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Une entreprise norvégienne dévoile le premier capteur ultrasonique 3D certifié au monde pour des robots plus sûrs
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Une entreprise norvégienne dévoile le premier capteur ultrasonique 3D certifié au monde pour des robots plus sûrs

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Une entreprise norvégienne dévoile le premier capteur ultrasonique 3D certifié au monde pour des robots plus sûrs
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L'entreprise norvégienne Sonair a dévoilé ADAR One, présenté comme le premier capteur ultrasonique 3D certifié pour la sécurité au monde destiné à la collaboration homme-robot. Le dispositif utilise une technologie de détection et télémétrie acoustique (ADAR) pour offrir un champ de perception spatiale tridimensionnelle de 180°×180°, permettant de détecter personnes et obstacles à toutes les hauteurs, contrairement aux capteurs de sécurité 2D classiques qui présentent des angles morts. Conçu pour les robots mobiles autonomes, les humanoïdes et les systèmes d'automatisation industrielle, ADAR One fonctionne comme une couche de sécurité indépendante des caméras, des logiciels d'IA et des systèmes de contrôle de mouvement, vérifiant en continu que l'environnement du robot est sûr avant et pendant son fonctionnement. Sonair précise qu'il s'agit du premier système embarqué certifié sécurité développé en Rust, langage réputé pour la fiabilité logicielle qu'il apporte. Le capteur est entré en production en série et équipe déjà des robots industriels : depuis le lancement de sa version bêta il y a un an, plus de 80 entreprises de robotique dans le monde l'ont évalué via le programme de test de Sonair, et plusieurs préparent désormais des déploiements commerciaux suite à l'obtention de la certification.

Cette annonce s'attaque à un angle mort réel du secteur : à mesure que les robots gagnent en capacités grâce à l'IA, les systèmes de sécurité peinent à suivre, la difficulté principale résidant moins dans l'intelligence embarquée que dans la détection humaine fiable en toutes circonstances. En obtenant une certification conforme à certaines des normes de sécurité industrielle les plus strictes, ainsi qu'une approbation au titre de la réglementation européenne sur les machines, Sonair propose une alternative crédible aux scanners laser 2D omniprésents dans l'industrie. Pour les intégrateurs système, l'intérêt est double : une couverture 3D complète réduit à la fois la complexité de conception et le coût par rapport à la superposition de plusieurs capteurs 2D, et le format compact permet une intégration dans des AMR, des véhicules à guidage automatisé ou des cobots sans refonte majeure. Pour les fabricants de robots humanoïdes en particulier, cela ouvre la possibilité d'embarquer une couche de sécurité certifiée supplémentaire directement dans le corps du robot, en complément des caméras et de l'IA, un enjeu central alors que ces machines sont appelées à évoluer physiquement proches des humains en usine ou en entrepôt.

Le lancement s'inscrit dans une phase de maturation plus large de la robotique collaborative, où la certification devient un différenciateur commercial autant qu'une contrainte réglementaire, comme le souligne le PDG de Sonair, Knut Sandven, qui évoque une "charge d'ingénierie" transformée en "différenciateur commercial pour toutes les parties prenantes". Le sujet fait écho à d'autres avancées récentes en perception robotique, comme les capteurs tactiles à changement de couleur développés par des chercheurs européens pour restituer le toucher en temps réel. Reste que les affirmations de Sonair (certification, standards visés, nombre d'entreprises évaluatrices) proviennent essentiellement du communiqué de l'entreprise elle-même, sans détail public sur les organismes certificateurs précis ni sur les clients ayant déjà engagé un déploiement commercial concret, ce qui invite à une lecture prudente en attendant des retours d'intégrateurs indépendants.

Impact France/UE

La certification d'ADAR One selon le règlement européen sur les machines en fait une option crédible pour les intégrateurs et fabricants de robots industriels et humanoïdes opérant en Europe.

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AMD dévoile le module Kria pour le contrôle en temps réel et la mémoire unifiée des robots
1Robotics Business Review 

AMD dévoile le module Kria pour le contrôle en temps réel et la mémoire unifiée des robots

AMD a dévoilé sa nouvelle gamme Ryzen AI Embedded X100, associée à la plateforme Kria AI Robotics, pour cibler les charges de calcul de l'IA physique. Le fabricant promet un contrôle temps réel déterministe, une mémoire unifiée entre CPU, GPU et NPU, et une pile logicielle ouverte non liée à un fournisseur unique. Le X100 succède au P100 et devient le SoC phare de la gamme robotique d'AMD. Il vise le temps réel "ferme" via des optimisations Linux et BIOS, avec une latence d'interruption ciblée sous 7 microsecondes, complétées par des fonctions de qualité de service AMD (réservation de cache L3, allocation de bande passante mémoire, isolation des threads). Pour le temps réel "dur", AMD recommande une virtualisation par hyperviseur Zen, une machine virtuelle FreeRTOS et l'isolation de VM. Le module Kria AI SoM, bâti sur ce SoC, adopte le format standard COM-HPC plutôt qu'un connecteur propriétaire, avec une fermeture de boucle de contrôle annoncée à 1,5 microseconde. Selon Rob Bauer, responsable produit chez AMD pour le portefeuille APU embarqué x86, la puce délivrerait trois fois la puissance de calcul FP32 du NVIDIA Thor sur des charges de traitement du signal, un segment où AMD dit rester compétitif malgré l'optimisation poussée de Thor pour l'inférence. Cette annonce vise directement la position dominante de NVIDIA sur l'IA physique, incarnée par ses puces Orin et Thor, en offrant aux intégrateurs une alternative capable, selon AMD, de mettre la pression sur les prix. La mémoire unifiée réduit les copies de données entre unités de calcul, un point sensible pour la perception, la fusion de capteurs et la planification de trajectoire, tâches critiques pour les bras industriels, les robots mobiles autonomes et les humanoïdes. Un stack logiciel ouvert, non verrouillé, répond aussi à une demande croissante des intégrateurs de ne pas dépendre d'un seul écosystème propriétaire. Les chiffres avancés (3,4 fois la performance temps réel du Thor T5000, 1,6 fois de capacité de calcul disponible, 2,3 fois de capacité pour l'IA agentique) restent toutefois des mesures internes d'AMD, sans benchmark indépendant publié à ce stade, ce qui invite à la prudence sur leur portée réelle en conditions de déploiement. L'offensive s'accompagne du lancement du Robotics Development Kit, de la suite logicielle open source AMD Robotics Sophie Suite, et d'un réseau de partenaires robotique. Cette stratégie plein-stack doit être présentée plus en détail lors du salon RoboBusiness 2026. Il s'agit pour l'instant d'une annonce de plateforme et de composants, pas encore de déploiements industriels documentés à grande échelle, un point que le secteur devra vérifier une fois les premiers intégrateurs équipés du Kria AI SoM.

InfrastructureActu
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RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique
2Robotics Business Review 

RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique

RealSense a présenté le D585 Pro à l'Automate 2026 (stand 12036), une caméra de profondeur à traitement IA embarqué destinée aux robots humanoïdes, aux AMR (robots mobiles autonomes), aux bras cobots et aux systèmes d'inspection industrielle. La commercialisation est prévue pour le premier trimestre 2027. Le capteur est construit autour d'un SoC propriétaire de cinquième génération intégrant un moteur de profondeur, un processeur ISP, un DSP, des accélérateurs IA dédiés et un ARM quadricœur. Les spécifications annoncées : champ de vision de 120x100°, 60 images par seconde à 1280x960, portée minimale inférieure à 15 cm en pleine résolution, portée maximale supérieure à 10 mètres, indice IP65 en standard sur chaque unité, connectivité GMSL2 et USB-C avec synchronisation matérielle. RealSense revendique une qualité de profondeur deux fois supérieure à sa génération précédente et une réduction du bruit doublée. À la livraison, le traitement de profondeur amélioré et la détection de personnes fonctionneront en bêta directement sur le SoC, sans charge CPU hôte. Des capacités supplémentaires, dont l'odométrie visuo-inertielle (VIO), la génération de grille d'occupation, la calibration automatique et la détection de visages, seront ajoutées via mises à jour SDK après disponibilité générale. Le D585 Pro cible deux limitations structurelles des caméras de profondeur actuelles en robotique : la plage proche et la dépendance au calcul hôte. En descendant à moins de 15 cm en pleine résolution, RealSense revendique un avantage de 2,5x sur le concurrent le plus proche, sans le nommer, ce qui ouvre des cas d'usage jusqu'ici difficiles à couvrir avec un seul capteur : picking en bac, inspection à courte portée, scan de rayonnages denses. Le flux RGB dual synchronisé, deux flux 30 FPS couleur et profondeur fusionnés sur caméra sans overhead CPU, est directement pertinent pour les pipelines VLA dont dépendent des systèmes comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA, qui requièrent une perception couleur-profondeur synchronisée. Le modèle logiciel évolutif, où de nouvelles capacités arrivent par SDK sans remplacement matériel, est un changement de paradigme commercial notable dans un secteur où les cycles de qualification hardware sont longs et coûteux pour les intégrateurs. RealSense est une marque historiquement liée à Intel, qui avait progressivement retiré ses investissements dans la perception 3D avant de céder l'activité. La société s'est repositionnée sous direction indépendante, avec Nadav Orbach comme CEO. Elle évolue dans un marché sous forte pression concurrentielle : Luxonis (OAK-D), Orbbec, Stereolabs (ZED X), et des acteurs industriels comme Photoneo ou SICK occupent des segments adjacents. La promesse d'un capteur unique couvrant 15 cm à 10 m, utilisable en intérieur comme en extérieur à 60 FPS avec IA embarquée, est techniquement ambitieuse. Aucun partenaire de déploiement n'a été nommé publiquement à ce stade, et les performances annoncées reposent sur des données fabricant non validées par des tiers indépendants. La livraison effective au premier trimestre 2027 constituera le vrai test de maturité de la plateforme.

InfrastructureOpinion
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Nouvelle antenne de 10 watts permet aux robots sous-marins de communiquer à 700 mètres de profondeur
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Nouvelle antenne de 10 watts permet aux robots sous-marins de communiquer à 700 mètres de profondeur

Des chercheurs de l'Université de Floride ont publié dans l'IEEE Journal of Oceanic Engineering les résultats de BlueME, un système d'antennes magnétoélectriques compactes conçu pour la communication entre robots sous-marins autonomes. Le système consomme au maximum 10 watts, moins qu'un système de caméra stéréo standard, tout en maintenant des liaisons de données stables entre deux AUV (véhicules sous-marins autonomes) séparés par plus de 700 mètres. Il émet des signaux électromagnétiques à très basse fréquence (VLF) et basse fréquence (LF) en exploitant la résonance mécanique naturelle d'un réseau d'éléments magnétoélectriques qui vibrent pour générer le signal, plutôt que de forcer une transmission brute à travers le milieu aquatique. Le projet est piloté par le Dr Md Jahidul Islam, spécialiste de la robotique marine, en collaboration avec le Dr Adam Khalifa, dont les recherches portent habituellement sur les implants médicaux sans fil miniaturisés, une combinaison interdisciplinaire qui a directement inspiré l'approche technique. L'enjeu est considérable pour les opérations multi-AUV actuelles : faute de canal de communication suffisant, les drones sous-marins ne peuvent échanger que des informations rudimentaires, et toute mise à jour de mission ou transmission de données complexes oblige les engins à remonter en surface, interrompant les opérations et allongeant massivement les cycles. BlueME cherche à combler ce vide en proposant une liaison robuste là où les technologies acoustiques (sonar) souffrent des échos et de la turbidité, et où les communications optiques laser sont bloquées par les particules en suspension. Les 10 watts affichés sont une métrique utile, mais les conditions réelles de test (profondeur, salinité, configurations multi-antennes) ne sont pas encore entièrement documentées dans les communiqués disponibles, un point à suivre lors des prochaines publications. Si les performances se confirment en déploiement réel, les intégrateurs de systèmes offshore et les opérateurs de surveillance environnementale disposeraient d'un outil permettant, selon les termes d'Islam, qu'un robot "ping" l'opérateur toutes les dix minutes pour permettre des décisions en temps réel sans interrompre la mission. L'idée centrale est née d'une analogie inattendue : le corps humain est lui-même constitué d'eau légèrement salée, un environnement que Khalifa a passé des années à traverser avec des signaux sans fil pour ses implants. Cette convergence disciplinaire a conduit l'équipe à réexaminer les contraintes physiques de la propagation sous-marine depuis une perspective biomédicale. Le brevet provisoire a été déposé et l'équipe recherche activement des partenariats industriels pour passer du prototype à l'intégration sur des sous-marins autonomes commerciaux. Dans le paysage concurrentiel, BlueME se positionne face aux systèmes de modems acoustiques (WaterLinked, EvoLogics) et aux communications optiques sous-marines (Sonardyne BlueComm), en promettant une immunité aux perturbations sédimentaires que ces deux approches ne peuvent garantir. Les prochaines étapes annoncées portent sur le financement, la montée en échelle du prototype et les premiers essais sur plateformes commerciales.

UELa technologie BlueME représente une concurrence potentielle pour EvoLogics (Allemagne) et Sonardyne (Royaume-Uni), acteurs européens des communications acoustiques sous-marines pour AUV.

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Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale
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Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale

L'université Rice et la NASA ont dévoilé lors de la conférence ICRA 2026 à Vienne le premier simulateur open source au monde dédié à la robotique intravéhiculaire, baptisé iMETRO Dynamic Simulation. Développé conjointement par une équipe de Rice et du Johnson Space Center, l'outil reproduit sous forme de jumeau numérique haute fidélité l'installation physique iMETRO de la NASA, avec ses maquettes grandeur nature d'intérieurs de vaisseaux spatiaux et d'habitats lunaires. Le cœur du simulateur repose sur un modèle détaillé de manipulateur robotique à huit degrés de liberté (8-DOF), représentatif des plateformes utilisées pour les opérations spatiales. La plateforme s'appuie sur ROS 2 et sur le moteur physique MuJoCo, permettant d'utiliser les mêmes modèles de robots dans les deux environnements sans modification majeure, et intègre un outil de conversion facilitant le passage du logiciel de la simulation vers le robot réel. Lors d'une démonstration, l'équipe a développé une application robotique entièrement en simulation puis l'a déployée sur l'installation physique iMETRO en moins d'une journée. Cette ouverture change la donne pour un secteur de la recherche spatiale historiquement bridé par l'absence d'environnements de simulation publics capables de reproduire fidèlement les contraintes de manipulation en microgravité et dans des espaces confinés. Jusqu'ici, l'essentiel des développements reposait sur des outils propriétaires ou un accès restreint aux installations d'essai de la NASA, ce qui limitait la collaboration entre laboratoires et ralentissait l'innovation. En rendant ce jumeau numérique accessible gratuitement, Rice et la NASA permettent à des équipes de recherche du monde entier de concevoir, tester et valider des logiciels robotiques sans avoir besoin d'un accès physique au Johnson Space Center. Le transfert simulation-vers-réel effectué en moins de 24 heures constitue une validation concrète de la fidélité du jumeau numérique, un point souvent contesté dans les annonces de ce type, et illustre un raccourcissement réel des cycles de développement plutôt qu'une simple promesse marketing. Les robots manipulateurs visés doivent prendre en charge des tâches de logistique et de maintenance à bord des vaisseaux et futurs habitats lunaires, comme le transport de fournitures, le déplacement de cargaisons ou le rangement d'équipements, afin de réduire la charge de travail des astronautes lors des missions longue durée vers la Lune et au-delà. La maintenance et la logistique routinières occupent en effet une part importante du temps d'équipage, et leur automatisation partielle libérerait du temps pour la recherche scientifique. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de développement d'architectures modulaires permettant de tester rapidement de nouveaux logiciels et configurations matérielles dans des maquettes de vaisseaux reconfigurables, sans dépendre des créneaux d'accès limités aux infrastructures physiques de la NASA.

UECe simulateur open source pourrait profiter aux laboratoires de recherche européens en robotique spatiale, mais aucun acteur français ou européen n'est implique dans son développement.

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