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Gemini Robotics 2, selon Google DeepMind, permet un contrôle complet du corps
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Gemini Robotics 2, selon Google DeepMind, permet un contrôle complet du corps

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DeepMind a dévoilé la semaine dernière Gemini Robotics 2, la nouvelle version de son modèle vision-langage-action (VLA), avec pour ajout principal le contrôle du corps entier des robots humanoïdes, là où la version précédente se limitait au haut du corps pour des tâches sur table. Sur le robot Apollo 2 d'Apptronik, le modèle traduit une instruction en langage naturel, comme « mettre l'arrosoir dans le bac vert de l'étagère du bas », en une séquence complète : le robot marche jusqu'à la table, saisit l'objet, se déplace vers l'étagère et le pose précisément à l'endroit demandé. Côté préhension fine, Gemini Robotics 2 pilote la main SharpaWave à cinq doigts et 22 degrés de liberté (DOF) montée sur Apollo 2, capable de nouer une corde ou de fermer un sachet zippé, ainsi que des pinces parallèles à deux doigts standard sur une plateforme Franka Duo pour des tâches d'emballage dense. DeepMind publie en parallèle deux modèles complémentaires : Gemini Robotics ER 2, un modèle de raisonnement incarné (VLM) qui sert de « cerveau » de haut niveau, communique avec les humains, observe l'environnement et coordonne des tâches multi-étapes de plusieurs minutes, y compris entre plusieurs robots ; et Gemini Robotics On-Device 2, une version optimisée pour tourner localement sur les robots et s'adapter à un nouveau corps robotique en quelques heures de données seulement, selon DeepMind. ER 2 est disponible sur Google AI Studio et en accès anticipé privé sur la plateforme Gemini Enterprise Agent, tandis que le VLA et la version on-device restent réservés à des partenaires triés sur le volet.

Cette annonce marque une étape notable dans la course aux robots humanoïdes généralistes, dominée jusqu'ici par des démonstrations spectaculaires mais rarement suivies de déploiements réels. En unifiant navigation, manipulation bimanuelle et dextérité fine sous un seul modèle capable de s'adapter à différents corps robotiques (Apollo 2, Franka Duo) en quelques heures plutôt qu'en mois de réentraînement, DeepMind s'attaque directement à l'un des goulots d'étranglement du secteur : le fossé entre une démo réussie en labo et un système fiable en environnement réel. Le fait que Gemini Robotics ER 2 gère l'auto-correction en cas d'échec d'une étape et la généralisation à des situations nouvelles répond à une critique récurrente des VLA actuels, souvent fragiles dès qu'ils sortent de leur distribution d'entraînement. DeepMind reconnaît toutefois que la vitesse de mouvement reste un axe de progrès, une nuance qui tempère l'enthousiasme habituel des communiqués du secteur et rappelle que la robustesse à l'échelle industrielle n'est pas encore acquise.

Le premier Gemini Robotics, lancé plus tôt dans l'année, avait déjà démontré la capacité du modèle multimodal de Google à piloter une action physique réelle, mais restait cantonné à des manipulations de table. Cette itération s'inscrit dans une compétition de plus en plus dense entre modèles VLA généralistes, face notamment à Figure avec Helix, Physical Intelligence avec Pi-0, ou NVIDIA avec GR00T N2, chacun cherchant à prouver qu'un seul modèle peut piloter des corps robotiques variés sans réentraînement spécifique par tâche. L'accès restreint aux early-access partners suggère que DeepMind privilégie pour l'instant une validation contrôlée avant une ouverture plus large, sans calendrier de déploiement commercial annoncé à ce stade.

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Gemini Robotics 2, le nouveau modèle de Google DeepMind
1IEEE Spectrum Robotics 

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Le déploiement Google DeepMind vient de dévoiler Gemini Robotics 2, une couche d'intelligence destinée à piloter des robots plus adaptables, testée dès son annonce sur des démonstrations de premiers pas et de contrôle corporel complet. Le système ajoute une dextérité avancée et une capacité de collaboration entre plusieurs robots, mais sans chiffres précis de payload, DOF ou temps de cycle publiés à ce stade, il s'agit encore d'une démonstration technologique plutôt que d'un produit commercial daté. Cette édition de Video Friday, compilée par IEEE Spectrum, réunit aussi plusieurs autres publications de la semaine dans le secteur robotique : Agility Robotics a partagé une feuille de route, Unitree a montré de nouvelles capacités de ses robots, et Hello Robot a présenté Stretch 4.0, un robot à un bras et trois roues conçu pour naviguer dans un environnement domestique de façon sûre. Cette accumulation d'annonces reflète l'intensité de la course à l'humanoïde et aux robots polyvalents en 2026 : les grands laboratoires d'IA comme Google DeepMind cherchent à s'imposer comme fournisseurs de la couche cognitive générique pour une multitude de plateformes robotiques, plutôt que de se limiter à un seul matériel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, la multiplication de ces modèles de contrôle (à l'image de Pi-0 ou GR00T N2 chez d'autres acteurs) signale une bascule progressive vers des architectures VLA (vision-langage-action) mutualisées, capables en théorie d'équiper des robots aux morphologies variées. Reste que la démonstration de "premiers pas" par Gemini Robotics 2 est, comme souvent dans ce type d'annonces, une vitrine soigneusement sélectionnée : l'écart entre démonstration contrôlée et déploiement réel en usine ou à domicile demeure la question centrale que ces vidéos ne tranchent pas. Le reste de la sélection hebdomadaire illustre la diversité des approches actuelles : des chercheurs du General Robotics Lab ont développé une main robotique à 21 degrés de liberté capable d'exprimer des "ombres" dynamiques via une peau souple, tandis que Disney Research explore le transfert de mouvement d'humains vers des robots quadrupèdes. Le laboratoire RAD de l'USC travaille avec la NASA à l'entraînement de robots-chiens pour l'exploration planétaire, sur Mars et la Lune. IEEE Spectrum rappelle aussi les origines du secteur en évoquant WABOT-1, souvent considéré comme le premier robot humanoïde japonais, développé par le Takanishi Lab, marquant le chemin parcouru depuis jusqu'aux systèmes actuels comme celui de Sunday Robotics, montré ici pliant du linge à vitesse accélérée.

IA physiqueActu
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Large Video Planner permet un contrôle robotique généralisable
2arXiv cs.RO 

Large Video Planner permet un contrôle robotique généralisable

Des chercheurs publient Large Video Planner (LVP), un modèle de fondation robotique reposant sur un préentraînement vidéo massif plutôt que sur les approches vision-langage-action (VLA) dominantes. Alimenté par un corpus à l'échelle internet d'activités humaines et de démonstrations de tâches, LVP est le premier modèle de ce type entraîné à l'échelle d'un modèle de fondation. Le système génère des plans vidéo en zero-shot pour des scènes et tâches inédites, que l'équipe post-traite pour en extraire des actions exécutables sur un robot physique. Des tests en conditions réelles, avec des tâches sélectionnées par des tiers indépendants, confirment la faisabilité de l'exécution. Le modèle et le jeu de données sont publiés en open source. L'intérêt stratégique de LVP tient au paradigme alternatif qu'il représente face aux VLA dominants, qui étendent des grands modèles de langage multimodaux (MLLM) avec des sorties d'actions. L'argument central est que la vidéo, contrairement aux images statiques et au texte, capture naturellement la dynamique spatio-temporelle du monde physique, offrant un biais inductif mieux aligné avec les politiques motrices robotiques. La généralisation zero-shot validée par des tiers apporte de la crédibilité à cette thèse. En revanche, le post-traitement nécessaire pour convertir des plans vidéo en commandes robotiques exécutables constitue un maillon méthodologique critique dont la robustesse hors conditions de laboratoire reste à démontrer à grande échelle. Ce travail s'inscrit dans une course aux modèles de fondation robotiques où Physical Intelligence (Pi-0, 400 millions de dollars levés fin 2024), NVIDIA (GR00T N2), Figure AI (Helix) et Google DeepMind (RT-2, RT-X) imposent leurs architectures VLA. Déposé sur arXiv en décembre 2025 (2512.15840v2), LVP représente l'une des premières alternatives open source à cette échelle, ce qui pourrait le rendre structurant pour les laboratoires académiques et les intégrateurs ne disposant pas de ressources de calcul propriétaires. La publication reste au stade de la preuve de concept académique, mais l'ouverture du modèle et du dataset est susceptible d'accélérer les travaux sur l'apprentissage robotique par démonstration vidéo.

UELes laboratoires académiques et intégrateurs européens sans ressources de calcul propriétaires pourront exploiter le modèle et le dataset open source de LVP comme alternative crédible aux architectures VLA propriétaires des acteurs américains.

💬 L'approche VLA écrase tout en ce moment, donc quand quelqu'un propose un paradigme différent, à l'échelle d'un modèle de fondation et en open source, c'est pas anodin. La logique tient : la vidéo capture la dynamique du monde physique mieux que du texte ou des images statiques, et les tests zero-shot validés par des tiers donnent de la crédibilité à ça. Le point critique, c'est le post-traitement pour convertir les plans vidéo en commandes robot, et hors conditions de labo, reste à voir si ça tient.

IA physiqueOpinion
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Vidéo : un robot humanoïde apprend à combattre et à s'entraîner de façon autonome, sans contrôle humain
3Interesting Engineering 

Vidéo : un robot humanoïde apprend à combattre et à s'entraîner de façon autonome, sans contrôle humain

Unitree Robotics a publié une vidéo montrant son robot humanoïde G1 combattre en sparring, sans télécommande, face à un partenaire humain. Le système repose sur un nouveau modèle d'IA baptisé UnifoLM-X2-1.0, qui remplace le pilotage classique via casque VR ou manette par une architecture de perception-action prédictive : elle traite en continu l'environnement, anticipe l'évolution probable de la scène et du geste de l'adversaire, puis planifie les mouvements du robot avant leur exécution. Dans la vidéo, le G1 ajuste sa garde et son jeu de jambes, esquive des coups entrants et enchaîne poings et pieds en temps réel. Des visualisations superposées montrent les prédictions de trajectoires futures intégrées au planning moteur. Unitree présente UnifoLM-X2-1.0 comme un modèle "monde-action" conçu pour réduire le délai entre perception, décision et action physique lors d'interactions très dynamiques. Un détail technique tempère toutefois l'annonce : les journaux de la console affichent des commandes comme OBS/replan et env.step, ce qui suggère que les données des capteurs sont envoyées à un ordinateur externe exécutant le modèle, qui renvoie ensuite les instructions de mouvement au robot. Le calcul embarqué complet n'est donc pas encore acquis. Cette démonstration marque une étape dans le passage des humanoïdes du télépilotage vers une autonomie de décision réelle, un enjeu suivi de près par les intégrateurs et décideurs industriels qui veulent des robots capables de réagir à des environnements physiques changeants sans opérateur. Le combat sert ici de banc d'essai extrême pour l'IA physique : si un robot peut prédire les mouvements d'un adversaire, garder son équilibre et répondre à des contacts imprévus en une fraction de seconde, la même architecture pourrait, selon Unitree, sécuriser des tâches en environnement industriel complexe où collisions et imprévus sont fréquents. Mais la dépendance apparente à un calcul déporté relativise la promesse d'autonomie totale et rappelle l'écart persistant entre démonstration filmée et déploiement en conditions réelles, un travers récurrent du secteur humanoïde. UnifoLM-X2-1.0 s'inscrit dans la famille de modèles fondation qu'Unitree développe depuis ses premiers systèmes dédiés à la manipulation en usine, désormais élargis vers des architectures multimodales combinant perception, prédiction du monde et action. La démonstration positionne Unitree face aux autres approches VLA du secteur, comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou Helix de Figure AI, toutes engagées dans la course à des modèles généralistes capables de contrôler un corps humanoïde sans scripts figés. Aucune date de déploiement commercial ni de pilote industriel n'a été communiquée à ce stade ; la vidéo reste une démonstration de capacité technologique, destinée à illustrer la trajectoire de recherche d'Unitree plutôt qu'un produit prêt à l'emploi.

IA physiqueActu
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Modélisation du monde en contexte pour le contrôle robotique
4arXiv cs.RO 

Modélisation du monde en contexte pour le contrôle robotique

Des chercheurs ont publié le 25 juin 2026 un preprint arXiv (2606.26025) présentant ICWM (In-Context World Modeling), un cadre d'adaptation pour les modèles Vision-Language-Action (VLA) appliqués à la robotique. Les VLA actuels échouent dès que le contexte d'exécution change - angle de caméra différent, morphologie de robot modifiée - parce qu'ils supposent un contexte fixe, celui rencontré pendant l'entraînement, et nécessitent un fine-tuning intensif en données pour toute nouvelle configuration. ICWM traite l'identification du système comme un problème d'adaptation en contexte : avant d'exécuter une tâche, le robot génère de courtes interactions autonomes agnostiques à la tâche, dont l'historique est injecté dans la fenêtre de contexte du modèle. Celui-ci infère ainsi implicitement la dynamique du système courant - position de caméra, configuration mécanique - sans mise à jour de poids. Les expériences menées en simulation et sur plateformes réelles montrent que ICWM surpasse significativement les baselines VLA standards sur des configurations de caméra inédites. La généralisation des VLA est le verrou principal qui freine le déploiement industriel de la robotique généraliste. Pi-0 (Physical Intelligence), GR00T N2 (NVIDIA), OpenVLA et les modèles Google nécessitent tous du fine-tuning dès qu'on change la disposition d'une caméra ou la morphologie d'un robot, ce qui rend les pilotes industriels coûteux et longs à mettre en place. ICWM attaque ce problème sans modifier les poids du modèle : l'adaptation passe uniquement par le contexte, à l'image de ce que l'In-Context Learning a apporté aux LLMs. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cela signifie potentiellement déployer un même modèle sur plusieurs lignes avec des géométries de capteurs différentes, sans pipeline de re-entraînement. La contribution est conceptuellement distincte : là où l'ICL classique spécifie quelle tâche effectuer, ICWM apprend comment le système fonctionne - une couche d'adaptation complémentaire aux approches existantes. Les modèles VLA ont connu une explosion depuis 2024 : RT-2 (Google DeepMind), Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 d'NVIDIA présenté à GTC 2025, et plus récemment Helix (Figure AI) illustrent la convergence entre fondations LLM et contrôle moteur. La fragilité aux variations contextuelles - ce qu'on appelle le "demo-to-deployment gap" - reste une critique récurrente formulée notamment par des acteurs européens comme Enchanted Tools ou Wandercraft, qui misent sur des architectures plus déterministes pour des environnements industriels contraints. ICWM s'inscrit dans une tendance plus large : importer les paradigmes d'adaptation du machine learning directement dans la boucle de contrôle robotique, sans passer par un cycle de collecte de données et de re-entraînement. Le preprint ne mentionne ni partenariat industriel, ni code open-source, ni dataset public : il s'agit d'une contribution de recherche pure, sans déploiement commercial annoncé à ce stade.

UESi ICWM tient ses promesses, les intégrateurs européens pourraient déployer un même modèle VLA sur plusieurs lignes à géométries de capteurs différentes sans pipeline de ré-entraînement, réduisant directement le coût des pilotes industriels, mais aucun déploiement ni partenariat européen n'est annoncé à ce stade.

💬 Le vrai frein au déploiement robotique industriel, ce n'est pas la performance brute des VLA, c'est que la moindre caméra déplacée oblige à relancer un fine-tuning complet. ICWM importe dans la boucle de contrôle la même logique qui a rendu les LLMs flexibles, et si ça tient, c'est un changement de calcul économique pour les intégrateurs européens qui tentent des pilotes. Bon, pour l'instant c'est un preprint sans code ni partenaire industriel, donc on verra.

IA physiqueOpinion
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