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Puce Dataflow RISC-V Radiant D35 : partenariat avec PrimeBot pour l'IA incarnée en périphérie
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Puce Dataflow RISC-V Radiant D35 : partenariat avec PrimeBot pour l'IA incarnée en périphérie

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Lors du lancement produit de PrimeBot à Shanghai le 20 septembre 2026, le concepteur de puces chinois Ricore, basé à Suzhou, a été désigné partenaire de l'écosystème de calcul du fabricant de robots grand public. Le nom Ricore provient du domaine ri-core.cn de l'entreprise et reste à confirmer sur une dénomination sociale officielle en anglais. La puce phare, commercialisée sous le nom Radiant D35, associe un cœur CPU RISC-V conçu en interne à une architecture de calcul en flux de données (dataflow), destinée à l'inférence IA embarquée pour la perception, le contrôle moteur et le raisonnement multimodal des robots humanoïdes, sous des contraintes strictes de puissance et de latence. Contrairement aux architectures classiques à flux de contrôle, qui déplacent les tenseurs entre mémoire et unités de calcul selon un flux d'instructions, l'architecture dataflow déclenche les calculs dès que les opérandes arrivent, ce qui réduit l'énergie et la latence liées aux déplacements de données. Le composant utilise un packaging en chiplets permettant de configurer les niveaux de calcul selon les scénarios, est livré avec une chaîne logicielle complète compatible avec les principaux frameworks de deep learning, et embarque, selon Ricore, jusqu'à environ 128 Go de mémoire haute vitesse pour exécuter des modèles localement sans passer par le cloud. L'entreprise revendique plusieurs dizaines de brevets dataflow, une nomination au prix du meilleur article à ISCA 2026, et l'entrée de son cœur RISC-V sur la liste d'approvisionnement mondial d'un fabricant de semi-conducteurs international après certification technique. Cette annonce s'ajoute, sans la remplacer, à la présentation le même jour des robots personnels Q1 et T1 de PrimeBot.

Le signal le plus concret n'est pas une performance mesurée mais un choix stratégique : un fabricant de robots humanoïdes identifié retient une puce d'inférence dataflow RISC-V comme partenaire de calcul en périphérie, plutôt que de publier une fiche de benchmark public. Aucun chiffre de TOPS soutenus, d'enveloppe de puissance ni de correspondance avec des SKU PrimeBot précis n'a été communiqué, ce qui invite à traiter l'annonce comme un positionnement commercial plutôt qu'une preuve de performance vérifiée. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'épisode illustre néanmoins une tendance de fond : la chaîne d'approvisionnement chinoise de la robotique embarquée cherche désormais à peser sur le silicium lui-même, et pas seulement sur l'assemblage de robots complets, dans un contexte où les architectures dataflow et les cœurs RISC-V spécialisés se présentent comme une alternative aux solutions dominantes de calcul embarqué pour l'IA physique face aux contraintes de puissance des plateformes humanoïdes.

Le rapprochement a été relayé par People.cn et Shanghai Securities News comme une illustration de la montée en puissance des chaînes d'approvisionnement domestiques chinoises dans l'IA incarnée, en phase avec le soutien politique affiché à l'industrialisation du RISC-V dans l'IA et les systèmes embarqués. Sur ce marché, Ricore se positionne face aux architectures de calcul embarqué dominantes utilisées ailleurs dans l'industrie humanoïde, tout en misant sur sa spécificité dataflow plutôt que sur une architecture de contrôle classique. Aucun calendrier de déploiement, pilote client ou volume de production n'a été précisé au-delà du partenariat annoncé, et la correspondance exacte entre le Radiant D35 et les gammes Q1 et T1 de PrimeBot reste à documenter dans de futures communications.

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UEL'accélération de l'IA embodiée en Chine avec Qwen-VLA accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens du secteur, sans impact direct immédiat sur le marché français ou les réglementations EU.

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Chine/AsieActu
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Pénurie de données » : le véritable frein qui bride l'IA incarnée en Chine

Au World Robot Conference de Beijing cette année, l'attention s'est déplacée des démonstrations spectaculaires de robots vers des stands où des opérateurs humains, casque et gants de téléopération sur la tête et les mains, "enseignent" des gestes à des pinces robotiques dont chaque mouvement est enregistré comme donnée d'entraînement. Une nouvelle catégorie d'acteurs, qualifiés d'"infrastructure de données" ou de "fondation de données pour l'IA physique", s'est imposée en nombre, signe d'un basculement de la démonstration vers l'alimentation en données. Xia Hualin, qui dirige la base de données et d'entraînement du Beijing Humanoid Robotics Innovation Center, estime que l'IA incarnée réclame plusieurs ordres de grandeur de données de plus que la conduite autonome. La China Academy of Information and Communications Technology recense plus de 70 sites d'entraînement opérationnels fin juin, avec 46 autres planifiés ou en construction, un volume jugé encore très insuffisant. Une estimation du secteur chiffre à environ 500 000 heures les données réelles d'interaction physique conformes disponibles en Chine, alors que la commercialisation exigerait des dizaines de millions d'heures, soit un déficit de plus de 99 %. Le travail de collecte s'est complexifié : une simple tâche de tri de pièces a déjà généré entre 30 000 et 40 000 points de données, et le standard pour "porter un plateau" est passé d'un simple geste de saisie-déplacement-dépôt à un maintien de l'équilibre en marchant. Wang Chuang, associé chez AgiBot, situe la bascule entre l'ère de la démonstration en 2024 et la production de masse et le déploiement réel visés pour 2025-2026. En juin, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information et le régulateur des actifs publics ont lancé un plan d'action 2026 ciblant plus de 100 scénarios d'usage à forte valeur et des dizaines de milliers d'unités déployées d'ici la fin de l'année. Ce constat déplace le vrai goulot d'étranglement de l'humanoïde chinois : ce n'est plus la mécanique ou l'algorithme qui bride le déploiement, mais l'approvisionnement en données physiques réelles, un problème que le texte ou les corpus de conduite autonome ne peuvent pas résoudre par transfert. Cela nuance directement le récit dominant d'un sim-to-real résolu ou de modèles vision-langage-action prêts à s'industrialiser à grande échelle : sans force, toucher distribué et couple moteur, la vidéo seule ne suffit pas à rendre une saisie fiable. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie que le calendrier de déploiement des humanoïdes dépend désormais autant d'une chaîne d'approvisionnement en données que du matériel lui-même. Ce virage s'inscrit dans la course chinoise à l'humanoïde portée par des acteurs comme AgiBot, UBTech ou Unitree, après deux années dominées par des vitrines technologiques. Les sites d'entraînement sont désormais conçus comme des "écoles complètes" couvrant la marche basique jusqu'aux opérations industrielles de précision, combinant téléopération en réalité virtuelle, capture de mouvement portable et collecte sur robots réels. Tant que ce déficit de données ne se résorbe pas, prévient Xia Hualin, les robots humanoïdes peineront à se défaire de leur image de jouets téléguidés.

Chine/AsieOpinion
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