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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide
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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide

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Des bras robotiques impriment en 3D un bateau-drone, une entreprise de Floride vise une production militaire plus rapide
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L'entreprise américaine Haddy, basée à St. Petersburg en Floride, a fabriqué un bateau-drone baptisé TF-179 à l'aide de bras robotiques d'impression 3D grand format, plutôt que par moulage ou usinage traditionnel. La société, fondée en 2022 et initialement spécialisée dans le mobilier sur mesure et les éléments architecturaux, s'est progressivement réorientée vers la fabrication de défense. Elle opère depuis un atelier d'environ 2 800 mètres carrés équipé de huit systèmes de fabrication additive grand format fournis par le néerlandais CEAD, dont sept montés sur rails pour étendre leur portée sur de grandes pièces. Haddy avait déjà démontré la rapidité de sa plateforme avec une coque de véhicule de surface sans pilote (USV) à faible profil de 12 mètres, produite en dix jours entre la conception et l'expédition, soit selon l'entreprise jusqu'à neuf fois plus vite qu'une fabrication de coque classique, avec une réduction de coûts revendiquée de 50 à 65 % par rapport au bateau-building conventionnel. Haddy n'a révélé ni le client à l'origine du TF-179 ni la mission opérationnelle visée pour ce drone.

Cette annonce illustre un déplacement de la fabrication additive robotisée vers le secteur maritime militaire, à un moment où la demande américaine pour des drones navals petits et consommables augmente. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt affiché n'est pas tant la performance d'un vaisseau donné que la promesse d'un cycle de développement raccourci, permettant de produire, tester et modifier des designs de coques sans reprendre un outillage traditionnel à chaque itération. Les chiffres de rapidité et de coûts mis en avant restent toutefois des déclarations de l'entreprise elle-même, non vérifiées de façon indépendante, et l'absence de détails sur le donneur d'ordre et la mission du TF-179 invite à distinguer la démonstration technologique du déploiement opérationnel confirmé.

Ce projet s'inscrit dans la montée en puissance d'une division défense chez Haddy, qui combine impression 3D robotisée grand format, fraisage intégré, matériaux avancés et flux de production numériques pour accélérer la fabrication de structures de grande taille, en quelques jours ou semaines plutôt qu'en mois, avec des designs modifiables sans redémarrer les cycles d'outillage classiques. L'entreprise positionne cette approche comme adaptée à des modèles de fabrication distribuée et expéditionnaire, capables de produire aussi bien des prototypes que des séries répétables. Aucune échéance de production en série ni programme pilote n'a pour l'instant été annoncé publiquement pour le TF-179.

Impact France/UE

Le fabricant neerlandais CEAD fournit les huit systemes d'impression 3D grand format utilises par Haddy, positionnant une entreprise europeenne comme sous-traitant cle de cette chaine de fabrication navale militaire americaine.

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1Interesting Engineering 

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Le fabricant américain Grid Dynamics a annoncé un partenariat stratégique avec le sud-coréen Doosan Robotics pour accélérer le déploiement de "physical AI" dans l'industrie manufacturière et la logistique. Grid Dynamics va fournir aux clients des cobots Doosan sa plateforme GAIN (Grid Dynamics AI-Native), une pile logicielle combinant manipulation robotique pilotée par modèles Vision-Language-Action (VLA), jumeaux numériques NVIDIA Omniverse, vision par ordinateur et supervision IoT. Doosan, l'un des grands fabricants mondiaux de cobots, propose une gamme allant de la série A polyvalente à la série H pour charges lourdes jusqu'à 25 kg, en passant par la série P certifiée NSF pour l'agroalimentaire et le pharmaceutique. Les cobots Doosan, équipés de capteurs de force et de couple, travaillent sans cage de sécurité aux côtés d'opérateurs humains et couvrent des tâches comme le pick-and-place, le tending machine, la palettisation, le soudage ou l'inspection qualité. Grid Dynamics revendique des gains de cycles d'inspection jusqu'à 1000 fois plus rapides et une détection d'anomalies 24 fois plus véloce, des chiffres qui restent à prendre avec prudence en l'absence de méthodologie ou de cas d'usage précisés. L'enjeu du partenariat dépasse le simple ajout logiciel : il vise les tâches qui résistent encore à l'automatisation classique, comme l'inspection d'objets de forme complexe, l'assemblage de composants variables ou l'emballage d'articles déformables ou jamais vus auparavant. C'est justement le type de scénario où les approches VLA sont censées apporter une généralisation que les robots programmés tâche par tâche n'offrent pas. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre une tendance de fond : les fabricants de cobots cherchent à externaliser la couche IA plutôt qu'à la développer en interne, pariant sur des plateformes tierces pour combler l'écart entre démonstrations en laboratoire et déploiements réels en usine. Doosan Robotics s'est construit depuis plusieurs années une position de leader des cobots collaboratifs, avec une architecture logicielle ouverte facilitant l'intégration de systèmes de vision tiers, un choix qui rend ce type de partenariat possible sans refonte matérielle. Grid Dynamics, de son côté, positionne GAIN comme une couche d'orchestration transversale pour l'automatisation industrielle, en concurrence avec d'autres piles logicielles physical AI émergentes aux États-Unis et en Asie. Les modalités précises de déploiement, calendrier de disponibilité et sites pilotes concernés par ce partenariat n'ont pas été détaillées dans l'annonce.

IndustrielActu
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Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique
2Robotics Business Review 

Comment Locus s'attaque à la préhension, l'un des plus grands défis de la robotique

Locus Robotics, spécialiste des robots mobiles autonomes (AMR) crédité de plus de 6 milliards de picks réalisés en entrepôt, s'attaque désormais à la préhension robotique. L'entreprise était entrée sur ce marché en mars 2025 avec Array, un manipulateur mobile équipé d'un bras de picking guidé par vision et d'une ventouse standard. Plus d'un an après, Locus a racheté Nexera Robotics, société basée à Vancouver connue pour sa technologie de préhension NeuraGrasp, des pinces souples capables de saisir aussi bien de petits contenants que des sacs en polybag poreux ou des articles en tissu. Selon Roy Belak, ancien PDG de Nexera et désormais vice-président senior en charge de la préhension robotique chez Locus, NeuraGrasp en était déjà à sa sixième génération de produit au moment de la rencontre entre les deux entreprises, lors du salon MODEX en 2025. Locus avait alors déjà largement avancé le développement d'Array, mais l'architecture existante, alimentation pneumatique et électrique notamment, s'est révélée compatible avec l'intégration de la technologie Nexera. Belak n'a pas communiqué de calendrier précis, mais anticipe que la prochaine présentation publique d'Array intégrera NeuraGrasp. Cette acquisition illustre un enjeu central pour l'industrie de la logistique automatisée: la préhension universelle reste le principal goulot d'étranglement du picking robotisé, bien plus que la navigation ou la localisation, déjà largement maîtrisées par les AMR. D'après Belak, la ventouse seule couvre 60 à 70% des cas d'usage en entrepôt, mais échoue sur les 30 à 40% restants, articles déformables, poreux ou irréguliers, qui nécessitent une approche hybride combinant succion et pince. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce mouvement confirme une tendance de fond du secteur: la préhension pinch gagne du terrain face à la succion pure pour atteindre des taux de couverture élevés sur des catalogues de SKU hétérogènes. Il s'agit toutefois pour l'instant d'une annonce de feuille de route et non d'un déploiement massif: Array circule encore chez les premiers clients avec sa ventouse d'origine, et les données d'usage nécessaires pour optimiser NeuraGrasp à grande échelle restent à collecter. Le rapprochement s'inscrit dans la course plus large à la manipulation robotique généraliste en entrepôt, où plusieurs acteurs développent des grippers universels ou des bras dotés de modèles vision-langage-action pour élargir la couverture SKU au-delà de la ventouse classique. Nexera apportait des années de R&D sur ses effecteurs souples mais cherchait un partenaire capable d'industrialiser et déployer sa technologie à grande échelle, un besoin auquel répond directement le réseau client de Locus, où une longue liste d'entreprises attend déjà l'accès à Array. Belak décrit une fenêtre d'opportunité étroite: un an de retard supplémentaire dans l'acquisition aurait rendu l'intégration technique beaucoup plus difficile compte tenu de l'avancement du développement d'Array. Les prochaines étapes attendues sont l'intégration effective de NeuraGrasp dans les unités Array déployées, la remontée de données terrain permettant d'affiner les algorithmes de préhension, puis une diffusion progressive de la technologie combinée auprès des clients existants et futurs de Locus.

IndustrielActu
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Premier robot de perçage déployable en flotte : 10 fois plus rapide, avec 99 % de précision
3Interesting Engineering 

Premier robot de perçage déployable en flotte : 10 fois plus rapide, avec 99 % de précision

DEWALT, la marque d'outillage de Stanley Black & Decker, présente DALE, un robot de perçage du béton conçu pour les chantiers de centres de données et développé avec la société de robotique mobile August Robotics. La machine a déjà percé plus de 385 000 trous, avec une précision annoncée supérieure à 99 %, et peut forer jusqu'à dix fois plus vite que les méthodes conventionnelles. Elle cible les perçages répétitifs nécessaires à l'installation des baies de serveurs et des réseaux mécaniques, électriques et de plomberie (MEP). DALE se déplace dans la zone de travail, se positionne et perce selon le plan de calepinage. Les opérateurs la supervisent à distance, l'aspiration des poussières est automatique, les batteries sont à échange rapide, et un contrôle qualité par IA vérifie le résultat avant les installations suivantes. Selon DEWALT, les déploiements pilotes ont permis de retirer plus de 300 semaines du calendrier de 44 phases de construction de centres de données. Le robot a fait ses débuts publics au salon World of Concrete en début d'année et a été désigné lauréat de la catégorie « Enduring Impact » des Next Big Things in Tech Awards 2026 de Fast Company. L'intérêt tient à l'approche en flotte. Les grands chantiers de centres de données comptent plusieurs fronts de travail simultanés sur des milliers de mètres carrés, et le perçage est une tâche à forte intensité de main-d'œuvre qui conditionne tout ce qui suit. Disposer de plusieurs machines autonomes permet d'augmenter la capacité sans ajouter d'ouvriers sur une tâche répétitive, tout en livrant des trous déjà vérifiés qui débloquent plus tôt l'installation MEP. Le cas d'usage est étroit, structuré et fortement répétitif, ce qui correspond au profil où la robotique de construction a le plus de chances de passer de la démonstration au déploiement réel. Il faut toutefois lire les chiffres avec prudence : ils proviennent uniquement de DEWALT. Le facteur « dix fois » n'est pas rapporté à une méthode de référence précise (perçage manuel, gabarit, ou autre). Les 300 semaines économisées sont un cumul sur 44 phases, et non un gain de délai sur un projet donné, puisque ces phases peuvent se chevaucher. La définition de la « précision de 99 % » (tolérance, méthode de mesure) n'est pas précisée. Par ailleurs, la mention d'une « première flotte capable » relève du marketing plus que d'une preuve de nouveauté. Ce lancement s'inscrit dans la demande de construction de centres de données portée par l'IA, où la vitesse d'exécution est devenue un critère majeur et où la main-d'œuvre qualifiée manque. Pour Stanley Black & Decker, DALE marque une avancée de l'outil à main vers la robotique de chantier. Bill Beck, président de Tools & Outdoor, affirme que l'objectif est d'aller plus vite sans sacrifier la constance, la sécurité ni le contrôle. August Robotics fournit la plateforme mobile autonome, que DEWALT a adaptée au perçage du béton. Le robot est désormais commercialisé après la phase pilote, mais aucun prix, aucune taille de flotte ni liste de clients n'a été communiqué. Ces informations permettront de juger si l'adoption va au-delà des chantiers pilotes. Il faudra aussi voir comment la machine se compare à d'autres solutions de perçage et de marquage de plafond automatisés, que d'autres acteurs de la construction développent déjà.

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IndustrielActu
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Jabil fait le point sur le rythme de développement et de production des robots humanoïdes
4Robotics Business Review 

Jabil fait le point sur le rythme de développement et de production des robots humanoïdes

Jabil, le prestataire américain de conception, de chaîne d'approvisionnement et de fabrication basé à St. Petersburg (Floride), explique à The Robot Report où en est le passage des humanoïdes du prototype à la production en série. L'entreprise travaille avec plusieurs développeurs de robots, dont Apptronik, qu'elle accompagne pour amener son humanoïde Apollo vers des environnements de fabrication réels. Elle cite Tesla, 1X Technologies, XPeng et UBTECH parmi les acteurs qui préparent une montée en cadence, mais indique travailler aussi avec de grands développeurs américains et étrangers qu'elle ne peut pas nommer. Selon Thomas Brown, directeur senior ingénierie et technologie (dont robotique et commerce numérique), le secteur sort de la phase des petites séries assemblées à la main sur site pour entrer dans celle de « dizaines de milliers » d'unités. Cela suppose une structure de coûts, une conception pour la fabricabilité et un niveau de qualité qui n'existaient pas jusque-là. Aucun chiffre de production, prix unitaire ou calendrier précis n'est fourni, et Jabil n'a pas de raison neutre de minimiser l'ampleur du marché qu'il vise. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le message est que le goulet d'étranglement se déplace de la démonstration vers l'industrialisation. Tant qu'un robot reste très coûteux, on n'en produit que peu, ce qui limite à la fois la collecte de données d'entraînement et la validation des cas d'usage clients. La baisse des coûts de conception conditionne donc directement l'apprentissage des modèles. Brown estime que la puissance de calcul embarquée suffit déjà pour une bonne part de ce que montrent les vidéos de démonstration, mais qu'il en faut davantage en périphérie. Les modules NVIDIA Jetson dominent chez ses clients, et la hausse des prix du calcul et de la mémoire reste un frein à la montée en volume. Il souligne aussi des contraintes de conception peu visibles, comme les faisceaux de câblage, qui doivent allier la robustesse de l'automobile et la miniaturisation de l'électronique grand public, ainsi que la modularité des alimentations. Sur le plan commercial, il juge que les humanoïdes changent l'équation par rapport aux lignes dédiées à une tâche, et que les entreprises qui ont défini des exigences précises avec des clients industriels adoptent la bonne méthode, contrairement au grand public, où le cas d'usage (« plier le linge ») reste flou. Le contexte est celui d'une filière où l'attention s'est surtout portée sur les vidéos spectaculaires et les levées de fonds massives, tandis que Hyundai, Tesla et BMW financent et testent des humanoïdes en conditions industrielles. Brown note que, contrairement à l'ère pré-smartphone où l'on pouvait faire croître les capacités jusqu'au point de coût visé, les fabricants redéfinissent et diversifient aujourd'hui leurs chaînes d'approvisionnement. Le propos reste un témoignage de fournisseur, sans pilote annoncé ni calendrier de volumes, et les noms des principaux clients de Jabil demeurent confidentiels. Le sujet sera au programme de RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre 2026 à Santa Clara (Californie), où la physique de l'IA et les humanoïdes figurent parmi les thèmes de session.

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