Aller au contenu principal
Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit
IndustrielRobotics Business Review2sem

Retour sur 10 ans de robots à pattes avec Ghost Robotics au Robotics Summit

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UETake éditorial

Ghost Robotics, fondée en 2015 à Philadelphie, a franchi le cap des 1 000 robots livrés depuis sa création. Le CEO et co-fondateur Gavin Kenneally sera présent au Robotics Summit & Expo, les 27 et 28 mai 2026 à Boston, pour une conférence intitulée "From Prototype to Perimeter : 10 Years of Legged Robotics in Action". Il y présentera des retours d'expérience terrain sur ses déploiements de quadrupèdes, les évolutions logicielles récentes, et les perspectives à cinq ans pour la robotique à pattes dans les secteurs public et privé. Titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Pennsylvanie, co-concepteur mécanique du Vision 60 Q-UGV, Kenneally cumule six publications académiques et treize brevets. Fin 2025, la société a commercialisé un bras manipulateur monté en partie haute du Vision 60, un système décrit comme léger et précis, conçu pour étendre les capacités de manipulation de la plateforme sans dégrader sa mobilité.

Ce seuil des 1 000 unités livrées distingue Ghost Robotics d'une grande partie de ses concurrents dans le segment des quadrupèdes opérationnels, où les annonces marketing précèdent souvent de loin les déploiements réels. Le Vision 60 est utilisé par le Département de la Défense américain (DoD) pour des missions de surveillance périmétrique et d'inspection en environnements contraints. L'ajout du bras manipulateur répond à une critique structurelle des plateformes à pattes : jusqu'ici cantonnées à la mobilité et à la perception, elles manquaient de capacité d'interaction physique avec leur environnement. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est le signal d'un glissement vers des robots polyvalents capables à la fois de naviguer et d'agir, ce qui élargit significativement les cas d'usage au-delà de la surveillance pure. Il convient toutefois de noter que la société n'a pas publié de métriques détaillées sur les performances du bras en conditions opérationnelles.

Ghost Robotics évolue dans un marché de plus en plus dense. Boston Dynamics, dont le Spot est disponible commercialement depuis 2020, reste la référence la plus visible, tandis qu'ANYbotics (ANYmal C, déployé dans le secteur énergétique offshore) et Unitree (B2, positionné sur les prix bas) exercent une pression croissante. Ghost Robotics se différencie par son ancrage défense-sécurité et une stack logicielle et électronique entièrement propriétaire, une exigence de souveraineté technologique souvent requise par le DoD. La conférence de Boston en mai 2026 sera l'occasion pour la société de consolider son image de fournisseur éprouvé, alors qu'une nouvelle génération de compétiteurs mise sur des architectures VLA (Vision-Language-Action) et le transfert sim-to-real pour rattraper leur retard terrain. Les suites annoncées portent sur l'élargissement des capacités du bras manipulateur et l'extension des déploiements vers les secteurs industriels privés.

💬 Le point de vue du dev

1 000 robots livrés, c'est le genre de chiffre qui change une conversation. Pendant que la plupart des acteurs du secteur accumulent les démos et les levées de fonds, Ghost a mis des machines en service auprès du DoD, ce qui vaut tous les benchmarks du monde. L'ajout du bras manipulateur est la bonne décision au bon moment, reste à voir si ça tient quand le terrain devient franchement hostile.

À lire aussi

Conception de robots logistiques hospitaliers : les clés du succès au Robotics Summit
1Robotics Business Review 

Conception de robots logistiques hospitaliers : les clés du succès au Robotics Summit

Le Robotics Summit & Expo, qui se tient les 27 et 28 mai 2026 à Boston, accueillera une session consacrée à la conception de robots logistiques hospitaliers, programmée à 16h15 le premier jour de l'événement. Trois praticiens y interviendront : David Crabb, fondateur et CEO de Rovex Technologies, médecin urgentiste certifié et informaticien clinique formé à l'Université de Floride, qui a quitté ses fonctions hospitalières en 2025 pour se consacrer à sa startup robotique ; Spencer Krause, président et CEO de SKA Robotics, ingénieur roboticien avec plus de 25 ans d'expérience, diplômé de Carnegie Mellon en développement de systèmes robotiques, ayant travaillé pour plusieurs entreprises du Fortune 100 ; et Peter Seiff, CEO de ST Engineering Aethon, acteur historique du secteur depuis 20 ans, dont les robots assurent actuellement la distribution de repas et de linge dans de nombreux hôpitaux américains. Seiff cumule plus de 30 ans dans la robotique de santé, avec des passages chez Automated Healthcare et McKesson. Ce panel illustre une réalité souvent éclipsée par les démonstrations de robots chirurgicaux ou de rééducation : la logistique hospitalière automatisée est un marché mature, déployé à grande échelle, avec des acteurs comme Aethon dont les flottes sont opérationnelles dans des établissements réels depuis deux décennies. Le fait que trois profils aussi différents, un médecin devenu entrepreneur, un ingénieur systèmes venu du terrain industriel, et un exécutif rompu aux acquisitions dans le healthcare, partagent la même scène signale que la conception de robots hospitaliers réclame une convergence rare entre contraintes cliniques, ingénierie mécanique et viabilité commerciale. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, c'est un signal que le segment "indoor hospital AMR" dépasse le stade du pilote et exige désormais une approche produit structurée. ST Engineering Aethon est la référence de longévité dans ce segment : fondée au début des années 2000, rachetée par ST Engineering (groupe singapourien coté), la société a traversé plusieurs cycles d'acquisition tout en maintenant ses déploiements actifs. Ses concurrents directs sur la logistique intra-hospitalière incluent Swisslog (filiale KUKA), Omnicell côté pharmacie automatisée, et des entrants plus récents comme Savioke ou Keenon Robotics sur le créneau de la livraison de plateau-repas. Du côté français, Enchanted Tools (robot Miroka) positionne également ses solutions vers les environnements de soin, même si son déploiement hospitalier à grande échelle reste à démontrer. Le Robotics Summit, co-organisé par The Robot Report et WTWH Media, rassemble plus de 70 intervenants confirmés, dont des représentants de Tesla, Toyota Research Institute, PickNik Robotics et Robust AI, avec plus de 50 sessions réparties sur des tracks IA, design, technologies habilitantes, santé et logistique.

UELa mention d'Enchanted Tools (FR) comme entrant potentiel sur la logistique hospitalière et de Swisslog/KUKA (DE) comme concurrent établi signale que ce segment AMR intra-hospitalier, en phase de maturité aux États-Unis, constitue un marché à surveiller pour les acteurs européens.

IndustrielActu
1 source
Drones & Robotics AI Summit 2026 : entrer dans l'ère quantique de l'autonomie
2Robotics Business Review 

Drones & Robotics AI Summit 2026 : entrer dans l'ère quantique de l'autonomie

Le Drones & Robotics AI Summit 2026, organisé dans les bureaux new-yorkais du cabinet Pillsbury, a mis en scène deux tendances lourdes du secteur : la maturité commerciale des robots terrestres autonomes et la montée en puissance des drones à hydrogène pour missions longue portée. Ghost Robotics y a ouvert les débats avec une démonstration du Vision 60, son robot quadrupède déployé à plusieurs centaines d'exemplaires auprès de l'armée américaine selon le CEO Gavin Kenneally. En parallèle, Heven AeroTech, startup israélienne fondée en 2018, a confirmé son passage au statut de licorne grâce notamment à son drone Z1 à propulsion hydrogène, conçu pour des missions de défense à longue portée avec charges utiles lourdes. Le contexte financier donne la mesure de l'accélération : les investissements en capital-risque et private equity dans la robotique physique ont dépassé 30 milliards de dollars sur les douze derniers mois, soit plus du double de l'année précédente. L'intérêt de ces annonces pour les décideurs industriels et les intégrateurs tient à deux signaux concrets. D'abord, Ghost Robotics confirme que les robots quadrupèdes ont franchi le seuil du déploiement à l'échelle, avec des centaines d'unités opérationnelles dans des environnements militaires réels, non dans des pilotes contrôlés. Ce gap demo-versus-reality, longtemps cité comme le principal frein à la commercialisation, semble se réduire sur le segment défense. Ensuite, le choix de Heven AeroTech de passer des batteries à l'hydrogène pour ses missions longue portée illustre une contrainte physique fondamentale : la densité énergétique des accumulateurs lithium-ion reste insuffisante dès que l'on combine rayon d'action supérieur à 15 km et charge utile significative. Le partenariat de Heven avec IonQ, son premier actionnaire externe, vise à intégrer le calcul quantique dans le traitement des données de capteurs embarqués, une approche encore expérimentale mais qui signale l'entrée du quantum dans la stack autonomie des drones de terrain. Heven AeroTech a été fondée par Bentzion Levinson, ancien commandant de combat dans les Forces de défense israéliennes, après une première expérience opérationnelle en 2018 : l'utilisation de drones pour détecter puis éteindre les incendies provoqués par des cerfs-volants et ballons incendiaires lancés depuis Gaza. Cette origine opérationnelle explique l'architecture produit de la société, organisée autour de deux segments distincts : les missions tactiques courte portée à temps de réponse rapide, et les missions longue portée à charge utile lourde. Sur ce second segment, les concurrents directs incluent Zipline (livraison médicale, déjà à l'échelle commerciale), Joby Aviation et Archer côté mobilité aérienne, ainsi que des acteurs défense comme Shield AI. La suite annoncée pour Heven passe par une expansion des déploiements militaires et l'intégration progressive des capacités de traitement quantique dans ses systèmes de perception, sans calendrier précis rendu public à ce stade.

IndustrielOpinion
1 source
Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit
3The Robot Report 

Alva Industries apporte sa technologie de moteurs sans cadre au Robotics Summit

Alva Industries, fabricant norvégien de moteurs sans cadre (frameless motors) basé à Trondheim, sera présent au Robotics Summit & Expo 2026 les 27 et 28 mai au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center de Boston, stand 440. L'entreprise y exposera sa famille de moteurs SlimTorq, des moteurs sans cadre et sans encoches (slotless) conçus pour une haute densité de couple, un faible effet de crantage (cogging) et une intégration radiale compacte. La gamme vient de s'élargir avec le modèle STM-190-35, lancé récemment, qui apporte une capacité de couple accrue et une précision améliorée pour les applications d'entraînement direct exigeantes où compacité et liberté de conception sont critiques. Des unités d'évaluation seront disponibles en main sur le stand, avec des démonstrations interactives en continu sur les deux jours. Alva présentera également des échantillons de ses bobinages FiberPrinting, sa technologie propriétaire de fabrication de stators qui permettrait, selon l'entreprise, de produire des moteurs dans quasi n'importe quelle forme ou taille tout en maintenant un encombrement axial minimal et une gestion thermique supérieure, une affirmation à valider indépendamment à l'échelle. Pour les intégrateurs robotiques et les ingénieurs hardware, les moteurs sans cadre constituent un goulot d'étranglement réel dans la conception des articulations de robots humanoïdes et collaboratifs. La combinaison slotless + frameless répond directement au défi d'intégrer des actionneurs compacts à fort couple dans des joints robotiques, des exosquelettes ou des systèmes de positionnement de précision sans surcharge mécanique. Le fait qu'Alva propose des unités d'évaluation physiques au salon est un signal concret pour les équipes R&D en phase de sélection de composants : le discours commercial se confronte à la réalité du test d'intégration. La disponibilité de samples et l'accès direct aux ingénieurs Alva sont plus utiles, en pratique, qu'une keynote sur scène. Alva se positionne sur un marché où les acteurs établis incluent maxon (Suisse, également présent au Summit), Kollmorgen, Tecnotion et Allied Motion. La montée en puissance des robots humanoïdes depuis 2023 a fortement stimulé la demande en actionneurs compacts à fort couple, profitant aux fournisseurs de composants capables de répondre aux contraintes d'intégration des joints. Le Robotics Summit lui-même réunit cette année plus de 70 intervenants confirmés, dont Tesla, Toyota Research Institute, Harmonic Drive et PickNik Robotics, reflétant la convergence croissante entre IA embarquée et hardware. Pour Alva, Boston représente une vitrine stratégique auprès d'une audience d'ingénieurs et de décideurs directement en phase de prototypage ou de sélection de fournisseurs pour leurs prochaines générations de systèmes robotiques.

UEAlva Industries, fabricant norvégien, représente un fournisseur européen d'actionneurs compacts pour la robotique humanoïde, offrant aux équipes R&D en Europe une alternative locale face aux composants américains et asiatiques dans un segment en forte demande.

IndustrielActu
1 source
XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit
4Robotics Business Review 

XELA Robotics améliore la famille de capteurs uSkin avant le Robotics Summit

XELA Robotics, spécialiste tokyoïte des capteurs tactiles 3D, a annoncé le 30 avril 2026 deux améliorations majeures de sa famille de capteurs uSkin, à quelques semaines du Robotics Summit & Expo de Boston (27-28 mai). La première concerne la compensation des interférences magnétiques : les versions précédentes du capteur filtraient déjà la plupart des perturbations magnétiques, mais restaient vulnérables aux petits aimants puissants placés à moins d'un millimètre de la surface sensible de 3×3 mm. La nouvelle compensation élimine ces cas résiduels, ce qui devient critique pour la manipulation de pièces en fer ou d'acier, mais aussi pour des composants courants en usine comme les clips magnétiques. La seconde amélioration est l'adoption du protocole CAN FD (Controller Area Network Flexible Data-Rate) : là où le CAN classique plafonnait à 8 octets par trame et quelques centaines de kbps, le CAN FD monte à 64 octets par trame et jusqu'à 8 Mbps de débit, permettant de faire cohabiter davantage de modules de capteurs sur le même bus de données sans dégradation de la fréquence d'échantillonnage. XELA annonce maintenir une cadence de mesure de 500 Hz dans cette nouvelle configuration. Les capteurs compatibles CAN FD sont disponibles à la commande immédiatement, avec premières livraisons prévues en mai 2026 ; la compensation magnétique avancée sera accessible en option au troisième trimestre 2026. Ces deux évolutions répondent à un problème concret de déploiement industriel : intégrer de nombreux points de contact sur une main robotique ou un préhenseur sans saturer le bus de communication ni dégrader la résolution temporelle. Le maintien des 500 Hz sous charge accrue de capteurs est une contrainte que les intégrateurs connaissent bien lors du passage du prototype au déploiement en cellule. La compensation magnétique, elle, lève un verrou réel pour les applications de tri ou d'assemblage de composants métalliques, où la proximité d'aimants permanents ou de pièces ferromagnétiques générait jusqu'ici des lectures parasites difficiles à calibrer. Alexander Schmitz, CEO de XELA Robotics, a confirmé que ces fonctionnalités étaient remontées directement du marché américain, ce qui signale un effort de maturation produit guidé par la demande terrain plutôt que par la recherche amont. XELA Robotics s'est construit sur une niche précise : les capteurs tactiles à haute résolution spatiale et temporelle pour la robotique de manipulation avancée, un segment où peu d'acteurs proposent des solutions commerciales prêtes à l'emploi. Les concurrents directs incluent Contactile (Australie), Xsens pour la partie proprioception, et dans une certaine mesure les efforts internes de laboratoires comme le MIT CSAIL ou CMU sur la perception tactile. XELA sera présent au stand 616 du Robotics Summit & Expo de Boston fin mai, événement co-organisé par The Robot Report, où les deux nouveautés seront démonstrables en conditions réelles. La prochaine étape logique pour XELA sera d'intégrer ces capteurs dans les mains des humanoïdes en cours de commercialisation, un marché qui tire fortement la demande en retour haptique fiable à haute fréquence.

IndustrielActu
1 source