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Drones & Robotics AI Summit 2026 : entrer dans l'ère quantique de l'autonomie
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Drones & Robotics AI Summit 2026 : entrer dans l'ère quantique de l'autonomie

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Drones & Robotics AI Summit 2026 : entrer dans l'ère quantique de l'autonomie
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Le Drones & Robotics AI Summit 2026, organisé dans les bureaux new-yorkais du cabinet Pillsbury, a mis en scène deux tendances lourdes du secteur : la maturité commerciale des robots terrestres autonomes et la montée en puissance des drones à hydrogène pour missions longue portée. Ghost Robotics y a ouvert les débats avec une démonstration du Vision 60, son robot quadrupède déployé à plusieurs centaines d'exemplaires auprès de l'armée américaine selon le CEO Gavin Kenneally. En parallèle, Heven AeroTech, startup israélienne fondée en 2018, a confirmé son passage au statut de licorne grâce notamment à son drone Z1 à propulsion hydrogène, conçu pour des missions de défense à longue portée avec charges utiles lourdes. Le contexte financier donne la mesure de l'accélération : les investissements en capital-risque et private equity dans la robotique physique ont dépassé 30 milliards de dollars sur les douze derniers mois, soit plus du double de l'année précédente.

L'intérêt de ces annonces pour les décideurs industriels et les intégrateurs tient à deux signaux concrets. D'abord, Ghost Robotics confirme que les robots quadrupèdes ont franchi le seuil du déploiement à l'échelle, avec des centaines d'unités opérationnelles dans des environnements militaires réels, non dans des pilotes contrôlés. Ce gap demo-versus-reality, longtemps cité comme le principal frein à la commercialisation, semble se réduire sur le segment défense. Ensuite, le choix de Heven AeroTech de passer des batteries à l'hydrogène pour ses missions longue portée illustre une contrainte physique fondamentale : la densité énergétique des accumulateurs lithium-ion reste insuffisante dès que l'on combine rayon d'action supérieur à 15 km et charge utile significative. Le partenariat de Heven avec IonQ, son premier actionnaire externe, vise à intégrer le calcul quantique dans le traitement des données de capteurs embarqués, une approche encore expérimentale mais qui signale l'entrée du quantum dans la stack autonomie des drones de terrain.

Heven AeroTech a été fondée par Bentzion Levinson, ancien commandant de combat dans les Forces de défense israéliennes, après une première expérience opérationnelle en 2018 : l'utilisation de drones pour détecter puis éteindre les incendies provoqués par des cerfs-volants et ballons incendiaires lancés depuis Gaza. Cette origine opérationnelle explique l'architecture produit de la société, organisée autour de deux segments distincts : les missions tactiques courte portée à temps de réponse rapide, et les missions longue portée à charge utile lourde. Sur ce second segment, les concurrents directs incluent Zipline (livraison médicale, déjà à l'échelle commerciale), Joby Aviation et Archer côté mobilité aérienne, ainsi que des acteurs défense comme Shield AI. La suite annoncée pour Heven passe par une expansion des déploiements militaires et l'intégration progressive des capacités de traitement quantique dans ses systèmes de perception, sans calendrier précis rendu public à ce stade.

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Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3
1Robotics Business Review 

Q2 2026 : la demande en robotique augmente dans tous les secteurs, selon A3

L'Association for Advancing Automation (A3) a publié ses chiffres du deuxième trimestre 2026 pour le marché nord-américain de la robotique industrielle. Les entreprises d'Amérique du Nord ont commandé 8 940 robots pour une valeur de 622 millions de dollars au T2 2026, soit une hausse de 4,3% en unités et de 21,3% en valeur par rapport au T2 2025. Sur le premier semestre 2026, le total atteint 17 995 unités pour 1,166 milliard de dollars, en progression de 2,0% en volume et 6,6% en valeur sur un an. Les commandes des constructeurs automobiles (OEM) ont chuté de 25% sur le semestre, après un T1 stable, mais cette baisse a été compensée par la croissance des semi-conducteurs et de l'électronique (+35% en unités sur le semestre, +38% au T2 seul), des sciences de la vie et du pharmaceutique (+32%, +9% au T2), des équipementiers automobiles (+24%, +20% au T2), de l'agroalimentaire et des biens de consommation (+17%, +18% au T2) et de la métallurgie (+3%, +18% au T2). Les clients hors automobile ont représenté 56% des unités commandées au T2. Les cobots ont pesé pour 2 774 unités et 114 millions de dollars sur le semestre, soit 15,4% des unités et 9,8% du chiffre d'affaires, dont 1 137 unités et 44 millions de dollars au seul T2. La santé (43,7% des commandes semestrielles) et l'électronique (36,5%) restent les plus gros adopteurs de cobots. Ces chiffres confirment une tendance déjà observée depuis plusieurs trimestres: la demande en robotique industrielle se diversifie et ne dépend plus principalement de l'automobile, longtemps moteur historique du secteur. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le signal est clair: semi-conducteurs, pharma et agroalimentaire deviennent des relais de croissance aussi importants que l'automobile, ce qui redistribue les priorités d'investissement. La part croissante des cobots, notamment en santé et en électronique, illustre une adoption plus fine dans des environnements moins standardisés que les lignes automobiles classiques. Contrairement au récit dominant centré sur les robots humanoïdes et l'IA générative, ces données rappellent que l'automatisation industrielle classique, bras robotisés et cobots, reste le socle du marché en valeur comme en volume, avec une croissance adossée à des indicateurs macroéconomiques concrets plutôt qu'à des démonstrations technologiques. Ce rééquilibrage s'inscrit dans un contexte jugé porteur par A3: l'indice PMI manufacturier américain est resté en zone d'expansion pour un sixième mois consécutif en juin 2026, et les données de la Réserve fédérale indiquent une production manufacturière supérieure de 1,1% à son niveau de l'année précédente sur la même période. Alex Shikany, vice-président exécutif d'A3, souligne que l'automobile demeure un moteur de la demande mais que la croissance se diffuse désormais sur un éventail plus large de secteurs. A3 précise que ses comparaisons trimestrielles s'appuient sur une cohorte de déclarants constante, et que les résultats semestriels restent sensibles au calendrier des grands projets d'équipementiers automobiles ainsi qu'aux conditions économiques générales, une réserve méthodologique à garder à l'esprit face à ces pourcentages. L'association promeut par ailleurs sa conférence RoboBusiness 2026 auprès des professionnels du secteur.

UELes donnees concernent le marche nord-americain sans acteur ni chiffre FR/UE cite, mais la diversification sectorielle (semi-conducteurs, pharma) observee outre-Atlantique est un signal a suivre pour l'industrie robotique europeenne.

IndustrielOpinion
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Votre guide pour le dernier jour du Robotics Summit & Expo 2026
2The Robot Report 

Votre guide pour le dernier jour du Robotics Summit & Expo 2026

La deuxième et dernière journée du Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenue le 28 mai à Boston, au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center. La matinée a débuté à 8h00 par un petit-déjeuner "Women in Robotics" affiché complet, réunissant Joyce Sidopoulos, cofondatrice et COO de MassRobotics, et Mikell Taylor, directrice de la stratégie robotique chez General Motors. Brian Gerkey, président du conseil d'Open Robotics et CTO d'Intrinsic, a ouvert les keynotes à 9h05 avec "An Open Foundation for the Age of AI-Powered Robots", suivi à 10h00 par Taylor sur "What Makes a Robot Worthy?". Le hall d'exposition a fermé à 15h00, et Noland Arbaugh, premier utilisateur d'une interface cerveau-ordinateur Neuralink, a assuré la keynote de clôture à 15h30. Les sessions de breakout de la journée ont couvert l'intégration d'AMR (autonomous mobile robots) en entrepôt (Greg Meyne, enVista), le déploiement AMR de Tesla dans les usines américaines existantes (Joshua Joseph), la productisation de l'IA robotique dans un panel réunissant Anders Beck d'Universal Robots, Dave Coleman de PickNik Robotics et Andy Lonsberry de Path Robotics, les capteurs force-couple en production (Ryan Young, HBK), et la latence en chirurgie à distance (Darren Porras, Healthcare Real-Time Innovations). Le programme de cette journée de clôture traduit un pivot du secteur vers le déploiement concret plutôt que la démonstration conceptuelle. La session Tesla sur les usines "legacy" est particulièrement significative : Joshua Joseph y présente un retour terrain sur l'intégration d'AMR dans des infrastructures industrielles préexistantes, avec leurs contraintes réelles d'interopérabilité et de connectivité, un sujet que les conférences robotiques évitent souvent au profit des environnements greenfield. La tension entre promesse des modèles VLA (vision-language-action) et fiabilité en production ressort du panel sur la productisation de l'IA, tandis qu'Ariana Eisenstein, fondatrice et CTO de Pickle Robot, apporte un angle pragmatique avec son retour d'expérience sur la transition lab-to-field, étape critique souvent sous-documentée dans les publications académiques et industrielles. Le Robotics Summit & Expo, organisé par The Robot Report, est le principal rendez-vous américain des développeurs de robotique commerciale. MassRobotics, le hub robotique de Boston, en est le partenaire institutionnel central, avec un career fair, un healthcare startup showcase en cinquième édition, et le programme Women in Robotics. L'édition 2026 confirme plusieurs dynamiques de fond : la convergence autour des middlewares ouverts portés par Intrinsic et Open Robotics, la montée en puissance des AMR en logistique, et l'irruption des interfaces cerveau-machine comme vecteur d'attention au-delà du public industriel. Aucun acteur français ou européen ne figure dans le programme publié, confirmant que l'événement reste très ancré dans l'écosystème nord-américain, avec une présence marquée des grands industriels (GM, Tesla, Texas Instruments) aux côtés des pure players robotique comme Universal Robots ou Path Robotics.

IndustrielActu
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Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit
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Découvrez les dernières avancées en automatisation logistique au Robotics Summit

La prochaine édition du Robotics Summit & Expo se tiendra les 27 et 28 mai 2026 à Boston, avec un programme centré en partie sur l'automatisation logistique. L'événement, organisé par The Robot Report et WTWH Media, mobilisera plus de 70 intervenants confirmés issus de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics, Harmonic Drive ou encore Fictiv, pour plus de 50 sessions réparties en cinq tracks thématiques. La logistique constitue l'un des fils directeurs de l'édition, adossée à un chiffre fourni par Interact Analysis : en 2025, les prises de commandes dans l'automatisation d'entrepôt ont progressé de 7%, à un rythme supérieur aux prévisions initiales, portées par des investissements massifs d'Amazon, Tesco et Marks & Spencer. Le track logistique comprend des interventions de Teddy Ort, SVP robotics software & AI chez Symbotic, sur le passage à l'échelle des robots autonomes ; d'Anthony Jules, co-fondateur et CEO de Robust AI, sur l'ergonomie des robots en entrepôt ; et de Jan Zizka, co-fondateur et CEO de Brightpick, sur les entrepôts en mode "lights-out", c'est-à-dire sans présence humaine permanente. Chris Morgan (Bastian Solutions), Greg Meyne (enVista) et Omar Asali (Ranpak) complèteront le tableau sur l'intégration des AMR (robots mobiles autonomes) et l'impact des IA physiques sur la rentabilité opérationnelle. L'intérêt de cet événement pour les intégrateurs et les décideurs industriels tient moins aux conférences elles-mêmes qu'aux signaux qu'elles envoient sur la maturité du secteur. Le fait que Symbotic, Robust AI et Brightpick soient amenés à parler de "scale" et de "lights-out" plutôt que de démos techniques marque un glissement du discours : le secteur tente de valider que les systèmes robotiques tiennent en conditions réelles, pas seulement en environnements contrôlés. La progression de 7% des commandes en 2025 est réelle, mais elle reste à nuancer, car Interact Analysis agrège des technologies très hétérogènes (convoyeurs, AMR, bras articulés, trieurs). Le chiffre global masque des disparités importantes selon les segments. Le Robotics Summit existe depuis plusieurs années comme rendez-vous technique de référence aux États-Unis pour les développeurs de robotique commerciale, co-localisé cette année avec DeviceTalks Boston, qui adresse le marché des dispositifs médicaux. Côté networking, le premier soir accueille le dîner de remise des RBR50 Robotics Innovation Awards (de 18h à 20h), avec Aaron Parness et Bhavana Chandrashekhar d'Amazon Robotics en invités de marque. Le deuxième jour démarre avec un Women in Robotics Breakfast réunissant Joyce Sidopoulos (MassRobotics) et Mikell Taylor, head of robotics strategy chez GM. Aucun acteur européen ou français n'est mentionné dans le programme publié à ce stade. Les inscriptions sont ouvertes.

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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026
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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenu à Boston fin mai, rassemblant les acteurs clés de l'industrie robotique autour de trois keynotes majeures. L'équipe éditoriale du Robot Report, composée de Steve Crowe, Eugene Demaitre, Brianna Wessling et Mike Oitzman, en a livré un compte-rendu podcast structuré autour des interventions de Brian Gerkey, Mikell Taylor, et Noland Arbaugh, premier patient humain de Neuralink. Ce dernier a marqué les esprits en jouant une partie d'échecs en direct sur scène avec Chris Matthieu de RealSense, démontrant le contrôle d'un logiciel par la pensée via son interface cerveau-ordinateur implantée début 2024. Les thèmes dominants de l'édition 2026 révèlent un secteur en transition entre expérimentation et déploiement réel. Brian Gerkey a défendu le rôle de l'open source comme infrastructure critique à l'ère de l'IA embarquée dans les systèmes robotiques, un sujet particulièrement chargé alors que ROS 2 devient le standard de facto pour les plateformes mobiles et les manipulateurs. Mikell Taylor a quant à elle proposé un cadre pratique pour qualifier les robots comme "dignes de déploiement" (notion de "worthy robots"), ce qui signale une préoccupation croissante des intégrateurs B2B : comment évaluer la fiabilité systémique au-delà des métriques de démonstration, notamment face au fossé persistant entre performances en lab et en environnement opérationnel réel. L'apparition de Neuralink dans une conférence robotique industrielle n'est pas anodine non plus : elle marque l'entrée des interfaces cerveau-ordinateur dans la conversation mainstream du secteur, au-delà du cadre médical strict. Le Robotics Summit est l'un des principaux rendez-vous annuels du secteur aux États-Unis, organisé par le Robot Report et WTWH Media. Brian Gerkey est une figure historique de l'écosystème ROS, ayant co-fondé Open Robotics avant sa fusion avec Intrinsic (filiale d'Alphabet) en 2023. Noland Arbaugh, tétraplégique depuis un accident de plongée en 2016, a reçu son implant Neuralink en janvier 2024 et est devenu depuis un ambassadeur de la technologie BCI grand public. Du côté des sponsors présents, maxon présentait son portfolio High Efficiency Joint (HEJ), des joints robotiques intégrés combinant moteur, réducteur, électronique et capteurs en un module compact, ciblant explicitement les robots mobiles, quadrupèdes et humanoïdes soumis à des charges cycliques et des impacts. Yamaha Robotics Group mettait en avant ses modules de convoyage linéaire pour l'automatisation industrielle. La prochaine édition du sommet devrait confirmer si les cadres de déploiement défendus cette année se traduisent en contrats fermes pour les intégrateurs présents.

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