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Nations Technologies et SIAT livrent le MCU de référence N32H785 pour moteurs articulaires humanoïdes
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Nations Technologies et SIAT livrent le MCU de référence N32H785 pour moteurs articulaires humanoïdes

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Nations Technologies et l'Institut de technologies avancées de Shenzhen de l'Académie chinoise des sciences (SIAT) ont dévoilé conjointement, le 23 septembre 2026, une architecture de référence pour l'entraînement et le contrôle de moteurs articulaires humanoïdes centrée sur le microcontrôleur double cœur N32H785, selon Electronic Engineering Album/SECCW et les documents produit de Nations. Le module intègre MCU de pilotage, moteur couple sans carcasse (frameless torque motor), double encodeur absolu, communications et réducteur en une seule unité pensée pour la production en série. L'architecture sépare le calcul temps réel du réseau: un cœur Cortex-M7 cadencé jusqu'à 600 MHz avec FPU double précision et instructions DSP gère le contrôle vectoriel (FOC), les boucles de couple, vitesse et position, le traitement des deux encodeurs et les protections de sécurité, tandis qu'un cœur Cortex-M4F jusqu'à 300 MHz prend en charge le CAN FD, l'EtherCAT et l'UART, les deux cœurs échangeant données et états via une SRAM partagée et des sémaphores matériels SEMA4. Le circuit propose des timers haute résolution pour PWM complémentaire, des convertisseurs ADC/DAC et comparateurs multicanaux, jusqu'à huit interfaces CAN FD, un MAC Ethernet (EtherCAT sur les versions EC) et une plage de température industrielle de -40°C à +105°C. Les chiffres de banc d'essai communiqués font état d'un couple nominal de 20 N·m et d'un couple crête de 60 N·m, d'une boucle de courant à 20 kHz avec réponse en couple de l'ordre de la milliseconde, d'échelons de vitesse de 0 à 100 tr/min réalisés en environ 106 ms en moyenne avec un dépassement maximal de 4,43% et une ondulation de vitesse contenue à environ ±5%, ainsi que d'un suivi de position avec une erreur maximale de 0,01 rad (0,573°) et une erreur moyenne de 0,54°, un déplacement de ±360° se stabilisant en environ une seconde. SIAT a fourni les algorithmes de contrôle et la stratégie de fusion de position, Nations assurant l'implémentation au niveau puce et la validation industrielle.

Pour les équipes travaillant sur du matériel humanoïde, il s'agit avant tout d'une annonce d'ingénierie composant, un MCU de référence pour actionneur articulaire, et non d'une annonce de robot complet ni d'un tour de financement. La publication de chiffres précis et vérifiables en atelier, plutôt que de vidéos de démonstration sélectionnées, tranche avec une partie de la communication du secteur robotique et illustre une montée en maturité de la chaîne d'approvisionnement chinoise pour les modules articulaires, un composant clé du coût de revient des humanoïdes. Cela dit, ces mesures restent auto-déclarées par les deux partenaires du communiqué conjoint et n'ont pas été validées par un tiers indépendant, ce qui appelle une prudence habituelle sur ce type de chiffres. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt tient surtout à la standardisation proposée: un module unique combinant moteur, encodeurs, réducteur et bus de communication au choix (UART, CAN FD, EtherCAT), conçu pour être repris tel quel par des fabricants de robots plutôt que redéveloppé en interne, ce qui pourrait accélérer et faire baisser le coût des lignes d'actionneurs articulaires en Chine.

Cette annonce s'inscrit dans la spécialisation croissante de SIAT, laboratoire de robotique de l'Académie chinoise des sciences actif sur les algorithmes d'entraînement électrique, associé ici à un fournisseur de semi-conducteurs, Nations Technologies, pour industrialiser une brique technique plutôt qu'un robot fini. Le communiqué la situe explicitement aux côtés d'initiatives concurrentes citées en référence croisée: la solution EtherCAT de GigaDevice pour les articulations robotiques, la production en petite série de moteurs articulaires de Founder Motor, et les robots à articulations en forme d'œuf Q1/T1 de PrimeBot, signe d'une compétition naissante entre fournisseurs chinois de composants pour humanoïdes plutôt qu'entre fabricants de robots complets. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce. L'article ne précise ni pilote client nommé, ni calendrier de déploiement en série, ni volumes visés: il s'agit à ce stade d'un kit de référence destiné aux équipementiers, dont l'adoption effective par des fabricants de robots humanoïdes reste à confirmer dans les prochains mois.

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Près de 20 constructeurs de moteurs chinois en lice pour prendre l'avantage sur le marché des robots humanoïdes
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Près de vingt fabricants chinois de moteurs cotés en bourse se sont positionnés sur le marché des robots humanoïdes, révèlent leurs rapports annuels 2025. Parmi eux : Step Electronics, Haozhi Electromechanical, Leadshine Technology, Hechuan Technology, Jiangsu Leili et Weichuang Electric. Deux technologies ont émergé comme voies de référence dans le secteur : les moteurs couple sans cadre (frameless torque motors) pour l'actionnement des articulations majeures, couplés à des réducteurs harmoniques et encodeurs haute précision, et les moteurs à coupelle creuse (hollow cup motors) pour les mains dextres. Les volumes livrés témoignent d'une croissance très rapide : Leadshine Technology a expédié plus de 120 000 moteurs couple sans cadre en 2025, soit une multiplication par plus de 20 en un an. Step Electronics a vendu environ 83 000 unités sur l'année, en hausse de 247 % par rapport à 2024, puis 35 000 unités supplémentaires au premier trimestre 2026, soit encore +246 % sur un an. Step a développé une quatrième génération de moteurs sans cadre couvrant des diamètres extérieurs de 25 à 160 mm, spécifiquement optimisés pour les 26 articulations d'un humanoïde complet. Haozhi Electromechanical revendique une capacité de surcharge de 3,5x et une réduction de masse de 15 % par rapport aux produits concurrents. Du côté des moteurs à coupelle creuse, Mingzhi Electric se place parmi les leaders mondiaux en moteurs sans balais sans encoches (brushless slotless), avec une croissance des revenus robotique supérieure à 40 % deux années consécutives ; Zhaowei Electromechanical pousse la miniaturisation jusqu'à 4 mm de diamètre pour les actionneurs de doigts. Ces volumes industriels signalent un passage de seuil pour la chaîne d'approvisionnement humanoïde : on sort des petites séries de prototypes pour entrer dans une logique de production de masse naissante. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela signifie que les composants critiques d'actionnement, longtemps considérés comme un goulot d'étranglement, commencent à se standardiser autour de deux architectures consensus. La convergence vers les moteurs sans cadre et à coupelle creuse facilite la qualification des fournisseurs, réduit les délais d'approvisionnement et permet des comparaisons tarifaires directes. En revanche, la disparité visible entre les acteurs révèle un marché encore fragmenté : une poignée d'entreprises livre à grande échelle, un second groupe est en petite série, et d'autres restent au stade d'échantillons clients, ce qui anticipe une consolidation à mesure que les volumes passeront de milliers à millions d'unités. La course actuelle s'inscrit dans le contexte de l'industrialisation accélérée des humanoïdes en Chine, portée par des plateformes comme l'Unitree H1, le Fourier GR-1 et plusieurs projets étatiques liés au plan "Made in China 2025". Face à ces acteurs chinois, les concurrents occidentaux positionnés sur les mêmes composants, notamment des fournisseurs allemands et japonais de motoréducteurs pour la robotique collaborative, se retrouvent sous pression tarifaire. Aucun acteur européen ou français n'est directement mentionné dans ce segment de composants d'actionnement. Les prochaines étapes déterminantes seront la capacité des fournisseurs de premier rang à tenir leurs cadences de livraison lorsque les fabricants d'humanoïdes comme Figure, Agility ou leurs équivalents chinois passeront à des volumes annuels à cinq ou six chiffres, un test grandeur nature que les chiffres de 2026 commenceront à révéler.

UELes fournisseurs européens de motoréducteurs pour la robotique collaborative (notamment allemands et japonais) se retrouvent sous pression tarifaire face à la montée en puissance et à la standardisation rapide des composants d'actionnement chinois pour humanoïdes.

Chine/AsieActu
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LimX Dynamics et Kyland livrent le premier humanoïde sur une architecture électronique nationale
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LimX Dynamics et Kyland livrent le premier humanoïde sur une architecture électronique nationale

LimX Dynamics et Kyland Technology ont présenté le 28 septembre 2026, lors d'un lancement à Yichang, ce qu'elles décrivent comme le premier robot humanoïde chinois embarquant une architecture électronique entièrement nationale. La pile logicielle repose sur le système d'exploitation industriel Intewell de Kyland, le bus déterministe AUTBUS et l'outillage MaVIEW, intégrés à la plateforme humanoïde complète de LimX. La presse chinoise (Caijing, Securities Times) parle d'un « système nerveux » industriel qui réunit système d'exploitation, réseau, logiciels d'outillage et calcul IA local. Boucles de contrôle et inférence IA partagent une base déterministe tout en restant isolées. LimX apporte la conception et la fabrication du corps, ses techniques de fusion cerveau-cervelet et son système COSA, qui sert d'hôte de validation. Kyland fournit la couche électronique, dont un standard de bus industriel large bande à deux fils basé sur l'IEC TSN, qu'il a piloté. Selon les informations rapportées, le National Industrial Information Security Development Research Center a soumis le robot à des scénarios de pannes combinées, d'attaques réseau et d'injection de malware. Le robot serait resté en fonctionnement sûr là où des architectures classiques perdent le contrôle ou s'arrêtent. Aucun chiffre de payload, de DOF, de volume de production ni de prix n'a été communiqué. L'enjeu est moins le robot lui-même que sa couche basse. Les humanoïdes actuels tournent le plus souvent sur Linux/ROS avec CAN ou EtherCAT. Les deux entreprises revendiquent en face un contrôle moteur de classe microseconde, une synchronisation vision-commande de l'ordre de la milliseconde, des protocoles industriels intégrés et des frontières de sécurité repensées à bord. Cela rejoint le discours du « physical AI » : la sortie d'un modèle ne vaut que si elle se traduit en action physique déterministe. Ces chiffres de latence viennent des industriels et n'ont pas été publiés avec leurs conditions de mesure. Les tests de sécurité sont cités sans protocole détaillé, sans comparatif nommé et sans rapport public, et ils sont attribués à un centre d'État. Il faut donc les lire comme des allégations. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le sujet est la certifiabilité et la robustesse cyber d'un humanoïde dans un environnement d'usine. Il s'agit aussi de souveraineté de la chaîne technologique, qui pèse dans les achats en Chine. Cette annonce est un produit d'architecture et de validation, pas une levée de fonds ni un déploiement commercial. Elle prolonge le travail de Kyland sur Intewell et AUTBUS et son logiciel MaVIEW pour actionneurs de physical AI. Elle s'inscrit dans une dynamique d'alliances : la même semaine, Kyland, l'université Tsinghua, AgiBot, LimX Dynamics et Moore Threads ont lancé une alliance pour l'architecture électronique des robots incarnés. Elle prolonge un consortium d'avril 2026 avec la Shenzhen Robotics Association, le Beijing Humanoid Robot Innovation Center et UBTECH. Le mouvement vise à construire une pile chinoise alternative aux standards occidentaux, en parallèle des puces de joint comme la MCU N32H785 de Nations et du calcul de Moore Threads. Les acteurs européens comme Wandercraft ou Enchanted Tools ne sont pas cités. Ils restent tributaires d'écosystèmes ouverts. Reste à voir si cette pile sortira du cadre de démonstration, avec des clients, des volumes et des tests indépendants.

Chine/AsieActu
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Ce fournisseur de robots humanoïdes ODM lève des millions : Feirongda et Sozeen Technology investissent coup sur coup
336Kr 

Ce fournisseur de robots humanoïdes ODM lève des millions : Feirongda et Sozeen Technology investissent coup sur coup

BXI Robotics (半醒具身), fabricant chinois de robots humanoïdes en mode ODM (conception et fabrication pour des marques tierces), vient de boucler un tour de table de plusieurs dizaines de millions de yuans mené par Suochen Technology (索辰科技, coté en Chine sous le code 688507), après un premier tour institutionnel en 2025 mené par Feirongda (飞荣达). Fondée en 2022 mais active en R&D depuis 2020, l'entreprise est dirigée par Chen Yan, diplômé en informatique de l'université Southeast en 2003 et ancien trader quantitatif, aux côtés de Liu Fuqiang, plusieurs fois primé en compétition robotique universitaire. BXI développe en interne l'intégralité de sa chaîne technique : mécanique, moteurs articulaires, contrôle moteur et logiciels applicatifs. Ses modules moteurs planétaires standardisés BXI-50/70/85 couvrent 31 degrés de liberté, avec un couple de pointe de 800 N·m et un contrôleur cadencé à 1000 Hz. En avril 2025, son robot « Jingling 2 » (精灵2), en version de série non modifiée, a terminé le premier semi-marathon de robots humanoïdes de Pékin en 4h02min19s (6e place) ; en avril 2026, « Jingling 3 » a fait mieux avec un temps net de 150 minutes. Côté production, l'entreprise s'appuie sur les usines de son actionnaire Feirongda à Shenzhen et Changzhou, avec une capacité actuelle de plusieurs dizaines d'unités par mois, extensible à plus de 100. Elle anticipe des commandes mensuelles dépassant 10 millions de yuans entre juillet 2026 et juillet 2027, pour un chiffre d'affaires annuel supérieur à 100 millions de yuans. Ce positionnement ODM répond à un problème concret : de nombreuses entreprises veulent une gamme de robots humanoïdes sous leur propre marque mais ne peuvent assumer un cycle de développement de deux à trois ans en interne. En revendiquant une compétence de bout en bout rare sur ce marché, et surtout validée par une participation effective à une épreuve d'endurance avec du matériel de série non retouché, BXI cherche à se distinguer des nombreux intégrateurs qui assemblent des composants tiers sans maîtriser la chaîne motrice. C'est un signal pour les décideurs industriels : la marche libre bipède, longtemps présentée comme un verrou technologique, semble désormais suffisamment mature pour être sous-traitée en marque blanche, déplaçant la compétition vers l'exécution de tâches (mains, perception, calcul embarqué). L'arrivée de Suochen au capital illustre aussi une convergence entre simulation physique et robotique réelle : la société investit pour connecter sa plateforme de simulation IA physique aux données de terrain collectées par les robots de BXI, dans une boucle simulation-déploiement-réentraînement. BXI dit viser désormais les marchés coréen, japonais et européen, en plus d'un premier client américain, et table sur un basculement vers une adoption grand public des humanoïdes autour de 2027.

Chine/AsieActu
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Founder Motor atteint la production en petite série de moteurs d'articulation pour robots
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Founder Motor atteint la production en petite série de moteurs d'articulation pour robots

Founder Motor (cotée à la Bourse de Shenzhen, code 002196.SZ) a confirmé le 14 mai 2026 dans un document de relations investisseurs que ses moteurs de joints robotiques ont atteint le stade de la production en petite série pour certains produits. D'autres références sont encore en phase de co-développement et de prototypage avec des clients. La société dispose d'une capacité de production sur son site de Lishui d'environ 1 million d'unités par an, et prévoit d'étendre son site de Deqing à 3 millions d'unités par an ; la capacité opérationnelle actuelle consolidée atteint environ 1,5 million d'unités par an. Sur le segment des contrôleurs intelligents, l'entreprise signale deux années consécutives de croissance du chiffre d'affaires sans progression des marges, conséquence directe d'une pression concurrentielle intense dans les industries clientes. Des projets individuels ont néanmoins déjà entamé une production en petite série. Ce signal industriel mérite attention : la bascule de "prototype" à "petite série" est précisément le seuil où les intégrateurs de robots humanoïdes commencent à planifier des approvisionnements récurrents. Une capacité annoncée de 1,5 million d'unités existantes -- et un objectif de 4 millions à terme -- positionne Founder Motor comme fournisseur potentiel de composants critiques pour l'ensemble du secteur humanoïde chinois. L'absence de calendrier précis pour la montée en volume reste cependant un signal prudent : la demande effective des constructeurs (BYD, Unitree, AgiBot...) conditionne tout le déploiement. La compression des marges sur les contrôleurs intelligents indique par ailleurs que la guerre des prix sur les composants robotiques est déjà engagée. Founder Motor est historiquement fabricant de moteurs électriques pour l'automobile et l'industrie. La montée en régime sur les joints robotiques s'inscrit dans un mouvement plus large de reconversion des motoristes traditionnels chinois vers la robotique humanoïde, terrain où Maxon, Harmonic Drive (Japan) et des acteurs comme Nabtesco restent les références mondiales sur les actionneurs de précision. Face à eux, l'argument de Founder Motor est le volume et le coût : les deux bases de production visent une échelle industrielle que peu de spécialistes occidentaux peuvent égaler. Les prochaines étapes observables seront les annonces de contrats-cadres avec des constructeurs nommés, seul indicateur permettant de distinguer un positionnement commercial d'une capacité réellement absorbée par le marché.

UEImpact indirect : la montée en volume de Founder Motor (1,5M puis 4M unités/an) accentue la pression concurrentielle sur les fabricants européens d'actionneurs de précision comme Maxon (Suisse), qui restent les références mondiales mais pourraient perdre des parts de marché dans la chaîne d'approvisionnement humanoïde si les coûts chinois s'imposent.

Chine/AsieActu
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