google sur l'inspection visuelle assistée par IA. Sur le marché de l'inspection automatisée en milieu industriel, GFT se positionne face à des acteurs comme Cognex, Keyence ou des intégrateurs spécialisés, en misant sur une approche "clé en main" combinant software, robotique et connaissance métier. Le partenariat avec NEURA Robotics, startup allemande connue pour ses robots cognitifs, suggère une orientation vers des systèmes à capacités d'adaptation plus larges. L'article ne précise pas les volumes de déploiement actuels ni les timelines de généralisation, et la solution reste à ce stade une annonce commerciale sans chiffres de performance indépendants publiés.

UEGFT Technologies (Stuttgart) et NEURA Robotics (Allemagne) co-développent une solution d'inspection-action robotique pour l'automobile qui pourrait être adoptée par des constructeurs européens cherchant à réduire les coûts de rappel sur leurs lignes d'assemblage.

FR/EU ecosystemeActu
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Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir
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Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir

Robot.com, entreprise basée à San Francisco fondée en 2017 sous le nom Kiwibot, a annoncé un accord commercial de sept ans avec le groupe français de restauration collective Sodexo, qui prolonge un partenariat entamé en 2021 sur plusieurs campus universitaires nord-américains gérés par Sodexo. Selon Felipe Chavez Cortes, cofondateur et PDG de Robot.com, cité par The Robot Report, Sodexo emploie environ 400 000 personnes dans le monde dont 120 000 à temps plein aux États-Unis, et fait face à des pénuries de main-d'œuvre sur certains postes. Ce contrat de sept ans constitue, selon Cortes, le plus grand déploiement d'entreprise unique jamais signé par Robot.com. La flotte de robots de livraison R-Kiwi de la société a réalisé 2,4 millions de tâches sur des campus et des trottoirs urbains, avec plus de 500 unités actuellement en service à travers le pays, chiffres communiqués par l'entreprise elle-même et non vérifiés de façon indépendante. Robot.com prévoit d'ajouter à sa gamme le R-Dog, un robot quadrupède à roues et pattes capable, selon Cortes, de déposer directement les colis, de monter des escaliers, et de s'installer dans un véhicule autonome sans modification de celui-ci. Pour la fiabilité opérationnelle de ses flottes, l'entreprise s'appuie sur sa plateforme logicielle interne baptisée Remi et sur des partenariats avec Field AI et Physical Intelligence. Ce contrat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur reculent sur la livraison en campus universitaire: Starship Technologies, l'un des pionniers du secteur, a récemment annoncé l'arrêt progressif de ses opérations sur les campus pour se recentrer sur la livraison de courses alimentaires. Robot.com fait donc un pari inverse, misant sur le campus comme environnement de test intermédiaire entre l'intérieur contrôlé et la rue urbaine dense. L'argument économique avancé par Cortes, une plateforme logicielle mêlant robotique classique et briques d'IA tierces, en partie financée par de la publicité embarquée sur les robots, illustre une recherche plus large de modèles de revenus hybrides pour rentabiliser des flottes dont le coût d'exploitation reste élevé. L'arrivée annoncée du R-Dog, capable de livrer sans intervention manuelle du destinataire, répond à une limite structurelle des robots à roues actuels, qui nécessitent que le client ouvre lui-même le compartiment. Mais à ce stade, le R-Dog demeure une annonce de produit à venir et non un système effectivement déployé, contrairement au R-Kiwi. Robot.com a été fondée en 2017 à San Francisco sous le nom Kiwibot avant de se rebaptiser. La relation avec Sodexo remonte à 2021, lorsque le groupe est devenu, selon Cortes, la première entreprise à déployer des robots de livraison alimentaire sur des campus universitaires américains, avant d'étendre ce type de déploiement plus largement dans le secteur de la restauration collective. Le marché de la livraison autonome sur trottoir reste dominé par un petit nombre d'acteurs, dont Starship Technologies, dont le repositionnement récent vers les courses alimentaires souligne les difficultés de rentabilité du modèle campus. Robot.com mise désormais sur la diversification de sa flotte, avec le R-Dog en complément du R-Kiwi, ainsi que sur ses partenariats technologiques avec Field AI et Physical Intelligence pour sécuriser le déploiement de nouvelles formes de robots. Aucune date précise n'a été communiquée pour le lancement opérationnel du R-Dog. L'entreprise doit par ailleurs être présente à l'événement RoboBusiness 2026, où ces développements devraient être détaillés.

UESodexo, groupe français, est partie prenante centrale de cet accord mais le déploiement des robots reste limite aux campus nord-américains, sans impact direct sur le marche français ou européen de la robotique.

FR/EU ecosystemeActu
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Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots
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Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots

Nyobolt, entreprise britannique spécialisée dans les batteries à charge rapide basée à Cambridge, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 60 millions de dollars, portant sa valorisation au-dessus du milliard de dollars. Le tour de table a été mené par Symbotic, le spécialiste américain de la robotique pour supply chain, avec la participation d'IQ Capital, Latitude (Phoenix Court), Scania Invest et CBMM. La traction commerciale de Nyobolt est illustrée par une croissance de revenus multipliée par cinq en un an. Cas d'usage phare : les AMRs SymBot de Symbotic, déployés en entrepôts 24h/24, utilisent désormais les batteries Nyobolt à la place des ultracapacitors précédemment embarqués. Le résultat annoncé : capacité énergétique multipliée par six, masse réduite de 40 %, et durée de vie en cycles au moins dix fois supérieure à celle des technologies lithium-ion conventionnelles. Ces chiffres restent à valider en conditions réelles sur la durée, mais proviennent d'un déploiement opérationnel et non d'un banc de test en laboratoire. L'enjeu dépasse la simple optimisation de composant. Les flottes d'AMRs industriels atteignent une densité et une intensité d'usage qui rendent les solutions de charge classiques structurellement inadaptées : temps d'arrêt pour swap de batterie, dégradation accélérée sous cycles rapides, contraintes thermiques en environnement confiné. Nyobolt positionne sa technologie comme une infrastructure d'énergie instantanée ("instant power infrastructure"), un concept qui commence à peser dans les décisions d'achat des intégrateurs logistiques et des opérateurs d'entrepôts automatisés. Pour un COO industriel qui dimensionne une flotte, la promesse n'est pas tant la performance crête que la continuité opérationnelle : zéro downtime non planifié, maintenance prévisible, durée de vie cohérente avec les cycles d'amortissement de l'équipement. Si les métriques annoncées se confirment à l'échelle, cela repositionne la batterie comme facteur différenciant dans les appels d'offres robotiques, au même titre que le logiciel d'orchestration. Fondée à Cambridge, Nyobolt s'est d'abord développée autour de la mobilité électrique légère avant de pivoter vers les applications industrielles et la robotique physique, segment en croissance rapide depuis l'essor des plateformes d'IA embarquée. Dans cet espace, elle se retrouve en concurrence indirecte avec des acteurs comme Electrovaya, Boston-Power ou encore les divisions batteries de grands équipementiers asiatiques qui ciblent aussi l'AMR. Le partenariat avec Symbotic lui apporte une référence de poids dans la logistique automatisée américaine. Nyobolt annonce par ailleurs une expansion en Inde, avec un mémorandum d'accord signé avec l'État du Rajasthan pour déployer plus de 100 MW de datacenters IA hors réseau, signalant une diversification vers le stockage d'énergie stationnaire. Les prochaines étapes incluent l'extension à d'autres constructeurs de robots, sans que des noms ou des timelines précis n'aient été communiqués à ce stade.

UENyobolt, basée à Cambridge, atteint le statut de licorne avec 60 M$ levés, une validation du segment européen des batteries haute-performance pour AMRs industriels, avec Scania Invest comme signal d'intérêt industriel continental.

FR/EU ecosystemeActu
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