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Brique après brique : comment Monumental construit des murs grâce à la robotique
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Brique après brique : comment Monumental construit des murs grâce à la robotique

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Le podcast The Robot Report a consacré son épisode 261 à Monumental, entreprise fondée par Salar al Khafaji, qui développe une offre de construction robotisée baptisée « Walls as a Service » pour l'érection automatisée de murs. Al Khafaji avait auparavant cofondé Silk, plateforme de visualisation de données rachetée par Palantir Technologies en 2016. L'épisode revient aussi sur trois annonces sectorielles : Agility Robotics a déclaré 1,8 million de dollars de revenus avant une opération de fusion avec un SPAC dédié aux humanoïdes ; Figure et Nscale ont signé un partenariat portant sur l'accès à jusqu'à 100 000 GPU sur la future plateforme Nvidia Vera Rubin ; et un ancien de Boston Dynamics a lancé Dynamic Creatures, centrée sur des robots à personnages.

Le pari de Monumental cible la construction, un des secteurs industriels les plus vastes et les moins numérisés, avec une approche logicielle pilotant du matériel spécialisé plutôt qu'un robot généraliste. L'épisode ne livre aucune donnée technique vérifiable sur le robot lui-même, ni charge utile, ni degrés de liberté, ni cadence de pose, ce qui en fait pour l'instant une présentation commerciale plutôt qu'une divulgation de performance. Le revenu de 1,8 million de dollars d'Agility Robotics, modeste au regard d'une sortie en bourse via SPAC, illustre l'écart persistant entre communication et revenus réels dans les humanoïdes, tandis que l'accord Figure-Nscale pour 100 000 GPU confirme que la course humanoïde se joue aussi sur l'infrastructure de calcul nécessaire à l'entraînement des modèles VLA à grande échelle.

Al Khafaji s'appuie sur son passage chez Silk, revendue à Palantir en 2016, pour justifier une approche « software-defined » d'un secteur dominé par des équipementiers lourds plutôt que par des éditeurs de logiciels. Monumental n'est pas confrontée nommément à d'autres spécialistes de la construction robotisée dans cet épisode, mais l'émission la situe aux côtés d'acteurs humanoïdes généralistes comme Agility Robotics et Figure, signe d'un secteur qui se segmente entre verticales spécialisées et plateformes généralistes. Aucun acteur français ou européen n'est cité. The Robot Report Podcast profite de l'épisode pour promouvoir les inscriptions à RoboBusiness, qui fête ses 20 ans, sans détailler de calendrier de déploiement commercial pour Monumental au-delà de cette interview.

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Ce que la pose de briques a appris à Monumental sur les robots dans la construction
1Robotics Business Review 

Ce que la pose de briques a appris à Monumental sur les robots dans la construction

Monumental, une startup fondée par son PDG Salar al Khafaji, développe une flotte de robots dédiés à la construction, en commençant par la pose de briques. Le robot principal, baptisé Pisa, n'est pas humanoïde : il se présente comme deux petites grues tourelles équipées chacune d'un bras, l'un pour saisir et poser les briques, l'autre pour extruder le mortier entre elles. Deux robots complémentaires assurent l'approvisionnement du chantier : Petra livre les briques et Panama le mortier. Selon Salar al Khafaji, interrogé par The Robot Report, une grande partie du travail de construction consiste en réalité en manutention de matériaux plutôt qu'en pose proprement dite. L'entreprise s'appuie sur des chiffres du secteur : 92% des entrepreneurs du bâtiment américains peinent à pourvoir leurs postes selon l'Association of General Contractors, et le pays accuserait un déficit de 4,5 millions de logements. En Europe de l'Ouest, les maçons figurent parmi les métiers les plus en pénurie au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne. Al Khafaji présente la pénurie de main-d'œuvre comme l'argument central de la robotisation du secteur, à rebours du narratif habituel en robotique industrielle : il ne s'agit pas de remplacer des travailleurs pour réduire les coûts, mais de combler des postes vacants faute de candidats, la main-d'œuvre vieillissant sans relève suffisante. Le choix de démarrer par la maçonnerie répond à une logique double : c'est une tâche jugée suffisamment complexe pour que sa maîtrise ouvre la voie à d'autres travaux de chantier, et c'est l'un des métiers les plus touchés par la pénurie. Le positionnement de Monumental sur la phase de gros œuvre (construction de la structure, briques et blocs) le distingue des acteurs du terrassement, qui manient des engins lourds mais peu précis, et de ceux de la finition (cloisons, revêtements de sol), un segment resté quasi inexploré par la robotique. Al Khafaji décompose la construction d'une maison type en trois phases. La préparation du terrain (excavation, terrassement) concentre aujourd'hui le plus d'activité robotique, portée par des sociétés comme Bedrock Robotics, Gravis Robotics, TerraFirma, HIVE et Built Robotics, qui ont levé des montants significatifs récemment : 270 millions de dollars pour Bedrock Robotics, 200 millions pour Gravis Robotics et 115 millions pour TerraFirma. Monumental ne se considère pas en concurrence avec elles, préférant investir la phase intermédiaire du gros œuvre, qu'il juge encore peu disputée. La phase de finition, elle, reste la moins investie par la robotique : Canvas Robotics, qui développait des robots pour la finition des cloisons, a vu sa technologie de base rachetée par Oshkosh au début de l'année 2026. Le récit de Monumental reste pour l'instant centré sur des démonstrations vidéo de Pisa sur chantier, sans que l'article ne précise le nombre de sites en déploiement réel ni les prix pratiqués, ce qui invite à distinguer démonstration technologique et industrialisation à grande échelle.

UELa pénurie de maçons touche aussi le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Allemagne, ce qui ouvre un marché potentiel pour ce type de robotique en Europe de l'Ouest, mais aucune entreprise française n'est citée ni impact direct sur la France mentionné.

IndustrielOpinion
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Le fondateur de Maximo explique comment la robotique accélère la construction solaire
2The Robot Report 

Le fondateur de Maximo explique comment la robotique accélère la construction solaire

Deise Yumi Asami, fondatrice et PDG de Maximo, est l'invitée de l'épisode 253 du podcast The Robot Report, diffusé cette semaine, avec l'entretien qui démarre à 20 minutes 10. Maximo est une startup robotique développée en interne au sein du groupe énergétique américain AES Corp, où Yumi Asami a piloté la conception et l'incubation d'une plateforme robotique dotée d'intelligence artificielle capable d'automatiser l'installation de modules solaires sur des chantiers de centrales photovoltaïques à grande échelle, grâce à un système de vision par IA guidant les robots sur le terrain. Ingénieure électricienne, Yumi Asami cumule plus de quinze ans d'expérience dans le secteur de l'énergie. Depuis son arrivée chez AES Brésil en 2016, elle a dirigé le développement de logiciels de microréseaux, plusieurs projets pilotes, ainsi que la mise en service du premier système de stockage d'énergie par batteries lithium-ion à l'échelle industrielle au Brésil. Elle détient également une certification Lean Design Master. L'épisode s'ouvre à 7 minutes 22 sur deux autres actualités robotiques: le conseil d'administration de Vicarious Surgical envisage la dissolution de l'entreprise, tandis que Walden Robotics a été lancée avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars sur le segment des robots généralistes. Cette annonce illustre un mouvement encore peu documenté dans la robotique industrielle: l'automatisation de la construction solaire elle-même, un chantier jusqu'ici largement manuel, physiquement exigeant et confronté à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, alors que les volumes de déploiement photovoltaïque explosent à l'échelle mondiale. Le choix d'AES de faire naître Maximo comme spin-off interne, plutôt que de s'appuyer sur un fournisseur robotique tiers ou un rachat, traduit une tendance émergente chez les grands énergéticiens à internaliser l'innovation robotique pour résoudre leurs propres goulots d'étranglement logistiques. Le communiqué reste toutefois avare de données vérifiables: aucun chiffre de cadence d'installation, de nombre d'unités déployées, de coût ou de site pilote n'est communiqué, ce qui empêche pour l'instant de juger si la technologie a dépassé le stade de la démonstration pour atteindre un déploiement industriel réel. Le contraste avec les deux autres nouvelles de l'épisode est d'ailleurs parlant: pendant que Walden Robotics lève à une valorisation milliardaire sur les robots généralistes, Vicarious Surgical, elle, se dirige vers une dissolution, signe des trajectoires très inégales dans le financement de la robotique actuellement. Maximo s'inscrit dans la continuité du parcours de Yumi Asami au sein d'AES Brésil, où son travail sur les microréseaux et le stockage par batteries avait déjà positionné la filiale comme pionnière des infrastructures énergétiques nouvelle génération dans le pays. En intégrant ces compétences à une plateforme robotique dédiée au solaire utility-scale, AES cherche à se positionner sur la chaîne de valeur de la construction des centrales, un segment où la robotique reste peu présente comparée à d'autres verticales industrielles comme la logistique ou l'automobile. Aucune feuille de route précise de déploiement commercial n'est annoncée pour l'instant; les informations complémentaires sur Maximo sont disponibles sur maxrobotics.ai.

IndustrielActu
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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
3Robotics Business Review 

Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique

Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

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Promise Robotics s'associe à D.R. Horton pour appliquer l'IA physique à la construction de maisons
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Promise Robotics s'associe à D.R. Horton pour appliquer l'IA physique à la construction de maisons

Promise Robotics, société torontoise fondée en 2021, a signé un accord pluriannuel avec le constructeur américain D.R. Horton, qui recourra à son offre Factory-as-a-Service (FaaS) pour produire plus de 1 250 maisons aux États-Unis. Le modèle repose sur des microusines où robotique, IA, logiciels et systèmes de fabrication sont reliés sur toute la chaîne : traduction des plans, planification de production, fabrication automatisée de composants, puis installation sur site. Le fabricant utilise aujourd'hui ses propres simulations dans le cloud et des bras industriels KUKA, tout en se disant agnostique côté robots. Sa pile logicielle combine vision par ordinateur, grands modèles de langage pour la préparation initiale des flux de données et un modèle de raisonnement propre au domaine de la construction. Chaque maison produite génère selon l'entreprise 300 nouvelles images et 5 000 nouvelles sources tactiles. Les planchers atteignent 45 pieds (environ 13,7 m), les murs 20 pieds (environ 6 m), fenêtres et portes comprises, et la société fabrique aussi des cages d'escalier prêtes à poser. Sa cible principale : les maisons en rangée de trois à quatre étages. Elle est partie de la mécanique et du CVC (chauffage, ventilation, climatisation). L'enjeu dépasse le seul contrat. Le bâtiment résidentiel n'a jamais connu la standardisation de l'automobile, où un même modèle se produit à des millions d'exemplaires avec de faibles variantes : ici, chaque mur et chaque plancher diffère par ses dégagements, ses composants et son agencement. Promise Robotics en déduit que la variabilité doit être absorbée par le logiciel, qui connaît les limites de mouvement, de matériaux et d'outils, plutôt que par des lignes rigides. Le modèle FaaS cherche aussi à épargner aux constructeurs le coût et le risque d'investir eux-mêmes dans une infrastructure de production, dans un secteur fragmenté, peu enclin à former sa main-d'œuvre comme le fait l'industrie manufacturière. Un client de la taille de D.R. Horton donne de la crédibilité à l'approche, mais l'annonce ne dit rien des cadences, des délais, des coûts par maison ni du calendrier de livraison des 1 250 unités. L'affirmation selon laquelle le système s'améliore avec le temps et réduit les dépenses reste, à ce stade, déclarative. Il s'agit d'un accord signé, non d'un déploiement à grande échelle déjà démontré. Côté contexte, la demande de logements reste forte, la main-d'œuvre manque et les coûts montent, ce qui pousse les constructeurs à chercher des méthodes plus répétables. Promise Robotics défend une approche distribuée, avec des microusines dans plusieurs marchés, et veut rendre cette capacité accessible aux constructeurs d'Amérique du Nord. L'article ne cite pas de concurrents précis ni de calendrier de montée en charge, mais le secteur de la préfabrication robotisée reste ouvert. Les prochains jalons à surveiller : le nombre de sites ouverts pour servir D.R. Horton, les volumes réellement livrés, et la capacité à reproduire le modèle chez d'autres constructeurs.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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