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Musée : étude sur l'acceptation du robot Android Andrea, avec et sans simulation d'émotions
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Musée : étude sur l'acceptation du robot Android Andrea, avec et sans simulation d'émotions

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Pendant six jours consécutifs, le robot androïde Andrea a de nouveau été installé dans un musée public en Allemagne pour converser en autonomie complète avec les visiteurs, une deuxième expérience après un premier déploiement qui avait déjà livré des résultats qualitatifs. Cette fois, le robot disposait d'informations contextuelles sur le musée et les expositions environnantes, et pouvait échanger en plusieurs langues avec le public. Sa voix, légèrement synthétique, avait été jugée cohérente avec son apparence très humaine et son genre volontairement ambigu. Trois conditions expérimentales ont été comparées: aucune simulation d'émotion, une émotion pilotée par ChatGPT 4.1, ou l'architecture WASABI dédiée à la dynamique émotionnelle des robots. Au total, 73 visiteurs ont rempli une version étendue du questionnaire TAM2 pour évaluer leur expérience avec Andrea.

Les résultats montrent que ni l'émotion générée par ChatGPT 4.1 ni celle simulée par WASABI n'ont amélioré l'acceptation du robot par rapport à l'absence totale de simulation émotionnelle, et ces différences sont restées indétectables consciemment par les visiteurs. Ce constat va à l'encontre d'une hypothèse répandue en interaction homme-robot: que doter un androïde d'émotions simulées, y compris via un grand modèle de langage généraliste, renforce automatiquement la confiance et l'engagement des utilisateurs. Pour les concepteurs de robots sociaux destinés aux espaces publics, musées, accueil ou commerce, le signal est net: brancher un LLM conversationnel sur un moteur d'émotions ne suffit pas à produire un bénéfice perceptible, et l'architecture spécialisée WASABI n'a pas fait mieux dans ce contexte précis.

Andrea appartient à la famille des androïdes hyperréalistes utilisés en recherche HRI pour étudier l'acceptation sociale des robots humanoïdes en conditions réelles, hors laboratoire. Ce déploiement fait suite à une première étude qualitative menée dans le même musée, dont les enseignements ont orienté cette nouvelle expérimentation quantitative testant trois architectures émotionnelles distinctes sur un échantillon de visiteurs réels. Les auteurs suggèrent que ces résultats négatifs invitent à revoir soit la conception des architectures émotionnelles évaluées, soit les métriques utilisées pour en mesurer l'effet, avant d'envisager de nouvelles itérations avec Andrea ou des androïdes comparables dans des environnements publics.

Impact France/UE

Etude menée par une équipe de recherche allemande dans un musée public en Allemagne, fournissant des données concrètes utiles aux concepteurs européens de robots sociaux.

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Étude de cas sur l'acceptation d'une tête robotique humanoïde utilisée dans trois espaces publics
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Étude de cas sur l'acceptation d'une tête robotique humanoïde utilisée dans trois espaces publics

Une équipe de recherche a testé en conditions réelles une tête robotique humanoïde interactive dans trois lieux publics allemands : un office de tourisme, une bibliothèque municipale et l'accueil d'une administration du bâtiment (Bauamt). Le robot y a fonctionné en continu pendant plusieurs jours, engageant la conversation avec les visiteurs dans leur propre langue grâce à un pipeline de traitement du langage naturel couplé à un moteur de simulation émotionnelle, qui génère des réponses verbales multimodales enrichies d'expressions faciales. Les chercheurs ont mesuré l'acceptation des usagers via le questionnaire TAM2 (Technology Acceptance Model), un outil standard évaluant l'utilité perçue et la facilité d'usage. Résultat global : les utilisateurs se sont montrés motivés à interagir avec le robot et l'ont jugé plutôt utile et facile à prendre en main, quel que soit le site. Mais un usager sur cinq a trouvé le temps de réponse du système trop lent, ce qui nuisait à la fluidité du dialogue. L'enseignement principal dépasse la simple démonstration technique : l'acceptation d'un robot humanoïde conversationnel dépend fortement du contexte d'usage, pas seulement de ses capacités. L'office de tourisme et la bibliothèque, lieux où l'interaction est perçue comme légitime et sans enjeu, se sont révélés bien plus favorables que l'accueil administratif, où la volonté d'engager la conversation était nettement plus faible. Pour les intégrateurs et décideurs qui envisagent de déployer des robots d'accueil ou d'assistance multilingue, ce résultat suggère de prioriser les environnements à faible friction sociale plutôt que les guichets administratifs, et de traiter la latence de réponse comme un frein d'adoption aussi critique que la précision linguistique elle-même. Ce travail s'inscrit dans la lignée des recherches en interaction homme-robot social, où l'acceptation en conditions réelles reste plus rarement documentée que les démonstrations en laboratoire. Contrairement aux plateformes humanoïdes orientées tâches industrielles ou logistiques, ce projet cible l'accueil du public et la médiation linguistique. Les auteurs identifient la réduction du temps de réponse comme priorité pour les développements futurs, condition jugée nécessaire avant d'envisager un déploiement plus large de ce type de tête robotique interactive dans d'autres services publics.

UEL'étude a été menée dans des lieux publics allemands (office de tourisme, bibliothèque, administration du bâtiment), fournissant des enseignements directement applicables au déploiement de robots d'accueil dans les services publics européens.

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S.E.A.G.R : un robot d'accueil conscient des émotions et des cultures, avec modulation à double couche
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S.E.A.G.R : un robot d'accueil conscient des émotions et des cultures, avec modulation à double couche

Ce robot serreur de mains culturellement conscient propose une architecture de salutation adaptative baptisée SEAGR (Socially and Emotionally Aware Greeting Robot), détaillée dans un article publié sur arXiv le 24 juillet 2026. Le système repose sur une modulation à double couche : l'identité culturelle de l'interlocuteur détermine le type de salutation appropriée, tandis que des indices émotionnels perçus en temps réel ajustent la manière dont ce geste est exécuté. Concrètement, l'architecture combine une cartographie culturelle contextuelle, une modulation des gestes basée sur l'émotion détectée, et une régulation proxémique (gestion de la distance interpersonnelle), le tout organisé selon un schéma classique Sense-Think-Act. Le prototype, à bas coût, utilise une caméra USB, un capteur ultrasonique, des servomoteurs pilotés par Arduino et un traitement Python sur ordinateur portable. Il s'agit d'une preuve de concept de type "system design", sans robot commercial ni déploiement en conditions réelles. Cette publication illustre une limite persistante largement reconnue dans la robotique sociale : la plupart des robots d'accueil actuels utilisent des routines de salutation statiques, insensibles aux variations culturelles ou à l'état émotionnel de la personne, ce qui nuit à la confiance et au confort dès les premières secondes d'interaction, un facteur pourtant documenté comme déterminant en interaction homme-robot. Pour les intégrateurs déployant des robots d'accueil dans des halls, aéroports ou espaces commerciaux multiculturels, une architecture modulaire de ce type ouvre la voie à une personnalisation fine sans réécrire tout le comportement robot par marché. Toutefois, il est important de noter que les auteurs reconnaissent eux-mêmes l'absence totale de validation utilisateur : aucune étude n'a mesuré si les humains perçoivent réellement ces salutations comme plus appropriées ou plus chaleureuses, ce qui limite la portée des affirmations à un stade purement conceptuel. Ce travail s'inscrit dans une lignée de recherche en robotique sociale qui cherche depuis plusieurs années à dépasser les scripts d'interaction figés, en s'inspirant de travaux antérieurs sur la reconnaissance d'émotion par vision et sur l'adaptation interculturelle des robots de service. Contrairement aux plateformes commerciales comme Pepper (SoftBank Robotics) ou les robots d'accueil déployés par des entreprises comme Furhat, qui restent généralement figés sur un registre culturel unique, SEAGR se positionne comme une architecture générique et peu coûteuse, reproductible en laboratoire. La suite logique annoncée par les auteurs est la conduite d'études utilisateurs pour valider empiriquement l'efficacité perçue du système, une étape encore non planifiée dans le calendrier de publication.

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Remise d'objet robot-humain : étude comparative sur l'orientation et la direction d'approche adaptatives
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Remise d'objet robot-humain : étude comparative sur l'orientation et la direction d'approche adaptatives

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2604.22378) un framework adaptatif de remise d'objet robot-à-humain qui ajuste dynamiquement la pose de livraison en temps réel, en fonction de la posture de la main de l'opérateur et de la tâche à effectuer ensuite. Contrairement aux systèmes à boucle ouverte qui imposent une orientation fixe, ce système couple une estimation de pose de la main par IA à des trajectoires cinématiquement contraintes, garantissant une approche sécurisée et une orientation optimale à la prise. Une étude utilisateur comparative a été menée sur plusieurs tâches, mesurant à la fois des métriques subjectives (NASA-TLX pour la charge cognitive, Human-Robot Trust Scale pour la confiance perçue) et des données physiologiques objectives via des eye-trackers portables mesurant le taux de clignement des yeux, indicateur validé de stress cognitif. Les résultats montrent que l'alignement dynamique réduit significativement la charge cognitive et le stress physiologique des opérateurs, tout en augmentant leur confiance dans la fiabilité du robot. C'est un résultat concret pour les intégrateurs industriels : la majorité des bras collaboratifs déployés aujourd'hui livrent les objets avec une orientation arbitraire ou prédéfinie, contraignant le worker à corriger la prise, ce qui génère de la fatigue et allonge les temps de cycle. Un système capable d'adapter la pose de remise à l'intention de l'opérateur pourrait réduire les TMS et améliorer le débit sur les lignes d'assemblage à forte interaction humain-robot. Ce travail s'inscrit dans un champ de recherche actif en HRI (Human-Robot Interaction) où la plupart des travaux antérieurs adaptaient seulement la position de livraison, sans tenir compte de l'orientation ni de la tâche aval. Le preprint ne mentionne pas d'industriel partenaire ni de robot commercial spécifique, et les tests restent en environnement contrôlé, le gap lab-to-floor n'est pas encore adressé. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur plateforme réelle (UR, Franka, ou bras intégré à un humanoïde), et une extension aux environnements bruités où l'estimation de pose de main est moins robuste. Aucun acteur français n'est cité dans ce travail.

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Adaptation mutuelle dans le co-transport humain-robot avec incertitude sur les préférences humaines
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Adaptation mutuelle dans le co-transport humain-robot avec incertitude sur les préférences humaines

Une équipe de chercheurs a publié en mars 2025 sur arXiv (référence 2503.08895) un cadre unifié de co-transport humain-robot fondé sur l'adaptation mutuelle, visant à résoudre un problème central de la robotique collaborative physique : comment un robot peut-il s'adapter en temps réel à un partenaire humain dont les préférences de trajectoire sont incertaines, et réciproquement ? L'article propose trois contributions distinctes. Plutôt que de fixer a priori les paramètres comportementaux du partenaire, les auteurs modélisent une distribution de probabilité sur l'ensemble des préférences possibles. Ils introduisent ensuite une mesure d'obstination (stubbornness) variant dans le temps, qui détermine dynamiquement si le robot doit mener la trajectoire ou céder la direction à l'humain lorsque celui-ci manifeste une préférence forte et persistante au-delà d'un seuil défini. Enfin, une stratégie d'optimisation de posture s'applique au niveau du contrôle bas-niveau pour compenser les comportements imprévisibles quand l'humain prend les commandes. Le cadre a été validé auprès de vingt participants, complété par des simulations comparatives. Ce travail adresse un verrou technique majeur pour les robots collaboratifs physiques en logistique, industrie et assistance à la personne : l'écart entre les modèles humains supposés et la variabilité réelle des opérateurs. En introduisant une modélisation probabiliste plutôt que déterministe des préférences, le framework évite le blocage classique des systèmes à paramètres fixes qui échouent dès que l'humain dévie du comportement anticipé. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le signal concret est que des robots de co-manutention pourraient s'adapter à différents opérateurs sans reprogrammation, réduisant les coûts de déploiement multi-site. La bascule dynamique entre modes "robot meneur" et "humain meneur" offre par ailleurs une flexibilité opérationnelle utile dans des contextes où l'ergonomie ou la sécurité prime sur l'optimisation de trajectoire. Le co-transport physique humain-robot reste peu industrialisé comparé aux AMR ou aux cobots de type Universal Robots et FANUC CRX. Les approches antérieures à impédance variable ou fondées sur des modèles de jeu de Stackelberg avaient posé des bases théoriques, mais butaient sur la rigidité des hypothèses comportementales. Ce papier s'inscrit dans une tendance plus large à intégrer l'incertitude humaine dans la boucle de contrôle, direction explorée notamment par le MIT CSAIL et, en France, par l'INRIA au travers de travaux sur la planification collaborative. Les prochaines étapes probables incluent des validations en environnement industriel réel et l'extension à des tâches multi-étapes, où la gestion de l'obstination sur des horizons temporels plus longs constituera un défi supplémentaire.

UEL'INRIA mène des travaux sur la planification collaborative dans la même direction, positionnant la recherche française pour contribuer à des solutions de co-manutention adaptatives qui pourraient bénéficier aux intégrateurs industriels européens à moyen terme.

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