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Fujitsu s'associe à Fanuc, Yaskawa et Kawasaki pour faire progresser l'IA physique avec la technologie Nvidia
Chine/AsieRobotics & Automation News 

Fujitsu s'associe à Fanuc, Yaskawa et Kawasaki pour faire progresser l'IA physique avec la technologie Nvidia

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Fujitsu a lancé un partenariat avec les trois grands fabricants japonais de robotique Fanuc, Yaskawa Electric et Kawasaki Heavy Industries pour développer et déployer l'IA physique dans la fabrication, la logistique et la santé. L'initiative intègre également les technologies d'IA physique de Nvidia, les partenaires cherchant à construire une plateforme de contrôle collaborative capable de relier systèmes numériques et robots. L'annonce reste à ce stade programmatique : aucune date de déploiement, aucun chiffre de performance (payload, DOF, temps de cycle) ni calendrier de commercialisation n'a été communiqué. Il s'agit pour l'instant d'un cadre de collaboration technologique plutôt que d'un produit ou d'un pilote industriel concret.

Ce rapprochement illustre la consolidation en cours entre géants industriels japonais autour de l'IA physique, un secteur jusqu'ici dominé dans le discours public par les humanoïdes américains et chinois (Figure, Tesla Optimus, Unitree) et les plateformes VLA de Nvidia (GR00T) ou Physical Intelligence (Pi-0). Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal est celui d'une réponse défensive des fabricants historiques de robots industriels, qui cherchent à ne pas se laisser distancer par les nouveaux entrants sur le terrain de l'IA appliquée à la robotique, plutôt qu'une percée technique immédiate. L'absence de métriques concrètes invite à la prudence : il s'agit d'une annonce d'intention, pas d'un déploiement vérifiable.

Fanuc, Yaskawa et Kawasaki comptent parmi les plus anciens et plus importants fournisseurs mondiaux de bras robotiques industriels, avec des décennies de présence dans l'automobile et l'électronique. Fujitsu, de son côté, apporte son expertise en intégration de systèmes numériques et en IA d'entreprise, tandis que Nvidia fournit la brique technologique physique AI (simulation, entraînement, inférence embarquée). La suite attendue concerne la publication de spécifications techniques, d'éventuels pilotes clients et un calendrier de mise sur le marché, aucun de ces éléments n'étant encore public à ce stade.

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NVIDIA et LG Group ont annoncé la construction d'une infrastructure conjointe qualifiée d'"AI factory", destinée à accélérer les activités du conglomérat coréen dans quatre domaines: la robotique, la conduite autonome, les technologies de centres de données et les services cloud GPU. L'infrastructure couvrira l'intégralité du cycle, de l'entraînement à la simulation et au déploiement, en reliant génération de données, simulation robotique et jumeaux numériques dans un workflow unifié. Du côté robotique, LG Electronics intègre les frameworks NVIDIA Isaac Sim et Isaac Lab dans le développement de CLoiD, son robot domestique conçu pour les tâches d'intérieur, et explore l'adoption du modèle de fondation GR00T, un VLA (vision-language-action model) destiné à lui conférer un raisonnement de type humanoïde. LG Electronics développe également une data factory d'IA physique pour fournir des données d'entraînement aux entreprises coréennes et mondiales, en s'appuyant sur NVIDIA Cosmos pour la génération de données synthétiques. LG Innotek prépare des solutions de capteurs optiques optimisées pour les environnements GPU NVIDIA, tandis que LG CNS intègre Isaac, Cosmos et GR00T dans sa plateforme industrielle PhysicalWorks pour accélérer l'automatisation logistique et manufacturière. Sur le volet infrastructure, les deux groupes approfondissent leur collaboration autour du refroidissement des AI factories, incluant des unités de distribution de refroidissement (CDU), des plaques froides et un design modulaire préfabriqué, le tout aligné sur la plateforme NVIDIA DSX. Ce partenariat illustre la verticalisation des stacks d'IA physique, du modèle de fondation jusqu'au déploiement industriel. LG apporte des données de fabrication issues de sites mondiaux, une expertise optique via Innotek et des capacités d'intégration SI via CNS, là où NVIDIA fournit la couche logicielle et les accélérateurs. L'annonce de la data factory mérite une attention particulière: LG se positionne comme fournisseur de données d'entraînement pour l'industrie robotique, une ressource devenue critique face au défi du sim-to-real. Il convient cependant de souligner que CLoiD et l'intégration GR00T restent au stade de l'exploration déclarée, non d'un produit expédié, et qu'aucune métrique de déploiement industriel ni de volumétrie de production n'est communiquée. Ce rapprochement s'inscrit dans la stratégie NVIDIA d'expansion de l'écosystème Isaac et GR00T auprès des industriels asiatiques, après des partenariats similaires avec Foxconn et Hyundai. LG entre ainsi en compétition directe avec Samsung et SK dans la course des conglomérats coréens à intégrer l'IA physique dans leur portefeuille. Dans le segment des robots de service, CLoiD sera en concurrence indirecte avec Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X NEO et Sanctuary AI Phoenix, tous en déploiements pilotes chez des industriels. Côté infrastructure AI factory, Dell, HPE et Lenovo sont également partenaires certifiés NVIDIA DSX, ce qui relativise toute exclusivité de l'accord. Aucune date de livraison ni volume de déploiement n'est précisé dans l'annonce: il s'agit pour l'instant d'un cadre de coopération stratégique, pas d'un contrat de déploiement signé.

Chine/AsieOpinion
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Nvidia renforce son équipe robotique en Chine face à l'essor de l'IA physique
2SCMP Tech 

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Nvidia intensifie ses recrutements en Chine pour renforcer son équipe dédiée à la robotique physique, avec plus d'une douzaine de postes ouverts simultanément à Beijing, Shanghai et Shenzhen. L'annonce, publiée lundi sur le compte WeChat officiel de la firme, couvre quatre domaines stratégiques : l'intelligence incarnée (embodied intelligence), la simulation, l'implémentation et les solutions. L'objectif affiché est de construire une plateforme robotique de premier plan dans un marché où les constructeurs chinois représentent la majorité des expéditions mondiales de robots industriels et humanoïdes. Ce mouvement de recrutement signale une montée en puissance de Nvidia sur le segment de la robotique physique en Chine, marché dominant à l'échelle mondiale en volume de déploiement. La stratégie de la firme repose sur son écosystème logiciel Isaac (simulation, entraînement) et sur GR00T N2, son modèle fondationnel pour robots humanoïdes présenté en mars 2025. En s'ancrant localement, Nvidia cherche à s'imposer comme couche d'infrastructure incontournable pour les intégrateurs et constructeurs chinois, dont plusieurs développent déjà des humanoïdes sur des puces concurrentes. La présence terrain est aussi un signal de conformité réglementaire dans un contexte de restrictions à l'export sur les puces avancées. Nvidia a accéléré son pivot vers la robotique depuis 2024, en positionnant la "physical AI" comme troisième vague après le calcul général et les LLMs. Les acteurs chinois comme Unitree, UBTECH et Fourier Intelligence figurent parmi les clients potentiels de cet écosystème. Les concurrents directs sur la couche plateforme incluent des startups comme Physical Intelligence (Pi-0) côté modèles, et des industriels comme Siemens ou ABB sur la simulation. Cette expansion en Chine intervient malgré les tensions commerciales persistantes autour des puces H-series, ce qui soulève des questions sur les configurations matérielles qui seront effectivement utilisées localement.

Chine/AsieOpinion
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Moore Threads et Guangyun Intelligence s'associent pour bâtir une base d'IA physique souveraine avec calcul national et simulation
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Moore Threads et Guangyun Intelligence ont annoncé un partenariat stratégique, selon le média financier chinois IPO Zaozhidao. L'accord associe les GPU polyvalents de Moore Threads et son cluster de calcul intelligent Kua'e à la plateforme de simulation propriétaire de Guangyun Intelligence, articulée autour d'une approche intégrée "solve-measure-generate" (résolution, mesure, génération). L'objectif commun est de produire à grande échelle des données synthétiques haute-confiance pour le développement de l'IA incarnée (embodied AI). Aucun chiffre de volume de données, de puissance de calcul déployée ni de tarification n'a été communiqué dans l'annonce. Ce partenariat cible un verrou structurel de la robotique humanoïde : la rareté des données physiques réelles, leur coût de collecte, la couverture insuffisante des scénarios, et la difficulté à reproduire de façon stable des processus physiques complexes lors des campagnes de collecte sur robot réel. La synthèse de données de haute qualité s'impose comme voie de contournement, mais elle se heurte à des besoins en calcul en croissance exponentielle liés à l'explosion combinatoire du rendu. Le pipeline proposé, de la trajectoire réelle à la modélisation en simulation puis à l'augmentation de données, ambitionne notamment de résoudre la simulation physique de la préhension de corps souples (flexible body grasping), un défi technique clé pour les applications de manipulation industrielle. L'annonce s'inscrit dans la course chinoise à la souveraineté en IA physique. Moore Threads, fondé en 2020, positionne ses GPU comme alternative domestique aux puces Nvidia dans un contexte de restrictions américaines à l'exportation. Guangyun Intelligence se spécialise dans la simulation pour la robotique incarnée. Ce type de boucle fermée entre calcul souverain et production de données synthétiques robotiques trouve des équivalents directs dans l'écosystème occidental, notamment NVIDIA Isaac Sim, la plateforme open-source Genesis, ou les pipelines internes de Figure AI et Physical Intelligence. La portée réelle de ce partenariat reste à démontrer : l'annonce relève du cadre stratégique, sans déploiement documenté ni résultat public à ce stade.

Chine/AsieOpinion
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La start-up chinoise d'IA physique a-t-elle manipulé un classement mondial pour battre Nvidia ?
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Une start-up chinoise d'IA physique basée à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, s'est brièvement retrouvée en tête d'un classement mondial de robotique avant que la polémique n'éclate sur la manière dont elle y est parvenue. Fondée en 2024, Spirit AI a vu son modèle Spirit v1.6 dépasser en juin le géant américain Nvidia au sommet de RoboArena, un benchmark de référence pour évaluer les systèmes d'IA physique. Ce classement, censé mesurer objectivement les performances de modèles robotiques face à des tâches réelles, a rapidement suscité des soupçons de manipulation autour de la méthode utilisée par Spirit AI pour obtenir ce score, sans que les détails techniques de l'accusation soient encore pleinement établis publiquement. Cet épisode illustre la tension qui traverse la course sino-américaine à l'IA physique et l'humanoïde: au-delà des annonces spectaculaires, la fiabilité des benchmarks censés arbitrer objectivement entre laboratoires devient elle-même un enjeu stratégique. Si un classement mondial peut être influencé ou contourné, c'est toute la crédibilité des comparaisons entre modèles comme Spirit v1.6, les futures itérations de Nvidia, ou d'autres VLA (vision-language-action) concurrents qui s'en trouve fragilisée, un problème direct pour les intégrateurs et décideurs B2B qui s'appuient sur ces classements pour choisir une pile technologique. L'affaire s'inscrit dans une compétition plus large entre laboratoires chinois et américains sur l'IA incarnée, où Pékin pousse activement ses start-ups de robotique humanoïde et physique à rivaliser avec les géants américains comme Nvidia sur le terrain de la performance mesurable, autant que sur celui du déploiement commercial.

Chine/AsieActu
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