Aller au contenu principal
Slamcore lève 14 millions de dollars, dont un investissement de Rockwell Automation
BusinessRobotics & Automation News 

Slamcore lève 14 millions de dollars, dont un investissement de Rockwell Automation

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Slamcore, startup britannique spécialisée dans les logiciels d'intelligence spatiale, a annoncé un tour de table de 14 millions de dollars avec ROKStar Ventures, le véhicule d'investissement de Rockwell Automation, parmi les investisseurs principaux. Rockwell Automation est l'un des plus grands groupes mondiaux d'automatisation industrielle et de transformation numérique. Ce financement porte le total levé par Slamcore à 40 millions de dollars, avec un portefeuille d'investisseurs qui inclut également Toyota Ventures, Interwoven Ventures et MMC Ventures.

L'entrée de Rockwell Automation au capital est un signal fort pour le secteur : Rockwell équipe des milliers d'usines dans l'automobile, l'agroalimentaire, la chimie et la logistique, et son implication suggère une volonté d'intégrer la perception spatiale directement dans des environnements industriels existants. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela valide l'approche software-first du SLAM (Simultaneous Localization and Mapping) comme couche d'infrastructure réelle, pas seulement comme technologie de démonstration. Le fait que Toyota Ventures soit également présent au capital illustre l'intérêt croisé des constructeurs automobiles pour les capacités de navigation autonome embarquée.

Fondée à Londres, Slamcore développe des algorithmes de perception spatiale permettant aux robots et systèmes autonomes de se localiser en temps réel sans infrastructure externe, une alternative logicielle aux solutions reposant sur des LiDAR dédiés ou des marqueurs au sol. La startup s'est positionnée initialement sur les AMR d'entrepôt avant d'élargir son périmètre vers des plateformes embarquées et des robots de service. Elle concurrence des acteurs comme NavVis, ainsi que les stacks propriétaires de fabricants d'AMR tels que MiR ou Körber. Le partenariat stratégique avec Rockwell ouvre potentiellement un accès direct à sa base installée de clients industriels.

Impact France/UE

L'entrée de Rockwell Automation au capital de Slamcore pourrait accélérer le déploiement de solutions SLAM software-first dans des usines européennes, mettant sous pression des acteurs locaux comme NavVis (Allemagne) ou MiR (Danemark).

À lire aussi

Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année
1Robotics Business Review 

Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année

Faraday Future, constructeur automobile électrique basé à Los Angeles fondé en 2014, a annoncé la semaine dernière une levée de 25 millions de dollars via l'émission de billets à ordre convertibles auprès d'investisseurs privés. Cumulée au financement de 45 millions de dollars obtenu en avril 2026, la société totalise désormais 70 millions de dollars levés en deux mois. Sur les 25 millions, 12,5 millions sont débloqués immédiatement sur le compte opérationnel de l'entreprise, les 12,5 millions restants étant conditionnels à des critères de performance définis contractuellement. L'objectif affiché est de livrer 1 500 robots d'ici fin 2026, après n'en avoir expédié que 68 depuis le lancement commercial en février 2026 et 200 unités visées pour le seul deuxième trimestre. La gamme comprend trois modèles à pattes -- FF Futurist, FF Master et FX Aegis -- avec un quatrième robot annoncé pour juin 2026. Un accord de mémorandum d'entente a également été signé avec RobotShop, plateforme e-commerce nord-américaine spécialisée en robotique, qui distribuera les produits Faraday Future à l'international. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 s'élève à 512 000 dollars, en hausse de 62 % par rapport aux 316 000 dollars du T1 2025, et représente déjà 95 % du revenu annuel total 2025 (536 000 dollars) -- dont 26 % proviennent de licences logicielles et de packs de compétences (SKILLS). Ces chiffres illustrent à la fois la dynamique et les limites d'une stratégie de pivot vers la robotique. 68 unités livrées face à une cible annuelle de 1 500 représente un ratio d'exécution de 4,5 %, ce qui rend l'objectif difficile à tenir sans accélération industrielle significative. La structure de financement -- billets convertibles non immédiatement négociables, avec la moitié des fonds séquestrés -- traduit une prudence des investisseurs plus qu'un vote de confiance inconditionnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal réel est la présence sur RobotShop : Faraday Future mise sur un canal de distribution à volume plutôt que sur des déploiements industriels profonds, ce qui positionne ses robots davantage comme des produits grand public ou PME que comme des solutions d'automatisation enterprise. Faraday Future s'est construit une réputation difficile dans l'automobile électrique -- la FF 91 n'a jamais atteint une production significative, et l'entreprise a traversé plusieurs crises financières depuis 2021. Son repositionnement dans la robotique incarnée (EAI, Embodied AI) suit une logique de survie plus que de stratégie organique. Dans un secteur dominé par Figure AI (Figure 03), Boston Dynamics, Agility Robotics (Digit), 1X Technologies et le Tesla Optimus Gen 3, Faraday Future aborde le marché avec des robots à pattes non humanoïdes, un segment moins concurrentiel mais aussi moins structuré commercialement. Aucun acteur européen ou français n'est directement impliqué dans ce dossier. Les prochaines étapes à surveiller : le lancement effectif du robot de juin 2026, le rythme réel de livraison au T2, et la conversion des 1 200 pré-commandes non contraignantes en commandes fermes.

BusinessOpinion
1 source
Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière
2Robotics Business Review 

Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière

Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

BusinessOpinion
1 source
TerraFirma lève 115 millions de dollars pour développer des infrastructures robotiques dédiées à la construction
3The Robot Report 

TerraFirma lève 115 millions de dollars pour développer des infrastructures robotiques dédiées à la construction

TerraFirma a annoncé cette semaine une levée de série A de 115 millions de dollars, menée par Kleiner Perkins, avec la participation de Bain Capital Ventures, Glade Brook Capital Partners, BANNER VC, Saga Ventures, Trust Ventures, Definition, PEAK6, Magnetar Capital et Ravelin Capital, ainsi que des investisseurs providentiels issus de SpaceX, Anduril, Base Power, Shinkei et Hadrian. Fondée en 2024 à Austin, au Texas, par les anciens ingénieurs SpaceX Noah Schochet (CEO) et Noah McGuinness (CTO), l'entreprise développe une pile technologique complète pour automatiser les chantiers de terrassement : logiciels de préconception assistés par IA, centre de commandement à distance, et engins lourds semi-autonomes (excavatrices, bulldozers, chargeuses, rouleaux compresseurs, skid steers) retrofités pour fonctionner sans opérateur dans la cabine. Des opérateurs qualifiés pilotent à distance des flottes entières depuis des écrans, ce qui permettrait, selon TerraFirma, de multiplier par trois l'efficacité de chaque opérateur. L'argent servira à étoffer les équipes d'ingénierie, de fabrication, d'opérations et de construction. Parmi les chantiers récents figurent la préparation de site pour un Starbucks à North Austin, un stade à Spicewood et un poste électrique à New Braunfels, ainsi que des projets d'infrastructure internationaux menés pour le gouvernement américain. L'intérêt de cette approche tient moins à l'autonomie complète qu'à la téléopération supervisée à grande échelle, un choix que McGuinness revendique explicitement en expliquant que l'automatisation totale des machines n'est pas l'objectif. C'est une nuance importante dans un secteur robotique saturé d'annonces sur l'autonomie totale : TerraFirma mise sur une supervision humaine distribuée plutôt que sur des machines pleinement autonomes, ce qui limite les risques d'échec technique tout en visant des gains de productivité réels. Le chiffre de "300% plus efficace" reste toutefois une estimation interne non vérifiée par un tiers, à prendre avec prudence comme toute métrique d'entreprise en phase de levée de fonds. Le pari s'appuie sur un constat macroéconomique solide cité par TerraFirma : la productivité du travail dans la construction américaine a reculé de 0,6% par an en moyenne depuis 1965 selon le Département du Commerce et Goldman Sachs, contre une croissance de 1,6% par an pour l'économie dans son ensemble, un écart chiffré à environ 1 000 milliards de dollars de perte tous les cinq ans. Le profil des fondateurs et des investisseurs providentiels, très marqué SpaceX, Anduril et hardware de défense, situe TerraFirma dans la mouvance des startups deep-tech verticalement intégrées qui appliquent au BTP les méthodes d'itération rapide du New Space. L'entreprise se positionne sur les secteurs du logement, de l'énergie, des transports, de l'industrie manufacturière et de l'éducation, et évoque déjà des projets internationaux sensibles avec l'administration américaine, sans en préciser la nature exacte. Aucune échéance commerciale plus large n'a été communiquée à ce stade au-delà de l'expansion des équipes financée par ce tour de table.

BusinessOpinion
1 source
Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents
4Robotics Business Review 

Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents

Walden Robotics est sorti de son mode furtif ce jour avec 300 millions de dollars de financement et une valorisation de 1,1 milliard de dollars. La startup, basée à Cambridge dans le Massachusetts, a été fondée par Russ Tedrake, professeur au MIT et ancien vice-président senior en charge des large behavior models chez Toyota Research Institute (TRI), qui a essaimé Walden en janvier dernier. Ses cofondateurs viennent de Stanford et d'Amazon. Le robot combine un torse humanoïde à deux bras avec une base à roues plutôt que des jambes, un choix que Tedrake justifie par une certification de sécurité plus simple en environnement industriel. La technologie s'appuie sur dix ans de recherche autour de la diffusion policy, de l'Universal Manipulation Interface (UMI), des large behavior models, d'OpenVLA et du simulateur open-source Drake, complétés par de l'apprentissage par imitation, de la simulation et de la téléopération. Depuis février, ces robots travaillent dans une usine Toyota en Amérique du Nord, où ils sont passés du premier pilote à des tâches de production et de logistique en moins de deux mois, sur des opérations comme le machine tending, le changement d'outils, le kitting de pièces et l'assemblage. Cette annonce s'inscrit dans la course à la robotique généraliste où l'accent se déplace des démonstrations vers le déploiement réel en usine, un point sur lequel Walden insiste explicitement en opposant sa stratégie à celle d'acteurs misant sur des briques technologiques prêtes à l'emploi. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède, et d'une approche full-stack intégrant matériel, logiciel, IA et couche applicative, tranche avec les paris plus spectaculaires sur l'humanoïde bipède pur et souligne combien le passage à l'échelle industrielle reste conditionné par des contraintes pratiques de sécurité et de fiabilité plutôt que par la seule sophistication du modèle. Walden capitalise sur l'écosystème de recherche construit par Tedrake au MIT et sur les relations nouées avec Toyota pendant son passage chez TRI, qui reste investisseur via Toyota Motor Corp. et Toyota Ventures. La startup revendique des partenariats stratégiques dans l'automobile, l'aérospatiale, les semi-conducteurs, l'électronique et les sciences de la vie, dans un paysage où elle se positionne face aux autres poids lourds de la robotique physique et de l'IA générale sans toutefois donner de détails supplémentaires sur ses prochaines étapes, promettant seulement d'en dire plus lors d'événements comme RoboBusiness 2026.

BusinessActu
1 source