Aller au contenu principal
Une société américaine dévoile des humanoïdes et robots avec un nouvel écosystème pour l'intelligence incarnée
HumanoïdesInteresting Engineering 

Une société américaine dévoile des humanoïdes et robots avec un nouvel écosystème pour l'intelligence incarnée

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
Une société américaine dévoile des humanoïdes et robots avec un nouvel écosystème pour l'intelligence incarnée
▶ Voir sur YouTube

Faraday Future (FF), entreprise californienne principalement connue comme constructeur de véhicules électriques en difficulté, a présenté le 18 juin 2026 à son nouveau siège d'El Segundo (Californie) une gamme robotique baptisée "EAI Robot World", articulée autour de six séries de produits. La pièce maîtresse est le robot humanoïde Futurist, redessiné : 54 kg (14 % plus léger que son prédécesseur), 31 degrés de liberté (DOF), un couple au niveau du genou de 320 Nm et une vitesse de pointe annoncée à 17,7 km/h, alimenté par un double pack batterie promettant 6 heures d'autonomie. L'architecture logicielle repose sur un modèle Vision-Language-Action (VLA) couplé à un "World Model" pour la perception et la prise de décision autonome. Aucun tarif ni client n'ont été dévoilés pour le Futurist : FF a renvoyé au salon Automate 2026 à Chicago, le 22 juin. En revanche, le quadrupède FX Navi, 8 kg, 12 articulations motorisées, utilisant un smartphone (iOS ou Android) glissé dans un module tête comme unité de calcul, est disponible immédiatement à 1 990 dollars, ciblant la salle de classe et l'usage domestique. Deux formats supplémentaires ont été esquissés : Master Mini (~1 m, compétitions de robotique éducative) et Nova (~50 cm, robot compagnon enfant), sans date ni prix communiqués.

La stratégie "one brain, multiple forms" de FF, qui consiste à partager une même couche d'intelligence VLA+World Model sur plusieurs facteurs de forme, est cohérente avec ce que font NVIDIA (GR00T N2) ou Physical Intelligence (pi-0) côté logiciel, et mérite d'être distinguée des approches produit unique. Toutefois, la prudence s'impose : les performances du Futurist (320 Nm, 17,7 km/h) sont comparables aux annonces récentes d'Unitree ou Figure AI, mais sans démonstration publique indépendante ni données de cycle réel, elles restent des chiffres de fiche technique. L'usage d'un smartphone comme cerveau du FX Navi réduit les coûts mais impose des contraintes de puissance de calcul qui limiteront les cas d'usage autonomes avancés. À ce stade, le Futurist est une annonce de produit, pas un déploiement ; le FX Navi, lui, est un produit livrable.

Faraday Future porte un passif lourd : introduction en bourse via SPAC en 2021, multiples alertes de continuité d'exploitation, enquête de la SEC, et départ de son fondateur Jia Yueting dans le chaos. Ce pivot vers la robotique s'inscrit dans un mouvement plus large d'entreprises tech/EV cherchant un second souffle dans l'IA incarnée. Sur le segment humanoïde commercial, FF affronte Figure AI (Figure 03, déployé chez BMW), Tesla (Optimus Gen 3, production interne), Agility Robotics (Digit, partenariat Amazon), et en Europe Wandercraft ou Enchanted Tools, acteurs qui cumulent davantage de déploiements terrain. La prochaine échéance concrète est Automate 2026 le 22 juin, où FF devra fournir prix, volumes et clients réels pour le Futurist, faute de quoi l'annonce restera dans la catégorie teaser.

À lire aussi

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts
1Interesting Engineering 

Une entreprise américaine dévoile R-Noid, un robot humanoïde pour les usines, hôtels et entrepôts

Robot.com, société américaine, a annoncé le lancement commercial de R-Noid, un robot humanoïde destiné aux environnements industriels, logistiques, hospitaliers et de restauration. Proposé selon un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), le système serait déployable en huit à douze semaines, de l'évaluation initiale du site jusqu'à l'opération autonome. R-Noid mesure 1,7 mètre, pèse 90 kilogrammes, et embarque deux bras à 7 degrés de liberté (7-DOF) capables de manipuler des charges allant jusqu'à 4 kilogrammes chacun, complétés par un torse articulé à 4-DOF offrant une portée verticale de 0 à 1,9 mètre. Sa base mobile holonome permet des déplacements omnidirectionnels sans modification des infrastructures existantes. Au lancement, le robot couvre 19 tâches réparties en cinq catégories : Restaurant Assistant, Packer, Picker, Folder et Host, comprenant notamment le montage de cartons, le picking en entrepôt, le transfert de pièces plastiques sur lignes de production, le support en cuisine et le pliage de linge. L'autonomie annoncée est d'environ trois heures sur batterie, avec la possibilité de fonctionner en continu branché au secteur, et une architecture d'effecteurs terminaux modulaire permet de changer d'outil selon la tâche. Ce qui distingue techniquement R-Noid, c'est l'empilement logiciel retenu. La manipulation est pilotée par pi-0.7, le modèle vision-langage-action (VLA) développé par Physical Intelligence, dont les travaux sur les politiques généralisées font référence dans la communauté robotique. La navigation et l'autonomie terrain reposent sur les Foundation Field Models (FFM) de FieldAI, conçus pour opérer sans cartographie préalable dans des environnements dynamiques. L'inférence embarquée est assurée par des modules NVIDIA Jetson, et la validation pré-déploiement passe par NVIDIA Isaac Sim. Ce choix d'assembler trois couches tierces spécialisées plutôt que de développer une stack propriétaire reflète une tendance croissante chez les intégrateurs humanoïdes. Reste que le RaaS humanoïde n'a pas encore fait ses preuves à l'échelle industrielle : l'annonce ne mentionne ni clients nommés ni volumes déployés, ce qui la place davantage du côté du lancement commercial que du déploiement réel en production. Robot.com s'inscrit dans une vague d'acteurs cherchant à industrialiser l'humanoïde en contournant la difficulté du hardware par un modèle de service. Ses concurrents directs incluent Figure AI avec le Figure 03 déployé chez BMW, Agility Robotics présent chez Amazon, 1X Technologies et Apptronik, tous positionnés sur les marchés industriels et logistiques. Du côté européen, Wandercraft développe Atalante X pour la rééducation médicale, et la française Enchanted Tools positionne Miroka sur l'hospitalité, segment également ciblé par la catégorie Host de R-Noid. Aucune tarification n'est communiquée. Les prochaines étapes seront déterminantes : Robot.com devra démontrer que ses délais de déploiement de huit à douze semaines tiennent en conditions réelles, et que pi-0.7 maintient ses performances hors des environnements contrôlés où les VLA ont jusqu'ici surtout été validés.

UEL'entrée de R-Noid sur le segment hospitalité crée une pression concurrentielle directe pour la française Enchanted Tools (Miroka) et indirectement pour Wandercraft, en illustrant la rapidité à laquelle des acteurs américains s'attaquent aux niches où des acteurs européens se positionnaient.

HumanoïdesOpinion
1 source
Le robot humanoïde reçoit une tête avec écran OLED incurvé pour améliorer son efficacité
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde reçoit une tête avec écran OLED incurvé pour améliorer son efficacité

LG Display a présenté au SID Display Week 2026 de Los Angeles un écran P-OLED de 7,2 pouces conçu spécifiquement pour les robots humanoïdes, marquant la première démonstration publique d'un tel composant par l'entreprise coréenne. Le panneau repose sur la troisième génération de la plateforme Tandem OLED de LG, rebaptisée "Tandem OLED" pour les usages robotiques, et utilise un substrat plastique en polyimide plutôt que du verre, ce qui lui confère une flexibilité suffisante pour épouser les surfaces courbes d'un visage mécanique. L'interface affiche des informations fonctionnelles, niveau de batterie, météo, mode veille, calendrier, salutations, tandis que la majorité de l'écran reste éteinte lors des démonstrations, exploitant le principe OLED où chaque pixel s'éteint indépendamment. Résultat : la troisième génération Tandem réduit la consommation énergétique de 18 % par rapport à la génération précédente, limitant la dissipation thermique dans un châssis où les composants électroniques sont sensibles à la chaleur. Le panneau atteint 1 000 nits de luminosité, opère entre -30 °C et 85 °C, et est qualifié pour plus de 15 000 heures de fonctionnement, des spécifications empruntées à la filière OLED automobile du groupe. L'enjeu industriel de cette annonce va au-delà de l'esthétique : un écran facial n'est pas qu'un gadget de communication HRI (human-robot interaction), c'est un composant thermique, énergétique et mécanique à part entière. Pour les intégrateurs de robots de service, la capacité à afficher un statut opérationnel sans drain notable sur la batterie, tout en résistant aux contraintes thermiques d'un environnement industriel ou domestique, représente un critère de sélection concret. La flexibilité du substrat ouvre par ailleurs la voie à des designs de carrosserie moins contraints par la géométrie plane des dalles rigides. Il est toutefois utile de noter que LG Display parle pour l'instant d'un prototype présenté en salon : aucun engagement de production en série ni de fenêtre de disponibilité commerciale n'a été communiqué. Ce dévoilement s'inscrit dans la stratégie plus large de LG Electronics, qui a lancé le robot humanoïde LG CLOiD en janvier 2026 au CES de Las Vegas. CLOiD embarque deux bras articulés à 7 degrés de liberté chacun, cinq doigts à actionnement indépendant, une base mobile autonome et une tête-hub équipée de caméras, capteurs et d'une interface IA reposant sur des modèles VLM (Vision Language Model) et VLA (Vision Language Action), entraînés sur plusieurs dizaines de milliers d'heures de données de tâches domestiques. LG a également annoncé LG Actuator AXIUM, une plateforme d'actionneurs modulaires destinée aux robots de service et aux appareils électroménagers intelligents. Sur ce segment, LG se positionne en concurrent direct de Samsung Robotics, Boston Dynamics (Spot/Atlas chez Hyundai) et des acteurs spécialisés comme Enchanted Tools en France, qui développe Miroki pour des usages hospitaliers et de services.

HumanoïdesOpinion
1 source
Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains
3Interesting Engineering 

Un nouveau guide dévoile les technologies clés dont les robots humanoïdes ont besoin pour agir comme des humains

ROBO Global, la société qui gère l'indice ROBO Global Robotics and Automation, a publié un guide destiné à expliquer les technologies nécessaires à la construction d'un robot humanoïde fonctionnel. Le document découpe le robot en trois briques : le "cerveau" (processeurs IA embarqués, caméras, LiDAR, capteurs tactiles), le "corps" (actionneurs rotatifs et linéaires, réducteurs harmoniques à fort couple) et l'"énergie" (batteries, avec un focus sur les batteries à état solide). Le guide ne cite aucun modèle précis ni aucune date de sortie, il reste volontairement générique : les caméras et le LiDAR servent à cartographier l'environnement en trois dimensions, les capteurs tactiles dans les mains permettent d'ajuster la force de préhension entre une casserole lourde et un verre fragile, et les puces IA embarquées font office de système nerveux central pour la perception, la planification de mouvement et l'équilibre en temps réel. L'intérêt de ce document n'est pas une percée technique mais un signal de marché : il confirme que la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes, puces IA, capteurs, actionneurs, engrenages de précision, batteries, est en train de devenir une filière commerciale à part entière, et plus seulement un empilement de prototypes maison développés en interne par chaque fabricant. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela veut dire des composants plus standardisés et potentiellement plus accessibles à court terme. Mais il faut lire ce guide pour ce qu'il est : un contenu pédagogique produit par un fournisseur d'indice boursier centré sur la robotique, donc orienté vers les investisseurs plutôt qu'un compte rendu de déploiement réel. Aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté, de temps de cycle ou de volume ne vient étayer les affirmations, ce qui limite sa valeur informative face à une annonce produit concrète. Ce guide arrive alors que le secteur des humanoïdes multiplie les annonces, entre nouveaux modèles commerciaux et modèles de fondation vision-langage-action censés leur donner de l'autonomie. ROBO Global, dont l'activité consiste à indexer et suivre les valeurs du secteur robotique et automatisation pour les marchés financiers, cherche ici à cadrer le narratif de croissance qu'elle promeut auprès de ses investisseurs. Le document anticipe une demande croissante pour les fournisseurs de composants, en parallèle du déploiement progressif des humanoïdes dans les foyers, les usines, les entrepôts et les services, sans toutefois avancer de calendrier précis ni de pilote industriel nommé.

HumanoïdesTuto
1 source
Xynova dévoile une main dextérique hybride de deuxième génération pour robots humanoïdes
4Pandaily 

Xynova dévoile une main dextérique hybride de deuxième génération pour robots humanoïdes

La startup Xynova a présenté sa main dextère hybride de deuxième génération (Gen-2), destinée aux plateformes de robots humanoïdes. L'architecture combine des actionneurs rigides, qui garantissent précision et force, avec des éléments à compliance douce inspirés de la soft robotics, capables de s'adapter à des objets de formes, textures et rigidités variables. L'ensemble constitue un système d'actionnement hybride qui vise à dépasser les limites des préhenseurs industriels standards, inaptes à la manipulation fine. À noter : Xynova n'a divulgué aucun chiffre technique concret, ni nombre de degrés de liberté (DOF), ni charge utile nominale, ni temps de cycle, ni tarification. Ce dévoilement s'apparente davantage à un teaser produit qu'à un lancement commercial. La qualité des effecteurs terminaux constitue aujourd'hui l'un des principaux goulots d'étranglement dans la commercialisation des robots humanoïdes. La transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements industriels réels exige une manipulation adaptative que les mains rigides actuelles ne permettent pas encore. L'approche hybride de Xynova, si elle tient ses promesses en conditions réelles, pourrait résoudre partiellement le "manipulation gap" qui freine l'adoption par les intégrateurs et les industriels. Pour un COO de logistique ou un intégrateur AMR, la capacité à traiter des articles non standardisés sans reprogrammation est un prérequis commercial. C'est précisément ce marché que cible Xynova, même si l'absence de benchmarks indépendants et de vidéos de manipulation complexe limite toute évaluation objective à ce stade. L'annonce s'inscrit dans une accélération visible du marché des mains dextères pour humanoïdes. Tesla (Optimus Gen 3), Figure (Figure 03) et un nombre croissant d'acteurs chinois investissent massivement dans la fermeture du gap de manipulation, reconnu comme le principal verrou technique avant une industrialisation à grande échelle. Des acteurs comme Sanctuary AI, Shadow Robot ou le projet open-source LEAP Hand ont déjà proposé des architectures concurrentes sur ce segment. Xynova se positionne comme fournisseur de composants pour écosystème humanoïde plutôt que comme constructeur de plateforme complète, un modèle qui pourrait séduire les intégrateurs cherchant à upgrader des plateformes existantes. Aucune date de disponibilité commerciale ni partenariat de déploiement n'ont été annoncés.

HumanoïdesOpinion
1 source