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X Square Robot bat de 45% le record établi par Figure AI sur son propre benchmark
Chine/AsiePandaily 

X Square Robot bat de 45% le record établi par Figure AI sur son propre benchmark

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Le 12 août, la startup chinoise d'IA incarnée X Square Robot, basée à Shenzhen, a diffusé en direct sur X et YouTube un stream d'une heure, non monté, montrant un système à deux bras fixe alimentant une ligne de tri de colis. Le compteur final affichait 1 816 colis traités, avec un taux de réussite annoncé supérieur à 98%. Avant le lancement du chronomètre, l'entreprise avait affiché à l'écran un objectif de 1 248 colis par heure, chiffre qui correspond presque exactement à la moyenne soutenue par la flotte de robots humanoïdes Figure 03 de Figure AI lors de son marathon autonome de 200 heures en mai (249 560 colis traités au total, soit 1 247,8 par heure). Ce système, piloté par le réseau neuronal Helix-02, avait atteint un rythme d'environ 2,6 secondes par colis, avec 230 unités traitées dans les dix premières minutes, sans intervention humaine. La tâche de X Square porte sur l'induction de colis : extraire les paquets des piles désordonnées issues du déchargement de camions, les positionner un par un sur le convoyeur pour scan, et écarter les colis de forme irrégulière. Des observateurs du stream ont toutefois décrit une version plus étroite de la démonstration : saisie et retournement des colis pour orienter les codes-barres vers le haut, plus redirection de certains types de paquets vers des goulottes alternatives.

Le choix d'un objectif calé quasi exactement sur la moyenne de Figure AI, puis dépassé de 45%, ressemble moins à une coïncidence qu'à une réponse directe adressée à un concurrent, dans un secteur où chaque chiffre public sert de message. Le point de friction principal reste que ce système fixe ne rivalise pas vraiment avec des humanoïdes bipèdes mais avec le marché établi de la robotique industrielle (Kuka, Fanuc, Dematic et une longue liste d'intégrateurs chinois), ce qui déplace l'argument de vente vers le logiciel plutôt que vers la mécanique. X Square mise sur WALL-B, son modèle de fondation d'IA incarnée, censé remplacer les règles écrites à la main par une politique apprise capable de s'adapter à chaque colis et à l'évolution de la pile. Le moment clé du stream, une intervention en direct pour rattraper un colis dérivant vers la mauvaise goulotte, illustre précisément ce qu'une automatisation scriptée ne sait pas faire : récupérer d'un état hors norme. Reste que ce n'est qu'un seul clip, et que Figure a de son côté documenté ses propres erreurs (orientation d'étiquette manquée, colis perdus) sur ses 200 heures, classées comme défaillances de colis plutôt que de robot.

Le stream de Figure AI en mai avait démarré comme un défi de huit heures lancé par le vétéran de l'automatisation industrielle Scott Walter, avant de s'étendre à 200 heures. Wang Qian, fondateur et PDG de X Square Robot, a justifié la démonstration en affirmant que la vraie question n'est pas la capacité à réussir une prise isolée, mais à maintenir de bonnes décisions à mesure que la pile change et à récupérer des erreurs sans interrompre l'opération. Aucun pilote commercial ni déploiement en entrepôt n'a été annoncé à ce stade : il s'agit d'une démonstration technologique, pas d'un produit livré. Sur ce match, X Square l'emporte sur l'heure, Figure AI sur la durée.

Impact France/UE

Aucun acteur ni deploiement europeen direct, mais la demonstration vise indirectement le marche de la robotique industrielle ou Kuka (Allemagne) est un acteur etabli.

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La société X Square Robot, basée à Shenzhen, a présenté un robot dextre qui exécute une expérience de chimie standardisée complète, soit 24 sous-actions enchaînées en une seule prise sans coupure, avec une politique entraînée uniquement sur des données collectées sans robot. La démonstration repose sur TwinDEX, système introduit en septembre qui associe un exosquelette portable pour la collecte de données à une main robotique très proche pour le déploiement. Le robot ouvre un flacon de réactif, prélève de la poudre avec une spatule fine, presse une pipette à bulbe en caoutchouc, transfère liquides et solides, puis plaque une baguette de verre quasi transparente contre un bécher pour guider un versement, en changeant d'outil et en coordonnant ses deux mains. La politique a été entraînée de zéro sur quelques centaines d'épisodes sans robot, sans téléopération ni données d'intervention. Les deux dispositifs partagent une architecture à trois doigts et neuf degrés de liberté dont sept actifs, les mêmes axes d'articulation et proportions, les mêmes matériaux de contact et capteurs tactiles aux mêmes endroits. Images multi-vues, poses du poignet, états des doigts et signaux tactiles sont synchronisés, ce qui évite tout retargeting. Selon X Square, l'efficacité de collecte atteint 5,3 fois celle de la téléopération, mesurée sur cinq tâches. L'enjeu est le goulot d'étranglement de la donnée en manipulation fine. La téléopération immobilise un robot et un opérateur, ce qui limite le passage à l'échelle. Un opérateur, une table et un exosquelette suffisent ici, et la collecte peut se faire en parallèle dans des bureaux ou des cuisines. Si les résultats se confirment, ils indiquent que des données humaines sans robot peuvent égaler la téléopération épisode par épisode, selon la société sur un benchmark multi-tâches. La tâche choisie est exigeante pour la perception seule : le dévissage repose sur des mouvements latéraux des doigts, la pipette demande un ajustement de force après contact, et la baguette transparente est difficile à suivre par caméra. Prudence toutefois : il s'agit d'une démonstration unique, le gain de 5,3 fois est un chiffre du constructeur, et aucun article technique ni taux de réussite sur répétitions n'est publié. Les limites sont reconnues : une seule table, un jeu d'objets restreint, une ergonomie des longues sessions non étudiée, et des tâches plus difficiles pourraient exiger plus de doigts ou d'articulations. Cette approche s'inscrit dans la course aux données d'entraînement pour les modèles vision-langage-action, où gants, exosquelettes et vidéos humaines concurrencent la téléopération. X Square, déjà connue pour son modèle ouvert WALL-OSS, a aussi présenté HOST, qui apprend des compétences à partir de courtes vidéos, et le modèle WALL-B. Selon Leiphone, le pipeline fonctionne avec WALL-OSS et peut s'adapter à d'autres modèles de fondation comme pi0.5. Sharpa, avec sa main dextre et son gant haptique, travaille dans une direction voisine. La suite annoncée comprend un article technique « bientôt disponible » et l'extension de la collecte aux environnements ouverts et aux tâches de longue traîne. Il s'agit pour l'instant d'une démonstration de recherche, sans produit livré ni déploiement client.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Les robots « Lego » de Direct Drive reconnaissent leur propre corps après l'assemblage
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Direct Drive, société chinoise basée à Dongguan, a dévoilé sa plateforme robotique modulaire D1, conçue pour reconfigurer physiquement un même robot selon la tâche à accomplir. Grâce à des mécanismes d'assemblage propriétaires, plusieurs unités D1 se combinent tête-à-tête ou queue-à-queue, comme des blocs, pour modifier la longueur de l'engin, sa structure porteuse et sa fonction. Une fois assemblé, le système identifie automatiquement la nouvelle configuration et reconstruit son modèle dynamique, faisant entrer les différentes unités dans un régime unifié de mouvement et de contrôle sans reprogrammation manuelle. L'entreprise décline ce principe dans un scénario de transport baptisé D1-SET: le robot étend sa zone de charge centrale en ajoutant des segments, charge et décharge seul des caisses, en assemble plusieurs le long de son corps, puis suit une personne via localisation UWB et caméra de profondeur, en intérieur comme en extérieur, y compris dans des ascenseurs et des escaliers. Le communiqué ne fournit ni charge utile chiffrée, ni degrés de liberté, ni temps de cycle précis, ce qui limite la portée vérifiable de la démonstration. Cette approche cible un problème structurel de la robotique industrielle: un même robot peine à répondre à des besoins très différents, entre parc logistique valorisant charge utile et autonomie, site industriel exigeant une stabilité de fonctionnement, ou espace exigu demandant de l'agilité, chaque changement de tâche imposant souvent de revoir structure mécanique, motorisation, capteurs et algorithmes de contrôle. En déplaçant la modularité au niveau du corps entier, plutôt qu'à un simple outil interchangeable en bout de bras, Direct Drive vise à réduire le développement redondant: une architecture de puissance, de perception et de contrôle réutilisable permet d'adapter un robot par combinaison de modules plutôt que par conception d'une machine entièrement nouvelle à chaque cahier des charges. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu porte moins sur la performance d'une unité isolée que sur la capacité d'un même socle technologique à couvrir un spectre de scénarios plus large, des tâches légères assurées seule jusqu'aux charges lourdes et terrains difficiles pris en charge par plusieurs unités assemblées. Ce lancement s'appuie sur l'expertise de Direct Drive dans les moteurs à entraînement direct, les modules d'articulation robotique, les moteurs à couple sans châssis et les moteurs à rotor creux. L'entreprise revendique plus de 40% de son effectif en R&D et teste un dispositif de livraison rapide en 30 jours depuis son site de Songshan Lake, à Dongguan. Aucune date de lancement commercial ni volume de déploiement réel n'est précisé: l'initiative reste à ce stade une démonstration technologique et un test logistique interne plutôt qu'un produit largement déployé sur le terrain. Elle s'inscrit néanmoins dans une tendance plus large du secteur chinois de la robotique, où la modularité redevient un argument de différenciation face à des plateformes figées, chaque fabricant cherchant à mutualiser une base matérielle et logicielle commune pour multiplier les cas d'usage sans multiplier les gammes de produits.

Chine/AsieOpinion
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Un robot humanoïde surnommé Lightning a remporté dimanche un semi-marathon organisé à Beijing en 50 minutes et 26 secondes, effaçant de plus de six minutes le record du monde masculin détenu par l'Ougandais Jacob Kiplimo depuis 2021 (57:20). La machine a été développée par Honor, groupe chinois spécialisé jusqu'ici dans les smartphones et l'électronique grand public, qui n'a intégré le secteur de la robotique humanoïde que l'année dernière. La course réunissait plusieurs équipes chinoises engagées dans la compétition d'endurance bipède, reflet d'un agenda industriel clairement orchestré par Pékin pour démontrer la maturité de ses plateformes. Ce résultat mérite d'être contextualisé avec prudence : battre un record humain sur une course longue distance est une performance d'endurance mécanique et de gestion thermique, pas nécessairement de dextérité ou d'adaptabilité en environnement non contrôlé. Le parcours, le revêtement, les conditions météo et l'assistance logistique accordée aux robots ne sont pas encore communiqués en détail, ce qui rend la comparaison directe avec les athlètes humains incomplète. Cela dit, franchir 21 km en locomotion bipède sans chute ni assistance représente un jallon d'endurance réel, pertinent pour des applications logistiques ou d'inspection prolongée. La performance de Lightning s'inscrit dans une séquence d'événements médiatiques chinois autour de la robotique humanoïde, après le marathon de robots de Pékin en avril 2025, qui servent à la fois de bancs d'essai et de vitrines diplomatiques. Honor concurrence sur ce terrain des acteurs bien plus établis comme Unitree, Fourier Intelligence ou le consortium derrière Tiangong. À l'international, Boston Dynamics, Figure et Agility Robotics misent davantage sur la démonstration en environnement industriel que sur la performance sportive. Les prochaines étapes pour Honor et ses concurrents seront de documenter ces robots dans des contextes opérationnels réels plutôt que sur piste.

Chine/AsieActu
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X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente
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X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente

Le fabricant chinois de robots humanoïdes X Square Robot, basé à Shenzhen, a récemment bouclé quatre levées de fonds consécutives, confirmant l'intérêt soutenu des investisseurs pour l'IA incarnée (embodied AI). La société développe une approche "full-stack" du robot généraliste, c'est-à-dire qu'elle conçoit à la fois le matériel (actionneurs, capteurs, plateforme mécanique) et les modèles d'IA qui pilotent la perception et la manipulation, plutôt que de s'appuyer sur des briques tierces assemblées. L'objectif affiché est de produire des machines capables d'exécuter une large variété de tâches réelles, à l'opposé des robots historiquement programmés pour une application unique et rigide. Cette stratégie d'intégration verticale illustre un basculement plus large du secteur robotique : la course ne se joue plus seulement sur le hardware, mais sur la capacité à faire tenir un modèle d'IA généraliste (de type VLA, vision-language-action) à l'échelle industrielle, du laboratoire jusqu'au déploiement en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le succès ou l'échec de ce pari conditionne directement l'arbitrage entre acheter une plateforme fermée type Optimus ou Figure, ou miser sur des acteurs émergents proposant une pile technologique propriétaire complète. Le nombre de tours de financement consécutifs, sans que les montants précis soient encore détaillés publiquement, signale une pression concurrentielle et une conviction des investisseurs chinois sur ce segment. X Square Robot s'inscrit dans un paysage chinois de plus en plus dense sur l'IA incarnée, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou UBTech, dans un contexte où Pékin pousse activement la robotique humanoïde comme filière stratégique. Face à elle, la scène occidentale reste dominée par Tesla (Optimus), Figure AI ou encore Physical Intelligence (Pi-0), tandis qu'en Europe des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools explorent des approches plus spécialisées. Les prochaines étapes à surveiller pour X Square Robot concernent la divulgation des montants levés, l'identité des investisseurs, et surtout la transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements pilotes vérifiables chez des clients industriels, seul indicateur qui permettra de distinguer l'annonce marketing du produit réellement opérationnel.

Chine/AsieOpinion
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