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L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen
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L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen

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L'entreprise américaine mise sur des robots industriels plus intelligents et plus rapides avec un nouvel accord sud-coréen
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Le fabricant américain Grid Dynamics a annoncé un partenariat stratégique avec le sud-coréen Doosan Robotics pour accélérer le déploiement de "physical AI" dans l'industrie manufacturière et la logistique. Grid Dynamics va fournir aux clients des cobots Doosan sa plateforme GAIN (Grid Dynamics AI-Native), une pile logicielle combinant manipulation robotique pilotée par modèles Vision-Language-Action (VLA), jumeaux numériques NVIDIA Omniverse, vision par ordinateur et supervision IoT. Doosan, l'un des grands fabricants mondiaux de cobots, propose une gamme allant de la série A polyvalente à la série H pour charges lourdes jusqu'à 25 kg, en passant par la série P certifiée NSF pour l'agroalimentaire et le pharmaceutique. Les cobots Doosan, équipés de capteurs de force et de couple, travaillent sans cage de sécurité aux côtés d'opérateurs humains et couvrent des tâches comme le pick-and-place, le tending machine, la palettisation, le soudage ou l'inspection qualité. Grid Dynamics revendique des gains de cycles d'inspection jusqu'à 1000 fois plus rapides et une détection d'anomalies 24 fois plus véloce, des chiffres qui restent à prendre avec prudence en l'absence de méthodologie ou de cas d'usage précisés.

L'enjeu du partenariat dépasse le simple ajout logiciel : il vise les tâches qui résistent encore à l'automatisation classique, comme l'inspection d'objets de forme complexe, l'assemblage de composants variables ou l'emballage d'articles déformables ou jamais vus auparavant. C'est justement le type de scénario où les approches VLA sont censées apporter une généralisation que les robots programmés tâche par tâche n'offrent pas. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre une tendance de fond : les fabricants de cobots cherchent à externaliser la couche IA plutôt qu'à la développer en interne, pariant sur des plateformes tierces pour combler l'écart entre démonstrations en laboratoire et déploiements réels en usine.

Doosan Robotics s'est construit depuis plusieurs années une position de leader des cobots collaboratifs, avec une architecture logicielle ouverte facilitant l'intégration de systèmes de vision tiers, un choix qui rend ce type de partenariat possible sans refonte matérielle. Grid Dynamics, de son côté, positionne GAIN comme une couche d'orchestration transversale pour l'automatisation industrielle, en concurrence avec d'autres piles logicielles physical AI émergentes aux États-Unis et en Asie. Les modalités précises de déploiement, calendrier de disponibilité et sites pilotes concernés par ce partenariat n'ont pas été détaillées dans l'annonce.

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L'industrie robotique américaine a connu une croissance à deux chiffres en 2025, selon l'IFR
1Robotics Business Review 

L'industrie robotique américaine a connu une croissance à deux chiffres en 2025, selon l'IFR

L'industrie robotique américaine a enregistré une croissance de 11 % en 2025, avec 38 000 unités de robots industriels installées sur le territoire national, selon les données publiées par l'International Federation of Robotics (IFR). Le secteur automobile reste le premier marché avec 13 500 installations, soit seulement 1 % en dessous du résultat de l'année précédente. La véritable surprise vient de l'agroalimentaire, dont les installations ont bondi de 30 %, plaçant ce secteur au même niveau que la métallurgie-mécanique et l'électronique-électricité, chacun autour de 3 000 unités. La densité robotique américaine atteint désormais 307 robots pour 10 000 salariés dans l'industrie manufacturière, ce qui positionne les États-Unis au huitième rang mondial, en progression de deux places par rapport à l'année précédente. Ces chiffres confirment une reprise réelle de l'automatisation industrielle américaine, mais ils mettent aussi en relief un écart structurel avec les leaders mondiaux. La Corée du Sud affiche une densité de 1 220 robots pour 10 000 employés, l'Allemagne 449 et le Japon 446. Surtout, la Chine, avec 295 000 installations en 2024 (derniers chiffres IFR disponibles), représente à elle seule 54 % du marché mondial et installe environ dix fois plus de robots que les États-Unis. Cet écart n'est pas conjoncturel : il résulte d'une stratégie nationale lancée il y a dix ans, dont le 15e Plan quinquennal 2026-2030 prolonge l'ambition en plaçant la robotique au coeur du modèle industriel chinois, avec l'IA physique comme principal vecteur de croissance. Pour les décideurs industriels américains, ce différentiel d'échelle implique une pression croissante sur les coûts d'automatisation et la compétitivité à l'export dans les secteurs manufacturiers intensifs. La dynamique de reshoring industriel aux États-Unis, conjuguée à une pénurie persistante de main-d'oeuvre qualifiée, constitue le principal moteur de croissance anticipé par l'IFR pour la région. Sur le plan politique, l'Association for Advancing Automation (A3) a formellement présenté au Congrès sa "Vision for a National Robotics Strategy", un document qui appelle à la création d'un Federal Robotics Office, d'une commission nationale de coordination, d'incitations fiscales ciblées, de programmes de reconversion professionnelle à grande échelle, d'une mise à jour des normes de sécurité, et d'un mandat fédéral d'achat de technologies robotiques domestiques. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de prise de conscience croissante que l'absence de stratégie nationale coordonnée a coûté aux États-Unis plusieurs rangs dans le classement mondial de densité robotique, et que le modèle chinois en constitue désormais la référence implicite.

UESi le Congrès américain adopte une stratégie nationale robotique avec incitations fiscales et mandat d'achat domestique, les exportateurs européens d'équipements industriels (KUKA, ABB) pourraient voir leur part de marché américaine se contracter, tandis que l'écart de densité robotique UE/Corée du Sud met en évidence un risque de compétitivité manufacturière à moyen terme.

IndustrielOpinion
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Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?
2Interesting Engineering 

Les robots humanoïdes arrivent dans les usines, mais peuvent-ils surpasser les robots industriels ?

Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), les usines ont installé 542 000 robots industriels en 2024, portant le parc mondial en service à environ 4,66 millions d'unités, avec des installations annuelles supérieures à 500 000 pour la quatrième année consécutive. Les cobots, capables de travailler près des humains et d'être reprogrammés pour différentes tâches, représentaient 10,5% des installations de robots industriels en 2023. Du côté des humanoïdes, les déploiements restent embryonnaires et concentrés sur des tâches répétitives de manutention. Mercedes-Benz teste actuellement l'humanoïde Apollo d'Apptronik pour déplacer des composants et effectuer des contrôles qualité de premier niveau, en se limitant à des opérations de logistique interne plutôt qu'à l'assemblage central des véhicules. Dans la logistique, le prestataire GXO a signé un accord pluriannuel avec Agility Robotics pour déployer son humanoïde Digit ; sur un site de la marque Spanx, ce robot transfère des bacs depuis des robots mobiles autonomes vers des convoyeurs. Ces déploiements illustrent l'écart persistant entre les démonstrations soigneusement montées des fabricants d'humanoïdes et la réalité industrielle actuelle : aucun humanoïde ne circule encore de façon autonome entre des dizaines de postes de travail différents. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : le bras robotique fixe reste, pour l'instant, le choix économique dominant. Un bras spécialisé ne nécessite ni marche, ni équilibre, ni compréhension globale de l'usine ; il exécute un mouvement défini avec rapidité et précision, parfois des milliers de fois par jour, ce qui le rend généralement plus rapide, plus fiable et plus facile à entretenir qu'une plateforme polyvalente. Les humanoïdes ne trouvent un intérêt économique que lorsque la restructuration d'une ligne de production pour une tâche irrégulière ou ponctuelle ne se justifie pas. Leur promesse tient dans leur capacité à évoluer dans des environnements conçus pour le corps humain (escaliers, chariots, étagères, outils) sans convoyeurs ni cages de protection, et à cumuler plusieurs fonctions sur une seule plateforme logicielle reconfigurable. Cette dynamique s'inscrit dans une industrie où les robots industriels classiques bénéficient de décennies d'avance : un écosystème mature de fabricants, développeurs logiciels, fournisseurs de composants, spécialistes de la sécurité et techniciens de maintenance permet déjà de calculer précisément le retour sur investissement d'un bras dédié au soudage, à la peinture, à la palettisation ou à l'assemblage. Les humanoïdes, portés par des acteurs comme Apptronik et Agility Robotics, doivent donc se positionner non pas contre les robots d'hier, mais contre une technologie établie qui devient elle-même plus sûre et plus adaptable grâce aux cobots. Des obstacles techniques subsistent, notamment l'autonomie des batteries : Agility Robotics a indiqué en 2025 travailler sur des mises à niveau pour prolonger le temps de fonctionnement de Digit. La suite dépendra largement des résultats économiques des pilotes en cours chez Mercedes-Benz et GXO, qui détermineront si les humanoïdes élargissent réellement le périmètre de l'automatisation industrielle ou s'ils restent cantonnés à combler les tâches que les robots industriels classiques ne peuvent pas justifier économiquement.

IndustrielOpinion
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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide
3Interesting Engineering 

Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide

L'entreprise américaine Haddy, basée à St. Petersburg en Floride, a fabriqué un bateau-drone baptisé TF-179 à l'aide de bras robotiques d'impression 3D grand format, plutôt que par moulage ou usinage traditionnel. La société, fondée en 2022 et initialement spécialisée dans le mobilier sur mesure et les éléments architecturaux, s'est progressivement réorientée vers la fabrication de défense. Elle opère depuis un atelier d'environ 2 800 mètres carrés équipé de huit systèmes de fabrication additive grand format fournis par le néerlandais CEAD, dont sept montés sur rails pour étendre leur portée sur de grandes pièces. Haddy avait déjà démontré la rapidité de sa plateforme avec une coque de véhicule de surface sans pilote (USV) à faible profil de 12 mètres, produite en dix jours entre la conception et l'expédition, soit selon l'entreprise jusqu'à neuf fois plus vite qu'une fabrication de coque classique, avec une réduction de coûts revendiquée de 50 à 65 % par rapport au bateau-building conventionnel. Haddy n'a révélé ni le client à l'origine du TF-179 ni la mission opérationnelle visée pour ce drone. Cette annonce illustre un déplacement de la fabrication additive robotisée vers le secteur maritime militaire, à un moment où la demande américaine pour des drones navals petits et consommables augmente. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt affiché n'est pas tant la performance d'un vaisseau donné que la promesse d'un cycle de développement raccourci, permettant de produire, tester et modifier des designs de coques sans reprendre un outillage traditionnel à chaque itération. Les chiffres de rapidité et de coûts mis en avant restent toutefois des déclarations de l'entreprise elle-même, non vérifiées de façon indépendante, et l'absence de détails sur le donneur d'ordre et la mission du TF-179 invite à distinguer la démonstration technologique du déploiement opérationnel confirmé. Ce projet s'inscrit dans la montée en puissance d'une division défense chez Haddy, qui combine impression 3D robotisée grand format, fraisage intégré, matériaux avancés et flux de production numériques pour accélérer la fabrication de structures de grande taille, en quelques jours ou semaines plutôt qu'en mois, avec des designs modifiables sans redémarrer les cycles d'outillage classiques. L'entreprise positionne cette approche comme adaptée à des modèles de fabrication distribuée et expéditionnaire, capables de produire aussi bien des prototypes que des séries répétables. Aucune échéance de production en série ni programme pilote n'a pour l'instant été annoncé publiquement pour le TF-179.

UELe fabricant neerlandais CEAD fournit les huit systemes d'impression 3D grand format utilises par Haddy, positionnant une entreprise europeenne comme sous-traitant cle de cette chaine de fabrication navale militaire americaine.

IndustrielActu
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UBTECH met en service la super usine intelligente de robots humanoïdes de Liuzhou
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UBTECH met en service la super usine intelligente de robots humanoïdes de Liuzhou

UBTECH Robotics a officiellement mis en service le 12 septembre son usine "Super Smart Factory" dédiée aux robots humanoïdes industriels, dans la zone écologique nord de Liuzhou, dans la région du Guangxi, selon China News Service. Le site couvre environ 14 000 mètres carrés et vise une capacité annuelle supérieure à 10 000 plateformes bipèdes et à roues. Les lignes mixtes assemblent la série Walker S, dont le modèle industriel Walker S2, ainsi que les plateformes à roues Cruzr S2 et Cruzr Y1, avec un takt annoncé d'environ un robot humanoïde toutes les dix minutes. L'assemblage évite le convoyeur aérien rigide au profit de postes flexibles : les pièces circulent sur des chariots rotatifs à amarrage automatique, suivis par RFID, tandis que des stations de vissage automatisées posent plus de 2 000 fixations réparties sur une cinquantaine de références, en enregistrant couple et angle de serrage dans le système d'information de l'usine. Les unités terminées rejoignent un magasin automatisé haute densité pouvant stocker une centaine de robots finis, avant plus de quatre heures de rodage portant sur les articulations, la marche et la charge utile, puis un tunnel d'inspection visuelle sous éclairage de qualité automobile. La hauteur libre d'environ 13,8 mètres permet ce stockage dense sur une emprise réduite. La manutention elle-même est robotisée : des Cruzr équipés de vision 3D gèrent le dépalettisage, le picking, le réapprovisionnement de bacs et les transferts entre postes, aux côtés d'AGV et de chariots élévateurs autonomes. L'orchestration repose sur la plateforme de gestion d'exploitation Yanshee d'UBTECH, intégrée à Intelligence Center X de Siemens ; en amont, un jumeau numérique construit avec Siemens Plant Simulation a permis de valider que le takt de dix minutes tenait sans embouteillage logistique. Cette mise en service affiche une ambition industrielle, pas un argument boursier ou une levée de fonds : discipline de cadence façon automobile, logistique de "robots qui construisent des robots" sur un même campus, et pile logicielle Siemens plus MOM derrière un objectif de plus de 10 000 unités par an. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, c'est un signal que la fabrication en série d'humanoïdes sort du stade du prototype filmé pour entrer dans une logique de lignes automobiles classiques, avec traçabilité, rodage systématique et contrôle qualité industrialisé. Reste une question que l'usine ne tranche pas : la vitesse à laquelle des carnets de commandes réels et la fiabilité logicielle des robots absorberont cette capacité annoncée, un doute légitime puisque le takt communiqué n'est à ce stade validé qu'en simulation et sur une mise en route toute récente. UBTECH, fabricant chinois coté à Hong Kong, développe la série Walker depuis plusieurs années et a déjà multiplié les annonces de déploiements pilotes chez des industriels chinois. L'implantation au Guangxi, présentée par le fondateur Zhou Jian comme un point d'ancrage vers les marchés d'Asie du Sud-Est, s'inscrit dans une compétition mondiale des humanoïdes industriels face à des acteurs comme Figure, Tesla avec Optimus ou Unitree, où le passage des vidéos de démonstration à des volumes de production réels reste l'enjeu central du secteur. L'article ne précise ni calendrier de montée en cadence ni client pilote nommé pour cette usine.

UESiemens (Allemagne) fournit via Intelligence Center X et Plant Simulation la colonne vertébrale logicielle de cette usine chinoise, mais aucune usine de production de masse de robots humanoïdes comparable n'existe en France ou en UE.

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