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Des robots différents peuvent apprendre à effectuer des tâches sans nouveau code
FR/EU ecosystemeNew Atlas Robotics 

Des robots différents peuvent apprendre à effectuer des tâches sans nouveau code

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Des chercheurs de l'EPFL ont développé une méthode permettant à des robots de morphologies différentes d'apprendre des tâches les uns des autres sans réécriture de code. L'approche exploite une représentation abstraite de la tâche, dissociée de la cinématique propre à chaque plateforme, ce qui permet à un robot à bras articulé d'acquérir un comportement démontré par un robot quadrupède ou à base mobile, par exemple. Aucune date de publication ni de chiffres de performance (taux de succès, degrés de liberté, temps d'entraînement) ne sont disponibles dans la communication initiale.

L'enjeu industriel est significatif : aujourd'hui, chaque déploiement d'un nouveau robot dans une cellule automatisée implique un cycle complet de programmation ou de fine-tuning, ce qui représente des semaines d'intégration et un coût élevé. Si une telle méthode de transfert inter-embodiment se confirme à l'échelle, elle réduirait drastiquement le temps de mise en production, notamment dans les environnements multi-robots hétérogènes comme les entrepôts ou les lignes d'assemblage flexibles. Cela rejoint les travaux récents sur les politiques cross-embodiment portés par des modèles comme pi-0 (Physical Intelligence) ou RT-X (Google DeepMind), qui cherchent eux aussi à généraliser au-delà d'une seule plateforme.

L'EPFL abrite plusieurs laboratoires actifs en apprentissage robotique, dont le Biorobotics Lab et le Computational Robot Design & Fabrication Lab. Cette annonce s'inscrit dans une tendance plus large où la recherche européenne cherche à rivaliser avec les efforts américains et chinois sur l'apprentissage par imitation et le transfert de politiques. L'article source reste un teaser sans accès au papier complet ni aux benchmarks, ce qui rend toute évaluation des performances prématurée.

Impact France/UE

L'EPFL positionne la recherche européenne sur le transfert inter-embodiment face aux initiatives américaines (pi-0, RT-X), mais sans papier ni benchmark publiés, l'impact industriel reste à confirmer.

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Robots peuvent désormais apprendre des tâches d'usine à haute dextérité par la vidéo, avec un minimum d'entraînement
1Interesting Engineering 

Robots peuvent désormais apprendre des tâches d'usine à haute dextérité par la vidéo, avec un minimum d'entraînement

Mimic Robotics, société suisse de robotique physique, a dévoilé FLUX-mimic, un modèle vidéo-action de nouvelle génération développé avec Black Forest Labs, capable d'enseigner à des robots industriels des tâches de manipulation fine à partir de simples démonstrations vidéo. Le système s'appuie sur FLUX 3, le modèle de génération vidéo de Black Forest Labs, associé à un décodeur d'actions qui traduit les prédictions visuelles en mouvements robotiques exécutables. Selon Mimic Robotics, FLUX-mimic peut être affiné pour certaines tâches avec seulement 30 minutes de démonstrations robotiques, contre 30 heures ou plus pour les pipelines d'apprentissage conventionnels, un écart présenté par l'entreprise elle-même et donc à prendre avec la prudence habituelle réservée aux chiffres communiqués par le fournisseur. La technologie est actuellement déployée chez le constructeur automobile Audi, dans le cadre d'une évaluation portant sur l'automatisation de tâches à haute dextérité impliquant des matériaux flexibles et une manipulation fine. Cette annonce s'inscrit dans un débat plus large sur la viabilité des modèles vidéo-action (VAM) face aux modèles vision-langage-action (VLA) désormais dominants, à l'image de Pi-0 ou GR00T N2. Contrairement à ces derniers, pré-entraînés sur des paires image-texte statiques et devant apprendre la physique quasi exclusivement via des démonstrations robotiques coûteuses, FLUX-mimic part d'un modèle vidéo déjà entraîné à grande échelle sur la dynamique des objets et des mouvements, ce qui réduirait drastiquement le volume de données spécifiques à collecter. Si la promesse se vérifie en production, elle répond directement à l'un des principaux obstacles à la commercialisation de la robotique industrielle par apprentissage: le coût et la lenteur de la collecte de démonstrations pour chaque nouvelle tâche. Une réduction du cycle de déploiement de plusieurs mois à quelques semaines, telle qu'annoncée, changerait significativement le calcul économique pour les intégrateurs face à des tâches variables et peu standardisées, typiquement délaissées par l'automatisation classique programmée manuellement. FLUX-mimic prolonge les travaux antérieurs de Mimic Robotics sur les modèles vidéo-action, avec une architecture désormais pensée spécifiquement pour l'IA physique en environnement industriel. Le partenariat avec Audi, dont les usines affichent déjà un fort taux d'automatisation, sert de banc d'essai pour mesurer si ces systèmes d'apprentissage tiennent la route hors laboratoire, un test que beaucoup d'approches VLA ou VAM concurrentes n'ont pas encore passé à cette échelle. Les deux partenaires évoquent des perspectives d'extension à d'autres opérations de fabrication et de logistique, sans toutefois communiquer de calendrier précis ni de métriques de performance en production, ce qui place pour l'instant cette collaboration au stade du pilote d'évaluation plutôt que du déploiement industriel validé.

UEAudi teste FLUX-mimic dans ses usines allemandes pour automatiser des tâches de manipulation fine, un cas concret d'adoption industrielle en Europe qui pourrait influencer d'autres constructeurs automobiles de l'UE si le pilote se confirme.

FR/EU ecosystemeActu
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Robot Talk, épisode 157 : générer de nouveaux designs de robots, avec Josie Hughes
2Robohub 

Robot Talk, épisode 157 : générer de nouveaux designs de robots, avec Josie Hughes

Josie Hughes, professeure assistante à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), était l'invitée du 157e épisode du podcast Robot Talk, animé par Claire, pour discuter de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la conception de nouveaux manipulateurs robotiques. Hughes dirige le CREATE Lab à l'EPFL, qu'elle a fondé en 2021. Sa trajectoire académique passe par le Bio-inspired Robotics Lab de l'Université de Cambridge, où elle a soutenu une thèse sur le rôle de la passivité dans les manipulateurs bio-inspirés, c'est-à-dire la capacité d'un mécanisme à absorber et redistribuer l'énergie sans actionnement actif. L'approche de Hughes repose sur un paradigme de co-design : utiliser l'IA non pas pour contrôler des robots existants, mais pour générer des architectures mécaniques nouvelles, en exploitant les propriétés physiques intrinsèques des structures et leurs interactions avec l'environnement. Cette démarche est particulièrement pertinente pour les mains robotiques et les manipulateurs souples, domaines où l'espace de conception est vaste et difficile à explorer manuellement. Appliquée à des secteurs comme la durabilité ou la recherche scientifique automatisée, elle pourrait réduire les cycles d'itération matérielle, traditionnellement longs et coûteux. L'EPFL s'inscrit dans un écosystème européen actif en robotique de manipulation, aux côtés de groupes comme ceux de Sami Haddadin (TU Munich) ou de laboratoires ETH Zurich. Le CREATE Lab se distingue par son ancrage dans la robotique bio-inspirée et la conception morphologique. La discussion en podcast reste à un niveau introductif et ne présente pas de résultats expérimentaux publiés : il s'agit d'une présentation de programme de recherche, pas d'une annonce de déploiement.

UELes travaux du CREATE Lab de l'EPFL sur la co-conception IA pour manipulateurs robotiques renforcent la visibilité de la recherche européenne en robotique morphologique bio-inspirée, sans impact opérationnel immédiat.

FR/EU ecosystemePaper
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Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes
3Interesting Engineering 

Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes

RobCo, startup allemande fondée à Munich, a dévoilé à la Hannover Messe 2026 un robot humanoïde industriel baptisé Autonomous Alfie, conçu pour des tâches de fabrication complexes impliquant une forte variabilité : kitting, palettisation, assemblage de précision et manipulation de matériaux sensibles. L'annonce intervient dans la foulée d'une levée de fonds Serie C de 100 millions de dollars, orientée vers le développement de ce que RobCo appelle la "Physical AI". Le robot embarque une manipulation bimanuels, c'est-à-dire une coordination à deux bras imitant la gestuelle humaine, couplée à un système de vision et de perception haptique permettant de gérer des pièces mal orientées ou des flux de travail changeants. Les premiers déploiements clients sont annoncés pour la fin 2026, sans précision sur les sites ou les secteurs ciblés. RobCo dispose déjà d'opérations à San Francisco et Austin, et l'essentiel de ce financement est clairement orienté vers le marché américain. Ce que RobCo met en avant, c'est le passage à ce qu'il nomme le "niveau 4 d'autonomie" en contexte industriel : un système capable d'apprendre par observation plutôt que par programmation explicite, et d'exécuter des tâches avec une intervention humaine minimale, même dans des environnements non structurés. C'est précisément le segment qui résiste encore à l'automatisation classique, dominée par les bras articulés répétitifs qui exigent des environnements stables et des fixtures précises. Si les performances annoncées se confirment en production réelle, Alfie s'attaquerait au "messy middle" de la chaîne industrielle, ce gisement de tâches manuelles à haute variabilité que ni les AMR ni les cobots traditionnels n'ont su automatiser à l'échelle. Le modèle Robotics-as-a-Service (RaaS) proposé en parallèle vise à supprimer le frein du capex initial, facilitant une adoption rapide sans engagement d'achat lourd. Il faut néanmoins noter qu'Alfie est décrit comme étant encore en "phase finale de développement" : les affirmations sur l'autonomie de niveau 4 restent à valider sur des lignes de production en conditions réelles, les vidéos de démo présentées à Hannover Messe ne constituant pas une preuve de déploiement industriel à l'échelle. RobCo n'est pas un nouvel entrant : la société était jusqu'ici positionnée sur les bras robotiques modulaires pour PME, avant de pivoter vers l'humanoïde et la Physical AI. Elle rejoint un champ concurrentiel désormais dense, où Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Boston Dynamics et 1X Technologies se disputent la même promesse d'un robot généraliste pour l'industrie. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) ou Wandercraft développent des approches parallèles, sans avoir encore atteint la phase de déploiement commercial annoncé. La prochaine étape décisive pour RobCo sera la publication de métriques de production vérifiables, notamment les temps de cycle en conditions non contrôlées et les taux d'erreur sur tâches à haute variabilité, seuls indicateurs capables de distinguer une démonstration convaincante d'un produit réellement opérationnel.

UERobCo, startup allemande basée à Munich, annonce un humanoïde industriel et lève 100M$ mais oriente son financement prioritairement vers le marché américain, limitant l'impact concret à court terme pour l'industrie européenne malgré la vitrine de Hannover Messe.

FR/EU ecosystemeActu
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Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis
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Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis

Monumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam et spécialisée dans la robotique et les logiciels de construction, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 32 millions de dollars en Series B, menée par Khosla Ventures avec la participation de Hummingbird, Plural et d'autres investisseurs. Le co-fondateur et PDG Salar al Khafaji a précisé au Robot Report que ces fonds serviront à recruter des ingénieurs hardware et software, à lancer l'entreprise aux Etats-Unis dès cette année, à augmenter le nombre de robots déployés en Europe, et à élargir les tâches de construction couvertes au-delà de la pose de briques. Les robots électriques et autonomes de Monumental utilisent capteurs, vision par ordinateur et bras grutiers pour poser briques et mortier avec une précision millimétrique, le tout piloté par Atrium, la plateforme logicielle propriétaire de l'entreprise. Ils peuvent aussi manipuler des outils additionnels, comme l'insertion de tirants muraux ou le jointoiement. A ce jour, les robots de Monumental ont construit les murs de plus de 100 logements aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, ainsi que ceux d'une école, d'un centre communautaire, d'un hôtel et de murs de canaux. Le modèle économique de Monumental, qui facture des murs finis plutôt que la location de robots, transfère le risque financier et technique vers l'entreprise elle-même plutôt que vers les entrepreneurs du bâtiment, ce qui facilite l'adoption sans investissement en capital de leur part. Cette approche répond directement à une pénurie de main-d'oeuvre massive aux Etats-Unis, où il manque chaque mois entre 200 000 et 400 000 ouvriers du bâtiment, et où 2,2 millions de travailleurs supplémentaires seraient nécessaires d'ici trois ans pour répondre à la demande de logements. Pour les décideurs du secteur, cette levée confirme qu'un modèle de robotique de construction en subcontracting, avec des humains toujours présents pour la supervision, la maintenance et les interventions imprévues, peut passer du stade pilote à un déploiement commercial réel sur plus de 100 chantiers, loin des simples démonstrations. L'expansion américaine constitue toutefois un défi différent de l'Europe: le marché y est plus fragmenté, avec des codes du bâtiment, des structures de main-d'oeuvre et des pratiques de construction qui varient d'un Etat à l'autre. Al Khafaji affirme que l'approche logicielle de Monumental, déjà éprouvée face à la diversité des pratiques européennes, permettra d'adapter les déploiements aux méthodes locales. Les investisseurs, selon l'entreprise, ont été convaincus avant tout par ces résultats opérationnels concrets plutôt que par la seule promesse technologique, la Series A ayant servi à valider que le concept fonctionnait réellement sur le terrain.

UEMonumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam, démontre la viabilité commerciale d'un modèle de robotique de construction en subcontracting déjà déployé sur plus de 100 chantiers aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, avant son expansion vers les Etats-Unis.

FR/EU ecosystemeActu
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