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Blue Insect Embodied lance le robot humanoïde modulaire Mantis Standard à partir de 9 800 RMB
Chine/AsieTechNode 

Blue Insect Embodied lance le robot humanoïde modulaire Mantis Standard à partir de 9 800 RMB

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Blue Insect Embodied, société de valorisation technologique issue de l'université Xi'an Jiaotong, a lancé son robot humanoïde modulaire Mantis Standard, surnommé "Xiaobai", à un prix de départ de 9 800 yuans, soit environ 1 250 euros. Le châssis, les bras, la taille et la tête reposent sur des modules standardisés reliés par des interfaces à installation rapide, permettant remplacement et personnalisation facilités. La machine compte 22 degrés de liberté, une charge utile de 7 kilogrammes par bras, une envergure de bras de 663 millimètres et une latence de téléopération annoncée sous les 10 millisecondes. Sa taille dispose d'une course de levage de 550 millimètres, et sa base omnidirectionnelle à trois degrés de liberté atteint 3 mètres par seconde en marche avant, pour une autonomie de trois heures. L'information provient du média chinois Phoenix.

Ce tarif place Mantis Standard nettement sous les robots humanoïdes commerciaux existants, dont plusieurs modèles chinois dépassent déjà les 10 000 à 16 000 dollars, et intensifie la guerre des prix engagée sur ce segment en Chine. L'approche modulaire vise à réduire les coûts de fabrication et de maintenance tout en facilitant la production à grande échelle, une stratégie qui privilégie la diffusion matérielle au détriment, pour l'instant, de démonstrations de tâches complexes ou de déploiements documentés. Aucune donnée indépendante ne vient confirmer les chiffres de latence ou de performance communiqués par le fabricant, et l'article ne mentionne ni volumes de commandes ni site de déploiement réel : il s'agit d'un lancement commercial, pas encore d'un déploiement industriel vérifié.

Blue Insect Embodied s'inscrit dans la vague d'essaimages universitaires chinois vers la robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence, UBTech ou AgiBot, qui rivalisent sur le rapport prix-performance plus que sur l'intelligence embarquée. En misant sur un matériel low-cost et interchangeable, la société parie sur une adoption élargie côté recherche, éducation et intégrateurs, la couche logicielle et les modèles de contrôle restant à démontrer séparément.

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Galbot lance le robot humanoïde bipède ET1 à partir de 79 000 yuans, avec apprentissage par observation sur les gammes supérieures
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Galbot lance le robot humanoïde bipède ET1 à partir de 79 000 yuans, avec apprentissage par observation sur les gammes supérieures

Galbot, jeune pousse pékinoise de l'IA embarquée, a fixé les prix de l'ET1, son premier humanoïde bipède, selon le média chinois QbitAI daté du 2 octobre. Trois versions sont proposées : Standard à 79 000 yuans (environ 11 100 dollars), Pro à 139 000 yuans (environ 19 600 dollars) et Flagship à 179 000 yuans (environ 25 200 dollars). Une fiche JD.com est désormais liée depuis la page produit. Le robot avait été présenté au World Robot Conference de Pékin en août, où il dansait aux côtés d'un performeur humain. Les précommandes ont ouvert début septembre, avec plus de 200 réservations en 24 heures d'après Galbot, dont plus de 100 via JD.com. L'ET1 mesure 1,25 m pour 32 kg batterie comprise. La version Standard compte 26 degrés de liberté (DOF), des caméras stéréo, un contrôleur principal basé sur les puces RK3588 et RDK X5, et gère des routines de danse et de spectacle ainsi que la conversation en langage naturel. La Pro ajoute un module Orin Nano de 40 TOPS, qui débloque l'apprentissage actif et le raisonnement et la planification dynamiques. Pro et Flagship acceptent des mains dextres (12 DOF supplémentaires). La Flagship embarque un module NX de 100 TOPS et ouvre davantage de développement secondaire pour chercheurs, développeurs et entreprises. L'intérêt tient à la fonction « watch-and-learn », qui permet au robot d'imiter un mouvement observé sans capture de mouvement. Elle repose sur AstraBrain-WBC, un modèle de fondation de mouvement pour humanoïdes, et sur le modèle AstraBrain pour la perception, la planification et la décision. Galbot évoque un modèle Transformer d'environ 100 millions de paramètres et, selon QbitAI, une base de données de mouvements humains de l'ordre d'un million d'heures, mêlant capture haute précision et mouvements reciblés depuis des vidéos web. Les démonstrations, où le robot reprend les figures d'un danseur, y compris des mouvements au sol sur les mains, restent des vitrines choisies : aucune mesure de taux de réussite, de robustesse ou de généralisation hors scène n'est fournie. Il s'agit en outre de reproduction de mouvement, non de manipulation utile. Le positionnement tarifaire est le véritable signal : QbitAI situe le modèle Standard entre les robots compagnons grand public (20 000 à 30 000 yuans) et les humanoïdes professionnels (120 000 à 200 000 yuans), ce qui rapproche un bipède complet du budget d'un équipement de démonstration pour un lieu commercial. Galbot cible les parcs à thème, l'accueil en boutique, la présentation de produits, la danse de scène et le spectacle comique, pas le domicile. Dans une démo, l'ET1 a donné par instruction vocale l'ordre à un robot à roues Galbot G1 d'aller chercher des boissons en commerce. Le robot est développé conjointement avec Unitree, dont il reprend la motorisation, ce qui laisse à Galbot le soin de se concentrer sur les modèles d'IA. Il s'inscrit dans une offensive chinoise sur les humanoïdes abordables, aux côtés du G1+ d'Unitree annoncé près de 95 000 yuans et des livraisons en série de l'UWorld U1 d'UBTECH. Galbot a aussi lancé le modèle monde-action LDA-1B. Aucun volume de livraison réel ni client nommé n'a été communiqué : les 200 réservations sont des intentions d'achat, pas des déploiements. En Europe, des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools visent d'autres segments, à des prix très supérieurs. La suite se jouera sur les premières livraisons et les retours des lieux commerciaux.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Unitree lance un bras dextérique à sept axes, à partir de 9 900 RMB
2TechNode 

Unitree lance un bras dextérique à sept axes, à partir de 9 900 RMB

Unitree Robotics a lancé le R1, un bras robotique dextre à sept axes, à un prix de départ de 9 900 yuans (environ 1 300 dollars). Selon le fabricant chinois, l'appareil affiche une précision de répétabilité d'environ 0,1 millimètre, des vitesses articulaires maximales dépassant 180 degrés par seconde, une portée maximale de 650 millimètres lorsqu'il est équipé d'une main dextre, et une charge utile nominale de 2 kilogrammes pour un poids total de 5,5 kilogrammes. Le bras intègre un retour de force et une détection de collision, fonctionne sous un environnement de développement basé sur Ubuntu, et prend en charge les interfaces XT30 et CAN485. Unitree a précisé son intention d'ouvrir le code source du logiciel de contrôle et des interfaces du bras, en visant des applications dans la recherche, l'éducation, l'assemblage industriel et les robots de service. Ce lancement illustre la stratégie de démocratisation agressive d'Unitree, qui applique au segment des bras robotiques la même logique tarifaire que celle déjà employée pour ses robots quadrupèdes et humanoïdes, historiquement vendus à des prix nettement inférieurs à ceux des concurrents occidentaux. Pour les intégrateurs et les laboratoires de recherche, un bras à sept axes avec retour de force sous la barre des 1 500 dollars, potentiellement open-source, abaisse considérablement le coût d'entrée pour prototyper des applications de manipulation fine, ce qui pourrait accélérer l'expérimentation académique et industrielle à petite échelle, tout en mettant une pression tarifaire supplémentaire sur les fournisseurs de bras collaboratifs établis. Unitree s'est imposé ces dernières années comme l'un des acteurs chinois les plus visibles de la robotique grand public et industrielle, en particulier grâce à ses robots quadrupèdes (série Go) et humanoïdes (série G1, H1) vendus à des prix disruptifs. Le R1 s'inscrit dans cette même logique d'extension de gamme vers la manipulation, un segment où des acteurs comme Franka Robotics ou les bras collaboratifs Universal Robots dominent traditionnellement en Occident. L'annonce ne précise ni date de disponibilité commerciale généralisée, ni volumes de production, et reste pour l'instant un lancement produit plutôt qu'un déploiement documenté sur le terrain.

UELe bras R1 d'Unitree exerce une pression tarifaire sur les fabricants europeens de bras collaboratifs comme Franka Robotics (Allemagne) et Universal Robots (Danemark), sans impact reglementaire direct.

Chine/AsieOpinion
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Le boom des robots humanoïdes en Chine, partie I : dépasser le stade des salons
3TechNode 

Le boom des robots humanoïdes en Chine, partie I : dépasser le stade des salons

À Pékin, la World Robot Conference (WRC) 2026 s'est tenue du 19 au 23 août sous le thème "symbiose humain-robot, convergence production-demande", réunissant 373 entreprises et plus de 3000 produits, dont 311 présentés pour la première fois. Galaxea AI y a dévoilé plusieurs modèles, dont le Galbot ET1, le G1 et le S1 : dans un décor domestique simulé, le G1 a préparé un petit-déjeuner (pain grillé, boissons versées), et lorsque la tasse a été déplacée en cours de versement, il a redressé la carafe, repositionné la tasse et repris l'opération sans renverser de liquide. CASBOT a présenté un groupe de rock composé de quatre robots (guitare électrique, basse, clavier, batterie) interprétant des titres chinois populaires comme "Glorious Years" de Beyond, avant de jouer un morceau original intitulé "Heat Dissipation". Li-Gong a fait travailler deux robots LiDian F1 en binôme sur une chaîne industrielle complète : démontage, tri, transport, puis réassemblage. Chez Unitree, des robots G1 se sont affrontés en kickboxing ; en finale de la catégorie 40 kg, une équipe de l'Université North China Electric Power a piloté à distance un G1 pour battre celui de l'équipe Unitree elle-même. Enfin, lors des World Humanoid Robot Games organisés la même semaine, le Tiangong Omni (1,35 m) a remporté le 400 mètres de sa catégorie en 45,66 secondes, avec une foulée inhabituelle, bras repliés près du visage, une posture non prévue à l'origine mais justifiée après coup par Han Gang, expert en algorithmes de contrôle moteur au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, comme un moyen de limiter la charge sur les épaules et l'échauffement sur la distance. Ces démonstrations, aussi spectaculaires soient-elles, méritent d'être lues avec prudence : le combat de kickboxing était télé-opéré et non autonome, ce qui relativise ce qu'il prouve réellement sur l'intelligence embarquée des humanoïdes en situation de contact physique. La récupération du G1 de Galaxea AI face à une perturbation est en revanche un signal plus concret de robustesse en manipulation, sous réserve qu'il s'agisse d'un cas représentatif et non d'une séquence sélectionnée. Le vrai enjeu, souligné par les organisateurs eux-mêmes, est le passage des vitrines de salon et des essais à petite échelle vers un déploiement fiable et massif, ce qui reste largement à démontrer pour l'ensemble du secteur. Cette édition de la WRC illustre l'ampleur de l'écosystème chinois de la robotique humanoïde, porté par une politique industrielle nationale et une concurrence dense entre acteurs comme UBTECH, Unitree, Galaxea AI, Noetix Robotics, AheadForm et HokMind sur le segment biomimétique. Cet article constitue la première partie d'une série de TechNode consacrée à ce boom, la suite devant se pencher sur la manière dont ces entreprises comptent effectivement industrialiser leurs machines au-delà des démonstrations scéniques.

Chine/AsieOpinion
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L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde
4Interesting Engineering 

L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde

CATL, premier fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques, a annoncé le déploiement du Galbot S1 dans ses lignes de production dans le cadre d'un partenariat stratégique avec le développeur chinois de robotique humanoïde Galbot. Le Galbot S1 est un robot humanoïde à charge lourde doté de bras capables de soulever jusqu'à 50 kilogrammes en charge combinée, d'un système de positionnement centimétrique par vision seule et d'une navigation omnidirectionnelle à 360 degrés. Déployé dans les usines de fabrication intelligente de CATL, il prend en charge les tâches de manutention, de transport de matériaux et de logistique répétitives lors de la production de modules et packs de batteries, avec des sessions continues pouvant atteindre huit heures. Le pack batterie embarqué intègre des matériaux cathode à gradation de particules, des anodes à faible consommation de lithium et un électrolyte bio-inspiré à auto-réparation, visant un taux de défaillance cellule à l'échelle des parties par milliard (ppb). Ce déploiement marque une étape concrète dans la commercialisation des humanoïdes industriels à charge lourde, un segment distinct des plateformes légères comme le Tesla Optimus Gen 3 ou le Figure 03, dont les capacités de manutention restent inférieures à 20 kg. Avec un payload de 50 kg, le Galbot S1 cible directement les tâches logistiques que les robots collaboratifs à bras fixes ou les AMR ne peuvent pas réaliser. Le fait que CATL maîtrise simultanément la production de batteries et leur intégration dans le robot crée une boucle verticale rare: le fabricant est à la fois client, fournisseur énergétique et partenaire de déploiement. L'annonce d'un réseau après-vente dédié aux robots humanoïdes, présenté comme un premier mondial, indique que CATL anticipe un marché de maintenance à grande échelle, au-delà de l'automatisation interne, même si aucun volume ni calendrier précis n'a été communiqué. CATL s'est engagé dans la robotique humanoïde depuis décembre 2025, date à laquelle il a présenté Xiaomo, un robot conçu pour les tests End-of-Line et les mesures de résistance interne en courant continu (DCIR) sur les packs batteries, développé par Spirit AI, une startup de Hangzhou financée par CATL. Xiaomo, animé par un modèle Vision-Language-Action (VLA) de bout en bout, affiche un taux de succès de connexion supérieur à 99% et des temps de cycle comparables à ceux d'un opérateur humain expérimenté, selon les données déclarées par CATL. La première ligne de production utilisant des humanoïdes avait été inaugurée à l'usine de Luoyang, dans la province du Henan. Sur le plan concurrentiel, CATL se retrouve dans une position ambivalente: il fournit des technologies batteries à des acteurs comme Figure AI ou Tesla, tout en développant sa propre capacité robotique en parallèle d'entreprises comme 1X Technologies ou Agility Robotics. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension du Galbot S1 au réseau de service après-vente mondial de CATL et sur l'accélération du déploiement à grande échelle de l'IA incarnée dans ses sites industriels.

UELe déploiement annoncé dans le réseau mondial de CATL pourrait inclure ses usines européennes (Hongrie), créant une pression concurrentielle pour les intégrateurs robotiques et fabricants d'humanoïdes industriels de l'UE.

Chine/AsieOpinion
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