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Le cerveau WR1 de Westlake Robotics permet à deux humanoïdes de plier un pantalon avec des mains habiles
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Le cerveau WR1 de Westlake Robotics permet à deux humanoïdes de plier un pantalon avec des mains habiles

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Westlake Robotics, société de Hangzhou issue de l'université de Westlake, a dévoilé WR1, un « cerveau général » pour robots humanoïdes. Dans une vidéo publiée le 9 octobre, un humanoïde piloté par WR1 sort du maïs d'un réfrigérateur, effectue un demi-tour fluide vers une friteuse à air, s'accroupit pour tirer un panier de rangement et ramasser des peluches éparpillées, puis rejoint la chambre pour redresser une couette, sans pause de réinitialisation entre les pièces. L'architecture repose sur un double pré-entraînement, un grand cerveau et un petit cerveau. Le premier associe un modèle du monde et un modèle vision-langage-action (VLA) pour percevoir la scène, comprendre la tâche et produire une séquence d'actions unique couvrant marche, posture du buste et mouvements des mains dextres. Le second, un expert d'action général baptisé GAE, joue le rôle de cervelet moteur : il suit cette séquence et maintient l'équilibre. Entraîné en deux étapes sur de grands volumes de données de mouvement humain, il applique une anticipation réglable pour compenser les délais matériels. Une mémoire court et long terme du mouvement et une génération par blocs, le suivant étant calculé en arrière-plan pendant l'exécution du courant, évitent les à-coups. La démonstration phare montre un humanoïde saisissant un pantalon sur un portant oscillant, le drapant sur son bras, puis le passant, l'étalant et le pliant avec un second WR1, les deux robots suivant à la fois leur partenaire et le tissu déformable. Sur une plateforme à bras robotique distincte, l'entreprise revendique jusqu'à 36 secondes par vêtement.

L'enjeu tient à la coordination de l'ensemble du corps. Westlake Robotics estime que la plupart des humanoïdes planifient séparément locomotion, posture et manipulation, et doivent s'immobiliser avant d'utiliser leurs mains. Si cette unification tient hors de la vidéo, elle répondrait à l'un des verrous du secteur : enchaîner marche et manipulation fine sur des tâches longues sans rupture. Le pliage de textile, objet déformable difficile à modéliser, est un test exigeant, mais plusieurs précautions s'imposent. L'affirmation de « première démonstration publique d'un humanoïde pliant entièrement un vêtement avec des mains dextres » n'a pas été vérifiée de façon indépendante. Le chiffre de 36 secondes concerne un bras fixe, pas un humanoïde, et sans taux de réussite, nombre d'essais ni conditions de sélection des séquences, l'écart entre démo et déploiement reste impossible à mesurer. Aucun payload, nombre de degrés de liberté, prix ni client n'est communiqué : il s'agit d'une démonstration technique, pas d'un produit livré.

Westlake Robotics a été fondée par Donglin Wang, professeur titulaire à l'université de Westlake, avec Yue Zhang, chercheur en traitement du langage naturel et professeur titulaire dans la même université. L'entreprise développe en interne son cerveau, son contrôle du corps entier et son matériel humanoïde, et vise les services domestiques, l'industrie et les tâches spécialisées. Elle rejoint un peloton où les architectures VLA et world models s'affrontent : Figure avec Helix, Physical Intelligence avec Pi-0, Nvidia avec GR00T, Tesla avec Optimus, ainsi que, en Chine, Light Origins et Robotera, dont les modèles ont été récemment publiés. Aucun pilote, calendrier de commercialisation ni publication technique détaillée n'a été annoncé. Les prochains indicateurs à surveiller seront des démonstrations en conditions non scénarisées, des résultats chiffrés reproductibles et des premiers déploiements chez des clients.

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Le sommet de Tokyo impressionne avec des humanoïdes et des mains robotiques capables d'enfiler une aiguille
1Interesting Engineering 

Le sommet de Tokyo impressionne avec des humanoïdes et des mains robotiques capables d'enfiler une aiguille

Au Humanoids Summit 2026 de Tokyo, organisé les 28 et 29 mai, une vingtaine d'entreprises mondiales ont présenté leurs dernières plateformes humanoïdes devant un public d'ingénieurs et de décideurs industriels. Honda y a démontré une main robotique hautement dextre capable d'enfiler une aiguille et de serrer de minuscules boulons, illustration concrète de l'expertise japonaise en manipulation de précision. La startup japonaise GMO dévoilait un humanoïde destiné à la manutention fret aéroportuaire et au support logistique, conçu pour s'insérer sans modification dans les workflows humains existants via un système de vision par caméra, mais dont le coeur mécanique a été fourni par le chinois Unitree. Ce même Unitree présentait également un robot quadrupède à mobilité tout-terrain. Les entreprises chinoises Booster Robotics et LimX Dynamics figuraient parmi les exposants notables, aux côtés de Boston Dynamics et Toyota. En marge du salon, une université japonaise annonçait l'ouverture d'un laboratoire médical piloté par dix robots, dont le Maholo LabDroid, visant une automatisation complète des expériences sans personnel humain permanent. Le sommet de Tokyo cristallise une bifurcation stratégique dans la course mondiale aux humanoïdes : d'un côté le Japon et ses démonstrations de haute précision, de l'autre les acteurs chinois qui misent sur l'industrialisation rapide et les coûts de production réduits. Le fait que GMO, entreprise japonaise, s'appuie sur les composants robotiques d'Unitree pour son humanoïde aéroportuaire illustre ce rééquilibrage : les intégrateurs et OEM japonais adoptent des sous-ensembles chinois pour rester compétitifs, creusant l'écart entre l'image de maîtrise technologique nationale et la réalité de la chaîne d'approvisionnement. Pour les décideurs B2B, l'enjeu est double : la maturité des VLA (vision-language-action models) progresse assez pour justifier des pilotes en conditions réelles (fret aérien, logistique), mais la plupart des démonstrations présentées restent des showcases contrôlés, pas des déploiements en série. La main dextre de Honda impressionne sur scène ; en production, le delta entre la performance en laboratoire et la robustesse opérationnelle sur des volumétries significatives reste à valider. Cette dynamique s'inscrit dans une crise démographique structurelle : le Japon est la société la plus vieillie du monde, avec 28,7 % de sa population âgée de 65 ans ou plus, une population en recul de 127 millions d'habitants en 2015 vers une projection de 88 millions en 2065, et un tiers des habitants qui sera septuagénaire dès 2036. Face à une pénurie de main-d'oeuvre que les politiques d'immigration restrictives du pays n'atténuent pas, l'automatisation n'est plus un avantage concurrentiel mais une nécessité opérationnelle. Ce terrain favorable explique pourquoi les entreprises chinoises ciblent explicitement le marché japonais : Unitree, déjà présent via GMO, et ses concurrents Booster Robotics et LimX Dynamics y voient un client industriel à fort pouvoir d'achat, culturellement réceptif aux robots. Boston Dynamics et Toyota maintiennent un positionnement premium sur la robustesse et les cas d'usage professionnels. Les prochaines échéances à surveiller sont les pilotes d'humanoïdes en environnement aéroportuaire annoncés par GMO et la montée en charge des robots médicaux autonomes dans les universités japonaises, deux secteurs où la régulation et la validation de sécurité constitueront les vrais goulots d'étranglement.

UEL'adoption par des intégrateurs japonais de composants Unitree illustre la compétitivité croissante des fournisseurs chinois de sous-systèmes robotiques, une dynamique que les acheteurs et intégrateurs industriels européens devront intégrer dans leurs arbitrages de chaîne d'approvisionnement.

Chine/AsieOpinion
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JAKA Robotics dévoile Kargo50, un humanoïde à roues pour charges lourdes, et le cobot Zu50 au salon de l'industrie de Shanghai
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JAKA Robotics présente à la 26e China International Industry Fair de Shanghai, qui ouvre le 12 octobre, deux machines annoncées comme des premières mondiales : le Kargo50, un humanoïde à roues pour charges lourdes, et le Zu50, un cobot à forte charge utile, selon Shanghai Securities News. Le Kargo50 prolonge la gamme Kargo vers des tâches industrielles plus lourdes, principalement le déplacement de bacs et de matériaux entre postes. JAKA n'a publié ni payload ni fiche technique, et le modèle ne figure pas sur les pages anglaises du constructeur au jour du lancement. Le Zu50 complète le haut de la gamme de bras collaboratifs : 50 kg de charge, 2 100 mm de portée et jusqu'à 50 % de vitesse d'axe en plus grâce à de nouveaux modules d'articulation intégrés. Sur le stand, JAKA a reconstitué un îlot d'usine. Selon Jiemian News, deux humanoïdes à roues travaillent en binôme : l'un amène un moteur en position, l'autre en visse les fixations, puis chacun revient à son point de départ. L'intérêt tient moins aux machines, dont les caractéristiques restent largement inconnues, qu'à l'argument commercial. JAKA met en avant le Kargo10, déjà utilisé « à grande échelle » dans des usines de pièces automobiles et d'électronique haut de gamme. Son temps de cycle par bac serait passé de 105 à 28 secondes après réglages sur site par des ingénieurs, et le déploiement dans un nouveau scénario prendrait 57 jours. Ces chiffres sont fournis par le constructeur, sans précision sur la nature du bac, la distance ou le nombre de sites. Ils montrent surtout que l'écart entre démonstration et production se comble par de l'intégration manuelle, pas par la seule généralisation du modèle. Choisir une base à roues plutôt que des jambes confirme que la logistique intra-usine reste le terrain le plus accessible pour les humanoïdes. La démonstration en binôme est une mise en scène sur stand, pas un déploiement. Elle sert à illustrer le travail longue durée, où l'opérateur décrit un objectif et le système planifie et contrôle les étapes. Ce pilotage repose sur JAKA EVO, le système d'exploitation d'intelligence incarnée lancé par l'entreprise en 2025. Il sépare un modèle cloud (perception, planification, choix des compétences, gestion des exceptions), un modèle en périphérie avec moteur de règles pour la planification de mouvement et le contrôle en force, et un contrôleur de mouvement à 1 kHz. Fondée en 2014, JAKA exploite désormais deux lignes, les robots collaboratifs et l'intelligence incarnée. Le vice-président Chang Li affirme que les robots généralistes sont la direction du secteur. L'entreprise suit ainsi d'autres acteurs chinois qui poussent des humanoïdes vers la logistique d'usine, comme UBTECH avec FAW-Volkswagen, et a déjà dévoilé le JAKA Pi, humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services. Les prochains jalons à surveiller sont la publication des spécifications du Kargo50, notamment son payload, et l'annonce de clients pilotes nommés.

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Chine/AsieActu
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Chine dévoile une plateforme cerveau-robot qui permet de contrôler des machines par la pensée
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Chine dévoile une plateforme cerveau-robot qui permet de contrôler des machines par la pensée

BrainCo, société chinoise spécialisée dans les interfaces cerveau-machine (BCI), a présenté lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) à Shanghai une plateforme intégrée de contrôle de robots par la pensée, qu'elle qualifie de première mondiale du genre. Le système repose sur un casque EEG non invasif qui capte les signaux électriques produits naturellement par le cerveau via des capteurs posés sur le crâne. Des algorithmes d'IA analysent ensuite ces signaux pour déterminer l'action que l'utilisateur souhaite effectuer, puis traduisent cette intention en instructions exécutables par un robot connecté. Nyx He, vice-présidente senior de BrainCo, a expliqué à SCMP que dix ans de recherche en BCI ont permis à l'entreprise de décoder les intentions humaines et de les convertir en actions machine. La plateforme est compatible avec du matériel tiers varié : bras robotiques, robots humanoïdes et robots quadrupèdes. Lors d'une démonstration, un bras robotique a saisi des objets comme une tasse ou une pomme uniquement à partir des signaux cérébraux de l'utilisateur. Au-delà du contrôle mains libres, BrainCo positionne sa technologie comme une réponse à un problème plus large de l'IA incarnée : le manque de données d'entraînement de qualité issues d'interactions réelles. Selon l'entreprise, combiner exécution robotique réelle, démonstrations humaines et simulations virtuelles via cette interface pourrait enrichir les jeux de données nécessaires à l'apprentissage des robots. L'argument mérite d'être nuancé : la présentation reste une démonstration de conférence, pas un produit commercialisé ni un déploiement industriel documenté. Un rapport récent de HSBC rappelle que le secteur chinois des robots humanoïdes manque encore de données réelles de haute qualité et que leur commercialisation à grande échelle reste éloignée de plusieurs années, ce qui replace l'annonce de BrainCo dans un contexte où la promesse dépasse encore largement l'usage industriel avéré. BrainCo se distingue d'acteurs comme Neuralink en misant sur des interfaces non invasives et des technologies prothétiques plutôt que sur des implants chirurgicaux, un positionnement qu'elle développe depuis plusieurs années. L'annonce s'inscrit dans une compétition plus large entre entreprises chinoises et américaines sur l'IA incarnée, où Tesla et Nvidia investissent massivement dans des robots capables de percevoir leur environnement et de manipuler des objets de façon autonome. BrainCo n'a pas communiqué de calendrier de déploiement pilote ni de partenaire industriel confirmé, et reconnaît elle-même que des limitations techniques importantes restent à résoudre avant une adoption à plus grande échelle.

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Le robot humanoïde Agibot A2 partage le tapis rouge du Met Gala avec des célébrités
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Le robot humanoïde Agibot A2 partage le tapis rouge du Met Gala avec des célébrités

Le 5 mai 2026, la société chinoise AGIBOT a déployé son robot humanoïde pleine taille A2 devant The Mark Hotel à New York, en marge de l'avant-soirée du Met Gala, en partenariat avec le designer Alexander Wang. L'opération marque la première présence d'un robot humanoïde à cet événement. Sur place, l'A2 a posé face aux photographes, ajusté sa posture sur demande, porté des objets et servi des boissons à des invités. Le robot a connu un accroc mineur en restant brièvement bloqué dans un ascenseur, nécessitant l'intervention du personnel, avant de reprendre ses activités. Aucune spécification technique précise (nombre de degrés de liberté, charge utile, vitesse de cycle) n'a été communiquée à cette occasion, ce qui place cet événement davantage du côté de la démonstration marketing que du déploiement opérationnel documenté. L'intérêt industriel de la séquence tient moins à la prouesse technique qu'au contexte d'exécution : naviguer dans un environnement non structuré, dense en personnes, en lumières variables et en imprévus, reste l'un des défis centraux de la robotique humanoïde. Le fait que l'A2 ait maintenu une interaction cohérente avec le public pendant plusieurs heures - même dans un cadre scénarisé - suggère des avancées réelles dans la perception et la planification de mouvement en milieu ouvert. Cela dit, les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes sélectionnées : l'accroc à l'ascenseur a été filmé et largement partagé, rappelant que la fiabilité en autonomie complète reste à démontrer dans des conditions non contrôlées. Pour les décideurs B2B et les intégrateurs, cet événement confirme surtout qu'AGIBOT vise un positionnement grand public et culturel, en complément de ses ambitions industrielles. AGIBOT, fondée en 2023 à Shanghai, fait partie d'une vague de startups chinoises de robotique humanoïde qui ont levé des centaines de millions de dollars ces deux dernières années, aux côtés d'Unitree, Leju Robotics et Fourier Intelligence. À l'international, ses concurrents directs incluent Figure AI (A2 annoncé en 2025, déployé chez BMW), Physical Intelligence (modèle Pi-0), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon) et Boston Dynamics (Atlas électrique). La collaboration avec Alexander Wang et le choix du Met Gala s'inscrivent dans une stratégie de visibilité mondiale qui rappelle l'approche de Tesla avec Optimus : associer le robot à des événements culturels pour normaliser sa présence avant le déploiement à grande échelle. AGIBOT n'a pas annoncé de pilotes industriels spécifiques ni de timeline commerciale à l'issue de cet événement.

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