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Event-Time : commande optimale hybride pour les services de tennis de table par un robot
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Event-Time : commande optimale hybride pour les services de tennis de table par un robot

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Des chercheurs présentent une nouvelle méthode de contrôle optimal pour générer des services robotises au tennis de table, appliquée et testée sur un bras industriel KUKA Agilus. L'approche, baptisée "évent-time hybrid optimal control", formule le service comme un problème de contrôle optimal (OCP) hybride qui optimise simultanément la vitesse et l'orientation d'impact de la raquette ainsi que les instants du rebond sur la table, du franchissement du filet et de l'atterrissage de la balle, ces instants étant traites comme des variables libres plutôt que des pas de temps fixes. Un second OCP convertit ensuite ces paramètres en une trajectoire de bras complètement réalisable, en respectant les limites de position, de vitesse et de couple articulaires du robot. Compare a une formulation classique a pas de temps fixe avec localisation des racines, la méthode réduit le temps de calcul médian d'un facteur 4,1, tout en conservant une précision d'atterrissage, une précision de spin et un taux de validité des services comparables. Sur robot réel, les essais ont produit des services avec topspin, backspin et effet latéral, pour une erreur moyenne d'atterrissage de 13,1 cm (ecart-type 7,3 cm) et des vitesses de rotation de balle allant jusqu'a 30 tours par seconde.

Pour l'industrie robotique, ce travail illustre comment rendre tractable en temps réel un contrôle optimal hybride, c'est-a-dire un contrôle qui gère a la fois une dynamique continue (vol de la balle, mouvement du bras) et des événements discrets contraignants (impact raquette-balle, rebond, franchissement du filet). Diviser par quatre le temps de résolution sans perdre en précision est directement pertinent pour toute application manipulant des contacts et impacts rapides sous contrainte temporelle stricte, au-delà du seul tennis de table. Le fait que la validation ait été menée sur un bras industriel standard, et non sur un actionneur spécialisé de laboratoire, suggère une portabilité plus large de la méthode. Il s'agit toutefois d'un travail de recherche publie en preprint, sans annonce de produit ni de déploiement commercial, et les résultats reposent sur un seul robot et un jeu d'essais limite.

Le service au tennis de table est plus complexe qu'un simple échange car il doit satisfaire plusieurs contraintes hybrides combinées, rebond du bon cote, franchissement du filet, zone d'atterrissage cible, ce qui justifie le recours a une optimisation conjointe des temps d'événement plutôt qu'a une simple planification de trajectoire. Cette approche s'inscrit dans la lignée des recherches en contrôle optimal pour la manipulation robotique dynamique, en contraste avec la tendance actuelle vers des modèles vision-langage-action appris de bout en bout. Publie sous la référence arXiv:2608.08157v1, l'article ne mentionne ni partenaire industriel ni calendrier de déploiement ; les prochaines étapes attendues concernent l'extension a des échanges complets au-delà du seul service, ainsi que la validation sur davantage de configurations robotiques.

Impact France/UE

La méthode est validée sur un bras industriel KUKA Agilus, fabricant allemand, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé.

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Ace ! Planification de mouvement pour des services de tennis de table de niveau professionnel avec un bras robotique
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Ace ! Planification de mouvement pour des services de tennis de table de niveau professionnel avec un bras robotique

Le laboratoire ayant produit ce travail présente "Ace!", une nouvelle méthode permettant à un bras robotique de générer des services de tennis de table conformes aux règles officielles de la discipline. L'approche combine trois briques techniques : des primitives de mouvement préconçues, une commande prédictive par modèle (Model Predictive Control, MPC) pour l'exécution en temps réel, et une optimisation bayésienne pour ajuster les paramètres du service. Le système parvient à produire des effets (spin) contrôlables allant jusqu'à 550 rad/s et des vitesses de balle atteignant 6,7 m/s, des valeurs qui égalent, voire dépassent, celles observées chez les joueurs de tennis de table de niveau élite. Les travaux sont détaillés dans un article publié sur arXiv (référence 2607.06989v1). Ce résultat comble un angle mort de la robotique sportive : depuis des décennies, la quasi-totalité des recherches sur le tennis de table robotique portait sur la relance, c'est-à-dire la capacité à renvoyer une balle entrante, un problème qui mobilise déjà vision rapide et contrôle en boucle fermée. Le service, lui, restait largement inexploré alors qu'il pose des défis physiques bien plus extrêmes : générer un effet important à partir d'une balle initialement sans rotation, viser avec précision, et arbitrer entre plusieurs objectifs contradictoires (vitesse, spin, placement). Démontrer qu'un bras robotique peut reproduire, voire dépasser, la performance humaine sur cette tâche constitue une preuve de concept significative pour la modélisation physique appliquée à des mouvements dynamiques complexes, au-delà du seul cas du tennis de table. Le tennis de table s'est imposé comme un banc d'essai classique en robotique en raison de sa combinaison unique de vitesse, de précision et d'espace de jeu compact, un terrain propice pour tester vision rapide et planification de trajectoire. Les recherches précédentes s'étaient concentrées presque exclusivement sur la relance ; ce travail ouvre la voie à des systèmes robotiques capables de gérer l'intégralité d'un point, service compris, avec des applications potentielles pour l'entraînement sportif automatisé ou les partenaires de jeu robotisés.

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Reconstruction tactile des repères de tâche de contact et des forces pour la commande hybride force/mouvement
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Reconstruction tactile des repères de tâche de contact et des forces pour la commande hybride force/mouvement

Des chercheurs proposent une méthode pour estimer en ligne la force de contact et un repère de tâche (task frame) potentiellement variable dans le temps, uniquement à partir d'un capteur tactile optique souple, sans capteur force/couple monté sur le robot en fonctionnement. Le système associe une seule image de l'élastomère déformé à quatre grandeurs de contact observables : la profondeur d'indentation, deux angles d'inclinaison entre la surface et le capteur, et la force de contact 3D. Chaque échantillon s'accompagne d'une estimation d'incertitude. Cette correspondance est apprise par une procédure d'auto-étiquetage. Un manipulateur impose des contacts contrôlés, et un capteur force/couple auxiliaire fournit hors ligne les étiquettes de référence. La mesure tactile est ensuite fusionnée avec les données proprioceptives du robot dans un filtre de Kalman étendu (EKF), qui met à jour en continu le repère de contact et la force d'interaction. Les essais utilisent un capteur DigiTac monté sur un bras UR10. Ils montrent une régulation de force en boucle fermée contre une planche rigide plane, pendant que l'opérateur humain la déplace en translation et en rotation. Le toucher est alors la seule rétroaction extéroceptive. L'intérêt tient à la commande hybride force/mouvement, qui exige de connaître à la fois la force d'interaction et le repère définissant les directions asservies en force et celles asservies en mouvement. Ces grandeurs viennent aujourd'hui d'un capteur force/couple ou de résidus issus d'un modèle, avec souvent un modèle nominal de l'environnement. Ce dernier suppose une surface connue et fixe. Ici, le repère est reconstruit en direct, y compris quand la surface bouge, ce qui rapproche la méthode des tâches de contact réelles : polissage, ponçage, insertion ou assemblage sur des pièces mal positionnées. Le capteur force/couple n'intervient que pendant l'apprentissage, ce qui pourrait alléger le coût et l'encombrement d'un déploiement. L'incertitude par échantillon est un point utile pour la sûreté, car elle permet de pondérer la mesure dans le filtre. Il faut toutefois rester prudent. La validation porte sur un seul capteur, un seul bras et une cible plane et rigide, et rien n'indique de résultats sur des surfaces courbes, déformables ou fortement frottantes. Ce travail s'inscrit dans la montée des capteurs tactiles optiques souples de type GelSight, dont DigiTac est une variante dérivée de la famille DIGIT, qui remplacent peu à peu les mesures de force classiques en manipulation de précision. Il repose sur l'hypothèse d'un contact localement plan avec moment de contact négligeable, ce qui limite son domaine d'application. Il s'agit d'une prépublication arXiv (v1), sans évaluation par les pairs, et sans partenaire industriel ni calendrier de transfert annoncés. Les suites naturelles seraient des surfaces non planes, des contacts avec frottement et glissement, et une comparaison avec des approches de politiques apprises de type VLA intégrant le tactile.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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Commande optimale de robots planaires sous-actionnés différentiellement plats pour la réduction des oscillations
3arXiv cs.RO 

Commande optimale de robots planaires sous-actionnés différentiellement plats pour la réduction des oscillations

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (arXiv:2603.15528v2) une étude portant sur la commande optimale des robots planaires sous-actionnés différentiellement plats, avec pour objectif principal la réduction des oscillations résiduelles de l'effecteur terminal. Les robots sous-actionnés présentent un nombre de degrés de liberté (DOF) supérieur au nombre d'actionneurs, ce qui permet de concevoir des systèmes plus légers et moins coûteux, au prix d'une complexité accrue de la commande. La propriété de platitude différentielle, applicable lorsque la distribution de masse du robot est soigneusement dimensionnée, permet de paramétrer entièrement la trajectoire du système à partir d'un ensemble réduit de variables dites "plates". Le problème identifié est précis : pour les trajectoires à faible vitesse, les modèles dynamiques simplifient souvent le frottement, une hypothèse qui induit des oscillations résiduelles de l'effecteur autour de la position cible, dégradant la précision de positionnement. Pour y remédier, les auteurs proposent de coupler la commande par platitude différentielle avec une couche de commande optimale, en minimisant des indices de performance quadratiques portant sur deux grandeurs distinctes : l'effort de commande (couple moteur) et l'énergie potentielle de l'articulation passive. La minimisation de l'énergie potentielle s'avère particulièrement intéressante car elle produit des lois de mouvement robustes aux variations de raideur et d'amortissement de l'articulation passive, un point critique lorsque les paramètres mécaniques réels dévient des valeurs nominales du modèle. Les résultats, validés par simulations numériques, montrent que cette approche réduit efficacement les oscillations sans nécessiter une modélisation exhaustive du frottement. Ce travail s'inscrit dans une tradition de recherche sur les manipulateurs sous-actionnés comme le Pendubot ou les bras à liaisons flexibles, où le compromis légèreté/contrôlabilité reste un sujet actif depuis les années 1990. La platitude différentielle, formalisée notamment par Fliess et al., trouve ici une extension vers la planification de trajectoires optimales. Les approches concurrentes incluent la commande par modes glissants et les régulateurs LQR classiques, moins adaptés aux non-linéarités de ces systèmes. L'étape suivante naturelle serait une validation expérimentale sur prototype physique, absente de cette version de l'article, ainsi qu'une extension aux robots 3D non planaires.

UELa platitude différentielle est un cadre théorique formalisé par le chercheur français Michel Fliess, mais cette extension reste au stade simulation sans partenaire industriel européen identifié.

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Apprentissage par renforcement sensible à la force : estimation hybride sans capteur pour la loco-manipulation de robots à roues et jambes
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Apprentissage par renforcement sensible à la force : estimation hybride sans capteur pour la loco-manipulation de robots à roues et jambes

Un article scientifique publié sur arXiv (arXiv:2609.13779, prépublication non encore relue par les pairs) présente une méthode d'apprentissage par renforcement sensible à la force pour des robots à locomotion mixte roues-pattes effectuant simultanément déplacement et manipulation. Le système estime la force exercée par l'effecteur terminal sans capteur de force/couple dédié, en combinant trois briques : une observation du moment généralisé du robot, une projection du torseur des efforts sous contrainte de contact, et un réseau de neurones qui apprend en résiduel les biais liés au mouvement non captés par les modèles physiques. Cette estimation alimente une politique de contrôle « corps entier » conditionnée par mode, dotée d'un sélecteur axe par axe entre position et force, permettant de basculer entre mouvement libre, régulation de force pure et contrôle hybride force/position au sein d'un seul contrôleur. Les auteurs rapportent des gains en simulation sur la précision de l'estimation de force sans capteur et sur les performances de contrôle en force, puis valident l'approche sur un robot à roues-pattes réel lors de quatre tâches : rotation de valve, essuyage en mode hybride, ouverture de porte guidée par la force, et suivi à force nulle lorsqu'un humain guide le bras manuellement. Pour l'industrie, l'intérêt est d'abord économique : supprimer le capteur de force/couple dédié à l'effecteur réduit le coût, la fragilité et la maintenance des bras manipulateurs montés sur plateformes mobiles, un frein connu au déploiement des robots mobiles à bras dans des tâches à contact physique comme les vannes, les portes ou l'essuyage de surfaces. Qu'un seul contrôleur passe de façon fluide entre mouvement libre et régulation de force, sans recalibrage ni bascule manuelle de mode, répond à une limite fréquente des contrôleurs hybrides classiques sur bases flottantes à contacts changeants, typiques des plateformes combinant roues et pattes. Les gains annoncés restent toutefois qualitatifs, sans chiffres de précision ou de temps de cycle publiés dans le résumé, et les essais matériels portent sur un nombre limité de tâches et une seule plateforme, ce qui invite à la prudence avant d'en déduire une généralisation à d'autres robots ou environnements industriels. Le travail prolonge des recherches antérieures sur les observateurs de moment généralisé, déjà utilisés en robotique à pattes pour détecter des forces externes et des contacts, en les associant pour la première fois à un apprentissage par renforcement conditionné par mode sur une base mobile roues-pattes, catégorie intermédiaire entre robots à roues purs et humanoïdes bipèdes, plus rapide que la marche et plus stable que les roues seules sur terrain irrégulier. L'article ne précise ni le laboratoire ni l'industriel à l'origine des travaux, ni le nom du robot utilisé pour les essais, ce qui limite la comparaison directe avec des acteurs identifiés du secteur des plateformes hybrides. Il s'agit à ce stade d'une publication de recherche, sans annonce de produit ni de calendrier de déploiement commercial ; la suite logique évoquée serait une extension à davantage de tâches de manipulation en contact et une comparaison quantitative face à des contrôleurs équipés de capteurs de force réels.

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