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Ce poisson-robot nage comme un vrai et peut être construit à n'importe quelle taille
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Ce poisson-robot nage comme un vrai et peut être construit à n'importe quelle taille

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Des ingénieurs de la Tandon School of Engineering de New York University ont mis au point un robot poisson dont la nage imite celle d'un poisson réel, conçu pour être décliné à n'importe quelle taille, du prototype de laboratoire à des versions bien plus grandes. Ni les dimensions ou performances précises, ni les noms des chercheurs ou la publication associée ne sont indiqués : il s'agit pour l'instant d'une annonce de recherche illustrée par une démonstration, pas d'un produit fini ni d'un système déployé sur le terrain.

Le projet s'inscrit dans le mouvement de la robotique bio-inspirée, qui a déjà produit des machines imitant les tatous, les éléphants ou les oiseaux pour reproduire des capacités que les architectures classiques peinent à égaler. Sous l'eau, un corps ondulant et des nageoires promettraient plus de maniabilité et une propulsion plus discrète que les hélices rigides des véhicules autonomes actuels, un atout pour l'inspection industrielle et la surveillance environnementale. L'argument central est la scalabilité : décliner un même design à des échelles très différentes pour passer du laboratoire à un usage commercial.

Aucun calendrier de tests en conditions réelles, aucun partenaire industriel ni aucune date de publication ne sont mentionnés. Le projet rejoint la lignée des robots poissons de recherche, dont le RoboTuna et SoFi du MIT sont des précédents connus, sans qu'on sache si ce nouveau système se distingue par des performances mesurées ou par sa seule conception modulaire. Faute de données chiffrées, ce développement reste un jalon de recherche, pas une avancée prête à être industrialisée.

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Un robot à ailes battantes nage et vole comme un oiseau plongeur
1Robohub 

Un robot à ailes battantes nage et vole comme un oiseau plongeur

Des chercheurs de l'EPFL et du MIT ont présenté un robot volant capable de nager sous l'eau puis de reprendre son envol, à l'image des oiseaux plongeurs comme les guillemots, les mouettes, les macareux ou les pétrels. Baptisé FAAV (flapping-wing aerial-aquatic vehicle), l'engin pèse moins de 300 grammes et se compose d'un fuselage central, de deux ailes battantes flexibles et d'une queue orientable, ces deux derniers éléments étant interchangeables selon la taille souhaitée. Les essais, menés d'abord dans un bassin à l'EPFL puis en conditions réelles sur le lac Léman, ont permis d'identifier la combinaison optimale de paramètres : des ailes de 80 centimètres, une fréquence de battement d'environ 5 hertz, et une inclinaison de la queue permettant au robot de nager sous l'eau à près d'un mètre par seconde puis de voler à environ 6 mètres par seconde, des valeurs proches de celles observées chez les oiseaux plongeurs réels. Pour franchir la surface, l'appareil doit adopter une trajectoire à 70 degrés afin d'éviter que ses ailes ne touchent l'eau au moment du décollage. Les résultats ont été publiés dans la revue Science. Cette démonstration constitue une avancée notable pour la robotique bio-inspirée aérienne et aquatique, un domaine où la transition fluide entre deux milieux aux propriétés physiques très différentes reste un obstacle technique majeur. Au-delà de l'exploit d'ingénierie, le projet ouvre la voie à une nouvelle catégorie de drones capables d'atteindre des zones difficiles d'accès pour les navires océanographiques classiques, glaciers, ports, ou zones de présence de cétacés, afin d'y prélever des échantillons ou d'y effectuer des mesures à moindre coût. Pour les acteurs de la surveillance environnementale et de l'océanographie, un tel système pourrait réduire significativement les coûts et les risques logistiques associés aux missions de terrain, tout en offrant une alternative légère aux flottes de capteurs marins traditionnelles. Le projet a démarré sous la direction de Raphael Zufferey, alors chercheur postdoctoral à l'EPFL au sein des laboratoires LIS (Laboratory of Intelligent Systems, dirigé par Dario Floreano) et BioRob (Biorobotics Lab, dirigé par Auke Ijspeert), avant d'être achevé au MIT où Zufferey dirige désormais l'AURA Lab, spécialisé dans les véhicules aériens et aquatiques bio-inspirés. Des co-auteurs du Northwest Indian College, aux États-Unis, ont également contribué à l'étude. Sur le plan technique, les ailes du robot sont recouvertes de membranes fines traitées avec des nanoparticules hydrophobes pour limiter l'adhérence de l'eau, tandis qu'un moteur électrique étanche entraîne un vilebrequin assurant le battement des ailes. Les chercheurs envisagent désormais des déploiements pilotes avec des océanographes et des communautés côtières, la prochaine étape consistant à valider l'usage opérationnel de l'appareil pour la collecte de données en conditions réelles.

UELe projet a été initié et testé à l'EPFL (Suisse) sur le lac Léman, renforçant l'expertise scientifique européenne en robotique bio-inspirée aérienne-aquatique avant son achèvement au MIT.

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Petit, moyen ou grand : un poisson robotique conserve sa capacité de nage
2Robohub 

Petit, moyen ou grand : un poisson robotique conserve sa capacité de nage

Des ingénieurs de l'EPFL et de l'université de New York (NYU) ont présenté ScaFi, un robot poisson conçu pour être redimensionné sans repartir de zéro, dans une étude signée par Nana Obayashi et publiée dans la revue npj Robotics. Obayashi a dirigé le projet pendant sa thèse au Computational Robot Design & Fabrication Lab de l'EPFL, dirigé par Josie Hughes, et occupe désormais un poste de professeure assistante au NYU Center for Robotics and Embodied Intelligence. Inspiré de poissons comme la morue et le maquereau, qui concentrent la flexion de leur corps près de la queue, ScaFi associe une section avant rigide et une queue flexible en tiges de fibre de verre, actionnée par un seul moteur tirant deux tendons croisés pour produire le mouvement en S de la nage des poissons. Seul le diamètre des tiges de la queue varie avec la taille du robot ; le moteur et le système de tendons restent identiques. L'équipe a construit trois exemplaires, d'environ 0,6, 1,1 et 2,9 mètres de long, testés avec le laboratoire Unsteady Flow Diagnostics de l'EPFL, dirigé par Karen Mulleners : le plus petit robot produit des tourbillons proches de ceux de poissons réels, et la nage des trois tailles se superpose une fois ramenée à l'échelle du corps, malgré un facteur d'agrandissement proche de cinq. Sur le terrain, le robot moyen a été testé dans un ruisseau suisse, le plus grand dans le lac Léman, et le plus petit dans des criques de 15 à 30 centimètres de profondeur, continuant à nager après une perte de signal GPS. L'efficacité énergétique ne suit en revanche pas la même logique : les deux petits robots sont comparables, mais le plus grand consomme davantage et nécessite un moteur plus puissant, sans cause précisément identifiée (traînée, inertie évoquées). Le plus petit robot est aussi le plus agile mais le plus lent à se stabiliser après une perturbation, contrairement aux plus grands, plus stables mais moins réactifs. Cette approche répond à une limite concrète des véhicules sous-marins à hélice, qui s'accrochent dans la végétation, soulèvent les sédiments et effraient la faune, ce qui les rend mal adaptés aux ruisseaux peu profonds ou aux zones densément végétalisées. Les robots bio-inspirés qui ondulent comme des poissons évitent ce problème, mais jusqu'ici chaque taille exigeait une conception distincte. En ne faisant varier qu'un seul paramètre structurel, ScaFi réduit l'effort d'ingénierie nécessaire pour couvrir plusieurs environnements avec une même architecture, un argument direct pour les équipes qui doivent surveiller aussi bien un petit cours d'eau qu'un lac. Il offre aussi un moyen d'étudier systématiquement l'effet de l'échelle sur la nage, difficile à isoler chez l'animal ou sur des robots sur mesure. Le bémol pour les intégrateurs : la préservation du mouvement de nage ne garantit ni efficacité énergétique ni agilité constantes, deux paramètres qui continuent de varier avec la taille. Ce travail s'inscrit dans des années de recherche en robotique biomimétique cherchant à remplacer l'hélice par une ondulation corporelle, en s'appuyant sur des espèces qui conservent leur style de nage sur une large gamme de tailles dans la nature. Il a été mené au sein de l'écosystème robotique de l'EPFL, associant le CREATE Lab, le laboratoire de Josie Hughes et celui de Karen Mulleners, avec un prolongement désormais établi vers le NYU Center for Robotics and Embodied Intelligence où Obayashi poursuit ses travaux. Aucun calendrier de commercialisation ni partenaire industriel n'est mentionné : il s'agit pour l'instant d'une démonstration de faisabilité scientifique, les auteurs évoquant la possibilité d'étendre ce principe de mise à l'échelle à d'autres plateformes robotiques bio-inspirées.

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New flapping robot nage et vole comme un oiseau plongeur
3MIT News Robotics 

New flapping robot nage et vole comme un oiseau plongeur

Une équipe du MIT et de l'EPFL à Lausanne a mis au point un robot volant capable de plonger dans l'eau puis de reprendre son envol, imitant les oiseaux plongeurs comme les macareux, les huarts ou les puffins. Baptisé FAAV (flapping-wing aerial-aquatic vehicle), l'engin pèse moins de 300 grammes et se compose d'un fuselage central, de deux ailes battantes flexibles et d'une queue orientable, ces éléments pouvant être remplacés par différentes tailles selon les besoins. Les essais ont été menés dans un bassin puis sur un lac, où les chercheurs ont identifié les combinaisons de taille d'ailes, de fréquence de battement et d'angle de queue permettant une transition fluide entre la nage sous-marine, le franchissement de la surface et le vol aérien. Les résultats, publiés le 9 juillet 2026 dans la revue Science, s'appuient notamment sur l'observation que les petits oiseaux plongeurs battent des ailes environ 10 fois par seconde dans l'air et 4 fois par seconde sous l'eau, une fréquence légèrement inférieure chez les espèces plus grandes en raison de leur envergure. L'étude est menée par Raphael Zufferey, professeur assistant en génie mécanique au MIT et responsable de l'AURA Lab, avec des co-auteurs de l'EPFL et du Northwest Indian College à Bellingham (État de Washington). L'intérêt de ce robot dépasse la simple prouesse mécanique : il démontre qu'une plateforme robotique mobile peut reproduire la transition air-eau que seule une centaine d'espèces d'oiseaux savent exécuter dans la nature, une bascule rendue complexe par le fait que l'eau est mille fois plus dense que l'air. Pour l'océanographie et la biologie marine, cela ouvre la voie à une nouvelle catégorie de drones capables d'aller prélever des échantillons ou effectuer des mesures dans des zones difficiles d'accès pour les navires classiques (icebergs, ports, zones fréquentées par des cétacés), à un coût nettement inférieur aux méthodes actuelles. C'est aussi une validation concrète que l'approche bio-inspirée, en s'appuyant sur des données de vol réelles issues d'oiseaux plongeurs, peut se traduire en un système robotique fonctionnel et pas seulement en simulation. Le projet s'inscrit dans les travaux de l'AURA Lab du MIT, spécialisé dans les véhicules aériens et aquatiques inspirés de la biomécanique animale pour surveiller la santé des océans et des cours d'eau de façon peu intrusive. Zufferey et son équipe avaient d'abord recensé dans la littérature scientifique les données de vol de puffins, pétrels et martins-pêcheurs avant de concevoir un robot calé sur ces fréquences de battement naturelles. Les auteurs présentent ce projet comme une première étape vers des flottes de drones lancés depuis un bateau ou la côte, capables d'alterner vol et plongée pour la collecte de données environnementales, sans toutefois annoncer à ce stade de calendrier de déploiement opérationnel.

UEL'EPFL (Lausanne) est coauteur de cette recherche publiée dans Science, illustrant une contribution européenne notable a la robotique bio-inspirée, mais aucun déploiement opérationnel n'est prévu en France ou en UE a ce stade.

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Un robot peut-il lire le braille ? Apprentissage par imitation pour adapter le contact tactile
4arXiv cs.RO 

Un robot peut-il lire le braille ? Apprentissage par imitation pour adapter le contact tactile

Un article de recherche publié en prépublication sur arXiv (référence 2609.30676v1) présente un système robotique capable de corriger physiquement son propre contact avant de lire du braille en relief. Les lecteurs braille robotiques existants se concentrent presque exclusivement sur la reconnaissance tactile après que le contact a été établi, en supposant que ce contact est déjà de bonne qualité. Les auteurs proposent à l'inverse un cadre d'adaptation active du contact : un système de "Multi-Head Policy Learning" apprend, à partir de démonstrations guidées par un expert humain, à la fois à évaluer si un contact est exploitable et à corriger la pose du capteur tactile en conséquence. En déploiement, le robot évalue et réajuste itérativement son contact, ne conservant que les observations tactiles fiables pour la reconstruction finale des caractères braille. Testé sur 20 plaques braille physiques, dont 10 réservées à l'évaluation en ligne, le système atteint 94,0% de qualité de contact tactile et 88,6% de précision de reconstruction des caractères. L'intérêt de ces résultats dépasse le seul cas du braille : ils démontrent que, pour des tâches de manipulation tactile fine, corriger activement la pose de contact avant la reconnaissance donne de meilleurs résultats que de compenser après coup des observations tactiles imparfaites par de la reconnaissance plus robuste. C'est un signal utile pour les équipes travaillant sur la manipulation en boucle fermée guidée par le toucher, un domaine encore largement dominé par des approches vision-centrées ou par des pipelines de reconnaissance passive. Pour les acteurs de l'assistance aux personnes malvoyantes ou de la robotique de service, cela suggère une voie concrète vers des lecteurs braille robotisés plus fiables, potentiellement utiles pour la numérisation de documents en braille ou l'assistance à la lecture, même si le système reste à ce stade un prototype de laboratoire évalué sur un nombre limité de plaques. Ce travail s'inscrit dans la lignée des recherches en apprentissage par imitation appliqué à la manipulation tactile fine, où l'essentiel des efforts publiés jusqu'ici portait sur l'interprétation de motifs tactiles plutôt que sur la qualité du contact physique lui-même. L'abstract ne précise ni l'institution ni les auteurs, ni de calendrier de suite ou de partenariat industriel : il s'agit à ce stade d'une contribution académique nouvellement annoncée sur arXiv, sans indication de transfert vers un produit ou un déploiement réel.

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