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Simate présente le système d'IA physique Simate-beta et affirme dominer le benchmark RoboDojo
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Simate présente le système d'IA physique Simate-beta et affirme dominer le benchmark RoboDojo

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Simate, une startup d'IA embarquée fondée il y a environ trois mois, a publié Simate-beta, première version de ce qu'elle présente comme un « système rapide » physique généraliste. Selon un instantané du classement daté du 23 septembre, que l'entreprise a elle-même partagé, le modèle prend la première place du benchmark RoboDojo avec un score moyen de 33,95 et un taux de réussite de 27,96 %. RoboDojo évalue la manipulation robotique générale selon cinq axes : généralisation, mémoire, manipulation fine, exécution à long horizon et tâches ouvertes. Simate précise que le modèle de base soumis n'a pas été optimisé spécifiquement pour ce test, et que les résultats du classement sont distincts de ses démonstrations sur robot réel. Ce système rapide est conçu pour se placer sous un modèle de raisonnement plus lent. Quand ce dernier décompose une consigne comme « ranger la table », le système rapide perçoit une scène changeante et produit des actions en quelques millisecondes. L'entreprise revendique une perception physique 4D et une mémoire temporelle hiérarchique, censées permettre au robot de suivre ce qui vient de se passer sans être ralenti par de longs historiques. Les démonstrations couvrent l'adaptation à une tâche à partir d'exemples, la mémoire, des enchaînements comme la préparation du thé et la manipulation fine. L'architecture et la taille du modèle seront détaillées dans un rapport technique ultérieur.

Le score le plus marquant est sans doute relatif : un taux de réussite inférieur à 28 % en tête d'un classement rappelle que la manipulation généraliste reste loin d'être résolue, et qu'un rang n'est pas un niveau de fiabilité exploitable en production. Le résultat reste auto-rapporté à partir d'un instantané fourni par l'entreprise, sans détail sur l'architecture, les paramètres ou les données, et il est impossible de le comparer à des modèles établis à ce stade. L'intérêt est ailleurs, dans la méthode. Simate parle d'« IA pour l'IA physique » : son cadre Sipai définit des frontières de modules, des interfaces et des étapes de validation assez nettes pour que des agents logiciels puissent les modifier, et prend déjà en charge les modèles du monde, les modèles monde-action, les VLA (vision-langage-action) et les VLM. Son moteur AutoResearch fusionne articles, notes internes, code, mélanges de données, journaux d'expériences et nouveaux résultats d'évaluation en un contexte de recherche mis à jour en continu. Les chercheurs humains fixent hypothèses, objectifs et contraintes, tandis que les agents décomposent, lancent et rapportent les expériences. L'infrastructure fait tourner des dizaines de pistes en parallèle, filtrées par des modèles du monde et de la simulation pour que seules les approches prometteuses atteignent les robots réels. Si cela fonctionne, le goulot d'étranglement de l'itération en robotique se déplacerait de la collecte de données sur robot vers la capacité de calcul et l'automatisation de la recherche.

Côté contexte, Simate affirme que son équipe fondatrice a déjà mis en production de masse un modèle de conduite autonome de bout en bout, un parcours désormais courant chez les acteurs chinois de l'IA incarnée. Le site anglophone de la société cite Sinfra comme plateforme de développement, Sipai comme système de modèles et RoboScientist, un scientifique IA en préversion de recherche. Elle indique que des chercheurs du MIT, de Caltech, de l'université Tsinghua et de l'université de Pékin figurent parmi les testeurs internes de sa plateforme, sans que cela soit vérifiable. Le modèle arrive dans un champ déjà occupé par les architectures à double système, comme Helix de Figure ou GR00T de NVIDIA, et par des modèles généralistes comme Pi-0. La suite est annoncée : des résultats de généralisation zero-shot sur des tâches complexes d'ici la fin de l'année, puis des articles, des rapports techniques et une publication du code en open source par étapes. Aucun déploiement client, prix ni calendrier commercial n'a été communiqué. Il s'agit donc d'une annonce de modèle et de méthode, pas d'un produit livré.

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Runway présente Praxis-1, un modèle du monde et d'action pour la robotique
1Robotics Business Review 

Runway présente Praxis-1, un modèle du monde et d'action pour la robotique

Runway AI, la société new-yorkaise fondée en 2018 et connue pour ses modèles génératifs vidéo, a présenté cette semaine Praxis-1, un « world action model » à poids ouverts qui convertit son pré-entraînement vidéo à grande échelle en commandes pour robots. Le modèle s'appuie sur la même base que les world models généraux de l'entreprise (GWM-1, Gen-4.5, Aleph 2.0, Act-Two) et apprend surtout à partir de vidéos filmées à la troisième personne, non de démonstrations téléopérées. Il a été entraîné sur des tâches de manipulation allant du simple pick-and-place (soulever des canettes) à la manipulation d'objets déformables (emballer des sacs cadeaux). Runway affirme que la simulation de politiques robotiques dans son world model prédit les résultats réels avec une corrélation de 0,95, mieux que des techniques plus coûteuses fondées sur la reconstruction 3D, sans publier de détails méthodologiques. Des partenaires pilotes (Noble Machines, Standard Bots et Ultra) font tourner Praxis-1 sur leur propre matériel, des bras bimanuels aux humanoïdes, avec un fine-tuning léger. La sortie publique est annoncée « dans les prochains mois », sans date. L'enjeu est de savoir si la vidéo peut remplacer, au moins en partie, la donnée robot, rare et chère à collecter. Selon Kamil Sindi, directeur technique de Runway, la performance progresse avec le volume de vidéo, de sorte que le plafond du modèle dépendrait de la quantité de vidéo disponible plutôt que du nombre de démonstrations. Si cela se confirme, le goulot d'étranglement des politiques généralistes se déplacerait de la collecte téléopérée vers le curage de données vidéo. Pour les intégrateurs, la promesse d'un modèle unique adaptable à plusieurs morphologies avec peu de fine-tuning serait un gain de coût réel. Il faut toutefois rester prudent : aucun taux de réussite, aucun temps de cycle ni aucune comparaison avec des politiques existantes n'a été publié, et les retours des partenaires sont rapportés par Runway elle-même. Le chiffre de 0,95 mesure la fidélité de la simulation, pas la performance sur site. À ce stade, il s'agit d'une annonce avec des tests partenaires, pas d'un produit livré ni d'un déploiement en production. Runway arrive en robotique depuis la vidéo générative, après GWM-1 et des modèles interactifs temps réel comme Solaris et GWM Worlds 2, conçus pour créer des environnements d'entraînement d'agents. L'entreprise, qui a des bureaux à New York, San Francisco, Seattle, Londres, Paris, Tel Aviv et Tokyo, rejoint un champ où les approches VLA (vision-langage-action) et world models se disputent le terrain, face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0), NVIDIA (GR00T) ou Figure (Helix), qui s'appuient davantage sur des données robot. Le choix des poids ouverts est assumé : Sindi y voit un levier pour que les États-Unis retrouvent leur avance industrielle, en laissant aux fabricants de matériel de la flexibilité. Les prochaines étapes sont l'élargissement du cercle de partenaires avant la sortie publique et la validation sur davantage de robots, pour combler les écarts avant la disponibilité générale. Aucun acteur français ou européen n'est cité parmi les partenaires.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IA physiqueActu
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Kawasaki Robotics présente son robot IA physique à 8 axes et ses technologies d'automatisation intelligente à Automate 2026
2Robotics & Automation News 

Kawasaki Robotics présente son robot IA physique à 8 axes et ses technologies d'automatisation intelligente à Automate 2026

Kawasaki Robotics a présenté son nouveau robot RL030N à l'Automate 2026 de Chicago, événement de référence pour l'automatisation industrielle en Amérique du Nord. Pièce centrale de la participation, le RL030N est une plateforme à 8 degrés de liberté (8-DoF) positionnée pour les applications de "Physical AI", soit des systèmes capables d'adapter leur comportement à partir de données d'environnement en temps réel. Kawasaki a également mis en avant sa technologie Pulseboard (brevetée), ainsi qu'un ensemble de briques d'intégration couvrant la vision industrielle, l'apprentissage machine et le contrôle temps réel. Les détails techniques complets, notamment charge utile, temps de cycle et prix, n'ont pas été communiqués à l'issue du salon. L'architecture 8-DoF du RL030N dépasse la configuration 6-DoF standard des bras industriels classiques, apportant une redondance cinématique qui autorise des trajectoires plus complexes dans des cellules encombrées et une meilleure gestion des singularités. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal fort est le couplage explicite avec une couche Physical AI : Kawasaki cible des cas d'usage adaptatifs (tri, assemblage variable, manipulation non structurée) là où les programmes figés atteignent leurs limites. L'absence de métriques de performance publiées au moment de l'annonce invite cependant à réserver le jugement sur les capacités réelles en production. Kawasaki Robotics, filiale américaine de Kawasaki Heavy Industries, est actif dans la robotique industrielle depuis les années 1960, historiquement ancré dans le soudage et la manutention lourde. Sur le segment Physical AI, l'entreprise se positionne face aux leaders FANUC, KUKA, ABB et Yaskawa, ainsi qu'à des acteurs logiciels comme Intrinsic (Google) ou Covariant. Le RL030N constitue une première mondiale à Automate 2026 ; les conditions de disponibilité commerciale et les éventuels partenariats d'intégration restent à confirmer.

UELe positionnement de Kawasaki sur l'IA physique industrielle amplifie la pression concurrentielle sur les constructeurs européens (KUKA, ABB) et les intégrateurs français dans l'automatisation adaptative, sans déploiement européen annoncé à ce stade.

IA physiqueOpinion
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Kawasaki Robotics dévoile sa plateforme d'IA physique RL030N à Automate
3Robotics Business Review 

Kawasaki Robotics dévoile sa plateforme d'IA physique RL030N à Automate

Kawasaki Robotics dévoilera la semaine prochaine, lors du salon Automate 2026 à Chicago (McCormick Place, stand S-2201), sa nouvelle plateforme RL030N, un bras robotique à 8 degrés de liberté (DoF) conçu pour les applications d'IA physique. L'entreprise présentera également deux robots industriels inédits, le MXP360L dédié à la manutention lourde et le BA013L, ainsi que sa technologie d'inspection Pulseboard brevetée. Le RL030N se distingue des bras six axes conventionnels par un axe supplémentaire en configuration dite "plongeoir" ("diving board") : une extension supplémentaire qui permet d'atteindre des positions en espace confiné sans tomber en singularité, c'est-à-dire sans perdre le contrôle du couple cinématique inverse. Selon Paul Marcovecchio, directeur des industries générales chez Kawasaki Robotics (siège américain à Wixom, Michigan), cette articulation maintient également la pleine capacité de charge sur toute l'amplitude de mouvement, un compromis que les bras traditionnels étirent ne peuvent généralement pas tenir. La plateforme repose sur l'API temps réel ouverte KRNX de Kawasaki et supporte l'évitement d'obstacles, la planification de mouvement complexe et l'orchestration externe, c'est-à-dire le pilotage du robot par un superviseur logiciel tiers. L'intérêt industriel de la RL030N réside dans le pont qu'elle tente de construire entre les robots industriels fiables et les exigences de dextérité des nouveaux systèmes d'IA physique. Plusieurs startups ont développé des logiciels de planification de mouvement avancés, mais se heurtaient aux limites cinématiques des plateformes existantes ou à des latences incompatibles avec le contrôle temps réel. Kawasaki répond à cette demande en offrant un matériel pensé dès la conception pour être commandé par des orchestrateurs externes, ce qui réduit la friction d'intégration pour les éditeurs de VLA (Vision-Language-Action models) ou de systèmes de manipulation adaptative. La posture de Kawasaki est délibérément pragmatique : l'entreprise évite le discours "humanoid-first" et mise sur des robots industriels éprouvés reconvertis pour l'IA physique, un pari sur la robustesse plutôt que sur la rupture spectaculaire. Kawasaki Robotics opère dans l'automatisation industrielle depuis 1969, filiale de Kawasaki Heavy Industries, conglomérat japonais actif dans l'aéronautique, le ferroviaire et les véhicules récréatifs. Cette origine manufacture-first explique le discours centré sur les résultats concrets plutôt que sur les benchmarks de laboratoire. Sur un marché où Boston Dynamics, Agility Robotics, Figure ou 1X Technologies concentrent l'attention médiatique autour de l'humanoïde, Kawasaki choisit un positionnement différent : bras industriel augmenté, compatible physique AI, déployable immédiatement dans des lignes existantes. Automate 2026 sera le premier test public de la RL030N ; aucun calendrier de disponibilité commerciale ni tarif n'ont été communiqués à ce stade, ce qui en fait pour l'instant une annonce de salon plutôt qu'un produit disponible à la commande.

UEKawasaki dispose d'une filiale européenne (KRE, Allemagne) et équipe les lignes de production EU, mais la RL030N est présentée exclusivement sur le marché américain sans calendrier ni partenariat européen annoncé.

IA physiqueOpinion
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Le modèle d'action du monde VPP2 de Robotera domine RoboDojo et atteint 58,5 % en zéro-shot sur de vrais bras ALOHA
4Pandaily 

Le modèle d'action du monde VPP2 de Robotera domine RoboDojo et atteint 58,5 % en zéro-shot sur de vrais bras ALOHA

Robotera, la société robotique issue de Tsinghua, affirme que son modèle VPP2, un world action model (modèle qui prédit l'évolution visuelle de la scène avant d'en déduire les actions), occupe la première place de RoboDojo. Ce benchmark de simulation est piloté par le MMLab de l'Université de Hong Kong avec près de 20 institutions académiques. Selon QbitAI, VPP2 obtient un taux de succès moyen de 32,26 % et un score moyen de 39,26 sur les 42 tâches bimanuelles du test, qui couvre la généralisation, la manipulation de précision, les tâches longues, la mémoire et les instructions en vocabulaire ouvert. Il arrive aussi premier dans les catégories généralisation, précision et mémoire. Robotera précise que ces résultats viennent du seul jeu de données standard, sans données supplémentaires ni ajouts comme l'auto-amélioration récursive par agents. La meilleure référence citée dans son article, GPT-6-Astra en évaluation post-entraînement, atteint 22,48 % et 28,97. Sur un vrai robot bimanuel ALOHA, VPP2 totalise 58,5 % de réussite en zéro-shot sur 10 types de tâches (prise, dépose, empilement, pliage, versement), contre 40 % pour le pi0.5 de Physical Intelligence, et fait mieux sur neuf d'entre elles. Il obtient 45,0 % sur LIBERO-Pro et 63,9 % sur LIBERO-OOD. Associé à un modèle vision-langage comme planificateur de haut niveau, il fait passer certaines tâches longues de RoboDojo de 27,6 % à 57,6 %. L'intérêt tient à la manière dont le modèle traite la faiblesse connue des world action models : quand la prédiction vidéo est fausse, l'action la suit. Robotera entraîne en trois étapes. Un pré-entraînement vidéo au niveau de l'événement, bâti sur le Wan2.1-I2V-14B open source d'Alibaba, apprend à prédire une manipulation entière à partir de clips légendés de robots, d'humains et de vidéo générale. La prédiction est ensuite limitée à des clips fixes de huit secondes et distillée en une seule étape d'environ 0,12 seconde. Enfin, un Action DiT de 0,9 milliard de paramètres convertit les prédictions en mouvements, tandis que le modèle vidéo reste gelé et ne s'adapte que par LoRA. La latence totale d'un chunk d'actions est d'environ 0,22 seconde, compatible avec un contrôle réactif. Pour les ingénieurs et intégrateurs, le résultat suggère qu'une approche fondée sur la prédiction vidéo peut dépasser des VLA de référence en zéro-shot sur matériel réel. Des réserves s'imposent toutefois : la comparaison réelle ne porte que sur dix familles de tâches et un seul concurrent, et le classement repose sur les chiffres de l'article des auteurs eux-mêmes, non sur une validation indépendante. Le contexte est celui d'une course où chacun revendique la tête du même benchmark : Simate a annoncé le mois dernier la première place de RoboDojo pour son système Simate-beta, et les deux revendications coexistent sans arbitrage public. Côté industriel, Robotera exploite déjà des robots dans plus de dix centres logistiques répartis dans cinq provinces et municipalités chinoises, avec des partenaires dont China Post et SF Express. Cela ne signifie pas que VPP2 est déployé à grande échelle : il s'agit pour l'instant d'un résultat de recherche. Le code est publié en open source sur GitHub, ce qui permettra une reproduction externe, étape décisive pour confirmer les performances. D'autres acteurs avancent dans la même direction, comme Xiaomi avec son modèle de monde incarné Robotics-U0, également en open source, et Physical Intelligence avec la famille pi0.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IA physiqueActu
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