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Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité
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Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité

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Agility Robotics a dévoilé le 15 septembre 2026 la cinquième génération de son robot humanoïde Digit, dotée de nouvelles jambes, de batteries améliorées et d'une architecture de sécurité repensée permettant, selon l'entreprise, de travailler à proximité immédiate d'humains sans barrières physiques. L'annonce intervient alors qu'Agility prépare son entrée en bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, qui valorise l'entreprise à 2,5 milliards de dollars. Selon des documents déposés auprès de la SEC, Agility n'a généré que 1,8 million de dollars de ventes nettes en 2025, un chiffre à mettre en regard des plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles revendiquées par la PDG Peggy Johnson. Côté matériel, Digit 5 embarque un chargeur autonome plus rapide : 90 minutes d'autonomie pour seulement neuf minutes de charge complète, soit un ratio fonctionnement/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4, permettant au robot de travailler plus de 20 heures sur 24. L'accès anticipé est prévu pour le premier semestre 2027, avec une disponibilité générale pour les opérateurs de fabrication, d'entreposage et de distribution fin 2027. Agility compte aussi déployer Digit 5 hors d'Amérique du Nord pour la première fois, en commençant par l'Union européenne et le Royaume-Uni, avec un marquage CE visé pour l'accès à ces marchés.

Cette mise à jour illustre un basculement du discours humanoïde, de la démonstration technologique vers l'ingénierie industrielle concrète. Jonathan Hurst, cofondateur et chief robot officer d'Agility, explique que les premières versions de Digit relevaient d'une phase de preuve de concept, avant que l'équipe ne se heurte aux exigences réelles de mise à l'échelle : certifications FCC, UL, ISO, largeur des allées, emplacement des chargeurs, organisation des flux. Ce sont ces centaines de contraintes d'ingénierie, issues de trois ans de déploiement de Digit 4 chez des clients comme Amazon, qui ont façonné Digit 5. L'écart entre 1,8 million de dollars de revenus réels et une valorisation de 2,5 milliards mérite d'être noté avec prudence par les décideurs B2B suivant le dossier.

Agility fait partie des rares fournisseurs de robots humanoïdes réellement en activité sur des sites de production, de logistique et de distribution, aux côtés d'acteurs comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou des modèles fondation comme Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de NVIDIA. Son expansion vers l'Europe la placera aussi en concurrence directe avec des acteurs locaux du secteur, comme le français Wandercraft sur l'exosquelette et l'humanoïde, ou Pollen Robotics. La cotation via SPAC, voie inhabituelle en robotique, ajoute une dimension financière à surveiller d'ici 2027.

Impact France/UE

Agility Robotics prévoit d'étendre le déploiement de Digit 5 à l'Union européenne et au Royaume-Uni avec un marquage CE visé, se plaçant en concurrence directe avec des acteurs français comme Wandercraft et Pollen Robotics.

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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité
1Interesting Engineering 

Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité

Agility Robotics, entreprise basée dans l'Oregon, prépare le déploiement de son robot humanoïde Digit V5 chez des premiers clients dès décembre 2026, une étape présentée comme décisive vers une collaboration homme-robot sans barrières de sécurité en entrepôt et en usine. Le robot doit fonctionner jusqu'à 20 heures par jour, de quoi couvrir trois équipes de travail avec une seule machine, grâce à son système de batterie repensé. Digit V5 embarque des actionneurs cycloïdaux propriétaires au niveau des hanches et des genoux, censés lui donner la stabilité dynamique nécessaire pour encaisser un déséquilibre sans lâcher sa charge ni tomber. Agility affirme avoir testé cette capacité en retirant brusquement le sol sous le robot, qui a alors corrigé sa posture d'un pas et maintenu sa charge. La plateforme utilise aussi une bride au standard ISO compatible avec un large éventail de pinces et outils terminaux ; Agility a déjà démontré un changement d'outil sur Digit et prévoit à terme de rendre cette opération autonome. Sur le plan financier, Agility Robotics a récemment annoncé son introduction en bourse via une opération SPAC valorisée 2,5 milliards de dollars, destinée à lever plus de 620 millions de dollars pour financer le développement produit, la recherche et l'expansion de l'entreprise. L'enjeu central de Digit V5 est sa capacité annoncée à opérer à proximité immédiate des humains sans les clôtures de sécurité classiques imposées aux robots industriels, grâce à un dispositif combinant caméras, capteurs et logiciels de détection humaine avec une réponse matérielle rapide aux mouvements imprévus. Si cette promesse se vérifie en conditions réelles, elle changerait la donne économique du déploiement de robots dans des entrepôts déjà denses : les cages dédiées consomment de l'espace au sol, imposent des travaux d'aménagement coûteux et perturbent les flux de circulation existants. Agility prévoit d'utiliser ces premiers déploiements clients pour valider les capacités de sécurité de Digit V5 en conditions réelles avant une production à plus grande échelle, une démarche qui distingue explicitement la phase de validation terrain de la commercialisation de masse. L'entreprise mise sur cette validation pour élargir les usages des humanoïdes au-delà de la logistique et de la fabrication, vers la vente au détail et la pharmacie, deux secteurs où les contraintes opérationnelles ont jusqu'ici freiné l'adoption. Reste que les tests évoqués, comme le retrait du sol pour provoquer un pas correcteur, restent des démonstrations contrôlées par le fabricant et ne remplacent pas un audit de sécurité indépendant en usine. Agility Robotics développe la lignée Digit depuis plusieurs générations, avec des déploiements antérieurs déjà opérés notamment chez le logisticien GXO. Le marché des humanoïdes industriels s'est nettement densifié ces dernières années, avec des concurrents comme Tesla et son Optimus, Figure AI, Boston Dynamics avec Atlas ou encore Apptronik et son Apollo, tous engagés dans la même course à la démonstration de cas d'usage réels en entrepôt. Le pari d'Agility consiste à différencier Digit V5 par la sécurité de cohabitation plutôt que par la seule performance brute de manipulation. Les prochaines étapes attendues sont les retours des premiers clients pilotes en décembre 2026, qui conditionneront le passage à une production plus large, ainsi que le développement du changement d'outil autonome, pour l'instant démontré mais pas encore déployé en pleine autonomie.

HumanoïdesActu
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L'évolution de Digit : le parcours d'Agility Robotics, de Cassie à Digit 5
2Robotics Business Review 

L'évolution de Digit : le parcours d'Agility Robotics, de Cassie à Digit 5

Agility Robotics, fondée il y a plus de dix ans dans le sillage du Dynamic Robotics Lab de l'Université d'État de l'Oregon (OSU), vient de sortir la cinquième génération de son robot humanoïde Digit. L'entreprise compte désormais plus de 400 employés répartis sur trois sites aux États-Unis et une usine capable de produire jusqu'à 10 000 robots par an. Avant Digit, Agility avait développé Cassie, un robot bipède aux jambes inspirées de l'autruche, conçu pour la course rapide, dont les premiers pas remontent à 2016 ; en 2022, sur la piste du Whyte Track and Field Center de l'OSU, Cassie a couru 100 mètres sans chute en 24,73 secondes, record du monde Guinness pour un robot bipède. Le premier Digit, lancé en 2017, visait les chercheurs et marquait une phase de preuve de concept. Digit 3, sorti en 2019, a été le premier modèle commercialisé : capable de saisir et empiler des boîtes jusqu'à 18 kg (40 lb), il ciblait la livraison de colis jusqu'au pas de porte et la manutention en entrepôt. La même année, Ford a acheté les deux premiers robots sortis de la chaîne de production pour étudier leur intégration dans des fourgons de livraison autonomes. Digit 4, dévoilé en 2023, dernier modèle à conserver les jambes de type autruche, a été équipé de nouveaux effecteurs pour manipuler bacs et totes et déployé chez Toyota Motor Manufacturing Canada, GXO Logistics, Schaeffler et Amazon. Cette trajectoire compte car Agility a été l'un des tout premiers acteurs du marché des humanoïdes, dès 2017, à une époque où ce segment est aujourd'hui nettement plus encombré. Contrairement à de nombreuses annonces du secteur qui restent au stade de vidéo démonstrative, Agility peut documenter des déploiements répétés chez de grands comptes industriels et logistiques, une validation commerciale rare pour un robot bipède alors que l'écart entre démonstration et usage réel reste un point de friction majeur pour la filière. La disparition des jambes en forme d'autruche, marque de fabrique d'Agility depuis Cassie, avec Digit 5, signale aussi que l'entreprise revoit ses choix morphologiques à la lumière de l'usage réel en entrepôt plutôt que des contraintes de recherche initiales axées sur la course. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'histoire de Digit illustre une stratégie d'itération cumulative où chaque génération valide un cas d'usage précis avant de passer à la suivante, une approche différente des annonces plus rapides et moins étayées de certains concurrents. Le parcours part donc du laboratoire universitaire de l'OSU, où Cassie a servi de plateforme de recherche avant qu'Agility ne se structure en société commerciale, avec selon son cofondateur et « Chief Robot Officer » Jonathan Hurst trois phases distinctes : la recherche (Cassie), la preuve de concept (Digit 1 à 4), et désormais une nouvelle étape ouverte par Digit 5, présentée comme conçue pour les réalités du travail chez les clients plutôt que pour la démonstration. Hurst la décrit comme l'aboutissement direct des retours d'expérience accumulés chez Toyota, GXO, Schaeffler et Amazon, sans que l'entreprise n'ait encore détaillé de nouveau calendrier de déploiement au-delà de ce lancement.

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Agility Robotics, créateur du robot humanoïde Digit, explore les robots à roues
3Robotics Business Review 

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Agility Robotics, le fabricant du robot humanoïde Digit, a glissé un détail inattendu à la fin de la vidéo de lancement de Digit 5 la semaine dernière : le rendu d'un robot humanoïde sur roues. Interrogé par The Robot Report, le PDG et « chief robot officer » Jonathan Hurst a confirmé que l'entreprise explore effectivement des robots à roues, en complément de ses robots à jambes, pour couvrir des environnements et des besoins clients différents. Il n'a donné aucune précision sur la forme finale (version à roues de Digit, ou robot entièrement nouveau, par exemple un manipulateur mobile à un seul bras) ni de calendrier, se contentant de dire qu'il est « trop tôt pour le dire ». Cette annonce intervient alors qu'Agility entre en Bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, valorisant l'entreprise à 2,5 milliards de dollars et devant générer plus de 620 millions de dollars de produit brut. Le dossier S-4 déposé pour l'opération a révélé les chiffres financiers de l'entreprise : 1,8 million de dollars de revenus en 2025, pour une perte opérationnelle de 140 millions de dollars, ainsi qu'un carnet de commandes pluriannuel de plus de 300 millions de dollars pour Digit v5, provenant d'un seul client. Digit 5 a par ailleurs abandonné les genoux inversés caractéristiques des versions précédentes du robot. Hurst et le CTO d'Agility, Pras Velagapudi, doivent intervenir à RoboBusiness, les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, Hurst participant à la keynote d'ouverture aux côtés de Rodney Brooks (Robust AI) et Ken Goldberg. Le signal est significatif pour un secteur où le débat jambes contre roues structure une bonne partie des choix d'ingénierie : les roues offrent stabilité, simplicité mécanique et sobriété énergétique en environnement plat et prévisible, tandis que les jambes restent nécessaires dans les espaces conçus pour l'humain, avec escaliers et obstacles. Qu'une entreprise dont l'identité repose entièrement sur la locomotion bipède envisage des roues traduit une pression commerciale bien réelle : le carnet de commandes de 300 millions de dollars démontre une demande concrète pour Digit, mais le revenu reconnu de seulement 1,8 million de dollars en 2025 rappelle à quel point Agility, comme les autres fabricants de robots humanoïdes à jambes, reste à un stade précoce dans la mise à l'échelle commerciale. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le message est clair : la promesse de la bipédie universelle cède du terrain face à une logique plus pragmatique, où la forme du robot doit s'adapter aux contraintes réelles d'un site plutôt que l'inverse, afin d'accélérer le déploiement et les revenus avant que les jambes ne soient pleinement fiables pour tous les usages. Cette inflexion s'inscrit dans la trajectoire d'un fondateur, Jonathan Hurst, qui a consacré des décennies de recherche à la locomotion sur pattes et bâti Agility autour de robots bipèdes distinctifs. L'entreprise avait déjà montré sa capacité à remettre en cause des choix de conception jugés fondamentaux, comme l'abandon des genoux inversés entre les générations précédentes et Digit 5. La piste des roues s'ajoute donc à une stratégie plus large de diversification des formes robotiques pour accélérer la commercialisation, dans un marché des humanoïdes industriels où plusieurs acteurs rivalisent pour prouver la viabilité économique de leurs plateformes au-delà des démonstrations. Aucun calendrier de lancement n'a été communiqué pour un éventuel robot à roues, et Hurst a lui-même reconnu n'en être qu'aux prémices de la réflexion ; les prochaines indications pourraient venir de la présentation d'Agility à RoboBusiness, à Santa Clara les 20 et 21 octobre, où l'entreprise doit revenir sur les vingt prochaines années de la robotique aux côtés d'autres figures du secteur.

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Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement
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Apptronik dévoile Apollo 2 et une nouvelle installation phare de collecte de données et d'entraînement

Apptronik a dévoile hier Apollo 2, la nouvelle version de son robot humanoïde, en même temps que l'ouverture de Robot Park, son centre phare de collecte de données et d'entrainement a Austin, au Texas. Apollo 2 se décline en deux configurations modulaires: une version bipède pour se déplacer dans des espaces conçus pour des humains, et une version a base roulante offrant stabilité et efficacité dans des environnements a fort débit. La base roulante a été conçue pour respecter les normes de sécurité existantes des robots mobiles industriels, ce qui facilite son intégration dans des opérations clients déjà en place. Dans le cadre de son partenariat de recherche avec Google DeepMind, les données collectées par Apollo 2 alimentent aussi Gemini Robotics, les modèles de fondation pour la robotique de DeepMind. Apptronik affirme qu'Apollo repose sur près d'une décennie de développement et quinze robots précédents, dont Valkyrie de la NASA. Issue du Human Centered Robotics Lab de l'Universite du Texas a Austin, l'entreprise compte environ 300 employés et a levé 520 millions de dollars plus tôt cette année, portant son capital total a près d'un milliard de dollars. Cette annonce illustre un repositionnement plus large de l'industrie humanoïde: passer de la démonstration ponctuelle a l'exploitation réelle et répétée sur le terrain. Jeff Cardenas, cofondateur et PDG d'Apptronik, résume l'ambition en opposant explicitement les années de démos spectaculaires a un objectif de fiabilité quotidienne au travail, une façon de reconnaitre implicitement l'écart persistant entre les vidéos promotionnelles du secteur et les déploiements effectifs. La logique mise en avant, une boucle d'apprentissage continue ou le robot travaille, collecte des données et s'améliore a chaque cycle, correspond a un pari répandu chez les acteurs de la robotique généraliste (dans la lignée de Pi-0 ou GR00T N2): la mise a l'échelle des données réelles, plutôt que la seule simulation, serait la voie vers des modèles VLA véritablement robustes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le choix d'une architecture modulaire bipède/roulante répond a une demande concrète: pouvoir déployer une même intelligence robotique sous une forme déjà conforme aux normes de sécurité existantes, sans attendre la maturation complète de la locomotion bipède. Le contexte de cette annonce s'inscrit dans une accumulation de Robot Parks chez des clients et partenaires dans le monde, Austin devenant le site vitrine du dispositif. Apollo 2 sert depuis plus d'un an de cheval de bataille pour cette collecte de données, et Apptronik présente explicitement tout ce qui en est tire comme la base du développement d'Apollo 3, son futur produit commercial. Barry Phillips, directeur commercial d'Apptronik, insiste sur le fait que la conception modulaire répond a une demande client pour une automatisation adaptable, un positionnement qui distingue Apptronik d'acteurs concentres sur une seule morphologie, comme Figure avec son humanoïde bipède pur ou Boston Dynamics avec Atlas. Face a des concurrents comme Tesla (Optimus), Figure ou Agility Robotics, Apptronik mise sur ce continuum recherche-collecte-produit avec Google DeepMind comme axe de différenciation, sans toutefois préciser de calendrier ferme pour des pilotes clients élargis ni pour la disponibilité commerciale d'Apollo 3.

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