Aller au contenu principal
Teradyne Robotics : chiffre d'affaires en hausse de 33 % sur un an au T2
BusinessRobotics Business Review 

Teradyne Robotics : chiffre d'affaires en hausse de 33 % sur un an au T2

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Teradyne Robotics, la division robotique du fabricant américain d'équipements de test Teradyne Inc, a enregistré 100 millions de dollars de revenus au deuxième trimestre 2026, contre 91 millions au premier trimestre et 75 millions un an plus tôt, soit une croissance de 33% sur un an. Il s'agit du cinquième trimestre consécutif de croissance pour cette unité basée à North Reading, dans le Massachusetts, qui regroupe le fabricant de cobots Universal Robots (UR) et le spécialiste des robots mobiles autonomes MiR, tous deux installés à Odense, au Danemark. Le marché américain pèse désormais 32% des ventes de Teradyne Robotics ce trimestre, une progression que l'entreprise entend soutenir avec l'ouverture d'un centre de fabrication dans le Michigan prévue plus tard cette année. Le PDG Greg Smith a indiqué que plus de 60% des revenus du groupe sont désormais tirés par la demande liée à l'intelligence artificielle, les trois branches (test de semi-conducteurs, test de produits et robotique) progressant simultanément en glissement annuel et trimestriel. La directrice financière Michelle Turner a annoncé anticiper une poursuite de cette croissance sur le second semestre 2026.

Ce rebond illustre un phénomène différent de la vague d'annonces autour des robots humanoïdes généralistes: ici, ce sont des cobots industriels et des AMR déjà commercialisés depuis des années qui bénéficient d'une demande concrète, tirée par la construction de datacenters IA et l'automatisation de l'assemblage électronique et des semi-conducteurs, notamment pour les opérations de burn-in et de test. Smith évoque un marché pluriannuel à plusieurs milliards de dollars pour l'assemblage, l'automatisation et le test, avec des taux de croissance à deux chiffres attendus jusqu'à la fin de la décennie. Signe révélateur toutefois, la robotique ne représente plus que 8% du chiffre d'affaires total de Teradyne ce trimestre, contre 12% un an plus tôt et environ 19% fin 2023: la croissance en valeur absolue coexiste avec un poids relatif en recul, la maison mère profitant davantage de la ruée sur le test de puces IA que sur la robotique proprement dite.

Ce redressement intervient après une période difficile pour Teradyne Robotics: après un pic pandémique à 326 millions de dollars de revenus annuels en 2022, l'activité était retombée à 304 millions en 2023 puis 293 millions en 2024, entraînant deux vagues de licenciements en 2025, une réduction de 10% des effectifs mondiaux en janvier puis une nouvelle coupe en novembre. La stratégie affichée par Teradyne, capter la chaîne de valeur "du wafer au datacenter IA", vise précisément à relier ses activités historiques de test de semi-conducteurs à la demande croissante en automatisation industrielle portée par l'essor de l'IA, avec le Michigan comme prochaine étape logistique pour servir le marché américain.

Impact France/UE

Universal Robots et MiR, les deux marques concernees par cette croissance, sont basees a Odense au Danemark, ce qui fait de ce rebond financier un signal positif direct pour l'ecosysteme robotique europeen malgre la maison mere americaine.

À lire aussi

Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026
1The Robot Report 

Teradyne Robotics affiche une hausse de ses revenus au début de 2026

Teradyne Robotics, la division robotique du fabricant américain d'équipements de test Teradyne, a enregistré 91 millions de dollars de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026, contre 69 millions au T1 2025 et 89 millions au T4 2025. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif de croissance séquentielle, fait notable car le Q1 est historiquement le trimestre le plus faible du cycle annuel. La division regroupe Universal Robots (cobots à bras articulé) et Mobile Industrial Robots (robots mobiles autonomes AMR). Greg Smith, PDG de Teradyne, a précisé lors de la présentation des résultats que les ventes sont tirées par trois segments : l'e-commerce, la fabrication électronique et les semi-conducteurs, y compris les data centers IA. Les revenus liés à l'IA représentent désormais environ 15 % des ventes trimestrielles. Teradyne a par ailleurs annoncé un partenariat avec la startup Generalist pour une démonstration de cellule d'assemblage physico-IA lors du NVIDIA GTC, et évoque sans les nommer des expéditions croissantes vers un "grand client e-commerce" qui pourrait correspondre au déploiement du robot Vulcan d'Amazon, lequel intègre un cobot UR. Cette reprise est significative dans un contexte où Teradyne avait connu deux vagues de licenciements en 2025 : 10 % des effectifs en janvier, puis 14 % supplémentaires en novembre, après un déclin de revenus de 326 millions de dollars en 2022 à 293 millions en 2024. Le retour à la croissance, particulièrement marqué sur l'IA industrielle, suggère que le pari sur l'intégration cobots-IA dans les environnements de production haute densité commence à se traduire en commandes fermes plutôt qu'en démonstrations. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret est la progression des ventes dans les data centers : Universal Robots se positionne explicitement dans la chaîne "wafer-to-AI", du test de puces à l'assemblage physique des infrastructures IA, un débouché nouveau et potentiellement structurant pour les cobots légers. Universal Robots, créé au Danemark en 2005 et racheté par Teradyne en 2015 pour 285 millions de dollars, s'est imposé comme la référence des cobots collaboratifs avec plus de 100 000 unités déployées. Mais la pression concurrentielle s'intensifie, notamment de la part de fabricants chinois à bas coût. En Q1 2026, Teradyne a engagé une procédure judiciaire contre Elite Robots, acteur chinois de robots à limitation de force, accusé de copier le logiciel propriétaire d'Universal Robots. Au salon Hannover Messe en avril 2026, le tribunal régional de Hambourg a prononcé une injonction préliminaire interdisant à la filiale allemande d'Elite Robots de commercialiser les produits litigieux en Allemagne. Teradyne a prévenu qu'elle poursuivrait également les distributeurs et partenaires d'Elite Robots qui continueraient à proposer le logiciel incriminé, signalant une stratégie de protection IP agressive sur le marché européen.

UEL'injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg contre la filiale allemande d'Elite Robots protège Universal Robots (fondée au Danemark, EU) sur le marché européen des cobots et expose directement les distributeurs et intégrateurs européens utilisant des robots chinois à limitation de force à un risque juridique.

FR/EU ecosystemeOpinion
1 source
Unitree Robotics se rapproche d'une introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai
2TechNode 

Unitree Robotics se rapproche d'une introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai

Unitree Robotics se rapproche d'une introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai après l'approbation, le 1er juillet, de sa demande d'enregistrement par la CSRC, le régulateur chinois des marchés financiers. Cette validation lève un obstacle réglementaire mais ne fixe ni le prix de l'offre, ni la date de souscription publique, ni la date de première cotation, qui restent à confirmer. Le prospectus de la société, basée à Hangzhou, prévoit de lever environ 4,2 milliards de yuans (soit près de 540 millions d'euros), destinés à la recherche sur les modèles d'IA embarquée, au développement de nouvelles plateformes robotiques, à de nouveaux produits et à la construction d'un site de fabrication dédié. Cette étape confirme la place de Unitree parmi les start-up d'IA incarnée les plus en vue de Chine, aux côtés d'acteurs comme UBTech déjà coté à Hong Kong. Une cotation réussie donnerait à l'entreprise des moyens financiers substantiels pour accélérer face à la concurrence internationale, de Figure à Boston Dynamics, dans une course où le passage de la démonstration à la production industrielle reste le principal point de friction du secteur. Le calendrier précis de l'opération demeure toutefois non confirmé dans les documents officiels disponibles à ce stade. Unitree s'est fait connaître par des robots quadrupèdes et humanoïdes à prix agressif, une stratégie qui a bousculé un marché jusque-là dominé par du matériel coûteux et peu accessible. Le STAR Market, créé pour les entreprises technologiques innovantes, est le terrain naturel pour ce type d'introduction. Les prochaines étapes attendues sont la fixation du prix, l'ouverture de la souscription, puis la date effective de cotation.

BusinessActu
1 source
Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents
3Robotics Business Review 

Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents

Walden Robotics est sorti de son mode furtif ce jour avec 300 millions de dollars de financement et une valorisation de 1,1 milliard de dollars. La startup, basée à Cambridge dans le Massachusetts, a été fondée par Russ Tedrake, professeur au MIT et ancien vice-président senior en charge des large behavior models chez Toyota Research Institute (TRI), qui a essaimé Walden en janvier dernier. Ses cofondateurs viennent de Stanford et d'Amazon. Le robot combine un torse humanoïde à deux bras avec une base à roues plutôt que des jambes, un choix que Tedrake justifie par une certification de sécurité plus simple en environnement industriel. La technologie s'appuie sur dix ans de recherche autour de la diffusion policy, de l'Universal Manipulation Interface (UMI), des large behavior models, d'OpenVLA et du simulateur open-source Drake, complétés par de l'apprentissage par imitation, de la simulation et de la téléopération. Depuis février, ces robots travaillent dans une usine Toyota en Amérique du Nord, où ils sont passés du premier pilote à des tâches de production et de logistique en moins de deux mois, sur des opérations comme le machine tending, le changement d'outils, le kitting de pièces et l'assemblage. Cette annonce s'inscrit dans la course à la robotique généraliste où l'accent se déplace des démonstrations vers le déploiement réel en usine, un point sur lequel Walden insiste explicitement en opposant sa stratégie à celle d'acteurs misant sur des briques technologiques prêtes à l'emploi. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède, et d'une approche full-stack intégrant matériel, logiciel, IA et couche applicative, tranche avec les paris plus spectaculaires sur l'humanoïde bipède pur et souligne combien le passage à l'échelle industrielle reste conditionné par des contraintes pratiques de sécurité et de fiabilité plutôt que par la seule sophistication du modèle. Walden capitalise sur l'écosystème de recherche construit par Tedrake au MIT et sur les relations nouées avec Toyota pendant son passage chez TRI, qui reste investisseur via Toyota Motor Corp. et Toyota Ventures. La startup revendique des partenariats stratégiques dans l'automobile, l'aérospatiale, les semi-conducteurs, l'électronique et les sciences de la vie, dans un paysage où elle se positionne face aux autres poids lourds de la robotique physique et de l'IA générale sans toutefois donner de détails supplémentaires sur ses prochaines étapes, promettant seulement d'en dire plus lors d'événements comme RoboBusiness 2026.

BusinessActu
1 source
Quand un robot humanoïde coûtera-t-il moins cher qu’un salarié ?
4Robot Magazine FR 

Quand un robot humanoïde coûtera-t-il moins cher qu’un salarié ?

Le Boston Consulting Group (BCG) et Fortune Business Insights éclairent une question de plus en plus concrète pour les industriels : à quel moment un robot humanoïde devient-il moins cher qu'un salarié ? Selon leurs estimations, le coût complet d'un opérateur industriel dans un pays développé atteint aujourd'hui 50 000 à 70 000 euros par an, une fois intégrés salaires, charges sociales, congés, formation, assurances et turnover. Face à cela, le prix d'acquisition d'un robot humanoïde professionnel se situe actuellement entre 100 000 et 150 000 dollars, mais plusieurs fabricants visent une baisse sous les 50 000 dollars grâce à l'industrialisation des chaînes de production. L'écart se resserre aussi sur le temps d'utilisation : un salarié européen travaille en moyenne 1 600 à 1 800 heures par an, contre jusqu'à 8 000 heures annuelles pour un robot, maintenance comprise, soit près de cinq fois plus. Fortune Business Insights projette un marché mondial des humanoïdes à 165 milliards de dollars d'ici 2034, avec une croissance annuelle supérieure à 50 % sur la décennie. Ces chiffres déplacent le débat pour les constructeurs automobiles, les acteurs de la logistique, les fabricants d'électronique et les fonds d'investissement : la question n'est plus de savoir si un robot peut exécuter une tâche, mais s'il le fait à un coût horaire inférieur à celui d'un opérateur humain. Le concept de Physical AI mis en avant par le BCG, des systèmes capables de percevoir, raisonner et agir dans un environnement physique conçu pour des humains, marque une inflexion par rapport aux robots industriels classiques, cantonnés à des tâches répétitives en cellules dédiées. Reste que les fourchettes de prix avancées, en particulier l'objectif de descendre sous 50 000 dollars, relèvent d'annonces d'intention plutôt que de tarifs constatés sur des déploiements à grande échelle : le coût total de possession réel, maintenance, licences logicielles et supervision humaine comprises, reste peu documenté publiquement. Cette bascule s'inscrit dans une histoire où le coût des équipements a longtemps réservé l'automatisation aux plus grands groupes industriels. Les progrès conjoints de l'électronique, des batteries, des capteurs, de la vision artificielle et de l'IA embarquée sont présentés comme les leviers qui réduisent ce coût total de possession tout en élargissant la polyvalence des machines. Le BCG illustre cette convergence par une étude de cas portant sur une usine automobile de 500 salariés, dont les détails chiffrés ne sont pas précisés dans les éléments disponibles, ce qui invite à rester prudent tant que des données de déploiement réelles ne viennent pas confirmer l'ampleur des gains annoncés. Pour les décideurs B2B, l'enjeu des prochains mois sera de confronter ces projections économiques à des retours d'expérience concrets sur la productivité, la disponibilité et les coûts de maintenance des flottes de robots humanoïdes effectivement mises en service.

UECes projections economiques de cout total de possession concernent indirectement les industriels europeens (automobile, logistique, electronique) qui devront comparer ces annonces a des donnees reelles de deploiement avant d'ajuster leurs strategies d'automatisation.

BusinessPaper
1 source