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7 robots inspirés du vivant qui relèvent de vrais défis d'ingénierie
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7 robots inspirés du vivant qui relèvent de vrais défis d'ingénierie

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Six familles de robots à morphologie animale concentrent une part croissante des efforts en robotique appliquée, couvrant des secteurs aussi divers que l'inspection industrielle, le sauvetage en catastrophe, la maintenance offshore et l'aquaculture. Le quadrupède Spot, commercialisé par Boston Dynamics, est déjà opérationnel dans des centrales électriques, des installations pétrolières et des chantiers pour des missions de surveillance en environnement dangereux. Les robots serpents, dotés de corps segmentés articulés, ont été testés par des équipes de recherche et des équipes de secours pour localiser des survivants dans des décombres post-séisme, là où les plateformes conventionnelles ne peuvent pas pénétrer. Des robots grimpeurs reproduisent les micro-structures adhésives des pattes de gecko pour inspecter verticalement ponts et infrastructures. En milieu offshore, le robot Eelume, développé par la spin-off NTNU éponyme soutenue par Equinor et Kongsberg, adopte la locomotion ondulatoire de l'anguille pour inspecter pipelines et plateformes en restant déployé durablement sous l'eau. Des chercheurs du CIRTESU (Centre de recherche en robotique et technologies sous-marines) de l'Universitat Jaume I ont récemment testé à PortCastelló un poisson-robot biomimétique à propulsion par nageoires, sans hélices, équipé de sonar et de systèmes de vision, pour surveiller les filets de fermes aquacoles. Le laboratoire CREATE de l'EPFL a par ailleurs présenté un bras souple reposant sur une structure d'hélicoïde tronqué (trimmed helicoid), inspirée de la trompe d'éléphant et des tentacules de pieuvre, qui module rigidité et flexibilité localement pour permettre une manipulation délicate en contexte co-robotique.

Ces plateformes répondent à des problèmes industriels documentés, pas à des curiosités de laboratoire. Eelume modifie structurellement l'économie de la maintenance offshore : là où un ROV traditionnel nécessite un navire de surface et dépend de la météo, un système résident opère en continu, réduisant les coûts d'intervention. La propulsion par nageoires du robot valencien surpasse les hélices en discrétion et efficacité énergétique dans les milieux aquacoles. Spot constitue le cas commercial le plus avancé de la tendance, Boston Dynamics ayant livré plusieurs centaines d'unités à des industriels. Pour les autres familles, notamment les robots serpents, les tests restent majoritairement conduits en environnements contrôlés : le fossé sim-to-real pour des décombres réels n'est pas résolu. L'approche soft robotics de l'EPFL illustre une stratégie alternative : intégrer la compliance mécanique dans la conception plutôt que de la gérer par contrôle actif, ce qui simplifie considérablement l'implémentation en environnement co-robotique.

Boston Dynamics développe Spot depuis les travaux fondateurs de Marc Raibert au MIT ; l'entreprise a été rachetée par Hyundai en 2021 pour 1,1 milliard de dollars. Sur le segment quadrupède, la concurrence est vive : ANYbotics (ANYmal), Unitree (Go2, H1) et Ghost Robotics (Vision 60) ciblent les mêmes marchés industriels avec des positionnements prix différenciés. Eelume opère sur le marché oil & gas depuis plusieurs années avec le soutien de majors du secteur. En Europe, Pollen Robotics et Enchanted Tools développent des architectures à inspiration biologique, mais restent peu positionnés sur ces créneaux applicatifs précis. L'aquaculture robotisée bénéficie de financements croissants dans le cadre du Blue Deal européen, ce qui devrait accélérer les déploiements à l'image du projet de l'Universitat Jaume I. L'intégration de modèles VLA (vision-language-action) pour la compréhension contextuelle des tâches et la certification ATEX pour les robots industriels constituent les prochains jalons pour plusieurs de ces familles.

Impact France/UE

Plusieurs acteurs européens figurent parmi les leaders des niches couvertes, Eelume/NTNU (soutenu par Equinor et Kongsberg) sur la maintenance offshore résidente, l'EPFL sur la soft robotics co-robotique, l'Universitat Jaume I sur l'aquaculture, et le financement croissant via le Blue Deal européen devrait accélérer les déploiements dans ce secteur, créant des opportunités pour les startups françaises Pollen Robotics et Enchanted Tools si elles se positionnent sur ces créneaux applicatifs.

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Vendredi vidéo : les robots ont-ils vraiment besoin de jambes ?
1IEEE Spectrum Robotics 

Vendredi vidéo : les robots ont-ils vraiment besoin de jambes ?

Dans la compilation robotique hebdomadaire publiée le 13 juin 2026 par IEEE Spectrum, plusieurs démonstrations se distinguent par leur portée industrielle. Sanctuary AI annonce les résultats les plus précis : l'entreprise canadienne revendique un taux de réussite validé de 99,5 % sur une tâche d'insertion de connecteurs filaires en production réelle, avec un temps de cycle de 2,54 secondes, chez un équipementier automobile mondial de rang 1 non nommé. ANYbotics, fabricant suisse de robots quadrupèdes, documente de son côté un déploiement de l'ANYmal dans une cimenterie : une fissure sur le châssis d'un concasseur a été détectée avant qu'elle ne provoque un arrêt de production estimé à 630 000 dollars. Sur le front spatial, JPL-NASA teste ERNEST (Exploration Rover for Navigating Extreme Sloped Terrain) dans le désert du Colorado près de Plaster City (Californie) pour valider un logiciel de navigation autonome longue portée destiné à de futures missions lunaires et martiennes. Genesis présente Eno, décrit comme un "robot agentique" combinant IA et manipulation physique dans un châssis délibérément non humanoïde, construit intégralement par la startup. ABB Robotics annonce une collaboration avec PSYONIC pour intégrer les données tactiles de la prothèse Ability Hand dans son cobot GoFa, afin d'améliorer la préhension d'objets irréguliers ou fragiles. Le résultat de Sanctuary AI sur l'insertion de connecteurs est notable : cette tâche à haute précision, avec contraintes d'orientation et de force, constitue précisément le type d'opération qui résiste à l'automatisation standard et bloque la robotisation de nombreuses lignes d'assemblage automobile. Un taux de 99,5 % avec un cycle inférieur à 3 secondes correspond aux benchmarks exigés en production série, et non en conditions laboratoire. À noter toutefois que la démonstration vidéo reste sélective et qu'aucun chiffre de volume cumulé ni de durée de déploiement n'est communiqué. Le cas ANYbotics illustre la valeur économique directe de l'inspection robotique autonome : la détection préventive d'un défaut mécanique justifie à elle seule plusieurs années de leasing d'un quadrupède. La collaboration ABB-PSYONIC soulève une question plus structurelle : le fait de récupérer des données de préhension humaine via des prothèses portées au quotidien pour entraîner des robots industriels représente une approche originale du sim-to-real qui contourne partiellement la rareté des datasets de manipulation. Sanctuary AI, fondé à Vancouver en 2018, développe Phoenix, un humanoïde à vocation industrielle, mais cette démonstration implique son architecture "Physical AI" sur une plateforme non spécifiée. Genesis est un acteur récent qui positionne explicitement Eno comme un rejet du paradigme anthropomorphe dominant chez Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics, pariant sur la performance fonctionnelle plutôt que sur la ressemblance humaine. ANYbotics, spin-off de l'ETH Zurich, concurrence Boston Dynamics Spot et Exodigo sur le marché de l'inspection industrielle. Du côté spatial, GITAI (startup japonaise) prépare une mission de maintenance de satellite en orbite. Les prochaines conférences du secteur incluent RSS 2026 (Sydney, juillet), Actuate 2026 (San Francisco, août) et IROS 2026 (Pittsburgh, octobre), où plusieurs de ces travaux devraient être détaillés.

UEANYbotics (spin-off ETH Zurich, Suisse) et ABB Robotics (Suisse) sont deux acteurs européens majeurs dont les avancées, inspection autonome avec ROI documenté et nouvelle approche haptique pour cobots GoFa, renforcent directement la compétitivité de l'industrie robotique européenne.

IndustrielActu
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Vidéo : un chien robot effectue 33 000 inspections dans une cimenterie vieille de 150 ans
2Interesting Engineering 

Vidéo : un chien robot effectue 33 000 inspections dans une cimenterie vieille de 150 ans

Depuis début 2025, le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics est déployé en exploitation nocturne autonome à l'usine de ciment Vigier Ciment en Suisse, un site vieux de 150 ans abritant plus de 1 000 machines réparties sur six niveaux et trois unités de broyage. En seize mois d'exploitation, l'ANYmal a réalisé plus de 33 000 inspections couvrant 450 points de contrôle prédéfinis, sans intervention humaine. Pesant 50 kilogrammes, le robot embarque une caméra haute résolution pour la détection visuelle d'anomalies structurelles, une caméra thermique pour le suivi des températures sur roulements, moteurs et engrenages, un capteur de gaz mesurant les taux d'ammoniac, et un imageur acoustique capable de localiser des fuites d'air comprimé jusqu'à 50 mètres de distance. Ces capteurs ont permis quatre découvertes documentées : une fissure dans la fondation d'un concasseur détectée avant qu'elle ne provoque un arrêt estimé à 630 000 dollars de production perdue ; une montée en température d'un roulement vers 140 °C interceptée grâce à une réparation planifiée de huit heures ; des niveaux d'exposition à l'ammoniac identifiés dans des zones de déchargement jusque-là non mesurées ; et des fuites d'air dans des systèmes de filtration à cinquante mètres du sol localisées par imagerie acoustique. Ce déploiement constitue l'un des rares cas industriels documentés où un robot mobile autonome dépasse les 30 000 cycles opérationnels sans panne mécanique sur un site de production actif. Pour les responsables maintenance et les décideurs B2B, c'est moins la technologie embarquée qui retient l'attention que le modèle économique : ANYbotics affirme que l'ANYmal a récupéré plus que le coût total du programme sur la période, sans chiffrer précisément ce ratio. La capacité à détecter en amont des défaillances sur équipements rotatifs (roulements surchauffés, fondations fissurées) transforme l'inspection robotisée d'un outil de conformité HSE en levier direct de continuité de production. L'argument tient particulièrement pour les environnements à fort risque HSE et forte contrainte de disponibilité : chimie, ciment, pétrochimie, fonderies. L'ANYmal opère également les nuits et week-ends, intervalles que les rondes manuelles couvrent rarement, ce qui augmente structurellement la fréquence de détection des dérives thermiques ou mécaniques. ANYbotics est un spin-off de l'ETH Zurich fondé en 2016 ; le robot ANYmal y est développé depuis les premiers travaux du Robotic Systems Lab, publiés dès 2014. Les données collectées lors des patrouilles sont agrégées dans la plateforme logicielle Data Navigator d'ANYbotics. Sur ce segment de l'inspection robotique industrielle quadrupède, le principal concurrent est Boston Dynamics avec Spot, déployé chez des groupes pétroliers et chimiques comme BP, Aker BP ou BASF ; Ghost Robotics (États-Unis) et Unitree (Chine) sont également présents, mais avec peu de références industrielles lourdes en Europe. En France, aucun acteur comparable n'opère sur ce créneau spécifique, même si Exotec (AMR logistique) et Enchanted Tools (manipulation collaborative) adressent des niches adjacentes. Aucun calendrier d'extension du déploiement Vigier à d'autres sites n'a été officiellement annoncé.

UECe retour d'expérience suisse, avec métriques documentées sur 16 mois, constitue une référence exploitable pour les opérateurs industriels européens (ciment, chimie, pétrochimie) qui évaluent le ROI de l'inspection quadrupède autonome face à Boston Dynamics Spot.

IndustrielOpinion
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Les robots d'inspection industrielle peuvent désormais ouvrir des portes et s'authentifier automatiquement
3Interesting Engineering 

Les robots d'inspection industrielle peuvent désormais ouvrir des portes et s'authentifier automatiquement

La société suisse ANYbotics a annoncé un partenariat avec le spécialiste des accès dormakaba et le fournisseur d'identifiants numériques LEGIC Identsystems pour permettre à ses robots quadrupèdes ANYmal d'ouvrir seuls les portes et de s'authentifier aux entrées à accès restreint dans les sites industriels. Pour les portes non verrouillées, un capteur radar détecte l'approche du robot et déclenche un motorisateur de porte battante dormakaba, modèle ED 100 ou ED 250, installé en rétrofit sur des portes existantes, sans nécessiter de portes dédiées aux robots ; le système fonctionne en intérieur, en extérieur et sur des portes coupe-feu. Pour les zones verrouillées, ANYmal embarque un module de sécurité LEGIC qui lui confère une identité numérique : le robot sollicite électroniquement l'accès auprès du système de gestion exos de dormakaba, qui vérifie ses permissions avant de déverrouiller. David Fuller, Chief Innovation Officer chez dormakaba, présente ce pilote comme une extension des solutions d'accès, historiquement pensées pour des utilisateurs humains, à l'authentification de machines autonomes. Il s'agit à ce stade d'un pilote conjoint entre les trois entreprises, et non d'un produit commercialisé à grande échelle ni d'un déploiement généralisé sur des sites clients. Pour les exploitants de sites énergétiques, miniers, chimiques ou métallurgiques, l'enjeu est concret : les robots d'inspection quadrupèdes savent déjà naviguer dans des environnements complexes, mais une simple porte fermée ou un sas sécurisé suffisait jusqu'ici à interrompre une mission et à nécessiter l'intervention d'un opérateur humain. En couvrant plusieurs bâtiments et zones sans casser les procédures d'audit et de contrôle d'accès existantes, ce type d'intégration pourrait élargir le périmètre réel des missions d'inspection autonome, un facteur limitant souvent sous-estimé par rapport aux progrès de la locomotion ou de la perception. Le système conserve aussi les dispositifs anti-intrusion existants (sas, interlocks, caméras, agents de sécurité), répondant ainsi au risque qu'une personne profite du passage du robot pour s'introduire sans autorisation dans une zone protégée. ANYbotics, fondée à l'origine par des chercheurs de l'ETH Zurich, s'est positionnée depuis plusieurs années sur l'inspection industrielle autonome avec sa gamme ANYmal, sur un marché où elle concurrence notamment Boston Dynamics et son robot Spot, également déployé dans l'inspection d'installations industrielles. LEGIC apporte son savoir-faire en identifiants numériques sécurisés, déjà utilisé dans le contrôle d'accès aux bâtiments, tandis que dormakaba gère l'automatisation des portes et la gestion des droits d'accès. La solution intègre également une fonction de télé-assistance permettant à un opérateur distant de reprendre la main, modifier une mission ou renvoyer le robot à sa station de charge en cas de blocage. Les trois partenaires n'ont pas communiqué de calendrier précis pour un déploiement commercial au-delà de ce pilote.

UELe pilote implique trois entreprises suisses (ANYbotics, dormakaba, LEGIC) actives sur le marche européen de la robotique industrielle et du contrôle d'accès, sans déploiement ni acteur français a ce stade.

IndustrielActu
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Raise Robotics dévoile ses projets de robots de revêtement pour chantiers navals
4Robotics & Automation News 

Raise Robotics dévoile ses projets de robots de revêtement pour chantiers navals

Raise Robotics a dévoilé son intention de développer des robots d'application de revêtement pour l'industrie de la construction navale. Ces systèmes visent à peindre de grandes surfaces de coques de manière autonome, sans que la machine n'ait à ramper physiquement dessus. L'entreprise conçoit ses robots pour répondre aux certifications requises en atmosphères explosives, en visant notamment la conformité ATEX Zone 2, norme utilisée dans les halls de peinture où s'accumulent des vapeurs de solvants inflammables. Raise Robotics présente le revêtement des coques comme un goulot d'étranglement majeur des chantiers navals. Aucun chiffre de charge utile, de temps de cycle ni de calendrier de déploiement n'a été communiqué à ce stade: il s'agit d'une annonce d'intention, pas d'un produit livré. Le revêtement des coques reste une tâche pénible et dangereuse: travail répétitif sur de vastes surfaces, exposition à des vapeurs toxiques et inflammables, contraintes réglementaires qui ont jusqu'ici limité le recours à l'automatisation classique. En ciblant explicitement la conformité ATEX, Raise Robotics s'attaque à la principale barrière ayant cantonné cette tâche à des opérateurs humains lourdement protégés. Pour les chantiers navals, un robot autonome capable de peindre sans contact direct avec la structure représenterait un gain potentiel sur les délais de production et la sécurité au travail, dans un secteur confronté à une pénurie de main d'oeuvre pour ces postes peu attractifs. Sans essai documenté sur site réel, l'annonce reste toutefois une promesse technologique plus qu'une solution éprouvée. Le communiqué ne détaille ni l'historique ni les financements de Raise Robotics, et ne cite aucun concurrent direct sur ce créneau de niche au sein du marché plus large des robots industriels de revêtement et de sablage. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce. La suite attendue porte sur la validation des certifications ATEX Zone 2 et sur d'éventuels essais pilotes en conditions réelles de chantier, étapes nécessaires avant tout déploiement commercial.

IndustrielActu
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